Marguerite Lebrun

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Marguerite Lebrun
Marguerite Lebrun en février 1940.
Marguerite Lebrun en février 1940.
Épouse du 15e président de la République française
10 mai 1932 – 11 juillet 1940
(8 ans, 2 mois et 1 jour)
Prédécesseur Blanche Doumer
Successeur Michelle Auriol
Annie Pétain (indirectement)
Biographie
Nom de naissance Jeanne Emilie Marguerite Nivoit
Date de naissance 12 octobre 1878
Lieu de naissance Mézières (Ardennes)
Date de décès 25 octobre 1947 (à 69 ans)
Lieu de décès Paris (16e arrondissement)
Conjoint Albert Lebrun

Marguerite Lebrun, née Jeanne Emilie Marguerite Nivoit le 12 octobre 1878 à Mézières et morte le 25 octobre 1947 à Paris (XVIe), est l'épouse d'Albert Lebrun, quinzième président de la République française du 10 mai 1932 au 11 juillet 1940.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une femme de culture[modifier | modifier le code]

Marguerite Nivoit est la fille d'un père inspecteur général des mines, Edmond Nivoit (1839-1920)[1], qui avait été directeur de l'École des mines de Paris et de Marie Malézieux (1853-1924). Elle est originaire des Ardennes et de la Lorraine.

Ayant fait des études, Marguerite Lebrun est cultivée, parle couramment l'anglais et l'allemand et s'adonne à la peinture, la sculpture, la gymnastique, la danse, le tennis et le piano. Elle est catholique pratiquante. Elle tient un journal intime, de ses quatorze ans à son décès.

Première dame de France[modifier | modifier le code]

Marguerite Nivoit épouse Albert Lebrun à Paris (7e) le 5 février 1902 et a deux enfants : Jean (1902-1980) et Marie (1904-1984). Son mari est élu le 10 mai 1932 à la présidence de la République. C'est un homme intelligent et cultivé, mais aussi d'une grande simplicité. Marguerite Lebrun n'est pas très différente ; cultivée, discrète, elle ne veut pas faire appel aux grands couturiers de l'époque. Elle est heureuse d'accueillir à Paris avec son mari, en 1938, le roi George VI du Royaume-Uni et son épouse la reine Elisabeth qui viennent en visite officielle.

En 1935, elle baptise le paquebot Normandie, le plus grand du monde. Elle part alors en voyage aux États-Unis et est accueillie par le couple présidentiel, Eleanor et Franklin Delano Roosevelt, en 1936. Elle est accompagnée de sa fille Marie (épouse de Jean Freysselinard) et sa belle-fille Bernadette Marin (femme de Jean).

Albert Lebrun est réélu en 1939 et le couple vit la bataille de France. Le 10 juin 1940, ils quittent en hâte le palais de l'Élysée pour la Touraine puis Bordeaux, où se déroule le vote qui conduira le maréchal Pétain au pouvoir. La présidence de la République est déclarée, de facto, vacante, et tous deux se retirent à Vizille, dans la demeure de leur gendre, Jean Freysselinard.

La fin[modifier | modifier le code]

L'ancienne première dame mourut de la maladie de Parkinson, le 25 octobre 1947, dans l'appartement que l'ancien couple présidentiel louait depuis quelques années, situé au boulevard de Beauséjour, dans le XVIe arrondissement de Paris. Elle laissa son époux veuf, qui décéda, lui, un peu moins de trois ans plus tard, en 1950.

Le titre de « First Lady »[modifier | modifier le code]

C'est à son sujet que l'on parle pour la première fois de « First lady ». En effet, ce titre anglophone de « First Lady » est employé pour « Première dame »[2]. Il fait son apparition à l'occasion de la visite qu'elle rendit au couple présidentiel américain Roosevelt, à bord du paquebot Normandie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Baptiste Nicolas Augustin Edmond Nivoit (1839-1920) », sur le site annales.org
  2. Les appellations « Première dame », « Première dame de France » sont utilisées depuis longtemps en France pour désigner le premier personnage féminin dans l'ordre protocolaire : « Au cœur du temps », « Henri IV »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

  • Court récit de Marguerite Lebrun sur ses ancêtres [1]