Beuil

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Beuil
Beuil
Beuil.
Blason de Beuil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Roland Giraud
2020-2026
Code postal 06470
Code commune 06016
Démographie
Gentilé Beuillois
Population
municipale
551 hab. (2019 en augmentation de 8,25 % par rapport à 2013)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 45″ nord, 6° 59′ 18″ est
Altitude Min. 1 040 m
Max. 2 815 m
Superficie 75,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Beuil
Liens
Site web beuil.fr

Beuil (en niçois et en vivaro-alpin Buèlh ou Buèi, en italien Boglio) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Beuillois.

La commune dispose de la station de sports d'hiver de Beuil Les Launes au col de Sainte-Anne, juste au-dessus du village, non loin de celle de Valberg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé en haut des Gorges du Cians, à 1 442 m d’altitude et à 72 km de Nice, Beuil forme avec Les Launes (commune de Beuil) et Valberg (commune de Péone), l’une des trois plus grandes stations de sports d’hiver de la Côte d'Azur, les deux autres étant Isola 2000 (commune d'Isola) et Auron (commune de Saint-Étienne-de-Tinée).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Situé en périphérie du parc national du Mercantour, le site jouit d’une faune et d’une flore riches et diversifiées : conifères, fleurs, marmottes, chamois, loups sauvages…

Sommet du Mont Mounier[1],[2].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval :

  • rivière le Cians,
  • ruisseaux le Chaudan, de Raton, du Glacet, de Vionène,
  • vallon de Challandre, de la Couillole, du Sap, de Pinguiller, de Cabane Vieille, de Roya, de Fortunette, de Saint-Sébastien.

Beuil dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 2 000 équivalent-habitants[4].

Le réseau d'eau destiné à la consommation humaine dispose de deux captages, la source Fuont de l'Oule et la source du Tailler[5].

Les autres sources sont : Decontent et Dest Pierre, Ciriei-Garnier-Gaillarde, Ciriei, du bois Garnier[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Beuil.

Voies routières[modifier | modifier le code]

Accès par la départementale D30 par Villars et Roubion et la départementale D28 par Valberg[8].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Autocars au départ Nice : ligne 770[9].

Lignes SNCF[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dénominations antiques[modifier | modifier le code]

Sur le site « beuil.com », il est écrit, sans citer les sources : « Les premières tribus ligures qui occupèrent Castrum Boliacum, Ambolicenses, Bolium, Boliaco, Bolio ou Boleo, ou Boglio, furent les Velaunes, peuple qui vivait d'élevage, de chasse et de pêche »

L'appellation Ambolicences est intéressante et permet de rapprocher ce toponyme du mot celte Ambo : « gué, lieu de passage sur une rivière » (cet ancien fief des Grimaldi fut un lieu de passage et de relais des voyageurs romains puis gallo-romain montant ou descendant de Cimiez).

Beuil est issu, probablement, de la racine pré-indo-européenne bol qui signifie « hauteur ».

Formes actuelles, récentes et traditionnelles[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

En haut des gorges du Cians, avec des allures de place forte, Beuil excite très rapidement la convoitise des Romains. Les bergers ligures qui l’habitent sont emportés sous le nombre. Castrum Boliacum sert dès lors de relais aux armées romaines entre l’Italie et la cité romaine de Cimiez (au-dessus de Nice).

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les rivalités entre grands du Moyen Âge sont féroces. Lorsque la population souffre, elle ne manque pas de répondant et sait se faire entendre. Ainsi, en 1315, Beuil se révolte contre son puissant seigneur Guillaume Rostaing et le tue. La main de sa fille unique ira à Andaron Grimaldi, un patricien génois de la maison des Grimaldi. La famille, alliée du pape et des Angevins, est influente auprès du comte de Savoie et du roi de France.

L’ère des Grimaldi[modifier | modifier le code]

Plan du comté de Beuil datant de 1707.

Pendant deux siècles, les Grimaldi de Beuil savent naviguer entre ces protecteurs, puissants mais parfois encombrants et régneront sur l'un des plus grands fiefs de Provence devenant successivement seigneurs, barons puis enfin comtes. Profitant de la guerre que se livrent les prétendants à la succession de la reine Jeanne, Charles Duras et Louis Ier d'Anjou, Jean de Beuil rallié aux partisans de Charles de Duras, il est nommé en 1387 par Ladislas Duras sénéchal de Provence. Il va alors négocier avec le comte de Savoie Amédée VII un accord permettant la dédition de Nice à la Savoie. L'accord signé à Chambéry prévoyait la confirmation de la seigneurie de Beuil sous réserve d'hommage, et celle de 23 fiefs à conquérir sur les partisans de Louis II d'Anjou dont le Val de Massoins avec Villars, contre la promesse de remettre au comte de Savoie les vigueries de Nice et de Puget-Théniers, les baillies de Villeneuve, de Barcelonnette et du Val de Lantosque. Il obtient la signature d'un contrat avec la viguerie de Nice, en septembre 1388, avec celle du Val de Lantosque en octobre. Ce succès lui a permis d'agrandir sa seigneurie en recevant le fief de Villars du comte de Savoie[11].

Grand-Vassal du comte de Savoie, les Grimaldi de Beuil ont été fréquemment gouverneurs du comté de Nice. Fière de son indépendance, cette famille a été alternativement rebelle et fidèle à la maison de Savoie.

La seigneurie de Beuil a été érigée en comté le 26 mai 1581 au profit d'Honoré II Grimaldi (1542-1591). Son fils Annibal lui a succédé et adopté comme devise Sono il comte di Boglio, Facia quello que voglio (« Suis comte de Beuil, Fais ce que je veux »).

Annibal Grimaldi de Beuil, dont le talent militaire a sauvé la couronne de Savoie pendant une attaque française en 1600, a comploté contre le duc sans avoir assez mesuré l’appui qu'il pouvait tirer des Français et des Espagnols. En 1616, durant la guerre de succession de Montferrat, Annibal Grimaldi, comte de Beuil, gouverneur de Nice intriguait avec don Pedro de Tolède. Pendant le même temps il négociait avec le roi de France Louis XIII. Par lettres patentes enregistrées par le parlement d'Aix, Louis XIII fait placer « sous sa protection Annibal Grimaldi, baron et seigneur souverain de Beuil, sa famille et ses biens » contre la promesse d'une pension de 20 000 livres. Le 22 mai 1617, Annibal Grimaldi jure fidélité au roi de France pour lui et ses successeurs. Mais la guerre de Montferrat se terminant à la fin 1617, le roi d'Espagne n'a plus besoin de cet allié encombrant et le roi de France est indisposé de l'alliance d'Annibal Grimaldi avec l'Espagne. Le duc de Savoie, Charles-Emmanuel fait ouvrir un procès devant le Sénat de Nice qui a condamné à mort pour félonie et rébellion Annibal Grimaldi le 2 janvier 1621 malgré les sollicitations de la cour de Paris en faveur du coupable. Le duc le fait arrêter et exécuter le 9 janvier. Il donne l'ordre de détruire les châteaux de Beuil et de Tourette qui pouvaient servir d'asile aux conjurés.

Comté de Beuil[modifier | modifier le code]

Le comté de Beuil appartenait aux Grimaldi. Quand Charles-Emmanuel Ier élève la baronnie de Beuil en comté, celui-ci comporte 14 fiefs. Outre Beuil, il comprend Péone, l'Alpe de Péone, Roubion, Roure, Sauze, Marie, Ilonse, Pierlas, Lieuche, Bairols, Thiery, Touët et Rigaud. C'est une possession indivisible transmise par primogéniture. Par le même acte est créé la baronnie de Massoins avec Massoins, Villars, Tournefort et Malaussène. Cette baronnie est confiée au fils aîné. Plusieurs autres fiefs servent de réserves pour en pourvoir les cadets : la seigneurie d'Ascros, avec Ascros, Toudon et La Cainée, et les fiefs de Tourettes et de Revest[12].

Ces biens confisqués ont été partagés par le duc de Savoie entre plusieurs de ses fidèles après l'exécution d'Annibal Grimaldi.

Plan de Beuil et de son château vers 1650

Le comté de Beuil comprenait 22 fiefs qui furent distribués aux frères Cavaglia : Beuil, Péona et Sauze - au chevalier Badat : Ilonse, Rora, Pierlas, Malaussena et Robbio - au secrétaire d'État Claretti : Thiéry, La Tour et Linuccio - au sénateur Caissotti : Rigaud, Massoins et Tournefort - au comte Solar de Morette : Villars et Marie - au comte Galleani : Seros, Toudon, la Tourette et Reverst.

La République française annexe le comté de Nice en 1793. Le département des Alpes-Maritimes est formé avec le comté de Nice. Beuil et le comté de Nice retournent sous la souveraineté du roi de Sardaigne en 1814.

À Turin, le comte Mattei renonce à ses droits sur Beuil et vend ses biens aux villageois qui les rachètent pour la somme de 6 125 louis.

L’époque change. Les pérégrinations du chevalier de Cessole dans les Alpes-Maritimes, à la fin du XIXe siècle font découvrir la montagne à une population venue en villégiature au bord de la mer. Et Beuil voit naître très rapidement sa vocation de station de sports d'hiver.

La période 1940 - 1944[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la ligne Maginot alpine, une casemate STG de 2e position de résistance est construite dans les années 1930 dans les gorges supérieures du Cians. Mais cette casemate n'a pas besoin de livrer combat en juin 1940 après la déclaration de guerre de l'Italie fasciste de Mussolini car les Italiens sont bloqués sur la rive gauche (nord) de la Tinée.

En effet, de par sa situation, Beuil ne verra ni l’occupation italienne, ni l’occupation allemande pendant la période 1940 – 1944. C’est la raison pour laquelle, un grand nombre de familles juives trouveront refuge à Beuil où elles seront accueillies avec hospitalité. Une plaque apposée sur la place Joseph Garnier (devant l’église) le rappelle.

À partir de 1944, une zone de maquis sous obédience de l’ORA[13] s’installe dans la région de Beuil. Le 9 juillet 1944, les FFI prennent le pouvoir à Beuil, Valberg, Saint-Brès, Guillaumes et Péone. Un comité de libération est créé. Un dispositif de défense se met en place. Le 7 juillet, le pont de Pra d’Astier dans les gorges du Cians est détruit par les maquisards à la barbe des Allemands. Le 14 juillet, les maquisards organisent sur la place Joseph Garnier une mémorable commémoration de la fête nationale. C’est la « République de Beuil » !

Le 18 juillet, les Allemands attaquent à partir de Touët-sur-Var, mais ils renoncent rapidement à s’engager dans les gorges du Cians. Ils progressent dans les gorges de Daluis et s’emparent de Guillaumes le 22 juillet. Mais ils ne poursuivent pas vers Beuil et quittent définitivement Guillaumes le 24 juillet. L’évacuation de Beuil jugé trop menacé avait été ordonnée le 22, mais, à la suite du retrait des Allemands, les habitants regagnent très rapidement leur village.

Les parachutages, notamment celui du 12 août au plateau Saint-Jean-aux-Launes, permettent aux FFI de compléter leur armement et à partir du débarquement allié du 15 août, de contribuer à l’élimination des garnisons allemandes résiduelles de la région, en liaison avec les alliés[14].

Le village recoit le dimanche 7 novembre 2021, le titre de Villes et villages de Justes de France[15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Beuil Blason
D’or à l’étoile de seize rais de gueules[16].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le village des Launes est rattaché à la commune de Beuil.

Liste des maires successifs à partir de 1900
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1900 1904 André Baylon    
1904 1908 Eugène Guérin    
1908 1912 Jean-Baptiste Robion    
1912 1926 Jean-Joseph Donadey    
1929 1945 Mars Donadey    
1945 1947 Firmin Robion    
1947 1952 Gaston Raybaud    
1952 1953 Angelin Baylon    
1953 1959 Serge Delipowski    
1959 2001 Louis-François Périssol    
2001 2003 Jean-Charles Pourchier    
2003[17] 2014 Raymond Ricci DVD Directeur général des services de Cagnes-sur-Mer
2014[18] 2020 Stéphane Simonini DVD directeur du centre de montagne
des Pupilles de l'enseignement public
des Alpes-maritimes (PEP06)
2020 En cours Roland Giraud SE Médecin généraliste

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , Beuil fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Beuil est une commune rurale[Note 1],[19]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].

La commune dispose d'un plan local d'urbanisme[24].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Les Launes et Launes supérieures[modifier | modifier le code]

les Launes ont pour étymologie une zone de creusement, un trou d'eau[25]. Il apparait plusieurs dolines ou ouvalas sur le plateau karstique des Launes[26].

Plusieurs espaces distincts forment les Launes :

  • La Grande cuvette (1537m) des Launes est un remblaiement quaternaire ayant évolué en dépression (ou cuvette) lacustre à la suite de la formation d'un pergélisol[27].
  • La Cumba Clava est une comble enclavée renommée pour y voir de nombreuses marmottes mais aussi pour la pratique du biathlon.
  • Grande cuvette au premier plan des Launes

    Grande cuvette au premier plan des Launes

  • Cumba Clava des Launes supérieures

    Cumba Clava des Launes supérieures

  • Fuste abritant une miellerie avec toiture végétales aux Launes

    Fuste abritant une miellerie avec toiture végétales aux Launes

La Condamine,[modifier | modifier le code]

Située en contrebas du village face à l'ouest et de la Caserne, la Condamine est une prairie bordée de quelques chalets individuels.

Les parcelles ne sont pas clôturées permettant la circulation des animaux sauvages.Cela contribue aussi au charme visuel de ce quartier.

Plateau Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Il domine les gorges du Cians. Le plateau est apprécié des randonneurs pour son belvédère.

Les Bergians[modifier | modifier le code]

Les Eguilles[modifier | modifier le code]

L'Illion[modifier | modifier le code]

L'Illion est situé au sud de la commune sur les terres rouges dominant le Cians. L'accès est possible par une piste. En septembre 2021, ce lieu sert au tournage du film Les chemins de Pierre avec Jean Dujardin adapté du roman de Sylvain Tesson.

La montagne d'Ars[modifier | modifier le code]

Au Nord Est de la commune, le quartier dénommé montagne d'Ars se caractérise par de nombreuses granges et dolines.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (98,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (47,2 %), forêts (31,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (20,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %)[28].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[29].

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[30] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 040 000 , soit 1 992  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 078 000 , soit 2 065  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 106 000 , soit 203  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 499 000 , soit 955  par habitant ;
  • endettement : 522 000 , soit 999  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,19 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,69 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 29,53 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 15,43 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 26,46 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 666 [31].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2019, la commune comptait 551 habitants[Note 3], en augmentation de 8,25 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +1,25 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
848468468702845717555589596
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
568559580623641594597635675
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
544505512702557391360326320
1982 1990 1999 2004 2006 2009 2014 2019 -
313330334460489496516551-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[36] :

  • Écoles maternelle et primaire[37],
  • Collèges à Saint-Sauveur-sur-Tinée, Puget-Théniers, Saint-Étienne-de-Tinée,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[38] :

  • Médecins à Péone, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Isola,
  • Pharmacies à Péone, Saint-Sauveur-sur-Tinée, Isola,
  • Hôpitaux à Puget-Théniers, Saint-Étienne-de-Tinée, Villars-sur-Var.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Dans le passé, ils étaient pour la plupart dans l’agriculture et l’élevage. Aujourd’hui encore, des milliers de moutons transhument et y pâturent tout l’été.

Début Juillet, c'est la saison de foins : .faucher, sécher, tourner, aérer, ratisser, emballer... le foin de montagne se travaille tôt juste après la fin de la floraison pour avoir une herbe savoureuse qui donnera entre autres un goût exceptionnel aux fromages au lait cru de montagne. Plusieurs agriculteurs exploitent le foin dans le quartier de la Condamine.

Plusieurs bergeries exploitent le lait de chèvre pour faire du fromage au lait cru et proposent localement sur les marchés leur produits.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les habitants de Beuil vivent aujourd’hui du tourisme en hiver avec un domaine skiable de plus de 90 km de pistes balisées à la station de sports d'hiver de Beuil Les Launes[40]. Elle comprend 52 pistes : 11 pistes vertes, 13 pistes bleues, 22 pistes rouges et 6 pistes noires, des secteurs pour les sportifs comme aux Éguilles et à Barzes. 23 remontées mécaniques entre Beuil est Valberg (6,8 km de distance par la route D28).

Au départ des Launes, plus de 25 km de piste de ski de fond et raquettes (Cumba Clava, Saint-Jean, La Sagne) autant qu’en été avec des activités multiples foot, tennis, randonnée, VTT, VTC etc.

La station de ski dispose d'un tremplin de ski à la Condamine datant de 1930[41] et un autre aux Launes datant de 1936 ; les deux sont désaffectés.

Commerces[modifier | modifier le code]

Exploitations rurales[modifier | modifier le code]

Affouage[modifier | modifier le code]

La commune procède le deuxième domaine forestier le plus étendu dans le département 06. L'affouage est pratiqué et permet de distribuer aux résidents permanents ou secondaires (sur tirage au sort) 1 à 4m3 de bois selon les années. Les règles d'exploitation et le choix des arbres sont définies par l'ONF[44].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Il ne reste que des ruines du château de Beuil. Un premier donjon avait été construit à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle[45]. Ce n'est qu'en 1365 que Barnabé Grimaldi de Beuil a obtenu de la reine Jeanne de construire un château autour de ce donjon. Le château de Beuil est avec celui de Thiéry la résidence principale des seigneurs de Beuil, jusqu'à la fin du XIVe siècle où, après l'aide apportée au comte de Savoie Amédée VII pour obtenir la dédition de Nice à la Savoie ils obtiennent la seigneurie de Villars. Les comtes de Beuil vont alors délaisser le château de Beuil au profit de celui de Villars. Mais ils ont continué à entretenir le château. Après l'exécution d'Annibal Grimaldi, le 9 janvier 1621, le château est saisi et doit être démoli par les habitants de Beuil sur ordre du gouverneur du comté. Un plan de 1650 de l'ingénieur Morello montre que si le château est ruiné, il possède encore des structures solides. Le château n'a donc été arasé qu'après 1650.
  • Église Saint-Jean-Baptiste et Notre-Dame-du-Rosaire, ancienne chapelle initialement placée sous l'invocation de Saint-Jean Baptiste comme l'atteste une mention sur le clocher, l'église Notre-Dame-du-Rosaire est devenue église paroissiale après la destruction de l'église Saint-Jean-Baptiste en 1794[46]. Sa construction a été terminée en 1687 comme l'indique la mention sur le linteau.
  • Chapelles :
  • Six oratoires.
  • Monument aux morts[56].
  • Daté d'août 1523, un linteau sculpté « en réserve » (en relief), qui porte le nom et les armoiries de Loïs Serre, chanoine de Clans, qui fut secrétaire particulier d'Honoré 1er, baron de Beuil[57],[58].

Les tremplins de saut à ski[modifier | modifier le code]

Il existe deux tremplins de saut à ski, l'un sur Beuil, l'autre aux Launes[41].

Le tremplin des Launes servira à une cascade publicitaire effectuée par Rémi Julienne et à une cascade effectuée en moto par son fils pour le film Feu glace et dynamite avec Roger Moore[60].

Faune et flore[modifier | modifier le code]

La commune de Beuil recense une grande variété d'espèces animales et végétales. Les forêts environnantes sont essentiellement composées de mélèzes. Les arbres fruitiers sauvages ou de plantations sont les pommiers, poiriers et cerisiers griottes.

Cerfs, chevreuils, renards, marmottes, faisans, sont visibles régulièrement dans le quartier de la Condamine. Plus haut sous le mont Mounier de nombreuses espèces emblématiques du milieu alpin y sont visibles comme les chamois, tétras, loups[61].

Un grand nombre d'espèces d'oiseaux sont présents dans la commune comme le gypaète barbu, le coucou, le tétras lyre, vautours, corbeaux..

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Buste de Joseph Garnier à l'emplacement de sa maison détruite en 1938 pour désenclaver l'église.
  • Le lieutenant-colonel Marcel Pourchier nait en 1897 dans le village de Beuil. Promoteur des sports d'hiver dans les Alpes du sud, il a développé de nouvelles techniques, des méthodes d'entraînement et des équipements pour la montagne. Il a été, de 1932 à 1939, le premier commandant de l'école militaire de haute montagne (EMHM à Chamonix). Résistant, il sera le premier chef militaire du Vercors au printemps 1943. Membre de l'ORA et du sous-réseau Druides (réseau Alliance) dans les Alpes-Maritimes, il est arrêté par les Allemands en janvier 1944 à Nice. Déporté, il sera fusillé le au camp de concentration du Struthof.
  • Le capitaine Ferdinand Ferber, pionnier de l'aviation, procède à des essais de planeur pour suivre l’exemple d’Otto Lilienthal. Il utilise comme point de départ le sommet d’une colline et le 24 juin 1902, il réalise son premier vol de vingt mètres.
  • Joseph Garnier, né le 3 octobre 1813 à Beuil (Alpes-Maritimes) et mort le 25 septembre 1881 à Paris, est un économiste et homme politique français.
Après des études à l'École supérieure de commerce de Paris où enseigne Adolphe Blanqui, également originaire du pays niçois, Joseph Garnier mène une double carrière de journaliste et d'économiste. Il est professeur puis directeur des études à l'École supérieure de commerce de Paris, professeur d'économie politique à l'École nationale des ponts et chaussées et membre fondateur de la Société d'économie politique.
Il est également rédacteur au National, à la Revue de la Science économique et au Journal des économistes.
Il est enfin membre de l'Académie des sciences morales et politiques, sénateur des Alpes-Maritimes (janvier 1876 - septembre 1881), tendance centre-gauche, et auteur de nombreux ouvrages d'économie politique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'observatoire du Mont Mounier
  2. Observatoire du Mont Mounier
  3. de la règlementation parasismique
  4. Description de la station BEUIL VILLAGE
  5. « REAAM Beuil », ARS,‎ (lire en ligne)
  6. « Mise àjour de la base de données «points d'eau » (hors AEP) du bassin Rhône-Méditerranée-Corse Département des Alpes-Maritimes Région Provence-Alpes-Côte d'Azur », BRGM,‎ (lire en ligne)
  7. Table climatique
  8. Plans et itinéraires
  9. Transports en commun
  10. Voir la thèse de Christian Baylon, la thèse de Jean-Philippe Dalbera, les travaux de Blinkenberg et le site sur la langue de Beuil
  11. Michel Bourrier, Colette Bourrier-Reynaud, À quoi furent fidèles les Grimakdi de Beuil ?, p. 269-278, dans 1388, la dédition de Nice à la Savoie - actes du Colloque international, Publications de la Sorbonne, Paris, 1990 (ISBN 2-85944-199-9) Extraits
  12. Nice Rendez-Vous : Le comté de Beuil
  13. Organisation de Résistance de l'Armée - affilée aux FFI.
  14. Stéphane Simonini, Maire de Beuil, extrait du discours de la fête patronale de la Ste Anne 2018
  15. La rédaction, « Ce village azuréen qui avait caché des Juifs pendant la guerre... et qui vient de le découvrir », sur Nice-Matin, (consulté le )
  16. Alpes d'Azur Cians Var : Beuil, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  17. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  18. Le conseil municipal élu en mars 2014 sur le site de la martie de Beuil consulté le 30 mars 2014
  19. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  20. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  21. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  22. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  24. Plan local d'urbanisme : Règlement
  25. VOCABULAIRES et TOPONYMIE des pays de MONTAGNE (lire en ligne)
  26. Pierre Baïssas, « Hydrogéologie karstique des Alpes maritimes », Karstologia, vol. 3, no 1,‎ , p. 70–75 (DOI 10.3406/karst.1984.2073, lire en ligne, consulté le )
  27. Maurice Julian, « Le rôle des héritages quaternaires dans les karsts alpins : le cas des Alpes du Sud », Karstologia, vol. 3, no 1,‎ , p. 15–17 (DOI 10.3406/karst.1984.2064, lire en ligne, consulté le )
  28. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  29. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  30. Les comptes de la commune
  31. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  32. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  36. Établissements d'enseignements
  37. École élémentaire
  38. Professionnels et établissements de santé
  39. Paroisse Saint Jean Baptiste
  40. « Beuil les Launes : station de ski et montagne », sur Provence-Alpes-Côte d'Azur Tourisme (consulté le )
  41. a et b Les Tremplins de ski à Beuil (lire en ligne)
  42. La charte Bistrot de Pays Bistrop de pays]
  43. Fédération nationale des bistrots de pays
  44. « Beuil pratique l'affouage, autorisation de prélever du bois dans la forêt communale », sur France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur (consulté le )
  45. Georges Barbier, Châteaux et places fortes du comté de Beuil, p. 181-182, Nice-Historique, 1994, no 11 Lire en ligne
  46. Église Saint Jean Baptiste Beuil ou N.-D. du Rosaire
  47. Chapelle des Pénitents blancs, Observatoire du patrimoine religieux
  48. Appellation, « Appellation »
  49. Chapelle des Pénitents Blancs
  50. Notice no PA00080666, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Chapelle San Ginié
  52. Chapelle Saint Anne Les Launes
  53. Chapelle Saint Jean Baptiste
  54. Chapelle Saint Pierre
  55. Ancienne chapelle Saint Bastien ou San Bastian
  56. Monument aux morts, Conflits commémorés : 1914-1918 - 1939-1945 - Indochine (1946-1954)
  57. Linteau armorié 3 rue du Coulet
  58. Linteau armorié Linteau armorié 3 rue du Coulet maison claustrale]
  59. Le lavoir a pour particularité d'être séparé en trois parties voûtées
  60. « Cascade à Valberg », sur Mémoire, sur ciclic.fr (consulté le )
  61. « Espèces emblématiques du mont Mounier »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Été 1944, le Haut Pays niçois s’embrase, prélude au débarquement de Provence - La République de Beuil - Lieutenant-colonel Jean-Pierre Martin - Cahier des Troupes de Montagne, no 17, été 1999, pages 43 à 46
  • La Résistance azuréenne publiée sous la direction de Jean-Louis Panicacci - Éditions Serre, 1994
  • Les Alpes Maritimes dans la guerre 1939 - 1945 par Jean-Louis Panicacci - Éditions De Borée, 2013 (ISBN 978-2-8129-0682-4)
  • Collectif (dir.), Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. I : Cantons d'Antibes à Levens, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », , 1077 p. (ISBN 2-84234-071-X)
    Canton de Guillaumes, Beuil, pp. 404 à 409
  • Beuil : le Comté de Nice en 1850; gravure de la rue du Coulet; murs et linteaux
  • Beuil, Trésors du patrimoine
  • Beuil, station mondaine
  • L’Hôtel du Mont-Mounier à Beuil, ou l’échec d’un palace dans le Haut-Pays
  • Beuil, sur le site Montagnes niçoises
  • Coordination générale : René Dinkel, Élisabeth Decugnière, Hortensia Gauthier, Marie-Christine Oculi. Rédaction des notices : CRMH : Martine Audibert-Bringer, Odile de Pierrefeu, Sylvie Réol. Direction régionale des antiquités préhistoriques (DRAP) : Gérard Sauzade. Direction régionale des antiquités historiques (DRAH) : Jean-Paul Jacob directeur, Armelle Guilcher, Mireille Pagni, Anne Roth-Congés Institut de recherche sur l'architecture antique (Maison de l'Orient et de la Méditerranée - IRAA)-Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Suivez le guide : Monuments Historiques Provence Alpes Côte d’Azur, Marseille, Direction régionale des affaires culturelles et Conseil régional de Provence – Alpes - Côte d’Azur (Office Régional de la Culture), 1er trimestre 1986, 198 p. (ISBN 978-2-906035-00-3 et 2-906035-00-9)
    Guide présentant l'histoire des monuments historiques ouverts au public en Provence – Alpes – Côte - d'Azur, avec cartes thématiques (traduit en allemand et anglais en septembre 1988). Beuil, Chapelle des Pénitents, p. 61

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]