La Libre Parole

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La Libre Parole
Image illustrative de l'article La Libre Parole
Édouard Drumont et la Libre Parole, numéro sur la condamnation d'Alfred Dreyfus, 10 septembre 1899.

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Genre Politique
Date de fondation 1892
Date du dernier numéro 1924

Propriétaire Édouard Drumont
Edouard Drumont

La Libre Parole (ou La Libre Parole illustrée) était un journal politique français (Paris, 1892 - juin 1924) fondé en 1892 par le journaliste et polémiste Édouard Drumont et son administrateur Charles Devos.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Édouard Drumont.

Se revendiquant de thèses très proches du socialisme[1], La Libre Parole se fera surtout connaître par la dénonciation de différents scandales dont le scandale de Panama qui doit son nom à la publication d'un dossier dans le journal de Drumont.

Mais c'est surtout avec l'affaire Dreyfus que La Libre Parole connaît un succès considérable, le journal étant le premier à révéler l'arrestation de Dreyfus sans toutefois le nommer.Il sera un des principaux support des antidreyfusards. Parallèlement, La Libre Parole prône un anticapitalisme virulent en raison du lien établi par Drumont et ses collaborateurs entre juif et capital. Le journal s'intéresse aussi aux massacres contre les arméniens en Turquie[2].

Drumont quitte la direction du journal vers 1898 alors qu'il fait son entrée en politique (élection comme député d'Alger jusqu'en 1902). Vers 1908, désireux de céder La Libre Parole à Léon Daudet, Drumont tente de fusionner le journal avec L'Action française, mais le projet échoue.

À partir de 1910, le journal est dirigé par des catholiques ultra-conservateurs et ne connaîtra plus le succès que lui avait assuré le style pamphlétaire et belliqueux de Drumont. Parmi ses rédacteurs en chef, on compte Gaston Méry[3]. En janvier 1919, il publie une déclaration du marquis de l'Estourbeillon en faveur de l'enseignement du breton à l'école.

Collaborateurs du journal[modifier | modifier le code]

Postérité du quotidien[modifier | modifier le code]

L'héritage du quotidien de Drumont est revendiqué par différentes revues éphémères qui reprennent diversement le titre La Libre Parole

  • La Libre parole (1er no), puis La Libre parole républicaine (Paris, 7 novembre 1926 - avril 1929).
  • La Libre Parole de Paris (puis de Fontainebleau) (1928-1929 [?]) se présente en 1929 comme étant la suite du quotidien de Drumont ;

Années 1930-1940 : les Libre parole d'Henry Coston[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Henry Coston.
  • La Libre parole, « Revue mensuelle », (Brunoy puis Paris, 1930-1936), dirigée par Henry Coston. En avril 1935 elle absorbe l'hebdomadaire Le Porc-épic et paraît alors sous le titre de La Libre parole et le Porc-épic. En octobre 1937, elle est remplacée par Le Siècle nouveau, revue mensuelle publiée par l'Office de propagande nationale (Vichy). Cette première Libre parole est publiée parallèlement à la suivante :
  • La Libre Parole, « Organe nationaliste indépendant », revue mensuelle (Paris, I-III, octobre 1930-1932), dirigée par Henry Coston. Elle paraît aussi, la même année, sous le titre La Libre parole politique et sociale.
    • Elle devient ensuite La Libre parole populaire, « Organe mensuel poursuivant l'œuvre d'Édouard Drumont » (Paris, I-II, 1933 - novembre 1934).
    • Elle rechange de nom pour Libres paroles, « Journal de propagande nationaliste » (Paris, décembre 1934-1935).
    • Elle redevient à nouveau La Libre parole « Journal hebdomadaire » (Paris, septembre 1935 - avril 1939). En 1938, Coston reprend officiellement la tomaison de La Libre parole de Drumont.
  • Candidat à la députation à Alger (comme naguère Drumont) Coston renomme son journal pour La Libre parole d'Alger (puis Libre Parole nord-africaine d'Alger et du Nord de l'Afrique), et parfois La Parole enchaînée (Alger, avril 1936 - février 1937 et un dernier no en 1939). Henry Coston invoque, pour justifier la cessation de parution, la saisie des publications et des tracts, les perquisitions, les inculpations, la confiscation des archives et des documents dans ces locaux[4].
  • En 1940, les autorités d'Occupation allemande n'accordent pas au journal l'autorisation de reparaître. Coston utilise le titre comme label d'édition afin de publier à partir de 1943 le Bulletin d'information anti-maçonnique, et le Bulletin d'information sur la question juive.

Voir également[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]