Pierre Louis Rouillard
Pierre Louis Rouillard
| Naissance | 16 janvier 1820 Paris |
|---|---|
| Décès | 2 juin 1881 (à 61 ans) Paris |
| Nationalité | |
| Activité(s) | sculpteur |
| Maître | Jacquot, Jean-Pierre Cortot |
| Élèves | François Pompon |
| Récompenses | Légion d'honneur |
Pierre Louis Rouillard, (Paris, 16 janvier 1820 - Paris, 2 juin 1881), est un sculpteur français. Il produisit de très nombreuses sculptures animalières. Contrairement aux autres sculpteurs de cette spécialité, il ne réalisa que très peu de petits bronzes, privilégiant les œuvres monumentales travaillées en pierre, bronze ou fonte de fer.
Sommaire |
[modifier] Biographie succincte
En 1832, il fut l'un des tout premiers élèves de Georges Jacquot dans la nouvelle classe de sculpture à l'École royale gratuite de dessin et de mathématiques (l'actuelle École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris). En 1837, il entra à l'École des Beaux-Arts à Paris où il fut l'élève de Jean-Pierre Cortot. Il revint ensuite comme professeur de sculpture et d'anatomie à l'École de dessin et de mathématiques de 1840 à 1881, où il eut notamment comme élève le sculpteur animalier François Pompon.
Il y fut également professeur d'anatomie comparée, après avoir été sculpteur pour le Muséum d'histoire naturelle, ce qui explique la précision de ses sculptures d'animaux qu'il aimait à considérer comme des portraits d'animaux.
Il dirigea des équipes de sculpteurs pour les travaux menés au palais du Louvre sous la direction de Duban, puis Lefuel. On lui doit la conception et une partie de la réalisation de la salle du manège, ainsi que le décor de la cour des écuries (actuelle cour Lefuel), notamment les groupes en bronze de combats d'animaux.
Il réalisa des sculptures, généralement animalières, pour de nombreux châteaux et les grands décors parisiens du XIXe, comme l'Opéra de Paris, le palais du Louvre, la fontaine Saint-Michel ou le tribunal de commerce de Paris. Il réalisa également vingt-quatre groupes d'animaux destinés à la décoration du palais de Beylerbeyi à Constantinople.
Ses œuvres monumentales, en pierre ou en bronze, furent très largement reproduites en fonte de fer pour le décor de parcs et lieux publics, par exemple au jardin du Grand Rond à Toulouse.
Rouillard fut aussi célèbre pour ses modèles confiés aux grands orfèvres du XIXe siècle, comme Froment-Meurice ou Christofle. On note par exemple ses nombreux prix de concours agricoles, mais aussi des pièces prestigieuses comme des grands surtouts de table, comme celui du palais des Tuileries[1],[2].
Il fut décoré des palmes académiques et fait chevalier de la Légion d'honneur.
Mort sans enfant en 1881, il est inhumé au cimetière d'Issy. La guerre de 1871 détruisit la quasi-totalité de ses modèles en plâtre ou terre. Ce qui restait fut égaré et détruit dans les réserves de l'école des Arts décoratifs, la dernière vague de destruction datant de 1968.
Ce fut l'ouverture du musée d'Orsay et l'action d'Anne Pingeot (comme directrice de thèse) qui permirent à Rouillard comme à tant d'autres sculpteurs de la période de sortir de l'oubli.
[modifier] Quelques œuvres
- Cheval à la herse, fonte de fer monumentale de 1877, originellement pour l'Exposition universelle de 1878 au palais du Trocadéro, actuellement sur le parvis du musée d'Orsay à Paris ;
- Lion assis, en marbre au palais de Beylerbeyi à Istanbul, rive asiatique ;
- La Chienne et La Louve, deux statues de bronze à l'entrée du jardin du Grand Rond à Toulouse. Œuvre acquise à l'occasion de l'Exposition de 1865(?) et provenant des fonderies Durenne à Sommevoire en Haute-Marne ;
[modifier] Notes et références
- Claudia Kanowski, « Les surtouts de table d'orfèvrerie, signes du Paraître de la riche bourgeoisie et de la noblesse parisiennes au XIXe siècle », in Paraître et apparences en Europe occidentale du Moyen Age à nos jours, Isabelle Paresys (dir.), Presses universitaires du Septentrion, 2008. Consultable en ligne sur Google Livres.
- Pièce centrale du surtout des Tuileries sur la base Joconde, ministère de la Culture.
[modifier] Liens externes
- Société d'Histoire du Vésinet, « Le Cerf du Rond-Point Royal », œuvre de Rouillard, Vivre au Vésinet n°94, décembre 1991.
- Pierre Louis Rouillard sur le site Insecula.