Landroff

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Ne doit pas être confondu avec Landorf (Bavière) ou Landorf (Styrie).
Landroff
Église Saint-Barthélemy
Église Saint-Barthélemy
Blason de Landroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Forbach-Boulay-Moselle
Canton Sarralbe
Intercommunalité Agglo Saint-Avold Centre mosellan
Maire
Mandat
Sébastien Maret
2014-2020
Code postal 57340
Code commune 57379
Démographie
Population
municipale
275 hab. (2014)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 05″ nord, 6° 36′ 43″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 305 m
Superficie 7,73 km2
Localisation

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Landroff est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Lando(n) + dorf[1] "village".
  • Landendorf et Laudendorf en 1005, Landorf / Lendorf / Lemdorf en 1544, Landorf en 1560, Landorff / Landroff / Lendorff en 1594, Landtorff en 1616, Landroff en 1793, Laudroff en 1801, Landorf en 1871-1918.

Histoire[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Landroff a été le théâtre de combats très durs les 14 et 15 novembre 1944. Des éléments de la 6e Division blindée américaine affrontèrent en effet des éléments de la 36e Volksgrenadier-Division allemande[2]. Au terme de ces combats, le 68e Bataillon blindé américain a libéré la commune le 15 novembre 1944.

Le 14 novembre 1944, vers 18 h, le 68e Bataillon blindé dut repousser la première attaque de la 36eVGD. Trois autres attaques, de plus en plus violentes, suivront à 21 h, 23 h, et enfin à 1 h 30 du matin, le jour suivant. La compagnie "B" du 44e Bataillon d'Infanterie Blindée américaine renforça le 68e Bataillon Blindé après la seconde contre-attaque. Pendant la contre-attaque finale, des éléments de la 36eVGD réussirent à couper la route, à l'ouest du village. Dans l'obscurité, des éléments s'étaient infiltrés dans le village même de Landroff, où les combats ont rapidement dégénéré en une mêlée au corps-à-corps, qui a duré jusqu'à l'aube[3]. Pour son action décisive dans la défense du village, la Compagnie "A" du 68e Bataillon Blindé a reçu la Presidential Unit Citation, distinction américaine décernée aux unités méritantes[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1995 Jean-Claude Jung    
mars 1995 mars 2001 Bernard Clément    
mars 2001 avril 2014 Jean-Marie Clément    
avril 2014   Sébastien Maret   - Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 275 habitants, en diminution de -2,83 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
508 514 488 983 603 570 540 531 451
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
438 483 427 401 369 361 363 373 289
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
285 282 294 335 291 282 273 242 240
1990 1999 2004 2009 2014 - - - -
258 249 235 283 275 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Schoumert : né à Landroff le 11 mars 1746, fils de Philippe et Anne Clément, apprenti tanneur chez un cousin à Landroff, il travaille en France et en Hollande. Se rend ensuite en Angleterre où il travaille tout d'abord comme simple artisan. Il crée ensuite une tannerie sur la Tamise qui se transformera en une belle manufacture. Il avait mis au point une machine pour refendre les cuirs qui fera sa fortune. Il acquiert la nationalité anglaise et épouse en 1793 une riche veuve, Mistress Pauline Tendall. N'ayant pas d'enfants, il va par son testament du 30 juin 1830, démontrer son attachement à son village natal en léguant 100 000 fr or, pour moitié au bureau de bienfaisance pour les nécessiteux et pour l'autre moitié, pour l'instruction des enfants du village et des villages environnants, permettant de leur assurer un enseignement gratuit et de qualité. Il mourut à Peckham, faubourg de Londres le 5 mai 1831 âgé de 85 ans. Deux artères importantes : Schoumert-Street et Pauline-Street rappellent encore leur souvenir.
  • Maximilien Pougnet : négociant puis industriel, né à Strasbourg le 22 décembre 1818, fils de Maximilien François Henri Pougnet et de Françoise Anne Roget, chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur, membre du conseil général de la Moselle, marié à Marie Paulin le 8 juillet l844. Découvrit les gisements de houille de Creutzwald et Carling ; établit à Carling un puits dont l'aménagement lui valut d'être décoré de la Légion d'honneur le 24 janvier 1863. Il découvrit les bancs de sel gemme à Varangéville, constata la présence de minerai de fer à Marange. Il eut deux fils, Thomas Maximilien et Joseph Eugène (voir ci-dessous) et mourut à Landroff le 5 juin 1873.
  • Thomas Maximilien Pougnet : fils de Maximilien et Marie Paulin, est né à Landroff le 28 mai 1845. Il entre en 1864 à l'École centrale de Paris où, en 1867, il obtint le diplôme d'ingénieur des Arts et Manufactures. Après la mort de son père, il dirigera les carrières de Jaumont, Savonnières, Branvillers, Saint-Joire. Maire de Landroff en 1867, il démissionne de ce poste en 1868. Élu conseiller général du canton de Grostenquin et ayant refusé de prêter serment aux autorités allemandes de la Moselle annexée, il ne pourra siéger. Il mourra célibataire à Landroff le 28 juillet 1880 à l'âge de 34 ans.
  • Joseph Eugène Pougnet : fils de Maximilien et Marie Paulin, est né à Landroff le 4 avril 1847, il entre à l'École polytechnique en 1865 et passe à l'École des Mines à Paris. Il présidera ensuite à l'établissement des hauts-fourneaux de Maizières-les-Metz. Élu député du Reichstag en février 1874 pour les arrondissements de Forbach et Sarreguemines, il s'associe à la protestation de Teusch et ne siégera donc pas au Reichstag, refusant de s'y présenter en 1877.
  • Bienheureux Reche Jules Nicolas, en religion Frère Arnould: Né à Landroff le 2 septembre 1838, fils de Charles Reche, cordonnier et Anne Clausset. Aîné d'une famille de 9 enfants, il va fréquenter pendant quelques années l'école communale, puis, pour venir en aide à ses parents, se mettra au service de la famille Guerber (actuelle maison Bazin). En 1859, après une période passée comme cocher au château de Raville, il va s'engager chez M. Bourguignon, entrepreneur spécialisé dans la construction d'églises, pour travailler sur le chantier de l'église Notre-Dame à Charleville-Mézières (Ardennes) ou il restera 3 ans, assistant le soir aux cours des Frères des Écoles chrétiennes, pour enfin entrer au noviciat des Frères de Thionville-Beauregard. De 1863 à 1877, il sera professeur du pensionnat de Tilloy dans la Marne pour terminer directeur de la maison de retraite des Frères du Sacré-Cœur à Reims où il mourra le 23 octobre 1890. Le 2 novembre 1987, en présence d'une importante délégation d'habitants de Landroff emmenée par l'abbé Bultingaire, curé de la paroisse, il sera béatifié par le pape Jean-Paul II en la basilique Saint-Pierre de Rome.
  • Jean Ernest Kempnich (1882-1978) : Né à Landroff le 4 juillet 1882 de Auguste et Marie Kempnich (née Clausset), après sa scolarité au village, et ce durant l'annexion, il va tout d'abord travailler chez différents maraîchers et horticulteurs, tout d'abord dans la région messine puis à Nancy. Ce sera ensuite la région parisienne où il apprendra la culture de l'orchidée. Puis il va continuer sa formation en Angleterre en se perfectionnant dans la culture sous serres. revenu en Moselle, il s'installe dans la région messine, mais en 1914 il est mobilisé une première fois sous l'uniforme allemand avant d'être démobilisé pour assurer la production de légumes. Mobilisé à nouveau en 1916, il est envoyé sur le front russe, puis à nouveau démobilisé en 1917. En 1919, il commence son activité d'horticulteur en se spécialisant dans le cyclamen et l'orchidée avec un magasin "Au cyclamen" rue Serpenoise à Metz. Avec l'invasion nazie en 1940, il va entrer en résistance en devenant membre d'une filière d'évasion de prisonniers français. Au long de la guerre, il participe au renseignement et à partir d'octobre 1943, il joue un rôle important dans la résistance messine (FFI) en abritant un poste émetteur. Inquiété à plusieurs reprises par les Allemands dès 1942, il figure même sur une liste de déportation en 1943, il se réfugie chez des amis en Alsace, mais le danger passé, rejoint Woippy. En 1944, les soupçons le concernant se précisent. Le 27 mai 1944, un bombardement américain qui doit anéantir l’usine Hobus-Werke manque sa cible et détruit la propriété et les serres d’Ernest Kempnich, qui échappe par miracle à la mort et va s’installer à Metz. Pour ces faits de résistance, il recevra le Diplôme d'honneur de la Résistance, la Croix de Guerre avec palmes et sera nommé chevalier de la Légion d'honneur le 10 juin 1952. Il mourra le 1er janvier 1978, ayant eu auparavant l'occasion de voir son rôle durant la guerre, interprété dans un film de René Clément "Le Père tranquille" par Noël Noël.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes-Ernest Nègre.
  2. (en) Hugh M. Cole, The Lorraine Campaign, Washington, DC, The Historical Division, The U.S. Army, (lire en ligne), p. 369-379
  3. « The November-December Offensive », Super Sixth: The Story of Patton's 6th Armored Division in WW II
  4. (en) James A. Sawicki, Tank Battalions of the U.S. Army, Dumfries, VA, Wyvern Press, (ISBN 978-0-9602404-5-6)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .