Sturzelbronn

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Sturzelbronn
Sturzelbronn
Portail de l'ancienne abbaye.
Blason de Sturzelbronn
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Guillaume Krause
2020-2026
Code postal 57230
Code commune 57661
Démographie
Gentilé Sturzelbronnois
Population
municipale
174 hab. (2019 en diminution de 2,79 % par rapport à 2013)
Densité 5,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 27″ nord, 7° 35′ 12″ est
Altitude Min. 228 m
Max. 454 m
Superficie 32,51 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bitche
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Sturzelbronn
Liens
Site web www.sturzelbronn.fr

Sturzelbronn [ʃtyʁtsəlbʁɔn] est une commune française du département de la Moselle en région Grand Est.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Sturzelbronn est situé à 53,8 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le terroir du parc naturel régional des Vosges du Nord. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans la communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 46 localités autour de Bitche. En 2019, la population légale est de 174 habitants, appelés les Sturzelbronnois.

Le village est surtout connu pour son ancienne abbaye cistercienne, dont il ne subsiste aujourd'hui plus que quelques rares vestiges.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe dans la vallée de la Schnepfenbach, et la partie la plus orientale du pays de Bitche, le pays couvert, à l'extrême nord-est du département de la Moselle. Il se situe sur l'ancienne voie romaine menant de Bitche à Wissembourg, à la limite de l'Alsace.

Accès[modifier | modifier le code]

Localités avoisinantes[modifier | modifier le code]

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Potaschhütte, Altzinsel, Bremendell, Hartzhoff, Kobrett.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau le Schwarzbach, le ruisseau le Rothenbach, le ruisseau le Neudoerforbach, le ruisseau le Schafweiherbach, le ruisseau Moosbach et le ruisseau Schnepfenbach[Carte 1].

Le Schwarzbach, d'une longueur totale de 23,8 km, prend sa source dans la commune de Roppeviller et se jette dans la Falkensteinerbach à Reichshoffen, en limite avec Kalhausen, après avoir traversé six communes[1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Sturzelbronn.

Gestion et qualité des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Moder ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin versant de la Moder, d'une superficie de 1 720 km2, est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat des eaux et de l’assainissement Alsace-Moselle[2]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le SDAGE du Bassin Rhin-Meuse[3].

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment du ruisseau le Schwarzbach, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi en 2019, dernière année d'évaluation disponible en 2022, l'état écologique du ruisseau le Rothenbach était jugé bon (vert)[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sturzelbronn est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. La commune est en outre hors attraction des villes[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (94,6 %), prairies (4,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,9 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sturzelbronn : Sturizelebornen (1196), Sturzelenboren (1274), Stuscelbronn (1295), Sturzelburn (1302), Sturcelburne (1314), Sturzelburn (1417), Sturzelburne (1467), Sturzelbronn (1539), Sturzelbrun (1557), Zturzelbrun (1576), Sturzelborn (1594), Sturzelborn (1606), Stilzbrone (1711), Stulzelbronn (1751), Stilzbronn (1756), Stultzbronn (1763), Stilsbronn (1769), Stirzelbronn (1779), Sturzelbronne (1793), Sturtzelbronn (1801), Stürzelbronn (1871-1918). En francique lorrain : Stirzelbrunn[11] (fontaine avec petite chute).
  • Altzinsel : Altzinsel (1755), Vieille-Zinzel (1771), La Vieille-Zenzel (1779), Alt-Zinzel (carte ét.-maj.), Altzingel (1854)[12].
  • Bremendell : Brehendahl (1779), Bremendehel (1862), Brœnne-Dœl (carte de l'état-major)[12].
  • Hartzhoff : Hartzhoffen (1779), Hartz (dictionnaire Viville)[12].
  • Kobrett (Deutsch et Welsch) : Cobart (1178), Chobart (1348), Cobehart (1417), Kobert (1779)[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fragments de sculptures de l'époque gallo-romaine témoignent de l'antiquité du site, déjà mentionné en 1155 sous sa forme actuelle, signifiant fontaine jaillissante. Vieille terre lorraine, le pays de Bitche est une des premières possessions des ducs de Lorraine qui érigent au début du XIIe siècle un château à l’emplacement de l’actuelle citadelle et l'abbaye de Sturzelbronn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Auguste Hoff   Nomination par l'Administration Américaine à la Libération
1947 1971 Alexandre Perès    
1971 1983 Joseph Balva    
1983 2014 Alphonse Steiner    
2014 En cours Guillaume Krause    
Les données manquantes sont à compléter.

Du point de vue administratif, le village est commune du canton de Bitche depuis 1790.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2019, la commune comptait 174 habitants[Note 2], en diminution de 2,79 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
181240249340324348421438357
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
304283272300295295288302271
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
272290287241241234239239205
1990 1999 2006 2011 2016 2019 - - -
178189201183178174---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16]. |recens-prem=2006 .)
Histogramme de l'évolution démographique

La population, peu importante, a augmenté jusqu'au milieu du XIXe siècle, passant de 215 habitants à 385 en 1851. Depuis elle n'a pas cessé de décroître et ne comptait plus que 179 habitants au recensement de 2014.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monastère vise à l'origine à une relative autarcie, avec des moines agriculteurs, éleveurs et techniciens agricoles : pisciculture, digues, moulins, fabrique de sels de potasse, forges, scierie, tuilerie, faisanderie...

  • les caves creusées dans le grès, cellier troglodytique, anciennes carrières, glacière des moines à la Vallée des Vaches (Kuhtal),
  • le mur d'enceinte,
  • l'hospice,
  • l'hostellerie,
  • la boulangerie,
  • la maison de la Dîme,
  • l'école de l'abbaye,
  • la promenade des moines,
  • la maison du portier,
  • la maison du marcaire,
  • le pilori,
  • la chapelle des étrangers,
  • les digues et forges de Graffenweiher et Jaegerthal,
  • la forge de Strurzelbronn,
  • la borne dite Pierre de Corvée,
  • la Main du Prince, évoquant à la fois une bataille du XIIIe siècle et la chanson du Waltharilied.
  • la Montagne de la Croix (Kreuzberg),
  • le Rocher des Cloches (Glockenfels),
  • les granges et dépendances, centres d'exploitation agricole (de 200 à 300 hectares), exploitées par des frères convers, sous la surveillance d'un frère cellérier,
  • les diverses censes et manses, fermes (affermées à des civils), dont le vieux Mühlenbach,
  • l'écart disparu d'Altzinsel près de l'Erbsenthal.
  • la Bremendell,
  • les trois sentiers transfrontaliers balisés et paysagers,
  • divers vestiges gallo-romains : pierre sculptée d'un monument funéraire,
  • et les nombreux et remarquables sites rocheux, de grès rose des Vosges, si typiques pour le secteur, exemples : Kleiner Hundskopf et Grosser Hundskopf, Pilsfels et Geierfels ou Geierstein, Glockenfels et Luchsfels, Falkenberg et Rothenberg, Kandelfels et Landersberg, Kohlberg et Abrahamfels, Kreuzberg, Erbsenfels, etc.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

La vie matérielle du monastère, globalement à l'origine d'une renaissance du pays de Bitche à cette époque, ne cède rien à la vie spirituelle :

  • vestiges de l'abbaye cistercienne, fondée en 1135 par saint Bernard.
  • église Sainte-Élisabeth, ancienne chapelle de l'abbaye.
    • sarcophage de sépulture seigneuriale, réutilisé, extérieur,
    • pierres tombales, intérieures,
    • et, donnant autrefois accès aux bâtiments entourés d'un mur de clôture, le portail à fronton triangulaire porté par des piédroits à table rentrante, qui date des premières décennies du XVIIIe siècle et constitue l'un des derniers témoignages de la reconstruction de l'abbaye à cette époque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au lion de sable, terrassé ondé d'azur, à la cotice de gueules
Commentaires : Il s'agit des armes de l'abbaye de Sturzelbronn, auxquelles a été ajouté le terrassé ondé, représentant l'eau courante d'une fontaine (Brunnen, Bronn).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Boulangé, « Nouvelles recherches sur Sturzelbronn », dans L'Austrasie, volume 3, 1855, p. 247-260 (lire en ligne)
  • L'abbaye cistercienne de Sturzelbronn, Jérôme MICELI, 1994. Archives Municipales de Sarreguemines.
  • Les moulins et scieries du Pays de Bitche, Joël Beck, 1999.
  • Le Pays de Bitche 1900-1939, Joël Beck, 2005.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Sturzelbronn » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « le ruisseau le Schwarzbach »
  2. « SAGE Moder », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  3. « Les SDAGE des districts Rhin et Meuse (2022-2027) », sur www.eau-rhin-meuse.fr (consulté le )
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Geoplatt
  12. a b c et d Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868, Impr. nationale, Paris
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.