Pierre Louis Rouillard

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Pierre Louis Rouillard

Naissance 16 janvier 1820
Paris
Décès 2 juin 1881 (à 61 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités sculpteur
Maîtres Jean-Pierre Cortot
Élèves François Pompon
Récompenses Légion d'honneur

Œuvres réputées

Cheval à la herse (1878)

Pierre Louis Rouillard, né le 16 janvier 1820 à Paris, mort dans la même ville le 2 juin 1881, est un sculpteur français.

Il produisit de très nombreuses sculptures animalières. Contrairement aux autres sculpteurs de cette spécialité, il ne réalisa que très peu de petits bronzes, privilégiant les œuvres monumentales travaillées en pierre, bronze ou fonte de fer.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cheval à la herse (1878), musée d'Orsay, Paris.
La Chienne (1865), jardin du Grand Rond à Toulouse.
La Louve (1865), jardin du Grand Rond à Toulouse.

En 1832, il est l'un des tout premiers élèves de Georges Jacquot dans la nouvelle classe de sculpture à l'École royale gratuite de dessin et de mathématiques (l'actuelle École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris). En 1837, il entre à l'École des beaux-arts de Paris où il est l'élève de Jean-Pierre Cortot. Il devient ensuite professeur de sculpture et d'anatomie à l'École de dessin et de mathématiques de 1840 à 1881, où il eut notamment comme élève le sculpteur animalier François Pompon.

Il y est également professeur d'anatomie comparée, après avoir été sculpteur pour le Muséum d'histoire naturelle, ce qui explique la précision de ses sculptures d'animaux qu'il aimait à considérer comme des portraits d'animaux.

Il dirige des équipes de sculpteurs pour les travaux menés au palais du Louvre sous la direction de Félix Duban, puis Lefuel. On lui doit la conception et une partie de la réalisation de la salle du manège, ainsi que le décor de la cour des écuries (actuelle cour Lefuel), notamment les groupes en bronze de combats d'animaux.

Par ailleurs, Rouillard réalise des sculptures, généralement animalières, pour de nombreux châteaux et les grands décors parisiens du XIXe siècle, comme l'Opéra de Paris, la fontaine Saint-Michel ou le tribunal de commerce de Paris. Il réalise également vingt-quatre groupes d'animaux destinés à la décoration du palais de Beylerbeyi à Constantinople.

Ses œuvres monumentales, en pierre ou en bronze, sont très largement reproduites en fonte de fer pour le décor de parcs et lieux publics, par exemple au jardin du Grand Rond à Toulouse.

Rouillard est aussi célèbre pour ses modèles confiés aux grands orfèvres du XIXe siècle, comme Froment-Meurice ou Christofle. On note par exemple ses nombreux prix de concours agricoles, mais aussi des pièces prestigieuses comme des grands surtouts de table, comme celui du palais des Tuileries[1],[2].

Il est décoré des palmes académiques et nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Mort sans enfant en 1881, Pierre Louis Rouillard est inhumé au cimetière d'Issy. La guerre de 1871 détruisit la quasi-totalité de ses modèles en plâtre ou terre. Ce qui restait fut égaré et détruit dans les réserves de l'École des arts décoratifs, la dernière vague de destruction datant de 1968.

Ce fut l'ouverture du musée d'Orsay et l'action d'Anne Pingeot (comme directrice de thèse) qui permirent à Rouillard comme à tant d'autres sculpteurs de la période de sortir de l'oubli.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Une liste exhaustive se trouve dans la thèse de Bernard-Yves Cochain sur Pierre-Louis Rouillard qui contient un catalogue raisonné de toutes les œuvres de cet artiste. Il s'agit d'une biographie comportant la liste des œuvres de Pierre-Louis Rouillard en regard des événements historiques de la période[3].

  • La Chasse au Sanglier, 1841, groupe sculpté en terre cuite, dont le socle est décoré de bas-reliefs en terre-cuite, château de la Montagne (Saint-Honoré-les-Bains)
  • La Chienne et La Louve, 1858, deux groupes en fonte de fer à l'entrée du jardin du Grand Rond à Toulouse, copie des groupes en bronze de la cour Lefuel du palais du Louvre
  • Cheval à la herse, 1877, fonte de fer, parvis du musée d'Orsay à Paris[4]
  • Lion assis, 1864, marbre, palais de Beylerbeyi à Istanbul
  • Cheval Dollar, 1868, bronze, à Maisons-Laffitte, près de l'entrée du champ de courses

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claudia Kanowski, « Les surtouts de table d'orfèvrerie, signes du Paraître de la riche bourgeoisie et de la noblesse parisiennes au XIXe siècle », in Paraître et apparences en Europe occidentale du Moyen Age à nos jours, Isabelle Paresys (dir.), Presses universitaires du Septentrion, 2008. Consultable en ligne sur Google Livres.
  2. Pièce centrale du surtout des Tuileries sur la base Joconde, ministère de la Culture.
  3. Bernard-Yves Cochain, « Pierre-Louis Rouillard, Sculpteur animalier et professeur de sculpture et d'anatomie - 1820-1881) », dans Diplôme de Recherche approfondie de l'École du Louvre, Anne Pingeot (directrice de Thèse), éditeur ?, 1997.
  4. Notice sur le site du musée d'Orsay.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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