Haboudange

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Haboudange
Haboudange
Église Saint-Laurent.
Blason de Haboudange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Pierre Canteneur
2020-2026
Code postal 57340
Code commune 57281
Démographie
Gentilé Haboudangeois, Haboudangeoises
Population
municipale
256 hab. (2018 en diminution de 10,49 % par rapport à 2013)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 29″ nord, 6° 36′ 46″ est
Altitude Min. 210 m
Max. 305 m
Superficie 10,5 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Morhange
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Saulnois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Haboudange
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Haboudange

Haboudange (Habudingen en allemand) est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Haboudange est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Morhange, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,1 %), prairies (20,8 %), forêts (10,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne germanique Hawald suivi du suffixe -ing[8] francisé en -ange.
  • Hauvoldingas[9] ou Hauuoldingas[10] (976), Habundanges (1120-1163), Gabondanges (1238-1260), Guebodenges (1255), Oudanges (1264), Auboudaingnes (1285), Hobeldingen ou Hoblingen (1424)[11], Auboudanges (1790), Haboudange (1793), Habudingen (1871-1918 et 1940-1944).
  • Le village s'appelait autrefois en allemand Hoblingen[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de la commune remonte à 976. Au XVIIe siècle elle est un fief dépendant de la principauté épiscopale de Metz.
Le le chevalier Werner de Bollenden propriétaire du château (des évêques de Metz) échange le château à l’évêque Thierry qui est élu de Metz. À partir de la date d’échange l’évêque fit construire le château seigneurial qui devient sa résidence. De 1165 à 1170, et le centre d’une prévôté ainsi qu’une place forte de l’évêché.

  • Le château était le siège de l'ancienne châtellenie épiscopale de Haboudange jusqu'à la Révolution.
  • L'évêque Thierry bâtit le château dont il reste des murs, une tour ronde et le fossé.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 mars 1995 Louis Canteneur    
mars 1995 mars 2001 Helmut Sandam    
mars 2001 mars 2008 Daniel Catteloin    
mars 2008 En cours Pierre Canteneur    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14].

En 2018, la commune comptait 256 habitants[Note 3], en diminution de 10,49 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
444421461498514502511512506
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
518493431427456422405394371
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
380381342330293283275263242
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
219202224224239264271270256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Château antérieur à 1164, réédifié au XIIIe siècle. Au XVIe siècle, une partie de ses défenses est supprimée pour construire la maison seigneuriale. Il appartient à la seconde génération des châteaux en Lorraine, aménagé en résidence à partir de 1578. Le logis est totalement repercé en 1835.
L'ancienne motte et le logis du XVIe siècle du château, situés au 44 rue Principale, sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [17].
  • Vestiges de villas romaines.
  • Château des évêques de Metz. Site castral, antérieur à 1164, motte ; logis, réédifié au XIIIe siècle. Au XVIe siècle, une partie de ses défenses est supprimée pour construire la maison seigneuriale. Il appartient à la seconde génération des châteaux en Lorraine, aménagé en résidence à partir de 1578. Logis totalement repercé en 1835.
  • Château Ravida XVIe siècle, remanié XVIIIe siècle : façade Sud du château XVIIe siècle.

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Morhange », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 340a.
  9. Dictionnaire Topographique du Département de la Meurthe - Henri Lepage
  10. Toponymie générale de la France: Tome 2 - Ernest Nègre
  11. Beiträge zur Namen-Verbesserung der Karten des deutschen Reichs (1892)
  12. Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe - E. Grosse (1836)
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Site castral », notice no PA00107041, base Mérimée, ministère français de la Culture.