Saint-Louis-lès-Bitche

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Louis.
 Ne pas confondre avec Saint-Louis, commune du canton de Phalsbourg.
Saint-Louis-lès-Bitche
La cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche.
La cristallerie de Saint-Louis-lès-Bitche.
Blason de Saint-Louis-lès-Bitche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Bitche
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Bitche
Maire
Mandat
Fabien Ledig
2014-2020
Code postal 57620
Code commune 57619
Démographie
Gentilé Ludoviciens
Population
municipale
512 hab. (2013)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 20″ Nord 7° 21′ 15″ Est / 48.9889, 7.3542
Altitude Min. 256 m – Max. 403 m
Superficie 4,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de Moselle
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de Moselle
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Louis-lès-Bitche
Liens
Site web http://www.saint-louis-les-bitche.com

Saint-Louis-lès-Bitche est une commune française située dans le département de la Moselle, dans la région administrative Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Village rural de Lorraine, du pays de Bitche et du bassin de vie de la Moselle-est, Saint-Louis-lès-Bitche est situé à 53,6 km au nord-ouest de Strasbourg, dans le terroir du parc naturel régional des Vosges du Nord. Au niveau intercommunal, la municipalité est intégrée dans le communauté de communes du Pays de Bitche qui regroupe 37 localités autour de Bitche. En 2013, la population légale est de 512 habitants, appelés les Ludoviciens et Ludoviciennes.

Le village est surtout connu pour sa cristallerie Saint-Louis et son musée du cristal qui peuvent être visités : les fours, la taillerie, la lustrerie, le magasin d'usine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie de Moselle-est.

Localisation et communes avoisinantes[modifier | modifier le code]

Située à l’est du département de la Moselle, la commune de Saint-Louis-lès-Bitche appartient au canton de Bitche et à l’arrondissement de Sarreguemines.

À vol d'oiseau, Saint-Louis se situe à 53,6 km au nord-ouest de Strasbourg, chef-lieu de région, à 86,1 km à l'est de Metz, chef-lieu de département, à 24,8 km au sud-est de Sarreguemines, chef-lieu d'arrondissement et à 9,6 km au sud-ouest de Bitche, chef-lieu du canton et de la communauté de communes du Pays de Bitche[1].

Communes limitrophes de Saint-Louis-lès-Bitche
Enchenberg Lemberg
Montbronn Saint-Louis-lès-Bitche Goetzenbruck
Soucht Meisenthal

Présentation du ban communal[modifier | modifier le code]

Tableau d'Édouard Pingret de 1836 donnant une vue générale de l'usine.

En pays couvert, dans un vallon encaissé creusé par le ruisseau de Saint-Louis et ses affluents, le village est une création récente liée à l'installation de la verrerie et à un défrichement tardif.

Au sortir de la forêt de Dürrenwald, la route venant de Lemberg débouche sur un profond vallon. Ce site exceptionnel est occupé par la cristallerie et les maisons ouvrières, l'église paroissiale surplombant la vallée. Imbriqués les uns dans les autres, les bâtiments industriels, construits tout au long du XIXe siècle, se rattachent à l'architecture régionale plus qu'à l'architecture industrielle, par leurs toits de tuiles à longs pans et croupes et l'emploi de matériaux locaux tels que le moellon crépi et le grès appareillé.

Les cités et les maisons ouvrières ont envahi tout l'espace disponible autour de la cristallerie, jusque dans les vallons adjacents et sur les flancs du coteau au nord-ouest. Dans la rue Didierjean, au nord de l'usine, se font face des immeubles et des dépendances toutes construites sur le même modèle, destinées à abriter les chèvres, le petit matériel agricole, le fourrage et le bois de chauffage.

Climat[modifier | modifier le code]

Les données météorologiques du tableau ci-dessous sont celles de la station météo de l'aéroport de Sarrebruck-Ensheim, située à 31 km au nord-ouest de Saint-Louis.

Températures et précipitations moyennes à Sarrebruck[2]

Mois Jan. Fév. Mars Avr Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
Températures moyennes (°C) 1,0 2,0 5,5 8,4 12,9 15,7 18,0 18,0 14,3 9,7 4,5 2,1
Précipitation moyenne totale (mm) 69,9 59,0 64,5 56,8 74,1 77,6 78,0 59,7 66,1 81,8 84,4 93,3
Sources des données : Deutscher Wetterdienst

Le climat qui règne à Saint-Louis est tempéré, froid et de type océanique. Situé au nord du massif montagneux des Vosges, dans le pays couvert, le village est peu exposé aux vents mais des précipitations importantes y sont enregistrées toute l'année. Ainsi, les hivers connaissent des précipitations neigeuses assez fréquentes.

Voies de communications et transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Au sud du Pays de Bitche, Saint-Louis semble isolé des grands axes routiers. Pourtant, la commune se situe bien à proximité d’un réseau dense de voies de communication. En effet, Saint-Louis est au sud du triangle Rohrbach-lès-Bitche (9km au nord) - Bitche (10km au nord-est) - Sarre-Union (20km au sud-ouest). Ces trois bourgs sont très bien desservis par des routes à grande circulation.

Montbronn se raccorde à la RN62 (Sarreguemines-Bitche-Haguenau) à Petit-Réderching, via Enchenberg et la route départementale RD36. La liaison vers Bitche s’effectue par la route départementale RD37 via Lemberg et vers Sarre-Union et l’échangeur de l’autoroute A4 (vers Metz ou Strasbourg) par la RD83 à Montbronn. La commune en elle même est traversée par la RD36A qui relie Montbronn à Lemberg ainsi que par la RD37A qui vient de Goetzenbruck au sud.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le village disposait autrefois d'une gare, qui fut de 1897 à 1971 le terminus d'une ligne de chemin de fer allant à Wingen-sur-Moder. Elle est aujourd'hui désaffectée. La ligne de chemin de fer Sarreguemines-Bitche desservait de 1869 à 2014 les gares ferroviaires des communes voisines d'Enchenberg et de Lemberg. Cette ligne ferroviaire étant désaffectée depuis 2014, ces gares sont maintenant desservies par une liaison d'autocars TER Lorraine. De nos jours, la gare ferroviaire SNCF la plus proche est la gare de Wingen-sur-Moder, en service depuis 1895 sur la ligne Sarreguemines-Strasbourg[3].

Des ramassages vers le collège de Lemberg[4] et vers les lycées et collège de Bitche sont organisés lors des périodes scolaires.

Réseau aérien[modifier | modifier le code]

L’aéroport de Sarrebruck-Ensheim se situe à 47,5 km (liaison avec les grandes villes allemandes), celui de Strasbourg-Entzheim à 71,8 km (liaison avec les grandes villes françaises et européennes). L’aéroport international de Francfort est distant de 202 km du village. L’aéroport de Deux-Ponts37,5 km) qui offrait des liaisons quotidiennes vers Berlin et Majorque n'est plus exploité depuis octobre 2014.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Village[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions[5],[6],[7] : Munzthal (littéralement la vallée des moines[8]) () ; Monstal () ; Monsthal () ; Monstal () ; Monsthal () ; Muntedahl () ; Müntzhall () ; Saint-Louis () ; Münsthal ().
  • En francique lorrain : Minzdal. En allemand Münzthal.
  • Sobriquet des habitants : Minzdaler Scheissdaïwle, « les démons de la chiasse de Saint-Louis » ou Minzdaler Schissere, conséquences de l'épidémie de dysenterie qui eut lieu dans la municipalité à la fin du XVIIe siècle[9].

Écarts[modifier | modifier le code]

  • Langlach, hameau aujourd'hui englobé par le village. Il est mentionné pour la première fois en 1859 et se situait sur l'actuelle place Lasalle.
  • Mühl, un village disparu au lieu-dit Münzthaler Mühle (moulin de Saint-Louis-lès-Bitche), mentionné à partir de 1727. Ses maisons sont démolies en 1898 pour faire place à la nouvelle gare.
  • Münzthal, hameau à l'origine du village et de sa verrerie.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Bebersbach, ruisseau prenant sa source au nord-ouest de la commune vers Enchenberg.
  • Dürrenwald, forêt sur la route de Lemberg.
  • Étang de la Boucherie, étang à l'est du village.
  • Franzosenkopf, lieu-dit au sud de la commune vers Schieresthal où se trouve le Chêne de la Liberté.
  • Hellscheid, colline au sud-ouest de la Langlach et qui surplombe la vallée du Rehtal.
  • Klabacherthal, vallée au sud de la commune où passe la route départementale D37A allant à Goetzenbruck.
  • Le Gros Chêne ou chêne Georgel, un arbre de la liberté près de Schieresthal.
  • Keggelplatz, lieu-dit au sud-est du village.
  • Lembergerthal, vallée à l'est de la commune connue pour son étang de pêche, l'étang de Lemberg.
  • Rehtal, vallée à l'ouest de la commune, au niveau de la rue des Biches.
  • Steinberg, colline au nord-ouest de la commune vers Enchenberg où passait jadis la voie ferrée militaire de Saint-Louis à Simserhof.
  • Brunnenkopf, Schaftal, Spitzmatt et Rödern Weiher.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vers 1900 la cristallerie et la gare de la ligne de Wingen-sur-Moder à Saint-Louis-lès-Bitche et frontière.

L'origine du village de Saint-Louis provient de l'établissement d'une première verrerie au lieu-dit Münzthal (Mönchthal), la vallée des moines, en 1586. Elle s'explique par l'abandon de la verrerie d'Holbach l'année précédente. La guerre de Trente Ans provoque des ravages dans la région et la verrerie cesse ses activités au milieu du XVIIe siècle. En 1767, deux avocats à la Cour souveraine de Lorraine et Barrois, René-François Jolly et Pierre-Étienne Ollivier, obtiennent l'autorisation du roi Louis XV de ressusciter l'ancienne industrie. Elle portera le titre de verrerie royale et sera placée sous le vocable de Saint Louis, en souvenir de Louis IX. Autour des fours s'élèvent au fur et à mesure des années une chapelle, des logements pour les maîtres, les ouvriers et les fermiers, un moulin, une scierie et une platinerie.

En 1781, les nouvelles verreries royales de Saint-Louis sont parmi les premières sur le continent à mettre au point le cristal, dont l'Angleterre détenait le monopole depuis son invention en 1627 à Newcastle et que Sébastien Zoude produisait à Namur dès 1761.

La verrerie devient en 1767 la Compagnie des Cristalleries de Saint Louis, reprise en 1989 par la maison Hermès et toujours en fonction de nos jours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Du point de vue administratif, le village est un écart de Lemberg jusqu'en 1845, date de son érection en commune du canton de Bitche (46 communes pour près de 35 000 habitants depuis le redécoupage cantonal de 2014). Selon le principe de parité, deux conseillers départementaux - une femme, un homme - sont nécessairement issus des suffrages. À la suite des élections départementales des 22 et 29 mars 2015, les représentants auprès du conseil départemental de la Moselle sont Anne Mazuy-Harter (DVD) et David Suck (UDI), ancien vice-président du conseil général[10].

Depuis , Saint-Louis est rattachée à l'arrondissement de Sarreguemines. La commune dépend de la cinquième circonscription de Moselle. Le député de cette circonscription est Céleste Lett candidat sortant investi par l'UMP aux élections législatives françaises de 2012. Le 17 juin 2012, il remporte son troisième mandat avec 60,24 % des suffrages exprimés au second tour[11].

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Dans le ressort de la Cour d'appel de Metz, Saint-Louis relève du tribunal de grande instance, du tribunal d'instance, du tribunal pour enfants et du bureau foncier de Sarreguemines, de la Cour d'Assises de Moselle, du tribunal administratif de Strasbourg et de la cour administrative d'appel de Nancy[12].

La commune se trouve dans la circonscription de gendarmerie de la communauté de brigades (COB) de Bitche[13].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

carte en couleur
Situation de la C.C. du Pays de Bitche (rouge) au sein de la Moselle (gris).

Saint-Louis-lès-Bitche fait partie de la communauté de communes du Pays de Bitche (CCPB) qui regroupe en son sein trente-sept communes situées autour de Bitche. Depuis , cette institution est présidée par Francis Vogt, conseiller municipal de Bitche. Le délégué de Saint-Louis pour cette structure intercommunale est le conseiller municipal et ancien maire Julien Schilt[14].

Parmi ses nombreuses compétences, la CCPB gère le gymnase et le plateau sportif du collège de Lemberg, le gymnase et le plateau sportif du collège Kieffer de Bitche, La piscine et la médiathèque Rocca de Bitche, le site du Simserhof au Légeret, le site verrier de Meisenthal, le musée du Sabotier de Soucht, le site du moulin d'Eschviller, la collecte des ordures ménagères, l’entretien des cours d’eau et le développement touristique. Le siège administratif et les bureaux de la CCPB se situent à Bitche, au 4 rue du Général Stuhl[15].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac, RPR, élu, avait obtenu à Saint-Louis 79,95 % des suffrages et Jean-Marie Le Pen, FN, 20,05 % des suffrages ; le taux de participation était de 78,29 %.

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, UMP, élu, avait recueilli 49,71 % des suffrages et Ségolène Royal, PS, 50,29 % des suffrages ; le taux de participation était de 83,41 %.

Cinq ans plus tard, lors du second tour de l'élection présidentielle de 2012, François Hollande, PS, élu, avait recueilli 43,49 % des suffrages et Nicolas Sarkozy, UMP, 56,51 % des suffrages ; le taux de participation était de 77,60 %.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Louis-lès-Bitche Blason D'azur aux lettres S et L entrelacées surmontées d'une couronne royale, entourées de la couronne d'épines, le tout d'or, au chef d'or au lion léopardée de gueules
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Les armes rappellent le comté de Bitche et la célèbre cristallerie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2008 Julien Schilt   Retraité salarié privé
mars 2008 en cours Fabien Ledig PS Retraité salarié privé
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 512 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1861. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
784 710 733 865 864 857 697 730 807
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
882 878 805 829 936 864 811 782 743
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2008 2009 2013
708 682 677 641 634 576 539 530 512
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population est restée relativement stable. Elle compte 727 habitants en 1852, 807 en 1900 et 677 au recensement de 1982.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de la commune de Saint-Louis-lès-Bitche[17]
Habitants Superficie Densité
Classement sur la France 12 717e 32 079e 5 401e
Classement sur la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine NC NC NC
Classement sur le département de la Moselle 265e NC NC
Classement sur l'arrondissement de Sarreguemines 55e 60e 41e
Classement sur le canton de Bitche 25e 43e 8e

Cultes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Louis.

Du point de vue spirituel, le village est succursale de la paroisse de Soucht jusqu'en 1802, puis de celle de Lemberg jusqu'en 1846, avant d'être érigé en paroisse de l'archiprêtré de Bitche. L'église, construite de 1897 à 1902 en grès rose, est un somptueux bâtiment de style néoroman rhénan. Dû à l'architecte Charles Winkler et financé par la famille du Coëtlosquet, propriétaire de l'usine, elle remplace l'ancienne chapelle des verriers, bénie en 1776 et devenue trop petite.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Pratiques linguistiques[modifier | modifier le code]

Dialecte[modifier | modifier le code]

Article connexe : Francique rhénan de Lorraine.

Sur le plan culturel, la seconde moitié du XXe siècle se caractérise par la diffusion de la langue française dans le village et plus largement dans l'ensemble de la population alsacienne et mosellane. Depuis le traumatisme de l'occupation Nazi de 1940-1945, la langue allemande et le dialecte francique sont en net recul même si le canton de Bitche comptait encore 80 à 90% de locuteurs du francique lorrain en [18].

Dans les conversations en français de Moselle germanophone, outre les spécificités de l'accent francique lorrain (non distinction entre le p et le b, le ch et le j, le d et le t), la syntaxe est fréquemment bousculée par celle de l'allemand. Parmi les autres tendances lourdes figurent l'inversion entre le prénom et le nom (Muller Michel), l'usage fréquent d'abréviations pour les noms de localités ('Bronn, Ench', Goetz', Meis', Stras'), et l'emprunts de mots à la langue francique rhénane (Bix, Flammkuche, Schnaps, Scheslon, Kirb).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr): Joël Beck, Les moulins et scieries du Pays de Bitche,
  • (fr): Joël Beck, Le Pays de Bitche 1900-1939, , 128 p.
  • (fr): Paul-Édouard Glath, Du pays de Bitche en Charente-Maritime : Souvenirs de 1939-40, , 94 p.
  • (fr): Didier Hemmert, Le Pays de Bitche,
  • (fr): Francis Kochert, Laurette Michaux et Gérard Michaux, Moselle : Metz et le pays messin, pays de Bitche, Nied, Sarrebourg, Saulnois, trois frontières et bassin houiller, , 345 p.
  • (fr): Joseph Schaefer, Le Pays de Bitche, passionnément, , 174 p.
  • (fr): André Schutz, Bitche et son pays,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie », sur le site Lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2016).
  2. Fiche climatologique du Deutscher Wetterdienst
  3. « TER Lorraine », sur le site de la SNCF (consulté le 21 mars 2016).
  4. « Les transports scolaires », sur le site du conseil départemental de la Moselle (consulté le 21 mars 2016)
  5. Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Europeana, bibliothèque numérique européenne.
  8. Passé-Présent : La Moselle dévoilée n°1 (Mai-Juin 2011)
  9. « Platt: d'Spotnäme - Saint-Louis-lès-Bitche », sur tvcristal.net (consulté le 9 avril 2016).
  10. « Le Conseil Départemental », sur http://www.moselle.fr (consulté le 9 avril 2016)
  11. « Céleste Lett », sur www.nosdeputes.fr (consulté le 9 avril 2016).
  12. « Liste des juridictions compétentes pour une commune » (consulté le 9 avril 2016).
  13. « Brigade la plus proche / Saint-Louis-lès-Bitche », sur le site de la Gendarmerie nationale (consulté le 9 avril 2016).
  14. « Les élus de la Communauté de Communes du Pays de Bitche », sur http://www.cc-paysdebitche.fr/ (consulté le 9 avril 2016)
  15. « La communauté de communes » (consulté le 9 avril 2016).
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2008, 2009, 2013.
  17. « Classements démographiques de Saint-Louis-lès-Bitche » (consulté le 9 avril 2016)
  18. S. Legrand - d'après les chiffres de l'INSEE.