Bouleternère

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Bouleternère
Vue générale de Bouleternère.
Vue générale de Bouleternère.
Blason de Bouleternère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes de Roussillon Conflent
Maire
Mandat
Jean Payrou
2014-2020
Code postal 66130
Code commune 66023
Démographie
Gentilé Boulenecs
Population
municipale
922 hab. (2014)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 39′ 02″ nord, 2° 35′ 14″ est
Altitude Min. 160 m – Max. 612 m
Superficie 10,63 km2
Localisation

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Bouleternère est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Boulenecs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Bouleternère se situe sur les berges du Boulès (qui offre de nombreux gouffres naturels), au pied des Aspres. On y trouve le col de Ternère (233 m), passage entre le Conflent et le Riberal.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bouleternère[1]
Rodès Ille-sur-Têt
Bouleternère[1] Saint-Michel-de-Llotes
Boule-d'Amont Casefabre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 063 hectares. L'altitude varie entre 160 et 612 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Bulaternera[4].

Les anciennes mentions du nom donnent Bula en 1008, Bula Superana en 1020, Bula de Confluenti en 1145, Bula de Terrenera en 1303[5], Bula Terrenera au XVe siècle, Bulaternera en 1632, Boula Terranera en 1770. Le nom Bula d'Avall, par opposition à Boule-d'Amont, a aussi existé jusqu'au XIVe siècle[6].

Bula vient du nom de la rivière Boulès qui sépare Boule d'Amont et Bouleternère. L'origine du nom est sans doute dans la racine pré-latine Bul-Vol, employée pour les torrents ravinés, aux berges escarpées ou éboulées[6].

Ternera est une contraction de l'expression catalane terra negra (terre noire). La plaine située à l'est du Boulès est en effet constituée de riches terres noires, très fertiles, tandis que le secteur situé à l'ouest vers Boule-d'Amont est constitué de terres blanches aux sols argilo-silicieux et beaucoup plus pauvres. On y trouve d'ailleurs un lieu dit Terra alba (terre blanche). Le col voisin s'appelle également col de Ternère[6].

Prosper Mérimée, dans sa nouvelle La Vénus d'Ille, invente une fausse étymologie mi-grecque, mi-phénicienne. C'est M. Peyrehorade, découvreur de la statue qui donne le nom de ce récit, qui, à partir d'une inscription incomplète en latin (VENERI TVRBVL...) trouvée sur la Vénus, reconstitue cette toponymie fantaisiste. Mérimée, dans cette nouvelle, utilise le personnage de M. Peyrehorade pour critiquer les érudits locaux du XIXe siècle, souvent prompts à s'enflammer pour leurs découvertes et qui, par ignorance et fatuité, propagent une pseudo-science remplie d'erreurs et d'approximations. La toponymie est un domaine dans lequel ce manque de rigueur a été particulièrement actif.[réf. souhaitée]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de Bouleternère fait tout d'abord partie du comté de Roussillon, mais sa position stratégique lui vaut d'être rattaché au comté de Conflent vers l'an 878. Au Xe et XIe siècles, l'abbaye Saint-Michel de Cuxa possède de nombreux alleus à Bouleternère, mais la seigneurie elle-même est entre les mains des comtes de Cerdagne, puis dès 1117 des comtes de Barcelone. Elle revient au Roussillon lorsque Jacques II de Majorque l'inféode à Pierre de Fenouillet le . Lorsque ce dernier est fait vicomte d'Ille par le roi Sanche de Majorque le , la seigneurie de Bouleternère y est de fait intégrée[5].

À la fin du XVe siècle, Bouleternère obtient le titre de vila et siège au cort à Perpignan. En 1542, le dauphin de France, le futur Louis XI assiège Bouleternère, saccage la ville et tue les 3 consuls.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790, la commune de Bouleternère est incluse dans le canton d'Ille au sein du district de Prades. Elle rejoint le canton de Vinça en 1801, qu'elle ne quitte plus par la suite[7],[2].

À compter des élections départementales de 2015, la commune de Bouleternère rejoint le nouveau canton du Canigou.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signature du maire Jean Marmer en 1815.
Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 Isidore Pontich    
1792 1793 Athanase Guiry    
1793 1795 François Guimbert    
1795 1799 Sulpice Taix    
1799 juin 1815 Athanase Guiry[9]    
juin 1815  ? Jean Marmer[9]    
 ? 1821 Athanase Guiry    
1821 1830 Hyacinthe de Pallarès    
1830 1831 Jacques Sicart-Blanc    
1831 1834 Laurent Gaspard    
1834 1840 Joseph Rebardy    
1840 1848 Isidore Riubanys    
1848 1852 Jean Bernadach    
1852 1868 Joseph Guiry    
1868 1874 Jean Trie    
1874 1876 Joseph Noë    
1876 1886 Jean Trie    
1886 1908 Joseph Bernadach    
1908 1912 Raymond Sabardeil    
1912 1919 André Mary    
1919 1924 Achille Forgues    
1924 1924 Joseph Mercure    
1924 1927 André Paysa    
1927 1941 François Sabardeil    
1941 1944 François Baux    
1944 1952 François Garrigue    
1952 1983 Jules Gaspard    
1983 en cours Jean Payrou[10],[11] DVG  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Qualité de l'eau[modifier | modifier le code]

L'eau du forage privé au lieu-dit Grabas à Bouleternère est classée en 2011[12] :

  • bon état : nitrates, métaux, solvants chlorés ;
  • état médiocre : pesticides, état chimique.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515 1553 1643 1709 1720 1730 1767
47 f 36 f 57 f 45 f 150 f 174 f 170 f 154 f 604 H
1774 1789 - - - - - - -
154 f 171 f - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 922 habitants, en augmentation de 12,85 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
817 651 730 848 840 943 922 934 925
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
918 862 857 960 868 738 749 729 722
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
759 741 732 660 632 661 683 665 699
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
818 885 739 728 625 643 777 859 922
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[17] 1975[17] 1982[17] 1990[17] 1999[17] 2006[18] 2009[19] 2013[20]
Rang de la commune dans le département 59 73 78 86 86 87 87 88
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le secteur du collège est Ille-sur-Têt[21].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 17 et 18 janvier[22] ;
  • Fête communale : 17 juillet[22] ;
  • Foire : 2e mardi de septembre[22] ;
  • Procession du jeudi saint organisée par la confrérie des pagesos, la plus vielle procession pieuse de France sans interruption depuis le XVIIe siècle (fresque de l'église). Cette procession aux flambeaux dans les ruelles antiques du village se déroule sous la direction du regidor qui change à tour de rôle parmi les vieilles familles du village : Llense, Glory, leveque, Reig, Darrey, Barboteu, Soler, Jacomy.

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 685 €[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Ressources principales : agriculture fruitière.

Il a été installé un système de puisage des eaux potables en profondeur qui permet de desservir les villages environnants de même un système d'arrosage a été développé permettant de restreindre au maximum les réserves en eaux pour un arrosage en toute maîtrise.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'enceinte fortifiée du village comportait quatre tours et sept portes. Trois portes et deux tours ainsi qu'une grande partie des remparts existent encore à ce jour[24].
  • Chapelle Sainte-Anne : petite chapelle récemment restaurée en bordure de la RN 116, sur la droite, en direction de Font-Romeu.
  • Église Saint-Nazaire de Barbadell : située dans les gorges du Boulés et rénovée actuellement par l'association Els Amics de Sant Nazari de Barbadell[24].
  • Ancienne église Saint-Sulpice : église romane du XIe siècle, rebâtie sur une église existante du IXe siècle, aujourd'hui intégrée dans un clocher-donjon[24].
  • Nouvelle église Saint-Sulpice, achevée en 1659 : On y trouve un portail en marbre surmonté d'une statue de Saint-Sulpice et, à l'intérieur, deux retables du XVIIe siècle[24].
  • Plusieurs portes de maison sont remarquables, bien restaurées et entretenues par les résidents.

Tous les bâtiments sont construits sur un massif de schistes, dont l'exploitation a été florissante au siècle dernier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Bouleternère.svg

Blasonnement de la commune :

D'azur au lion d'argent tenant de sa dextre une fleur de lys d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Constant Paulet, Bouleternère

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Notice Cassini de Bouleternère
  3. « Plan séisme »
  4. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  5. a et b Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. a, b et c Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. MaireGenWeb, pour l'ensemble de la liste des maires à l'exception de 1815
  9. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Bouleternère, le 1er juin 1815, 9 février 2014
  10. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  11. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  12. L'eau dans le bassin Rhône Méditerranée, Fiché état des eaux Bouleternère
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  18. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades », (consulté le 1er août 2013)
  22. a, b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  24. a, b, c et d Christine Chanaud et alii. Découvrons Bouleternère, Médiathèque de Bouleternère, date inconnue
  25. Jean Capeille, « Pontich (Michel) », dans Dictionnaire de biographies roussillonnaises, Perpignan,