Gaffiot

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Le Gaffiot, du nom de son auteur Félix Gaffiot (1870-1937), est un dictionnaire du latin vers le français devenu usuel et classique pour le public latiniste francophone. Il a été publié en 1934, à la suite des travaux que son auteur a réalisés après une commande de l'éditeur Hachette.

Le Gaffiot est évoqué dans le 45e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.

Présentation[modifier | modifier le code]

Dictionnaire Gaffiot, première édition

Dans son édition originale non abrégée, le Gaffiot est un imposant ouvrage de plus de 1 700 pages. Ses illustrations et sa typographie l'ont rendu célèbre.

La version 2000 de ce dictionnaire comprend en outre un atlas en couleurs, une bibliographie, une chronologie, les règles de la scansion latine, une table des poids, des mesures et des monnaies.

Fortune[modifier | modifier le code]

Le Gaffiot a remplacé le Quicherat et Daveluy, qui régnait sur les études latines depuis 1844. Depuis, il s'est imposé partout, dans sa version complète ou abrégée. En 2001 a paru une nouvelle édition enrichie, réalisée par Pierre Flobert sur la base de 70 000 fiches (50 000 pour les noms communs, 20 000 pour les noms propres).

Critiques[modifier | modifier le code]

Au regard des études les plus récentes, certains auteurs du XXIe siècle signalent que le travail de Félix Gaffiot comprend quelques erreurs et approximations mineures, par exemple en ce qui concerne l'usage respectif de a (devant consonne) ou de ab (devant voyelle)[1]. Le journaliste Ugo Rankl affirme par ailleurs en 2001 dans Le Point que ce dictionnaire, dans sa version originale, est expurgé de tout terme à connotation sexuelle[2]. La simple consultation de l’édition de 1934 montre cependant que nombre de termes à connotation sexuelle sont bien présents, mais possèdent une traduction allusive ou indirecte. Ceux-ci ont été réintroduits dans la dernière édition de l'ouvrage, réalisée par Pierre Flobert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anonyme, Peut-on faire confiance à Félix Gaffiot ?, Institut Vitruve.
  2. Ugo Rankl, « Les grivoiseries du nouveau "Gaffiot" », Le Point, no 1485,‎ 2 mars 2001, p. 72 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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