Walschbronn

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Walschbronn
Le village.
Le village.
Blason de Walschbronn
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Christian Schwalbach
2014-2020
Code postal 57720
Code commune 57741
Démographie
Gentilé Walschbronnois
Population
municipale
496 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 57″ nord, 7° 28′ 55″ est
Altitude Min. 247 m – Max. 387 m
Superficie 10,11 km2
Localisation

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Liens
Site web walschbronn.fr

Walschbronn est une commune française située dans le département de la Moselle, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est. Le village fait partie du pays de Bitche, du parc naturel régional des Vosges du Nord et du bassin de vie de la Moselle-Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe à l'extrémité nord-est du pays de Bitche et à la frontière franco-allemande, en pays découvert. Il se situe dans la vallée du Schwartzbach, un affluent de la Horn, sur la route de Volmunster à Pirmasens.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Localités avoisinantes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Opperding, Rolbing, Riedelberg (Allemagne), Dorst Bottenbach (Allemagne) Rose des vents
Breidenbach, Waldhouse N Kröppen (Allemagne)
O    Walschbronn    E
S
Bousseviller Liederschiedt Schweix (Allemagne), Hilst (Allemagne), Trulben (Allemagne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique, Wallo, suivi du germanique brunna, « source »[1].
  • Anciennes mentions : Galesburas (1080-90), Walsburn (1170), Walsborn (1204), Walleburne (1318), Walsburen (1361), Waldsborn et Valdsbroun (1594), Wallsbronen (1607), Valsebron (1611), Walspron (1624), Walsbrun et Walsbronn (1756), Walsbroun (1762), Valsbronne (1771), Valzbroun/Valtzbronn/Valsbroun/Vadsborn ou Walschbroun (1779), Walsbronne (1793), Valschbronne (1801).
  • L'orthographe actuelle de Walschbronn est celle du tableau officiel des distances arrêté et publié en 1854 par M. le préfet de la Moselle[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur le ban de la commune, riche en vestiges archéologiques, ont été mis au jour une station mésolithique, des sites gallo-romains, un habitat du IIe siècle avec un petit artisanat de bronzier et une inscription dédiée à Apollon et Sirona, sa parèdre. Le village est mentionné en 1080 sous la forme Galesburas, puis en 1155, Walsbronn, du nom d'homme germanique Wallo et du substantif Bronn, la fontaine. Au Moyen Âge, le village appartient à la seigneurie de Bitche et, en 1196, Frédéric de Bitche fait don de la commune à l'abbaye de Sturzelbronn. Le Weckerburg est un château fort construit à la fin du XVe siècle, vers 1490, pour Simon Wecker IV, comte de Deux-Ponts-Bitche.

Une source bitumeuse, entraînant la création d'un établissement thermal, est à l'origine de la célébrité du lieu. La présence d'une voie romaine aboutissant au village, dont des portions sont encore visibles dans la forêt au nord du village, la Homburien Wald, des inscriptions très anciennes retrouvées sur les pierres du château, révélant l'existence d'un édifice plus ancien, la présence de pierres chargées d'inscriptions antiques retrouvées lors de la réfection de l'église ainsi que des médailles romaines découvertes en plusieurs endroits du village laissent tout à penser que les eaux du village étaient déjà connues du temps des Romains. L'empereur Charles Quint, lui-même souffrant de rhumatismes, s'intéressa à la source de Walschbronn. C'est sans doute à l'occasion de son réaménagement dans les dernières années du XVIe siècle qu'a été découvert un balneum gallo-romain.

L’autorité du comte Jacob, dernier souverain de la maison de Deux-Ponts à gouverner sur Bitche, est livré par sa faiblesse et sa crédulité, à des courtisans avides et à des ministres protestants fanatiques. Les uns rendent le séjour à la source de Walschbronn suspect, les autres dispendieux et peu sûr. C'est ce qui amène les eaux, auparavant si éprouvées par le public et si louées par les médecins, à voir décliner leur fréquentation et à tomber dans l'oubli.

Vue du village au début du XXe siècle.

Durant la guerre de Trente Ans, le village est brûlé, le puits et les bains sont détruits de fond en comble, les habitants tués ou dispersés. À l’arrivée du duc Léopold, qui fera reconstruire les bains en 1713, ils ne sont plus que onze. Cent-soixante-dix maisons, bâties en bois et en terre, sont rebâties, la plupart à la façon du Wasgau. Les masures témoignent qu’il y avait anciennement plus de quatre-cents maisons, bâties en pierre. Il est probable que la fontaine a, seule, contribué à cet état florissant où le village était autrefois, puisque ni le territoire ni le commerce n’ont pu le favoriser. La terre y est très sablonneuse sur un lit bitumineux. Elle ne produit que du seigle, du blé de Turquie, du sarrasin et des menus grains, avec beaucoup de peine de la part des cultivateurs. Le commerce se borne aux moutons, qui y sont très renommés, et au bois, que l’on flotte sur le ruisseau qui coule dans le vallon et qui va se perdre dans la Horn à une demi-lieue de là, à destination de la Hollande. La situation du village n’a jamais été propice à d’autres commerces.

Après la réparation de la source, la fontaine est située au pied du jardin de Jean-Adam Oliger, maire du village, dans un bassin de bois de chêne de quatre pieds en carré. Il a été substitué à l’ancien, beaucoup plus grand, revêtu de pierre de taille cimentées, couvert et environné de grillages, avec plusieurs ornements gothiques, qui a été détruit avec la maison des bains qui était à côté. C’était un édifice solide et considérable, dont le rez-de-chaussée était divisé en plusieurs cellules. Dans chacune d'elles, on plaçait une cuve pour se baigner dans les eaux de la fontaine, que l’on faisait chauffer. Le duc Stanislas fera réparer la source en 1756, pour quelques années seulement, puisqu'en 1766, on constate que les eaux sont taries.

L'église, détruite en 1754, est reconstruite en 1785. Du point de vue administratif, le village est une commune du canton de Breidenbach de 1790 à 1801, puis il passe dans celui de Volmunster avec l'écart de Dorst.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Walschbronn Blason De sinople à la fontaine double d'argent déversant son eau dans un bassin du même, issant de la pointe sommée d'une croix celte d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 en cours Gilbert Nominé    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 496 habitants, en diminution de -6,77 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
649 725 875 1 178 968 866 805 890 779
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
792 779 741 745 738 741 782 826 797
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
779 729 701 438 519 542 552 539 532
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
478 525 533 524 496 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population, relativement stationnaire jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, a baissé depuis cette époque. Elle comptait 929 habitants en 1817, 741 en 1900 et seulement 532 au recensement de 1982.

Entre 1811 et 1835, le village de Waldhouse appartenait à la commune de Walschbronn.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ruines du château du Weckerburg.
  • Les ruines du château du Weckerburg, construit vers 1490 pour le comte Simon Wecker IV de Deux-Ponts Bitche. Abandonné, il tombe en ruines dans la deuxième moitié du XVIe siècle. Il en subsiste encore les fondations et une partie de la tour, restaurées par le Club vosgien après 1945, qui offrent une vue privilégiée sur les trois vallées accueillant le village.
  • Dans la rue des Juifs, une ferme à deux corps datée de 1801, témoigne une fois encore la persistance des formes du XVIIIe siècle. Le corps en retour d'équerre est réservé à la porcherie et au poulailler.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Benoît.
Chapelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.
  • Dictionnaire minéralogique et hydrologique de la France, Buckhoz, 1772.
  • Notice de la Lorraine, Dom Calmet, 1757.
  • Description des gîtes de minerai de la Lorraine méridionale, Philippe-Frédéric de Dietrich, Paris 1799.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  2. Jules Thilloy, Dictionnaire topographique de l'arrondissement de Sarreguemines, 1861.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .