Béret

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Auguste Rodin coiffé d'un béret
Ouvriers espagnols, dont certains portant le béret, au début des années 1900, sur le chantier du canal de Panama

Le béret (du gascon berret) est un couvre-chef, une coiffure souple en laine tricotée et feutrée, circulaire et plate, généralement garnie d'une couronne intérieure en cuir. Le béret traditionnel était tricoté, foulé et préparé « à la maison ».

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot béret est issu du nom béarnais (gascon) berret, d'où le dicton Lo berret qu'ei bearnés !, « le béret est béarnais ».

Il est attesté pour la première fois en français en 1835 au sens de « couvre-chef de laine, plat et sans bord, porté par les paysans du pays »[1]. La plupart des spécialistes estiment qu'il est issu plus généralement de l'ancien occitan be(r)ret « bonnet », qui procède lui-même du bas latin birretum, dérivé du bas latin birrus, « sorte de capote à capuchon, en usage dans toutes les classes de la société sous les derniers empereurs », attesté au IIIe siècle. Dans la région de Bayonne et les Landes, le béret était appelé bounet (bonet).

Ce terme est emprunté au gaulois birros, basé sur un radical celtique *birro- « court »[2],[3]. Cette racine se retrouve en celtique insulaire : vieil irlandais berr, gallois byr, breton berr « court ». Le grec βιρρος, « courte capote à capuchon », est probablement emprunté au latin.

Le même étymon se retrouve dans l'espagnol birrete, sorte de couvre-chef, issu également de l'occitan[4], ainsi que dans l'italien berretto, berretta.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne sait guère à qui revient l'invention du béret. Des sculptures du Moyen Âge attestent la présence dans les Pyrénées d'un couvre-chef très proche du béret, notamment à l’église Notre-Dame de Bellocq (Pyrénées-Atlantiques[5]. Une autre origine possible serait arabe : la chéchia est fabriquée selon les mêmes principes que le béret, par tricotage et feutrage de la laine, cardage, teinture, etc. et cette coiffure aurait été introduite jusqu’au nord de l’Espagne au cours de l’occupation arabe, et paradoxalement ramenée en Tunisie par les Maures après leur expulsion de l’Espagne[6].

Le Béarn revendique la paternité du béret, la fabrication du béret s'est industrialisée au pied des Pyrénées, pour un couvre-chef qui deviendra au vingtième siècle un symbole associé à l'image du Français dans les pays anglo-saxons.

En tout cas, c'était l'apanage du berger béarnais, couvre-chef protecteur contre le froid ou la pluie. Il a été une coiffure largement répandue, notamment au XVIIe siècle. La couleur, variable au cours du temps, a eu une forte valeur symbolique. Écru à l'origine, il a été soit blanc, soit teinté en brun, en bleu, en rouge, selon les régions et les communautés pyrénéennes. Le béret était la coiffure des guides de haute montagne des Pyrénées, avec souvent une couleur réglementaire (bleu à Luchon). À partir du XXe siècle, la couleur la plus courante pour les bérets civils est le noir, bien que le béret rouge se rencontre lors des festivités en général dans le Pays basque français et espagnol. Attribué sous sa forme la plus large aux bataillons de chasseurs alpins (le béret était censé protéger de la pluie jusqu'aux pieds du soldat en faction), le béret est progressivement devenu la coiffure militaire la plus répandue dans le monde, avec des couleurs et des insignes variés, et des manières de le porter très codifiées.

Le port du béret est un élément d'identité culturelle forte dans le sud-ouest de la France. Même si son usage tend à se raréfier, il persiste cependant dans les campagnes et gagne les jeunes générations à l'occasion des férias (notamment Bayonne, Dax et Mont-de-Marsan).

Le béret est généralement considéré comme un couvre-chef masculin. Il est toutefois devenu un élément de la mode féminine en France dans les années 1930, promu par les grands couturiers parisiens et coiffant notamment certaines vedettes de cinéma de l'époque : Michèle Morgan, Greta Garbo, etc. Brigitte Bardot en porte un dans le film de la chanson Bonnie and Clyde interprétée en duo avec Serge Gainsbourg.

Port du béret[modifier | modifier le code]

La manière de porter le béret dépend à la fois d’un choix personnel et de tendances locales variant selon les époques. Entre le diamètre du plateau, la taille et la nature du tour de tête, on a déja d’importantes variations quant aux possibilités : à plat sur la tête, incliné sur un ou autre côté, en avant, en arrière. Cette versatilité impose à chaque porteur de choisir la taille et la meilleure façon de le porter. Le béret de petit diamètre se porte enfoncé sur la tête, sans bords proéminents, comme celui des sportifs du début du XXe siècle. Le béret large permet de façonner les bords en visière et donne plus de latitude à modifier sa position. Il peut se porter avec le tour de tête apparent, en particulier comme coiffure féminine, mais en France il est majoritairement porté tour de tête vers l’intérieur. Le port très incliné sur un côté, à la manière militaire, tend à se raréfier après la Seconde Guerre mondiale.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Le béret est exclusivement en laine tricotée, sous forme d’une grande galette circulaire, mais ouverte du centre au bord. Les bords sont ensuite réunis par un remaillage, de façon à former le béret. La partie centrale présente une ouverture circulaire. Les bérets sont mis dans un bain et foulonnés : les fibres se resserrent, la laine est feutrée et le béret acquiert ses dimensions quasi-définitives. La durée du feutrage détermine le degré de solidité et d’imperméabilité : les bérets militaires sont ceux qui ont la plus longue durée de feutrage.

Il est ensuite gratté, teint. Au sortir du bain de teinture on introduit à l’intérieur une forme en bois aux dimensions voulues : en séchant, le béret acquiert ses dimensions définitives. On coud une doublure à l’intérieur ainsi que la bordure intérieure en cuir. La petite « queue » qui dépasse au centre, le cabilhòt (« petite cheville »), la coudète ou le coudic (« petite queue »), était l’extrémité des fils résultant du tricotage à la main. Comme il n’existe plus avec le tricotage machine, il est rapporté ultérieurement : son absence serait en effet inacceptable. La bordure intérieure était à l’origine retournée pour intégrer en ruban qui, serré par un nœud, permettait de régler le tour de tête. La bordure en cuir, plus simple à fabriquer, obligé à donner un tour de tête fixe à chaque béret. Le nœud factice qui orne la bordure en cuir est donc un souvenir de la fabrication originelle. La fabrication des bérets « fantaisie » se fait selon des procédés différents, souvent des temps de feutrage réduits, ce qui leur laisse plus de douceur et de souplesse.

La taille du béret se compose de deux éléments : le plateau, diamètre extérieur, et la coiffe, bordure intérieure qui s’ajuste au tour de tête du porteur. Les dimensions sont exprimées en pouces, unités qui remontent à l’Ancien régime et qui ont été conservées par les chapeliers et fabricants de bérets. Le matériel d’enformage utilisé avant la Révolution n’a pas changé. Il était mesuré en pouces du Roi (1 pouce = 2,7 mm) mais pour tenir compte de l’épaisseur du feutre dans ce calcul du diamètre final du plateau, le pouce des fabricants de bérets a été ajusté à 2,8 mm. Ainsi pour une forme intérieure de 10 pouces du Roi (27 cm), le diamètre final est à peu près de 28 centimètres, soit par convention 10 « pouces de béret »[7].

Les tailles de plateau vont généralement de 9 pouces à 12 pouces (la « tarte »). Les bérets dépourvus de coiffe en cuir ont un tour de tête réglable au moyen du lien. Ceux qui ont un tour de tête fixe mais sans cuir doivent être étirés à la main pour s’ajuster à la tête du porteur.

France[modifier | modifier le code]

Autrefois florissante, cette activité a subi de plein fouet la crise de l’industrie textile et la concurrence des pays à faible coût de main d’œuvre.

De nombreuses entreprises existaient en France jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, la plupart en Béarn, mais il en existait aussi dans les Vosges (établissements Veyrier à Bruyères), en Picardie (Bougarel-Groll à Saint-Quentin)[8].

Actuellement, si on peut lire dans la presse des évocations de « la dernière fabrique de bérets française », plusieurs fabriques subsistent en France, peu nombreuses :

  • l'entreprise Laulhère, ex-Béatex[9], labellisée « Origine France Garantie » depuis le 22 février 2013[10], qui continue à fabriquer ses bérets traditionnels entièrement à Oloron-Sainte-Marie, la capitale française du béret. La société Blancq-Olibet, à Baudreix, près de Pau, a été reconnue « Entreprise du patrimoine vivant » par Renaud Dutreil, secrétaire d'État aux PME, au commerce, à l’artisanat, aux professions libérales et à la consommation en février 2007. La commune de Nay accueille un Musée du béret. En 2014, Laulhère a racheté Blancq-Olibet[11],[12].
  • Le Béret Français, à Laas (Pyrénées-Atlantiques) produit des bérets traditionnels, reconnaissables par leur cabillou rouge et leurs couleurs composées (qui imposent une fabrication non-traditionnelle).
  • La société Plein Ciel SECNA fabrique des bérets militaires.
  • En 2014 Denis Guédon, ancien technicien chez Laulhère, fonde une nouvelle entreprise : la Manufacture de Bérets ou Boneteria Auloronesa, à Oloron-Sainte-Marie, avec de nouveaux procédés de fabrication qu’il a mis au point et qui retrouvent au plus près la fabrication artisanale[13].

Espagne[modifier | modifier le code]

Publicité de Boinas Elosegui

Un seul fabricant subsiste à Tolosa, en Pays Basque : Boinas Elosegui.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

La marque Kangol, créée en 1938 par un juif polonais passé par la France, profita de la mode du beret qui équipa les armées britanniques. Bien que la direction ait conservé ses locaux originels à Cleator (Cumbria), la fabrication se fait maintenant à l’étranger.

Les coiffures traditionnelles écossaises : le Balmoral et le Tam o’shanter, et irlandaise : le Caubeen, sont des variantes du béret. Elles auraient été apportées par les marins qui cotoyaient les Basques chasseurs de baleines, porteurs de bérets, mais l’origine fait encore l’objet de controverses. Leurs caractéristiques : pompon sur le dessus, destiné à cacher la fin du tricotage (comme le cabillou du béret), les rubans flottant à l’arrière (à l’origine servant à ajuster le tour de tête), enfin la bande de tour de tête portée apparente, parfois ornée (notamment en damier rouge et blanc pour certaines formations militaires), sont donc proches de celles du béret.

République tchèque[modifier | modifier le code]

La ville de Novi Jicin, dans l’est du pays, a une longue tradition chapelière, et la fabrication de bérets en était une part importante. En 1865, Johann Nepomuk Hückel fonde une usine de coiffures en feutre. L’entreprise Hückel et Fils est nationalisée sous le nom de FEZCO-TONAK. Aujourd’hui TONAK est un des plus gros producteurs mondiaux de bérets[14].

Serbie[modifier | modifier le code]

La fabrique UČA a été fondée en 1924 a Vršac, par Žarko Zrenjanin surnommé Uča, qui fut pendant la guerre un des leaders de la résistance serbe à l’Allemagne, et qui fut torturé et rué par les nazis. Après la guerre, le béret fut en vogue dans la Yougoslavie du maréchal Tito, notamment auprès des Musulmans qui pouvaient avoir la tête couverte pour satisfaire leurs obligations religieuses, en remplacement du fez interdit par le régime, sans pour autant attirer l’attention. La firme produit des bérets militaires pour de nombreux pays et les forces de l’OTAN[15].

Argentine[modifier | modifier le code]

Le béret est la coiffure traditionnelle des paysans et des gauchos. Un fabricant à Buenos Aires : Bonigor.

Japon[modifier | modifier le code]

La firme Kongo-Shokai, fondée en 1928, fabrique les bérets Deer. Elle doit cesser son activité en mai 2015[16].

Chine[modifier | modifier le code]

La Chine est aujourd’hui un des plus gros producteurs mondiaux de bérets essentiellement destinés à l’exportation et répondant rarement aux crières de qualité correspondant au véritable béret.

Types de bérets[modifier | modifier le code]

Béret « basque »[modifier | modifier le code]

Couvre-chef « traditionnel » d'origine béarnaise associé dans l'imaginaire néophyte touristique au Pays basque. Association à l'origine de cette expression abusive sur le plan strictement historique. L’appellation remonte au Second Empire et aux villégiatures de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie dans la région, et à la vogue touristique qui s’ensuivit. La plupart des Basques portant le béret, celui-ci fut naturalisé « basque », bien que le « béret basque » ne diffère en rien des autres bérets. Cependant, s’il n’y a pas eu de fabricants de bérets dans le Pays basque français, il en subsiste encore dans le Pays basque espagnol. La grande majorité des fabricants, surtout français, a contribué à répandre cette notion en utilisant, dans les marques, les étiquettes et les publicités, les spécificités graphiques du « folklore » basque (drapeaux, blasons, typographie, visuels typiques…).

Bien que fautive historiquement, l’expression « béret basque » est passée dans le langage courant et un grand nombre de langues. Elle est utilisée spécifiquement pour différencier le modèle traditionnel, civil, des autres modèles fantaisie ou militaires.

Béret-casquette[modifier | modifier le code]

Le peintre Corneille et son béret-casquette

Le béret-casquette est un béret classique, conservant donc toutes ses caractéristiques, auquel on a ajouté une visière. Si le béret classique peut se porter en avant, formant visière, le béret-casquette présente cette forme de façon invariable, la visière intégrée dans le béret est peu, ou pas du tout, en saillie. Très utilisés en France dans les années 1950 et 1960, leur fabrication fut arrêtée mais tend à repartir, plusieurs fabricants en proposent actuellement (Laulhère, Boneteria Auloronesa, Hoodlums)[17].

Béret Régence[modifier | modifier le code]

Le béret dans l'armée[modifier | modifier le code]

Commandant Soutiras, Officier des Chasseurs alpins

Le largé béret appelé tarte fut d’abord porté par les chasseurs alpins français. Puis le béret, de dimensions plus restreintes, est adopté par divers corps d’armée, sa couleur varian selon les unités et constituant une identité forte. Le béret devient un temps la coiffure des tankistes français, puis britanniques, mais aussi allemands, idéal pour protéger la tête dans un espace très exigu. Puis au cours de la Seconde Guerre mondiale, le maréchal Montgomery l’introduit dans les régiments britanniques. Après la guerre, le port du béret se généralise dans de nombreuses armées.

C'est encore dans le Sud de la France que l'on trouve le principal fournisseur de béret militaire, Secna Plein Ciel, qui coiffa après la deuxième guerre mondiale la plupart des armées européennes. Les principaux fabricants sont le Britannique Kangol et le Serbe UČA.

Le béret militaire se différencie du béret civil par l’insigne du régiment agrafé sur le bord, le tour de tête souvent porté à l’extérieur, l’absence fréquente du cabilhou, une préparation et un pli selon des règles propre à chaque corps d’armée. Le béret militaire se porte habituellement tiré vers la droite sauf dans l'armée française (à l'exception des commandos marine) et dans certaines anciennes colonies françaises où il est tiré à gauche, ainsi qu'en Suisse par exemple. La plupart des bérets militaires n’ont pas de cabilhou.

Un porteur de béret militaire célèbre est Donald Duck, le personnage de Walt Disney. Dès sa création il porta un uniforme de marin, comportant un béret blanc, puis bleu, à tour de tête noir porté à l’extérieur, et un ruban noir fourchu (cap tally).

Drapeau de l'Allemagne Allemagne[modifier | modifier le code]

  • Béret rouge amarante des commandos, des troupes aéroportée, de la reconnaissance avancée et personnels navigant
  • Béret rouge corail des troupes NBC, de l'artillerie, de l'artillerie lourde motorisée, des transmissions, des transmissions PC, du contrôle aérien, du génie mécanique, du génie en démolition, des blindés du génie, du génie topographe, de la logistique mécanique, de la logistique aérienne, de la logistique des transports, de l'opérative d'information et de la police militaire
  • Béret bleu du corps sanitaire
  • Béret noir des éclaireurs, de la reconnaissance motorisé, des blindés, des chasseur de char, des chasseur de char de montagne
  • Béret vert de l'infanterie, de l'infanterie de montagne, de l’infanterie des blindés, du corps musicien, de artillerie légère motorise et de la garde républicaine ou troupe de choc

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

  • Béret rouge (lie de vin) (ou vert) des unités du régiment Para-Commando
  • Béret rouge vif de la police militaire
  • Béret brun des unités d'infanterie
  • Béret noir des troupes blindées et du génie
  • Béret bleu foncé des unités d'artillerie et unités de défense d'aérodrome[réf. nécessaire]
  • Béret bleu clair des unités logistiques
  • Béret gris des unités de transmission
  • Béret bleu-gris des techniciens hélicoptère
  • Béret vert des unités commandos et chasseurs ardennais (Ces derniers portent un béret plus large ressemblant un peu à la "tarte" des chasseurs alpins français)
  • Béret bleu marine de la Marine
  • Béret kaki de la composante médicale

Par plaisanterie, le béret peut être appelé « flatte » (bouse de vache en wallon).

Drapeau du Cameroun Cameroun[modifier | modifier le code]

  • Béret violet de la Garde Présidentielle
  • Béret bleu de la garde des femmes

Drapeau du Canada Canada[modifier | modifier le code]

  • Béret orange de recherche et sauvetage
  • Béret rouge vin (marron) des unités Parachutiste
  • Béret rouge vif de la police militaire
  • Béret vert couleur de base des forces terrestres (unités d'infanteries, artillerie, logistique et du régiment de génie électrique et méchanique)
  • Béret noir des troupes blindées et la marine
  • Béret beige des forces spéciales
  • Béret bleu poudre des unités aériennes

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

Armée
Forces aériennes
  • Noir -- officier de liaison aérienne et groupe de contrôle tactique aérien
  • Rouge vin (marron) -- sauveteur parachutiste (PJ's) [Quoi ?]
  • Gris -- météorologue de combat
  • Bleu marine (foncé)-- forces de sécurité
  • Sage (vert clair) -- instructeur de survie
  • Rouge (vif) -- contrôleur aérien de combat

Les fusiliers-marins, la marine, les garde-côte ne portent pas le béret.

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

  • Béret bleu foncé « toutes armes » des régiments d'infanterie, des chasseurs à pied (sauf exceptions spécifiques), de l'arme blindée, de l'artillerie, du génie, du train, des transmissions, du matériel, infanterie de marine, groupe de spécialité d'états-majors, cadre spécial, corps des officiers experts, fusiliers marins (« à l'anglaise ») et des Commandos parachutistes de l'air, fusiliers-commandos de l'air. Il est également porté par l'ensemble des unités de la Brigade franco-allemande, mais incliné « à l'allemande ».
  • Béret rouge (dit amarante) des parachutistes. (Régiment parachutistes métropolitains, puis parachutistes des troupes de marine).
  • Béret vert des légionnaires. Porté autrefois par les bataillons Muongs (Guerre d'Indochine).
  • Béret vert « anglais » des commandos marines (ces derniers le portent « à l'anglaise » c'est-à-dire avec l'insigne d'arme à gauche).
  • Béret vert pin des chantiers de jeunesse, porté ensuite par le 7e Régiment de chasseurs d'Afrique.
  • Béret bleu cobalt de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT). Il était aussi porté par les parachutistes métropolitains sous la dénomination "béret bleu de roi".
  • Béret alpin, Tarte des troupes alpines, porté par les régiments d'infanterie alpine et les chasseurs alpins, (blanches en tenue de défilé hiver)(les diables bleus) et par l'ensemble des unités composant la brigade d'infanterie de montagne.
  • Béret noir : 4e, 5e, 16e et 17e bataillons de chasseurs, 156e Régiment d'infanterie / Régiment de Corée, 1er bataillon de choc et tous les régiments de chars de combat.
  • Béret beige : porté par tous durant les années 1950-70 pendant la saison chaude.
  • Béret kaki : porté par l'infanterie de forteresse jusqu'en 1940.
  • Béret marron (bure) : porté de façon éphémère au 2e Régiment de hussards.
  • Béret blanc : autrefois porté par les parachutistes annamites (Guerre d'Indochine)
  • Béret bleu clair : Forces de Gendarmerie Européennes (F.G.E).

ONU[modifier | modifier le code]

  • Béret bleu

Drapeau du Portugal Portugal[modifier | modifier le code]

  • Béret vert des troupes d'élite de Parachutisme
  • Béret rouge des Commandos
  • Béret vert (autre forme) des troupes d'élite des Opérations spéciales (équivalent des Rangers)
  • Béret bleu foncé des fusiliers marins
  • Béret bleu clair de la Police Militaire de l'Armée de l'Air

Drapeau de la Russie Russie[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Suisse Suisse[modifier | modifier le code]

  • Béret noir des troupes blindée, du génie, de sauvetage, de transmission et d'aide au commandement, de défense NBC, du service de renseignement militaire, d'État-major général, de disponibilité, de la justice militaire, de l'aumônerie de l'armée et du service territorial
  • Béret vert de l'infanterie et de la musique militaire
  • Béret rouge de l'artillerie
  • Béret bleu foncé des forces aériennes
  • Béret bleu roi des troupes sanitaires et du service de la Croix-Rouge
  • Béret Bordeau (dit lie-de-vin) des troupes de la logistique
  • Béret gris de la sécurité militaire
  • Béret bleu azur pour l'engagement sous mandat de l'ONU
  • Béret jaune pour l'engagement sous mandat de l'OSCE ou de l'OTAN

Le béret des étudiants[modifier | modifier le code]

Symboles[modifier | modifier le code]

Dans le monde, le béret noir est devenu l'un des emblèmes de la France, comme le vin, la baguette, la bicyclette ou la 2 CV (lire l'article détaillé : Français au béret). Cependant, le béret est fabriqué et porté régulièrement dans de nombreux pays du monde : Espagne, Amérique du Sud, Europe centrale, Japon…

Le béret est un des symboles de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais les adversaires de la Résistance, en particulier la Milice, portaient aussi le béret, d'une manière différente, plus rigide. Par la suite, le béret est devenu emblématique de plusieurs mouvements de résistance et de libération populaire : « Che » Guevara fit du port du béret un des symboles de la révolution.

Auparavant et dès le XVIIIe siècle, le béret était la coiffure des artistes, notamment les peintres, le béret étant considéré comme une coiffure d’intérieur confortable, dans des ateliers peu ou mal chauffés. De nombreux autoportraits de peintres les montrent avec un béret. Par la suite d’autres artistes l’ont adopté, notamment des musiciens de jazz. Thelonious Monk portait le béret orné du symbole des forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale.

Littérature et arts[modifier | modifier le code]

On pourrait faire une longue recension des auteurs, artistes et musiciens qui ont porté le béret. Ce détail laisse peu de place dans leur œuvre, si l’on excepte les multiples portraits et autoportraits de peintres. Les représentations en peinture, dessins ou estampes de personnages du Sud-Ouest et du Pays basque montrent bien entendu beaucoup de bérets. On peut citer les frères Ramiro Arrue, Alberto Arrue et José Arrue dans leurs représentations du Pays basque.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Au cinéma, la présence de la coiffure est récurrente dans la première production. On cite, côté féminin, le béret de Michèle Morgan dans Quai des brumes, ou dans les reconstitutions historiques, de Faye Dunaway dans Bonnie and Clyde. Mais le béret demeure au rang du simple accessoire.

Un court-métrage muet de Léonce Perret, sorti en 1912 à la Gaumont (mais peut-être tourné en 1909), est intitulé Le Béret. Dans L’affaire est dans le sac, de Pierre et Jacques Prévert (1932), se place une scène entre Julien Carette, employé chapelier, et Jacques Brunius, client qui veut acheter un béret, un béret français. Parce que le béret, y a que ça qui m’va. La casquette, c’est bon pour les ouvriers, le chapeau c’est pas pratique. Tandis que le béret, c’est simple, c’est chic, c’est coquet. Cette scène provoqua des réactions violentes des tenants du « béret français », ligues de droite et Croix-de-Feu, qui s’estimèrent ridiculisés.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Le béret, souvent porté par les enfants dans la première moitié du XXe siècle, apparaît fréquemment dans la bande dessinée. Dans Quick et Flupke d’Hergé, Quick en porte toujours un. Plus tard, Benoît Brisefer, créé par Peyo, porte un béret de façon plus moderne, plus à plat avec les bords larges (auparavant le béret était plutôt porté enfoncé sur la tête).

Le béret est la coiffure associé au personnage comique, qu’il soit un paysan naïf, ou un Français moyen comme Robert Bidochon (Les Bidochon, de Christian Binet). Enfin, le personnage de Superdupont créé par Marcel Gotlib, ultime caricature du Français moyen devenu superhéros, arbore évidemment un large béret.

Sport et jeu[modifier | modifier le code]

Le béret est souvent associé à des activités sportives et ludiques. Porté par les écoliers français jusqu’au-delà de la moitié du XXe siècle, il était souvent, remplaçant balle, mouchoir ou autre, un accessoire privilégié des jeux dans les cours de récréation. En Gascogne, la berretole ou bounetade était un jeu consistant à mettre en pile tous les bérets des écoliers, qui faisaient une ronde autour. Celui qui, poussé par ses camarades, renversait la pile, était puni d’une berretade ou bounetade, volée de coups de bérets[18].

Le jeu du béret, parfois appelé béret-rugby, est un jeu pratiqué en animation des groupes de jeunes.

Lancer de béret[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années de nombreuses fêtes, en milieu rural, organisent un « championnat du monde de lancer de béret », invariablement qualifié ainsi, bien qu’il n’existe pas de fédération ni d’une réglementation quelconque concernant ce « sport ». Il est pratiqué occasionnellement en France, mais aussi dans d’autres pays comme les Pays-Bas. L’objet est généralement de lancer le béret à la plus grande distance, soit librement, soit en adoptant diverses postures (par-dessus une jambe, entre les jambes, etc), mais aussi parfois avec d’autres contraintes comme atteindre un but matérialisé (marque au sol, poteau, etc.).

  • En campagne :
    • le championnat d'Ariège de lancer de béret est organisé annuellement à Biert depuis 2007;
    • le championnat du monde dacquois de lancer de béret est organisé durant les férias de Dax depuis 2011.
    • Berzème (Ardèche), au Grand champ depuis 1989 (record international: 43 mètres) (seniors et enfants - 140 habitants pour 3000 spectateurs - terrain venteux);
  • En salle :

Dictons et locutions[modifier | modifier le code]

En gascon et béarnais, le béret s’identifie à la tête.

Ainsi da s’ou berret, « donner sur le béret », se dit d’un vin capiteux, qui monte à la tête. Berret de boèu, « béret de bœuf », désigne les cornes, dans leur sens réel ou plus souvent métaphorique.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Étymologie de "béret" » (consulté le 2012-01-25)
  2. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errance, 1994, p. 188.
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003, p. 75.
  4. étymologie de birrete (espagnol)
  5. Église de Bellocq
  6. Daan Kolthoff, Basque Berets, p. 147, Fossil Creek Productions, 2014
  7. Boneteria auloronesa
  8. Daan Kolthoff, Basque Berets, p. 42
  9. La dernière fabrique française de bérets basques en redressement judiciaire. 20minutes.fr, consulté le 24 janvier 2012.
  10. Origine France Garantie
  11. http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/13/20005-20140213ARTFIG00048-laulhere-devient-le-seul-producteur-de-berets-en-france.php
  12. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-berets-basques-en-voie-de-disparition_1322925.html
  13. Boneteria Auloronesa
  14. South Pacific Berets
  15. South Pacific Berets
  16. The Beret Project, 16 décembre 2014
  17. South Pacific Berets
  18. Simin Palay, Dictionnaire du gascon et du béarnais modernes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Jouvion, Le Béret, Éditions du Rouergue, 1998. ISBN 2-84156-122-4
  • René Cuzacq, Histoire du béret basque, Éditions Jean-Lacoste, Mont-de-Marsan, 1985, 52 p.
  • (en) Daan Kolthoff, Basque Berets, Wellington (Nouvelle-Zélande), 2014, Fossil Creek Productions, 159 p, ISBN 9780473289003
  • (es) José Maria Bereciartua, Nuestra Boina, La Gran Enciclopedia Vasca, Bilbao, 1978. ISBN 9788424803704
  • (es) Antxon Aguirre Sorondo, La boina vasca, Graphic Arts Michelena. ISBN 9788494005770

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]