Le Cinquième Élément

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Le Cinquième Élément

Titre original Le Cinquième Élément
Réalisation Luc Besson
Scénario Luc Besson
Robert Mark Kamen
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre science-fiction
Sortie 1997
Durée 126 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Cinquième Élément est un film français de science-fiction réalisé par Luc Besson, sorti en 1997.

Résumé[modifier | modifier le code]

Une voiture volante des services de police.

Égypte, 1914. Un groupe d'extraterrestres nommés les Mondo-shawans débarque sur Terre afin de récupérer quatre pierres représentant les quatre éléments de la vie, afin de les soustraire à l'arrivée imminente de la Première Guerre mondiale. Ils promettent de les rapporter trois cents ans après, lorsque le Mal reviendra, afin d'établir une paix durable. Mais à leur retour, trois siècles plus tard, leur vaisseau est détruit et les pierres disparaissent mystérieusement. Cependant, dans les décombres se trouve une main, à partir de laquelle les scientifiques parviennent à reconstituer Leeloo (Leeloominai Lekatariba Laminatchai Ekbat De Sebat) qui n'est autre que le « Cinquième élément », une jeune femme dotée d'étonnantes facultés. Alors qu'elle s'enfuit, elle tombe dans un taxi volant conduit par Korben Dallas, un ancien militaire.

Leeloo réussit à convaincre Korben de la conduire chez le prêtre Cornelius. Celui-ci lui résume l'histoire des cinq éléments et de l'arrivée imminente du mal. La dépositaire des pierres des quatre éléments, la diva Plavalaguna, doit donner un récital à bord du vaisseau de croisière Fhloston Paradise. Mais les agents du mal, en la personne de Jean-Baptiste Emmanuel Zorg, un fabricant d'armes corrompu, et des extraterrestres, les Mangalores, un groupe de mercenaires, se lancent à leur poursuite malgré des divisions internes entre Zorg et les Mangalores.

Après diverses péripéties, Korben, Leeloo et Cornelius arrivent à bord du Fhloston Paradise, où ils sont supposés rencontrer la diva Plavalaguna. À la fin du récital de cette dernière, une bataille provoquée par les Mangalores a lieu. La diva est mortellement blessée, mais parvient avant de mourir à confier les pierres à Korben.

Après avoir réuni Leeloo, le prêtre Cornelius et Ruby Rhod, un animateur de radio qui le suit depuis son arrivée à bord du vaisseau, Korben parvient à les faire s'échapper et retourner sur Terre, en Égypte, afin d'invoquer le cinquième élément (l'amour) et ainsi sauver l'humanité.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur Voxofilm[3]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Luc Besson a écrit la première ébauche de son scénario alors qu'il était au lycée[4],[5]. Il s'inspire du sketche Harry Canyon dans le film Métal hurlant (1981), dans lequel un chauffeur de taxi dans un futur dystopique recueille une jeune femme et la soustrait à la fois à ses poursuivants directs et à la fois aux forces de police[6].

Luc Besson a insisté pour que le film soit français, même si la majorité des acteurs sont américains. Le montage financier a donc été entièrement assumé par Gaumont. De plus, des techniciens français sont nommés aux postes techniques-clé (directeur de la photographie, compositeur de musique de film, monteur, etc.), ce qui est pris en compte notamment pour les César ou les Oscars. Cela a également permis au film d'avoir une aide financière du CNC[4].

Au moment de la sortie du film, Le Cinquième Élément est le film le plus cher à avoir été produit en Europe[7],[4],[5].

Luc Besson a développé l'univers visuel de son film avec les dessinateurs français de bande dessinée Jean Giraud et Jean-Claude Mézières[8],[9].

Le personnage Ruby Rhod devait à l'origine s'appeler « Loc Rhod ». Le nom est resté dans les scripts et la novélisation du film[10]. Par ailleurs, le personnage serait inspiré par les artistes Prince et Lenny Kravitz[5].

Korben Dallas est incarné par Bruce Willis.

Casting[modifier | modifier le code]

Gary Oldman retrouve Luc Besson, avec lequel il avait tourné son précédent film, Léon (1994). Le réalisateur déclare à propos de l'acteur « one of the top five actors in the world » (« l'un des 5 meilleurs acteurs du monde »)[11].

Pour le rôle de Leeloo, 8 000 actrices répondent au casting call. Luc Besson n'en rencontre personnellement qu'entre 200 et 300, parmi lesquelles il découvre Milla Jovovich : « Milla a cette chose physique, elle peut venir du passé comme du futur. Elle peut être Égyptienne ou Romaine. Elle peut être Néfertiti ou venir du fin fond de l'espace ». L'actrice Elizabeth Berkley avait également auditionné mais les producteurs étaient réticents en raison de l'échec de Showgirls (1995, Paul Verhoeven)[5].

Kevin Costner était envisagé pour tenir le rôle du Général Munroe[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu aux Pinewood Studios dans le comté de Buckinghamshire, au Royaume-Uni[11].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film est composée par Éric Serra, alias « RXRA ». L'album s'est vendu à plus de 750 000 copies dans le monde et comporte une chanson interprétée par l'auteur, "Little Light of Love" (un clip avec Éric Serra et son groupe a été tourné en plein désert). Ce morceau a révélé la jeune chanteuse israélienne Nourith.

C'est la cantatrice Inva Mula qui interprète l'extrait de Lucia Di Lammermoor de Gaetano Donizetti Il dolce suono et la Diva Dance. Il s'agit de l'air de la folie (scène 1 de l'acte III), commençant par « il dolce suono mi colpì di sua voce ». Le compositeur Éric Serra a utilisé sa propre voix pour les notes les plus graves et celle d'Inva Mula pour les plus aiguës afin que le rendu final électroacoustique de la voix ait une tessiture le plus humainement impossible à réaliser.

Sortie[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

En France, le film reçoit des critiques partagées. Ainsi, dans les Cahiers du cinéma, Emmanuel Burdeau décrit le film comme un « mélange, mi-insipide, mi-agréable, de grandiose (…) et de dérisoire »[12]. Dans Le Monde, on peut lire qu'il est « filmé avec une vivacité, un sens du show et assez d'humour pour que, côté montagnes russes, on s'amuse bien et de bon cœur », alors que pour Télérama c'est un « divertissement survitaminé, héroïque et léger »[12]. Pour Olivier Séguret de Libération, Le Cinquième Element est plutôt un « récit naïf d'un combat mythologico-futuriste (...) singulièrement dépourvu de mystère et de folie »[12].

Aux États-Unis, le film totalise 71% d'opinions favorables sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, pour 58 critiques recensées[13] et obtient la note moyenne de 52/100 pour 22 critiques professionnelles sur Metacritic[14].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
63 820 180 $[15] 21 août 1997[16] 15[16]
Monde reste du monde 200 100 000 $[15]
Monde Monde 263 920 180 $[15]
Drapeau de la France France 7 727 697 entrées[17] 20 août 1997[18] 16[18]

Au 22 septembre 2012, c'est le second plus grand succès d'un long métrage français à l'étranger, toutes langues de tournage prises en compte, depuis qu'uniFrance collecte les données (1994[19]) avec 43,4 millions d'entrées dans le monde, dont 7,7 millions d'entrées en France et 35,7 millions à l'international[20],[21], derrière le long métrage Intouchables et ses 44,2 millions d'entrées.

Le film a reçu un accueil du public assez froid aux États-Unis (63 millions de dollars[15]), ce qui est assez étonnant compte tenu du casting pourtant très anglophone avec Bruce Willis en tête d'affiche. Les recettes hors États-Unis sont cependant plus importantes avec 200 millions dollars[15].

Distinctions principales[modifier | modifier le code]

Source et distinctions complètes : Internet Movie Database[22]

Récompenses[modifier | modifier le code]

César 1998
BAFTA 1998
Prix Lumières 1998

Nominations[modifier | modifier le code]

César 1998
Razzie Awards 1998 
Oscars 1998
Saturn Awards 1998

Clins d’œil et références[modifier | modifier le code]

  • Le film regorge d'hommages à Blade Runner (1982, Ridley Scott) : les voitures volantes, les vêtements, le melting pot entre les humains et les aliens, le héros retraité, les pyramides, la présence de l'acteur Brion James[4], ...
  • À la fin du film, on peut voir une référence à l'affiche du film Subway, réalisé par Luc Besson, lorsque Ruby tient un néon dans le bâtiment égyptien.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • C'est l'un des deux films de science-fiction où joue Ian Holm, l'autre étant Alien (1978, Ridley Scott).
  • Lorsque Korben Dallas se réveille, la date exacte est visible : le 18 mars 2263. Le 18 mars est l'anniversaire de Luc Besson, et la veille de l'anniversaire de Bruce Willis. Cela indique également que l'action ne se passe pas stricto sensu « 300 ans après » les débuts du film (1914), comme on le croit souvent, mais 349 ans après.
  • On remarque également qu'au XXIIIe siècle, les proportions de tabac et de filtre dans les cigarettes est inversée, le filtre occupant près de 80 % de la longueur de la cigarette.
  • C'est Luc Besson qui a lui-même souhaité que le doublage de la voix de Bruce Willis ne soit pas assuré par Patrick Poivey, pourtant déjà voix française régulière de la star américaine[23]. C'est alors Bernard Métraux qui est choisi pour doubler l'acteur. Ce changement a déçu pas mal de fans de l'acteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. fiche AlloCiné sur Allociné
  2. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  3. « Fiche de doublage V. F. du film » sur Voxofilm, consulté le 26 janvier 2013
  4. a, b, c et d « Secrets de tournage », sur AlloCiné (consulté le 4 août 2014).
  5. a, b, c, d et e (en) Anecdotes sur l’Internet Movie Database
  6. Métal Hurlant - DevilDead.com
  7. Alice LaPlante, Playing for Profit: How Digital Entertainment is Making Big Business Out of Child's Play, John Wiley & Sons,‎ 1999 (ISBN 978-0-471-29614-0, lire en ligne), p. 58
  8. (en) « R.I.P. Moebius, comics legend and Métal Hurlant co-founder », sur The A.V. Club,‎ 10 mars 2012 (consulté le 4 août 2014).
  9. (en) « Luc Besson adapting classic time-travel comic created by Fifth Element concept artist », sur io9.com,‎ 7 janvier 2012 (consulté le 4 août 2014).
  10. (en) « The 404 Yuletide Mini-sode: Where The 404 is the Fifth Element », sur Cnet.com,‎ 28 décembre 2009 (consulté le 4 août 2014).
  11. a et b (en) « Filmmaker Luc Besson explains how a childhood fantasy became a hit sci-fi epic. », sur IndustryCentral.net (consulté le 4 août 2014).
  12. a, b et c « Critiques presse du Cinquième Elément », sur AlloCiné (consulté le 4 août 2014).
  13. (en) « The Fifth Element (1997) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 4 août 2014).
  14. (en) « The Fifth Element », sur Metacritic (consulté le 4 août 2014).
  15. a, b, c, d et e (en) « The Fifth Element », sur Box Office Mojo (consulté le 4 août 2014).
  16. a et b (en) « The Fifth Element - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le 4 août 2014).
  17. « Box-office Le Cinquième Élément », sur JP's box-office (consulté le 4 août 2014).
  18. a et b « Box-office Le Cinquième Élément - en France », sur JP's box-office (consulté le 4 août 2014).
  19. INtouchables, sur écrannoir
  20. Statistiques, sur Unifrance
  21. Résultats, sur Lumière.obs.coe.int
  22. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  23. Interview de Bernard Métraux sur Voxofilm

Liens externes[modifier | modifier le code]

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