Le Bourget (Seine-Saint-Denis)

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Le Bourget
Carte de localisation de Le Bourget
Pays France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Arrondissement de Bobigny
Canton Canton du Bourget
Code Insee 93013
Code postal 93350
Maire
Mandat en cours
Vincent Capo-Canellas (NC)
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de l'aéroport du Bourget
Latitude
Longitude
48° 56′ 07″ Nord
         2° 25′ 32″ Est
/ 48.9352777778, 2.42555555556
Altitude 38 m (mini) – 48 m (maxi)
Superficie 2 km²
Population sans
doubles comptes
12 720 hab.
(2006)
Densité 6 115 hab./km²
Le Bourget sur le plan de Paris et proche banlieue
Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Localisation du département en France

Le Bourget est une commune française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis et la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Bourgetins.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le Bourget vers 1920 montre un visage complexe, avec sa cheminée d'usine, son habitat ancien et ses maisons de faubourg, ainsi qu'une activité encore rurale
L'ancienne cristallerie

Commune de la Plaine de France, située à 8 km au nord de Paris, par la porte de la Chapelle, desservie par les routes nationales RN2 et RN17, ainsi que par l'autoroute A1.

Le premier aéroport commercial de Paris s'y trouve. Remplacé à ce titre par les autres équipements d'Aéroport de Paris, l'aéroport est aujourd'hui le premier d'Europe pour l'aviation d'affaire.

La ville est également traversée par deux voies ferrées, la ligne Paris-Soissons et la Ligne de Grande Ceinture.

[modifier] Communes voisines

La ville est limitrophe de Dugny, La Courneuve, Drancy et le Blanc-Mesnil.


[modifier] Activité économique

[modifier] Transports

[modifier] Hier

Le tram CO sur la RN2, au début du XXe siècle
La gare du Bourget sur la Grande Ceinture

La ville disposa d'une desserte ferroviaire dès 1863, avec la création de la Gare du Bourget, qui favorisa le développement économique et urbain du territoire.

Cette desserte était renforcée par la ligne de Tramway qui circulait sur la RN2, et par la ligne de Grande Ceinture, dont le trafic de voyageurs fut supprimé en 1939, mais qui reste une ligne majeure pour le fret ferroviaire.


[modifier] Aujourd'hui

La ville est desservie par le (RER)(B) (gare du Bourget) et les lignes de bus :

[modifier] Demain

La ville est concernée par deux projets majeurs : la Tangentielle Nord, prévue vers 2014, et la prolongation de la ligne 7 du métro de Paris

[modifier] Histoire

[modifier] Toponymie

Le nom du Bourget proviendrait de Burgellum, qui désignait un petit bourg.

[modifier] Les origines

La première mention du lieu date de 1134, lorsque Louis VI cède la terre du Bourget à l'abbaye de Montmartre.

En 1573, les religieuses de Montmartre échangent 60 livres de rente à prendre sur le Bourget avec Antoine de Brolly, seigneur du Ménil.

A partir de la fin du XVIe siècle, la seigneurie du Bourget est le plus souvent regroupée avec celle de Blanc-Mesnil : en 1580, Nicolas Pottier est ainsi seigneur du Bourget, de même que l’un de ses descendants en 1646-1680 [1]

Le Bourget abritait des tavernes sur la route des Flandres (ancêtre de la RN2) dès le XIe siècle, et un relais de poste créé au XVe siècle.

Cette route des Flandres fut celle des invasions, qui amèneront régulièrement leurs lots de désastres, tels que les combats de la guerre de 1870, ou du retour de Napoléon vaincu en 1815.

Dès la fin du XIXe siècle, Le Bourget accueillait de nombreuses entreprises industrielles (telles la cristallerie émaillerie de Charles Paris, créée en 1867), grâce à sa desserte par la Route des Flandres, le chemin de fer de la compagnie du nord ou la ligne de Grande Ceinture.

[modifier] Le Bourget et les circonscriptions d'Ancien Régime

Circonscriptions religieuses sous l'Ancien Régime

  • Paroisse : Dugny
  • Doyenné : Chelles
  • Archidiaconné : Paris
  • Diocèse : Paris

Circonscriptions administratives sous l'Ancien Régime

  • Intendance : Paris
  • Elections : Paris
  • Subdélégation : Saint-Denis
  • Grenier à sel : Paris
  • Coutume : Paris
  • Parlement : Paris
  • Bailliage : Prévôté de Paris
  • Gouvernement : Île-de-France [2]

[modifier] La Guerre de 1870

Cour du 24 rue de Flandre au début du XXe siècle, lieu où fut mortellement blessé Ernest Baroche, lors de la Bataille du Bourget (Octobre 1870)
L'Eglise Saint-Nicolas après les combats d'Octobre 1870

[modifier] La guerre de 1914-18 et la création de l'aéroport

Dès septembre 1914, l’Armée implante au Bourget une Réserve Aérienne, plus proche du front que ses réserves de Saint-Cyr, et crée rapidement un terrain d’aviation, afin de protéger le « Camp Retranché » de Paris contre les attaques aériennes allemandes, telle que celle du 30 août 1914, où un avion allemand (de) Taube lache des bombes sur Paris.

La réquisition des terres agricoles est immédiatement suivie de l’installation de sept hangars en bois et toile et de baraquements destinés aux ateliers et aux bureaux de l’administration.

Une quinzaine d’appareils, dont près de la moitié sont des prototypes de Breguet, Henri Farman, Maurice Farman, Blériot, Caudron, Deperdussin constituent les escadrilles du Camp Retranché. Les premiers pilotes sont des aviateurs aux noms déjà connus du public.

En 1915, l’efficacité des escadrilles contre les attaques de nuit menées par les Zeppelins reste décevante et les escadrilles seront envoyées au front par roulement d’un tiers. Le site du Bourget connaît néanmoins une densification de ses infrastructures, principalement sur le territoire de la commune de Dugny, où la Réserve Aérienne ne cesse de se développer pour atteindre jusqu’à 500 appareils.

En même temps, le potentiel aérien des escadrilles du Camp Retranché est renforcé, passant de 45 appareils en 1915 à 116 en 1918.

En outre, la base, située aux portes de Paris, offre de bonnes conditions aux inventeurs et aux industriels de l’aéronautique, qui y pratiquent toutes sortes d’expérimentations.

Après-guerre, la Réserve Aérienne y continue ses activités, poursuivant la gestion des stocks[3].

[modifier] L'entre-deux-guerres

Au lendemain du conflit, l'aviation civile va bénéficier sur l'aéroport du Bourget d'installation et de matériel qui vont en faire rapidement l'aéroport parisien de référence. Les premières lignes régulières desserviront bientôt Londres, Bruxelles et Amsterdam puis, bientôt, toute l'Europe. Le trafic passagers d'un peu plus de 6000 par an en 1920 croîtra assez rapidement pour atteindre près de 137 000 en 1938 à la veille de l'Exposition Universelle et ce trafic nécessitera la construction de l'aérogare que l'on reconnait encore aujourd'hui. Le Bourget devient aussi un lieu de promenade où l'on vient admirer ces machines qui vont bientôt relier les quatre coins du monde. C'est aussi le lieu où, le 21  mai  1927, on vient applaudir Charles Lindbergh, vainqueur de l'Atlantique Nord sur son "Spirit of Saint Louis". Une foule énorme accueillera aussi Édouard Daladier le 29 septembre 1938 après la signature des accords de Munich.

[modifier] La Seconde Guerre mondiale

[modifier] Les évolutions récentes


[modifier] Administration

Liste des maires successifs de Le Bourget[4]
Période Identité Parti Qualité
2008 en cours Vincent Capo-Canellas NC
2001 2008 Vincent Capo-Canellas NC
1995 2001 Frédéric Gailland UDF
1993 1995 Albert Le Bris
1977 1993 André Cadot
1965 1977 Maurice Houyoux
1959 1965 Charles Corre
1945 1959 Gustave Mary
1944 1945 Maurice Drouard
1925 1944 Antonin Poggioli SFIO
1908 1925 Victor Cavillon
1904 1908 Eugène Martin
1895 1904 Jules Delaunay
1893 1895 Joseph Groulard
1888 1893 Pierre Ancel
1880 1888 Charles Paris
1876 1880 Emile Buottourenville
1871 1876 Pierre Delaplace
1862 1871 Michel Le Crosnier
1843 1862 Jules Laforest
1828 1843 Claude Bourg
1816 1828 Pierre Musnier
1808 1816 Denis Mitton
1802 1808 Gabriel Rousselet
1795 1802 Jean Charlemargne
1795 1795 Pierre Godart
1793 1795 Robert Gouffre
1791 1793 Pierre Godart
1789 1791 Jean Charlemargne
1788 1789 Robert Chauveau
1787 1788 Robert Gouffe

Lors des municipales 2008, la liste conduite par Vincent Capo-Canellas, maire sortant NC a été élue dès le premier tour avec 61,2 % des exprimés[5].

[modifier] Démographie

  • Feux en 1709 : 95
  • Feux en 1788 : 90
  • Habitants en 1801 : 435
  • Habitants en 1851 : 654
  • Habitants en 1906 : 3104
  • Habitants en 1954 : 8404
  • Habitants en 1999 : 12110
  • Habitants en 2006 : 12720

[modifier] Sites et monuments

  • Le Musée de l'air et de l'espace.
  • L'Aéroport du Bourget, qui fut le premier aéroport parisien, occupe une bonne partie de son territoire. Il est le premier aéroport d'affaires européen qui y accueille, tous les deux ans (mois de juin des années impaires), le Salon international de l'aéronautique et de l'espace.
    En 1935, l’architecte Georges Labro, associé à une entreprise générale, la Société Nouvelle de Construction et de Travaux, remporte le concours en vue de la construction d'une nouvelle aérogare pour l'exposition internationale de Paris de 1937. Le projet lauréat est un bâtiment à l’architecture sobre, long de 233 mètres, intégrant l’ensemble des fonctions pour l’accueil des passagers et la gestion de l’aéroport. Pas entièrement achevée pour accueillir les premiers visiteurs de l’Exposition en juin, l’aérogare sera officiellement inaugurée le 12 novembre 1937. En 1939, Le Bourget, avec 21 000 mouvements d’avions et 138 000 passagers, est le second aéroport d’Europe derrière celui de Berlin-Tempelhof[6]. Sérieusement endommagé pendant la seconde guerre mondiale, il est reconstruit à l'identique, et sert d'aéroport civil de Paris jusque les années 1970.
  • L'Église Saint-Nicolas, construite en 1742 sur les fondations d'une ancienne église datant du début du XVe siècle, a subi des travaux de restauration à la suite des combats de la guertre de 1870. Classée monument historique, on peut notamment y admirer les bas-reliefs du chœur, ainsi que des tableaux rappelant le fait d'armes de l'église du Bourget en 1870 par Georges Bergès .
  • l'École normale d'instituteurs (vers 1930)
  • Le square Charles-de-Gaulle est l'ancien parc de la cristallerie.
  • Le Parc départemental de La Courneuve se trouve aux portes du Bourget.
  • Aussi en collaboration avec la ville de Drancy, la ville du Bourget a crée une médiathèque Georges Brassens

[modifier] Personnalité de la ville

  • Napoléon y fait une halte après la bataille de la Saint-Jean.
  • Commandant Ernest Baroche, tué le 30 octobre 1870, lors de la Bataille du Bourget (Guerre franco-allemande de 1870)
  • Raymond Mulinghausen né en 1920 décédé en 2009 .Champion et juge international de plongeon et de haut-vol . Plusieurs fois champion de France. Participation au jeux olympiques de Londres en 1948 . Fondateur du Club Municipal du Bourget natation en 1946.
  • Bernard Tapie a vécu au Bourget dans les années 1950/1960 où il a fréquenté l'école Edgar Quinet (aujourd'hui collège Didier Daurat). Il habitait avec ses parents et son frère cadet Jean-Claude, au n°11 de l'avenue Baudoin, dans un immeuble très modeste qui existe toujours.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Livret thématique Paris-Le Bourget - Histoire d'un aéroport, du Musée de l'Air et de l'Espace, 1997

[modifier] Notes, sources et références

  1. Source : Abbé Lebeuf, Histoire de la banlieue ecclésiastique de Paris, 1755 ).
  2. Source : Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis
  3. Source : [1]
  4. Liste des maires de Le Bourget sur www.francegenweb.org
  5. Résultats des élections municipales 2008 - 1er tour
    Votants : 54,5%
    Exprimés : 52,4%
    Liste Capo-Canellas : 61,2% des exprimés - 27 sièges
    Liste Durand - 16,1 % - 3 sièges
    Liste Mahon (PS) : 22,7 % des exprimés - 3 sièges
    Source : Le Parisien
  6. Sources : Sie Architectures de l'aéronautique

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