Vélin

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Exemple de vélin : folio du Coran bleu (Xe siècle) provenant à l'origine de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan (en Tunisie) ; écrit en coufique doré sur du vélin teint à l'indigo.

Le vélin est une peau de vélot (veau mort-né), très fine, recherchée par les calligraphes, les miniaturistes et les relieurs pour sa blancheur, sa douceur et sa finesse. Le vélin est une spécialité apparue à la fin du Moyen Âge.

Il ne doit pas être confondu avec le parchemin.

Papeterie[modifier | modifier le code]

Le papier vélin est un papier mince, pur fil (chiffon, alfa, coton, etc.) souvent très blanc.

Il est issu de la machine à papier à treillis métalliques extrêmement fins inventée en 1750 par l'anglais John Baskerville[1].

Contrairement au papier dit « vergé », le vélin ne laisse pas apparaître de vergeures ni de pontuseaux par transparence, tout au plus, parfois, la trace du treillis métallique.

En revanche, il porte souvent un filigrane, qui est obtenu par pression avant le séchage complet du papier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Gaudriault et Thérèse Gaudriault, Filigranes et autres caractéristiques des papiers fabriqués en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, éd. CNRS, 1995, p. 40