Revel (Haute-Garonne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Revel.
Revel
La halle centrale (Beffroi).
La halle centrale (Beffroi).
Blason de Revel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Revel
Intercommunalité Communauté de communes du Lauragais-Revel-Sorèzois
Maire
Mandat
Alain Chatillon
2014-2020
Code postal 31250
Code commune 31451
Démographie
Gentilé Revelois
Population
municipale
9 352 hab. (2011)
Densité 265 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 34″ N 2° 00′ 17″ E / 43.4594444444, 2.00472222222 ()43° 27′ 34″ Nord 2° 00′ 17″ Est / 43.4594444444, 2.00472222222 ()  
Altitude Min. 179 m – Max. 381 m
Superficie 35,31 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Revel

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Revel
Liens
Site web www.mairie-revel.fr
Mairie de Revel.

Revel est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Revelois et les Reveloises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide médiévale, Revel est située dans le Lauragais au pied de la Montagne Noire à 50 km à l'est de Toulouse sur l'ancienne route nationale 622 à l'intersection de trois départements : le Tarn, l'Aude et la Haute-Garonne.

La ville est voisine de la rivière le Sor. Elle est traversée par la Rigole de la plaine, le canal d'alimentation du canal du Midi.

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Hameaux[1] : Couffinal, Dreulhe (ou Dreuilhe), Vaure.
  • Lieux-dits[1],[2] : L'Albarel, Beauséjour, Les Bourrels, La Petite Poncé, Le Pont-de-la-Mayre, Les Pugets, les Ouillès, Saint-Ferréol (ou Le lac Saint-Ferréol), Saint-Pierre, Les Trois-Coucuts, En Couyoulet, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès le VIee siècle, des regroupements urbains se forment sur le territoire. La Bastide est fondée en 1342 par le roi Philippe VI de Valois sur la Via Tolosane sous le nom de La Bastide de Lavaur, sur les forêts de Vauré et Dreuilhe. Ce fut l'une des dernières bastides créées. Elle dispose, dès sa création, et ce pendant 2 siècles, d'une franchise politique : le consulat. Cela fait, de par cette charte, le roi octroie le pouvoir de la ville à 6 consuls (des bourgeois), puis à 4 par la suite. Ils avaient un pouvoir politique et administratifs très étendu.

Justice

Niveau justice, aux côtés des consuls, le Bayle représentait le roi. Il :

- assistait au nom du roi au procès ;
- veillait à la perception des droits seigneuriaux.

D'après une lettre patente royale, en 1474, le parlement de Toulouse se réfugiait à Revel, à cause de la peste[3].

Défense

La défense de la ville était assurée par une muraille érigée en 1355. Aujourd'hui le "tour de ville" (les grands boulevards qui font le tour de la bastide) les remplace. De même, ils étaient autrefois découpés de 4 portes aux endroits stratégiques de la ville et dans les grandes direction : Toulouse, Castres, Sorèze et Carcassonne.

En 1348, une importante épidémie de peste décima la moitié de la population. L'arrivée des Anglais (cf Guerre de cents ans(1337-1453)) sur les terres de Revel n'arrangea rien. La population s'élevait alors, tout au plus, à 1 millier d'habitants. De plus, tout le développement économique est stoppé.

Vers 1416, les Anglais partent du territoire.

Louis XI = 1462 La sécurité se rétablit. Le prestige de Revel revint alors peu à peu.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Charles VIII = 1490

Le premier blason de la ville est créé en 1497.

Revel devint alors un haut lieu de commerce du pastel (plante dont était extraite une teinture bleue), bleu qui fera la réputation de la région) - d'où le nom  : le Lauragais, pays de Cocagne (« coques » ou « coquaignes » qui sont des petits pains de pastel).

Louis XII = 1511 François I = 1517 François II = 1560 Henri IV = 1609

À partir du XVIIIe siècle, Revel connait des travaux publics importants pour s'embellir (sous Louis XVI) :

  • plantation d'arbres ;
  • construction de fontaines ;
  • ouverture de 2 portes supplémentaires ;
  • construction d'un hôpital.

Le commerce prend de plus en plus d'ampleur.

La ville fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Revel a été depuis sa fondation une terre de religion. Plusieurs communautés religieuses s'y trouvent :

Pendant les guerres de religion, il y aura de nombreux affrontements entre protestants et catholiques pour le gouvernement de la ville. L'église sera pillée en 1567, démolie en 1576 puis reconstruite au début du règne d'Henri IV. La ville devint au XVIe siècle une place forte des Huguenots, qui fut démantelée en 1629, en conséquence de la paix d'Alès. En 1621, l'église est encore démolie. Elle est modestement reconstruite mais attendra 1736 pour une reconstruction plus digne. C'est d'ailleurs celle que nous connaissons aujourd'hui hormis quelques modifications, notamment pendant la Révolution et à la fin du XIXe siècle. Son clocher fut édifié de 1845 à 1850.

Après des années tragiques, le calme revint peu à peu.

Pierre Paul Riquet[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la ville se retrouve criblée de dettes. Pierre Paul Riquet, banquier et homme d'affaires, prête une grosse d'argent à la ville. C'est comme cela qu'il se fait connaître. Il a le projet de se faire rejoindre l'Océan et la Méditerranée par la construction d'un canal, que nous connaissons aujourd'hui comme le canal du midi. Connu sous le nom de Jean Fabre à Revel, il fait la connaissance de certains habitants de Revel, qui connaissent bien le territoire. Pierre Camas, fontainier de la ville, lui donne l'idée de d'aménager une réserve d'eau (aujourd'hui le lac de Saint-Ferréol) en se servant des eaux de la Rigole de la montagne Noire, tout cela dans le but d'alimenter ce fameux canal. Avec l'approbation du roi, les travaux débutent en 1667 et s’achèveront en 1680.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Revel

Son blasonnement est : D'azur à la lettre R capitale d'argent surmontée d'une couronne d'or.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Alain Chatillon UDI Sénateur
Les données manquantes sont à compléter.

La commune fait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 9 352 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 743 4 333 5 009 5 190 5 453 5 824 5 714 6 044 5 933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 085 5 281 5 598 5 539 5 613 5 477 5 529 5 566 5 393
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 457 5 553 5 596 5 042 5 133 5 241 5 362 5 508 5 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6 411 6 843 7 164 7 448 7 520 7 985 8 648 8 856 9 253
2011 - - - - - - - -
9 352 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Église Notre Dame.
Église Notre Dame, statues Christ + 12 apôtres.
Monument aux morts.

Le Marché de Revel[modifier | modifier le code]

Depuis plus de six cent ans, les fermiers vendent leur production chaque samedi matin. Le marché de Revel est classé parmi les 100 plus beaux marchés de France et fait la fierté des autochtones. Il représente une certaine activité économique, notamment grâce à son attrait touristique. En outre, il est à l'origine d'inspirations de nombreux artistes de tous lieux et de toutes époques.

Service public[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • Lycée et collège Vincent Auriol : enseignement général de la 6e à la terminale et enseignement professionnel de l'ameublement.
  • Lycée professionnel des Métiers d'Art du Bois et de l'Ameublement.
  • Trois écoles publiques : Roger Sudre, l'Orée de Vauré et l'école de Couffinal.
  • Une école et un lycée professionnel privés : La Providence.

Services de petite enfance[modifier | modifier le code]

Maison commune Emploi Formation[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aéronautique[modifier | modifier le code]

Revel a organisé le premier meeting aérien de la Haute-Garonne le , dans un champ, à côté de la route de Sorèze. L'activité aéronautique débute en 1930 à la Montagne Noire et c'est en 1946 qu'est créé l'Aéroclub de Revel, qui se situe sur l'aérodrome de Vauré (qui s'appelle aussi Aérodrome de Revel - Montgey).

Revel dispose donc de : l'Aérodrome de Montagne Noire (LFMG) et l'Aérodrome de Revel - Montgey (LFIR), non ouverts à la Circulation Aérienne Publique.

Il existe un projet d'aéroport d'affaires. Il serait alors question de l'aéroport de Revel, avec un agrandissement des pistes et des infrastructures.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b www.annuaire-mairie.fr Lieux-dits et hameaux de Revel.
  2. Google Maps Revel, Haute-Garonne, Midi-Pyrénées : plus d'adresses.
  3. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA35
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. www.lauragais-patrimoine.fr

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société académique d'architecture, Les bastides du Lauragais et du pays de Foix : Carcassonne, Chalabre, Mazères, Mirepoix, Montgeard, Revel, Roquefixade, Saint-Félix-Lauragais, Villefranche-de-Lauragais, Diagram, Toulouse, 1991, 32 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :