Béret

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Auguste Rodin coiffé d'un béret
Ouvriers espagnols, dont certains portant le béret, au début des années 1900, sur le chantier du canal de Panama

Le béret (du gascon berret) est un couvre-chef, une coiffure souple en feutre (poils d'animaux agglomérés ensemble par pression et ébouillantage), sans visière ni bord, circulaire et plate, généralement garnie d'une couronne intérieure en cuir. Le béret traditionnel était tricoté, foulé et préparé « à la maison ».

Étymologie[modifier | modifier le code]

Un béret traditionnel.

Le mot béret est issu du nom béarnais (gascon) berret, d'où le dicton Lo berret qu'ei bearnés !, « le béret est béarnais ».

Il est attesté pour la première fois en français en 1835 au sens de « couvre-chef de laine, plat et sans bord, porté par les paysans du pays »[1]. La plupart des spécialistes estiment qu'il est issu plus généralement de l'ancien occitan be(r)ret « bonnet », qui procède lui-même du bas latin birretum, dérivé du bas latin birrus, « sorte de capote à capuchon, en usage dans toutes les classes de la société sous les derniers empereurs », attesté au IIIe siècle.

Ce terme est emprunté au gaulois birros, basé sur un radical celtique *birro- « court »[2],[3]. Cette racine se retrouve en celtique insulaire : vieil irlandais berr, gallois byr, breton berr « court ». Le grec βιρρος, « courte capote à capuchon », est probablement emprunté au latin.

Le même étymon se retrouve dans l'espagnol birrete, sorte de couvre-chef, issu également de l'occitan[4], ainsi que dans l'italien berretto, berretta.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ne sait guère à qui revient l'invention du béret. Des sculptures du Moyen Âge attestent la présence dans les Pyrénées d'un couvre-chef très proche du béret, notamment à l’église Notre-Dame de Bellocq (Pyrénées-Atlantiques[5]. Une autre origine possible serait arabe : la chéchia est fabriquée selon les mêmes principes que le béret, par tricotage et feutrage de la laine, cardage, teinture, etc. et cette coiffure aurait été introduite jusqu’au nord de l’Espagne au cours de l’occupation arabe, et paradoxalement ramenée en Tunisie par les Maures après leur expulsion de l’Espagne[6].

Le Béarn revendique la paternité du béret, la fabrication du béret s'est industrialisée au pied des Pyrénées, pour un couvre-chef qui deviendra au vingtième siècle un symbole associé à l'image du Français dans les pays anglo-saxons.

En tout cas, c'était l'apanage du berger béarnais, couvre-chef protecteur contre le froid ou la pluie. Il a été une coiffure largement répandue, notamment au XVIIe siècle. La couleur, variable au cours du temps, a eu une forte valeur symbolique. Écru à l'origine, il a été soit blanc, soit teinté en brun, en bleu, en rouge, selon les régions et les communautés pyrénéennes. Le béret était la coiffure des guides de haute montagne des Pyrénées, avec souvent une couleur réglementaire (bleu à Luchon). À partir du XXe siècle, la couleur la plus courante pour les bérets civils est le noir, bien que le béret rouge se rencontre lors des festivités en général dans le Pays basque français et espagnol. Attribué sous sa forme la plus large aux bataillons de chasseurs alpins (le béret était censé protéger de la pluie jusqu'aux pieds du soldat en faction), le béret est progressivement devenu la coiffure militaire la plus répandue dans le monde, avec des couleurs et des insignes variés, et des manières de le porter très codifiées.

Le port du béret est un élément d'identité culturelle forte dans le sud-ouest de la France. Même si son usage tend à se raréfier, il persiste cependant dans les campagnes et gagne les jeunes générations à l'occasion des férias (notamment Bayonne, Dax et Mont-de-Marsan).

Le béret est généralement considéré comme un couvre-chef masculin. Il est toutefois devenu un élément de la mode féminine en France dans les années 1930, promu par les grands couturiers parisiens et coiffant notamment certaines vedettes de cinéma de l'époque : Michèle Morgan, Greta Garbo, etc. Brigitte Bardot en porte un dans le film de la chanson Bonnie and Clyde interprétée en duo avec Serge Gainsbourg.

Fabrication[modifier | modifier le code]

Le béret est exclusivement en laine tricotée, sous forme d’une grande galette circulaire, qui est ensuite mise en autoclave et feutrée, de manière à resserrer les fibres, à lui donner ses dimensions définitives et à le rendre solide et imperméable.

Il est ensuite gratté, teint, on coud une doublure à l’intérieur ainsi que la bordure intérieure en cuir. La petite « queue » qui dépasse au centre, le cabilhòt (« petite cheville »), la coudète ou le coudic (« petite queue »), était l’extrémité des fils résultant du tricotage à la main. Comme il n’existe plus avec le tricotage machine, il est rapporté ultérieurement : son absence serait en effet inacceptable. La bordure intérieure était à l’origine retournée pour intégrer en ruban qui, serré par un nœud, permettait de régler le tour de tête. La bordure en cuir, plus simple à fabriquer, obligé à donner un tour de tête fixe à chaque béret. Le nœud factice qui orne la bordure en cuir est donc un souvenir de la fabrication originelle. La fabrication des bérets « fantaisie » se fait selon des procédés différents.

France[modifier | modifier le code]

Autrefois florissante, cette activité a subi de plein fouet la crise de l’industrie textile et la concurrence des pays à faible coût de main d’œuvre.

Actuellement, si on peut lire dans la presse des évocations de « la dernière fabrique de bérets française », les fabriques subsistant en France sont peu nombreuses : l'entreprise Laulhère, ex-Béatex[7], labellisée « Origine France Garantie » depuis le 22 février 2013[8], qui continue à fabriquer ses bérets traditionnels entièrement à Oloron-Sainte-Marie, la capitale du béret. La société Blancq-Olibet, à Baudreix, près de Pau, a été reconnue « Entreprise du patrimoine vivant » par Renaud Dutreil, secrétaire d'État aux PME, au commerce, à l’artisanat, aux professions libérales et à la consommation en février 2007. La commune de Nay accueille un Musée du béret. En 2014, Laulhère a racheté Blancq-Olibet[9],[10]. Le Béret Français, à Laas (Pyrénées-Atlantiques) produit des bérets traditionnels, reconnaissables par leur cabillou rouge). La société Plein Ciel SECNA fabrique des bérets militaires. D’autre part, en 2014 Denis Guédon, ancien technicien chez Laulhère, fonde une nouvelle entreprise : la Manufacture de Bérets ou Boneteria Auloronesa, à Oloron-Sainte-Marie, avec de nouveaux procédés de fabrication qu’il a mis au point et qui retrouvent au plus près la fabrication artisanale[11].

Espagne[modifier | modifier le code]

Publicité de Boinas Elosegui

Un seul fabricant subsiste à Tolosa, en Pays Basque : Boinas Elosegui.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

La marque Kangol, créée en 1938 par un juif polonais passé par la France, profita de la mode du beret qui équipa les armées britanniques. Bien que la direction ait conservé ses locaux originels à Cleator (Cumbria), la fabrication se fait maintenant à l’étranger.

Les coiffures traditionnelles écossaises : le Balmoral et le Tam o’shanter, et irlandaise : le Caubeen, sont des variantes du béret. Elles auraient été apportées par les marins qui cotoyaient les Basques chasseurs de baleines, porteurs de bérets, mais l’origine fait encore l’objet de controverses. Leurs caractéristiques : pompon sur le dessus, destiné à cacher la fin du tricotage (comme le cabillou du béret), les rubans flottant à l’arrière (à l’origine servant à ajuster le tour de tête), enfin la bande de tour de tête portée apparente, parfois ornée (notamment en damier rouge et blanc pour certaines formations militaires), sont donc proches de celles du béret.

République tchèque[modifier | modifier le code]

La ville de Novi Jicin, dans l’est du pays, a une longue tradition chapelière, et la fabrication de bérets en était une part importante. En 1865, Johann Nepomuk Hückel fonde une usine de coiffures en feutre. L’entreprise Hückel et Fils est nationalisée sous le nom de FEZCO-TONAK. Aujourd’hui TONAK est un des plus gros producteurs mondiaux de bérets[12].

Serbie[modifier | modifier le code]

La fabrique UČA a été fondée en 1924 a Vršac, par Žarko Zrenjanin surnommé Uča, qui fut pendant la guerre un des leaders de la résistance serbe à l’Allemagne, et qui fut torturé et rué par les nazis. Après la guerre, le béret fut en vogue dans la Yougoslavie du maréchal Tito, notamment auprès des Musulmans qui pouvaient avoir la tête couverte sans pour autant attirer l’attention. La firme produit des bérets militaires pour de nombreux pays et les forces de l’OTAN[13].

Argentine[modifier | modifier le code]

Le béret est la coiffure traditionnelle des paysans et des gauchos. Un fabricant à Buenos Aires : Bonigor’'.

Japon[modifier | modifier le code]

La firme Kongo-Shokai, fondée en 1928, fabrique les bérets Deer.

Types de bérets[modifier | modifier le code]

Béret « basque »[modifier | modifier le code]

Couvre-chef « traditionnel » d'origine béarnaise associé dans l'imaginaire néophyte touristique au Pays basque. Association à l'origine de cette expression abusive sur le plan strictement historique. L’appellation remonte au Second Empire et aux villégiatures de Napoléon III et de l’impératrice Eugénie dans la région, et à la vogue touristique qui s’ensuivit. La plupart des Basques portant le béret, celui-ci fut naturalisé « basque », bien que le « béret basque » ne diffère en rien des autres bérets. Cependant, s’il n’y a pas eu de fabricants de bérets dans le Pays basque français, il en subsiste encore dans le Pays basque espagnol. La grande majorité des fabricants, surtout français, a contribué à répandre cette notion en utilisant, dans les marques, les étiquettes et les publicités, les spécificités graphiques du « folklore » basque (drapeaux, blasons, typographie, visuels typiques…).

Bien que fautive historiquement, l’expression « béret basque » est passée dans le langage courant et un grand nombre de langues. Elle est utilisée spécifiquement pour différencier le modèle traditionnel, civil, des autres modèles fantaisie ou militaires.

Béret-casquette[modifier | modifier le code]

Le peintre Corneille et son béret-casquette

Le béret-casquette est un béret classique, conservant donc toutes ses caractéristiques, auquel on a ajouté une visière. Si le béret classique peut se porter en avant, formant visière, le béret-casquette présente cette forme de façon invariable, la visière intégrée dans le béret est peu, ou pas du tout, en saillie. Très utilisés en France dans les années 1950 et 1960, leur fabrication fut arrêtée mais tend à repartir, plusieurs fabricants en proposent actuellement (Laulhère, Boneteria Auloronesa, Hoodlums)[14].

Béret Régence[modifier | modifier le code]

Le béret dans l'armée[modifier | modifier le code]

Commandant Soutiras, Officier des Chasseurs alpins

C'est encore dans le Sud de la France que l'on trouve le principal fournisseur de béret militaire, Secna Plein Ciel, qui coiffa après la deuxième guerre mondiale la plupart des armées européennes. Les principaux fabricants sont le Britannique Kangol et le Serbe UČA.

Le béret militaire se porte habituellement tiré vers la droite sauf dans l'armée française (à l'exception des commandos marine) et dans certaines anciennes colonies françaises où il est tiré à gauche, ainsi qu'en Suisse ou en Israël par exemple.

Un porteur de béret célèbre est Donald Duck, le personnage de Walt Disney. Dès sa création il porta un uniforme de marin, comportant un béret blanc, puis bleu, à tour de tête noir porté à l’extérieur, et un ruban noir fourchu (cap tally).

Drapeau de l'Allemagne Allemagne[modifier | modifier le code]

  • Béret rouge amarante des commandos, des troupes aéroportée, de la reconnaissance avancée et personnels navigant
  • Béret rouge corail des troupes NBC,de l'artillerie, de l'artillerie lourde motorisée, des transmissions, des transmissions PC, du contrôle aérien, du génie mécanique, du génie en démolition, des blindés du génie, du génie topographe, de la logistique mécanique, de la logistique aérienne, de la logistique des transports, de l'opérative d'information et de la police militaire
  • Béret bleu du corps sanitaire
  • Béret noir des éclaireurs, de la reconnaissance motorisé, des blindés, des chasseur de char, des chasseur de char de montagne
  • Béret vert de l'infanterie, de l'infanterie de montagne, de l’infanterie des blindés, du corps musicien, de artillerie légère motorise et de la garde républicaine ou troupe de choc

Drapeau de la Belgique Belgique[modifier | modifier le code]

  • Béret rouge (lie de vin) (ou vert) des unités du régiment Para-Commando
  • Béret rouge vif de la police militaire
  • Béret brun des unités d'infanterie
  • Béret noir des troupes blindées et du génie
  • Béret bleu foncé des unités d'artillerie et unités de défense d'aérodrome[réf. nécessaire]
  • Béret bleu clair des unités logistiques
  • Béret gris des unités de transmission
  • Béret bleu-gris des techniciens hélicoptère
  • Béret vert des unités commandos et chasseurs ardennais (Ces derniers portent un béret plus large ressemblant un peu à la "tarte" des chasseurs alpins français)
  • Béret bleu marine de la Marine
  • Béret kaki de la composante médicale

Par plaisanterie, le béret peut être appelé « flatte » (bouse de vache en wallon).

Drapeau du Cameroun Cameroun[modifier | modifier le code]

  • Béret violet de la Garde Présidentielle
  • Béret bleu de la garde des femmes

Drapeau du Canada Canada[modifier | modifier le code]

  • Béret orange de recherche et sauvetage
  • Béret rouge vin (marron) des unités Parachutiste
  • Béret rouge vif de la police militaire
  • Béret vert couleur de base des forces terrestres (unités d'infanteries, artillerie, logistique et du régiment de génie électrique et méchanique)
  • Béret noir des troupes blindées et la marine
  • Béret beige des forces spéciales
  • Béret bleu poudre des unités aériennes

Drapeau des États-Unis États-Unis[modifier | modifier le code]

Armée
Forces aériennes
  • Noir -- officier de liaison aérienne et groupe de contrôle tactique aérien
  • Rouge vin (marron) -- sauveteur parachutiste (PJ's) [Quoi ?]
  • Gris -- météorologue de combat
  • Bleu marine (foncé)-- forces de sécurité
  • Sage (vert clair) -- instructeur de survie
  • Rouge (vif) -- contrôleur aérien de combat

Les fusiliers-marins, la marine, les garde-côte ne portent pas le béret.

Drapeau de la France France[modifier | modifier le code]

  • Béret bleu foncé « toutes armes » des régiments d'infanterie, du génie, infanterie de marine, fusiliers marins (« à l'anglaise ») et des Commandos parachutistes de l'air. Il est également porté par l'ensemble des unités de la Brigade franco-allemande, mais incliné « à l'allemande ».
  • Béret rouge (dit amarante) des parachutistes. (Régiment parachutistes métropolitains, puis parachutistes des troupes de marine).
  • Béret vert des légionnaires et des commandos marines (ces derniers le portent « à l'anglaise » c'est-à-dire avec l'insigne d'arme à gauche). Porté autrefois par les bataillons Muongs (Guerre d'Indochine).
  • Béret bleu cobalt de l'aviation légère de l'armée de terre (ALAT). Il portait autrefois des bérets bleu roi, il était aussi porté par les parachutistes métropolitains.
  • Béret alpin, Tarte des troupes alpines, porté par les régiments d'infanterie alpine et les chasseurs alpins, (blanches en tenue de défilé hiver)(les diables bleus) et par l'ensemble des unités composant la brigade d'infanterie de montagne.
  • Béret noir : 4e, 5e, 16e et 17e bataillons de chasseurs, 156e Régiment d'infanterie / Régiment de Corée, 1er bataillon de choc et tous les régiments de chars de combat, fusiliers-commandos de l'air.
  • Béret beige : porté par tous durant les années 1950-70 pendant la saison chaude.
  • Béret marron (bure) : porté de façon éphémère au 2e Régiment de hussards.
  • Béret blanc : autrefois porté par les parachutistes annamites (Guerre d'Indochine)
  • Béret bleu clair : Forces de Gendarmerie Européennes (F.G.E).

ONU[modifier | modifier le code]

  • Béret bleu

Drapeau du Portugal Portugal[modifier | modifier le code]

  • Béret vert des troupes d'élite de Parachutisme
  • Béret rouge des Commandos
  • Béret vert (autre forme) des troupes d'élite des Opérations spéciales (équivalent des Rangers)
  • Béret bleu foncé des fusiliers marins
  • Béret bleu clair de la Police Militaire de l'Armée de l'Air

Drapeau de la Russie Russie[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Suisse Suisse[modifier | modifier le code]

  • Béret noir des troupes blindée, du génie, de sauvetage, de transmission et d'aide au commandement, de défense NBC, du service de renseignement militaire, d'État-major général, de disponibilité, de la justice militaire, de l'aumônerie de l'armée et du service territorial
  • Béret vert de l'infanterie et de la musique militaire
  • Béret rouge de l'artillerie
  • Béret bleu foncé des forces aériennes
  • Béret bleu roi des troupes sanitaires et du service de la Croix-Rouge
  • Béret Bordeau (dit lie-de-vin) des troupes de la logistique
  • Béret gris de la sécurité militaire
  • Béret bleu azur pour l'engagement sous mandat de l'ONU
  • Béret jaune pour l'engagement sous mandat de l'OSCE ou de l'OTAN

Le béret des étudiants[modifier | modifier le code]

Symboles[modifier | modifier le code]

Dans le monde, le béret noir est devenu l'un des emblèmes de la France, comme le vin, la baguette, la bicyclette ou la 2 CV (lire l'article détaillé : Français au béret). Cependant, le béret est fabriqué et porté régulièrement dans de nombreux pays du monde : Espagne, Amérique du Sud, Europe centrale, Japon…

Le béret est un des symboles de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais les adversaires de la Résistance, en particulier la Milice, portaient aussi le béret, d'une manière différente, plus rigide. Par la suite, le béret est devenu emblématique de plusieurs mouvements de résistance et de libération populaire : « Che » Guevara fit du port du béret un des symboles de la révolution.

Auparavant et dès le XVIIIe siècle, le béret était la coiffure des artistes, notamment les peintres, le béret étant considéré comme une coiffure d’intérieur confortable, dans des ateliers peu ou mal chauffés. De nombreux autoportraits de peintres les montrent avec un béret. Par la suite d’autres artistes l’ont adopté, notamment des musiciens de jazz. Thelonious Monk portait le béret orné du symbole des forces françaises libres durant la Seconde Guerre mondiale.

Sport et jeu[modifier | modifier le code]

Le béret est souvent associé à des actividés sportives et ludiques. Porté par les écoliers français jusqu’au-delà de la moitié du XXe siècle, il était souvent, remplaçant balle, mouchoir ou autre, un accessoire privilégié des jeux dans les cours de récréation.

Le jeu du béret, parfois appelé béret-rugby, est un jeu pratiqué en animation des groupes de jeunes.

Lancer de béret[modifier | modifier le code]

Depuis quelques années de nombreuses fêtes, en milieu rural, organisent un « championnat du monde de lancer de béret », invariablement qualifié ainsi, bien qu’il n’existe pas de fédération ni d’une réglementation quelconque concernant ce « sport ». Il est pratiqué occasionnellement en France, mais aussi dans d’autres pays comme les Pays-Bas. L’objet est généralement de lancer le béret à la plus grande distance, soit librement, soit en adoptant diverses postures (par-dessus une jambe, entre les jambes, etc), mais aussi parfois avec d’autres contraintes comme atteindre un but matérialisé (marque au sol, poteau, etc.).

  • En campagne :
    • le championnat d'Ariège de lancer de béret est organisé annuellement à Biert depuis 2007;
    • le championnat du monde dacquois de lancer de béret est organisé durant les férias de Dax depuis 2011.
    • Berzème (Ardèche), au Grand champ depuis 1989 (record international: 43 mètres) (seniors et enfants - 140 habitants pour 3000 spectateurs - terrain venteux);
  • En salle :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Étymologie de "béret" » (consulté le 2012-01-25)
  2. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errance, 1994, p. 188.
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003, p. 75.
  4. étymologie de birrete (espagnol)
  5. Église de Bellocq
  6. Daan Kolthoff, Basque Berets, p 147, Fossil Creek Productions, 2014
  7. La dernière fabrique française de bérets basques en redressement judiciaire. 20minutes.fr, consulté le 24 janvier 2012.
  8. Origine France Garantie
  9. http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/13/20005-20140213ARTFIG00048-laulhere-devient-le-seul-producteur-de-berets-en-france.php
  10. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/les-berets-basques-en-voie-de-disparition_1322925.html
  11. Boneteria Auloronesa
  12. South Pacific Berets
  13. South Pacific Berets
  14. South Pacific Berets

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Jouvio, Le Béret, Éditions du Rouergue, 1998. ISBN 978284151223
  • René Cuzacq, Histoire du béret basque, Éditions Jean-Lacoste, Mont-de-Marsan, 1985, 52 p.
  • (en) Daan Kolthoff, Basque Berets, Wellington (Nouvelle-Zélande), 2014, Fossil Creek Productions, 159 p, ISBN 9780473289003
  • (es) José Maria Bereciartua, Nuestra Boina, La Gran Enciclopedia Vasca, Bilbao, 1978. ISBN 9788424803704
  • (es) Antxon Aguirre Sorondo, La boina vasca, Graphic Arts Michelena. ISBN 9788494005770

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]