Château-Bréhain

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Château-Bréhain
Château-Bréhain
Chapelle Saint-Simon-et-Saint-Jude.
Blason de Château-Bréhain
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Jean-Paul Petit
2020-2026
Code postal 57340
Code commune 57130
Démographie
Population
municipale
75 hab. (2019 en diminution de 3,85 % par rapport à 2013)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 54′ 16″ nord, 6° 31′ 35″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 335 m
Superficie 6,11 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Saulnois
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Château-Bréhain
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Château-Bréhain
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Château-Bréhain

Château-Bréhain est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est délimité au nord par la Nied française.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Château-Bréhain
Chicourt Bréhain
Oron Château-Bréhain Dalhain
Vannecourt

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Nied, le ruisseau de St-Vendelin et le ruisseau le Grand le ruisseau[Carte 1].

La Nied, d'une longueur totale de 96,7 km, prend sa source dans la commune de Marthille, traverse 47 communes françaises, puis poursuit son cours en Allemagne où elle se jette dans la Sarre[1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Château-Bréhain.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Nied, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Château-Bréhain est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,2 %), forêts (30 %), prairies (23,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Villa de Chestes (1218), Le Chastel de Chastelbrehain (1505), Chastelbreheim (1525), Chasteaubrhan et Chasteau-Brehan (1525)[9], Bruch-Kastel (1915-1918 et 1940-1944).

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Bréhain-Bas[10].

Sobriquets[modifier | modifier le code]

Les bicawés de Chèté (les têtards de Château–Bréhain)[11], Les habitants de ce village sont des pécheurs adroits de grenouilles, leur plat favori, dit-on, était le pâté de grenouilles.
Lés nôres bodates (les noirs nombrils)[11]. Le terme fait allusion au manque de propreté des anciennes générations du lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie relevait, à partir du XIVe siècle, de la famille Bayer de Boppart dont deux membres furent évêques de Metz. Seigneurie de la famille Créhange au XVIe siècle.

En 1335, Adémare, évéque de Metz, loua à Pierre de Bar, seigneur de Pierrefort, différents domaines, entre autres Chastel et Bréhin. Ce lieu était la demeure ordinaire des Bayer, maison illustre dont quelques membres occupèrent le siège épiscopal de Metz. En 1442, plusieurs de ces seigneurs, ligués avec d'autres chefs de bandes, étant venus jusqu'à Ancerville où ils brûlèrent quinze maisons, furent poursuivis par les Messins, qui les battirent près de Château-Bréhain et qui quelques années plus tard pillèrent et brulèrent le château des Bayer[12].

Dépendait en 1710 de la prévôté et bailliage de Pont-à-Mousson, puis à partir de 1751 du bailliage de Château-Salins, sous la coutume de Saint-Mihiel[12].

Le château tomba en ruine au début XIXe siècle ; celles-ci encore visibles.

De 1790 à 2015, Château-Bréhain était une commune de l'ancien canton de Delme.

Dame des bois à la Promenciale.[Quoi ?]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2014 Michel Silly SE  
2014 mai 2020 Martial Colasse    
mai 2020 En cours Jean-Paul Petit    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2019, la commune comptait 75 habitants[Note 2], en diminution de 3,85 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334334384402459428403395374
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
381381338297262270249227195
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
173164153153146142102107103
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
927076768274777675
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Château-Bréhain Blason
D'or à la tour donjonnée mouvant d'une champagne crènelée de gueules, le donjon sommé d'une bannière de gueules à deux saumons adossés d'argent.
Détails

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château XIVe siècle, détruit par les Messins en 1443 et reconstruit : pilier de pierres ciselées, deux gargouilles en réemploi sur une façade.
  • Monument ossuaire militaire (combats du ).

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Christophe Vitoux, né en 1563, châtelain de Château-Bréhain et anobli en 1616.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Château-Bréhain » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « la Nied »
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Henri Lepage - Dictionnaire topographique du département de la Meurthe
  10. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. a et b Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°9 (Juin-juillet-août 2013)
  12. a et b Henri Lepage, Le département de La Meurthe : statistique historique et administrative, deuxième partie, 1843
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.