Turquestein-Blancrupt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Turquestein-Blancrupt
Image illustrative de l'article Turquestein-Blancrupt
Blason de Turquestein-Blancrupt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Canton Phalsbourg
Intercommunalité Communauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud
Maire
Mandat
Michel André
2014-2020
Code postal 57560
Code commune 57682
Démographie
Gentilé Turquestinois
Population
municipale
16 hab. (2014)
Densité 0,53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 12″ nord, 7° 05′ 51″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 826 m
Superficie 30,04 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de la Moselle
City locator 14.svg
Turquestein-Blancrupt

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Turquestein-Blancrupt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Turquestein-Blancrupt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Turquestein-Blancrupt

Turquestein-Blancrupt est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

La moitié occidentale de son territoire se compose de la forêt de Turquestein, la moitié orientale de la forêt de Saint-Quirin, au milieu se trouve la vallée de la Sarre, aussi appelé Sarre blanche ou Blanc-rupt.

Ecarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Halmoze.

Une partie de la commune est traversée par le chemin d'Allemagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous les formes[1],[2] : Bencelinus de Truchstein (1124, nom de personne), Durchelstein (1126), Truclisten (1128), Turchestein (1135), Turkestein ou Turcestein (1157), Turchesten et Durchestein (1186, chapitre de l'abbaye de la Haute-Seille), Druchstein ou Druchetein (1200-1260, Chronique), La châtellenie de Turkenstein (1314), Turkestein (1324), Le chestel de Durkestein (1346), Durkestain (1350), Durquesteim (1352), Dursquestain (1422, fiefs de Blâmont), Turckstein (1490), Durkelstein (XVe siècle, obituaire de la collégiale de Sarrebourg), Tricquestain (1534, chapitre de l'abbaye de la Haute-Seille), Terkestain (1561), Turquestein (1566), Durckstein (1589, domaine de Phalsbourg), Turquestain (1667, compte du domaine de Turquestein), Les Métairies-de-Turquestein[Note 1] (1719), cense de Turquestin (1756, département de Metz), Turquestin (1793), Türkstein (1871-1918), Turquestein-Blancrupt (1961).

Étymologie[modifier | modifier le code]

D'après le toponymiste Ernest Nègre, il s'agit d'un nom de personne germanique Truogo, suivi du germanique stein[3] (pierre/rocher). Le [qu] de Turquestein est apparu par romanisation ou francisation du toponyme.

Le toponyme original semble pourtant celte, il est aussi culturellement plus complexe, probablement T(h)ricestellina alteré précocément en triquesteina. Il semble qu'il désigne d'abord un ensemble de "places", ou d'"emplacements militaires de surveillance" disposés en trois pointes ou entrées, puis peut-être déjà une grande pierre symbolique tronquée pour signifier la triple tutelle de la vallée et du massif du Donon vers laquelle elle conduit. L'ancien "castellum de Turquestein" ouvrait ainsi par l'ouest un ancien espace commun à trois entités ou peuples gaulois, en particulier autrefois à l'époque de La Tène final, les Leuci ou Leuques, les Mediomatrices ou Mediomatriques, les Triboques. Le toponyme originelle est donc un nom générique qui couvre l'approche du dunum ou grande colline sacrée pour les fêtes des solstices. Il pourrait être traduit par le "pays des trois petits castels", ce qui correspondait à une terre de neutralité sacrée autour du Donon.[réf. nécessaire]

Blancus-ruptus ou Blanco-rupto signifie en gallo-romain "vallée blanche" à l'origine et non la "rivière blanche" ou ru blanc qu'est la Sarre blanche, comme les locuteurs romans médiévaux lorrain pouvaient plus tard le comprendre. En fait, l'adjectif "blanc" marque souvent dans la toponymie antique une zone indivis, de paix et de neutralité, un espace de contemplation religieux... au contraire de l'adjectif "rouge" marquant une rubrique, une frontière à respecter. La vallée de Turquestein-Blancrupt était selon cette hypothèse l'ancienne voie sacrée menant au Donon pour les druides et bardes menant les observants du peuple médiomatrique.[réf. nécessaire]

La commune n'était constitué autrefois, et encore au XIXe siècle, que d'écarts, aussi il sont parfois encore pléthoriques sur les cartes. Ainsi la Haute-Turquestein, la Basse-Turquestein, Chatun, Le Chaud-poèle... étaient des habitations à l'écart. Il faut signaler la maison forestière de Turquestein placée sur la montagne homonyme, et en haut du rocher où les barons de Turquestein prétendaient avoir eu leur château-fort.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entité de la foresta mérovingienne est plus vaste que la commune actuelle. Il s'agit d'un important domaine forestier, d'obédience régalienne, plus tard accaparé par les comtes associés à l'épiscopat messin, puis repris par les évêques de Metz dans leur temporel.[réf. nécessaire]

En 1252, au cœur de cette seigneurie lorraine du temporel de l'évêché de Metz, Jacques de Lorraine fit construire d'importantes fortifications, rasées sur ordre de Richelieu en 1634.[réf. nécessaire]

La seigneurie, par location vente, appartient ensuite aux sires de Blâmont, d'Haussonville, de Vaudémont ; elle est occupée par les soldats du roi de France en 1632 et rattachée en 1661 dans le cadre des Trois-Evêchés. En conséquence, le domaine de Turquestein appartient au royaume de France depuis 1661.[réf. nécessaire]

Le domaine de Turquestein est érigé en baronnie en 1648. Les Baronnies désignaient au XVIIIe siècle les seigneuries de Saint-Georges, Ban-le-Moine et Turquestein. Ainsi les comptes du domaine de Turquestein englobent des espaces plus vastes que la simple commune actuelle, on y retrouve fréquemment la communauté de Neuf-moulin (ancienne commune du département de Meurthe près du ruisseau de l'Étang) ou des métairies comme le Hambourg en 1667, encore différente de l'étang du Hambourg près de Lorquin.[réf. nécessaire]

La commune de Turquestein, dans le canton de Lorquin, fait d'abord partie du département de la Meurthe.[réf. nécessaire]

En 1860, la commune de Turquestein comportent, outre le vieux château de Turquestein à l'état de ruines, quelques maisons et fermes, une dizaine de scieries, six maisons forestières soient moins de 160 habitants permanents sur plus de 3000 ha. Arthur Benoit décrit le mode de vie forestier de ces principaux habitants, qui sont souvent des paysans bûcherons ou manœuvres saisonniers, venus des diverses localités voisines.[réf. nécessaire]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Turquestein-Blancrupt Blason Coupé au 1 parti d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent et d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au 2 d'or à l'étoile à six rais de gueules à la bordure du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2008 Roland Muntz    
mars 2008   Michel André    

Turquestein-Blancrupt est l'une des seules communes françaises (avec Demi-Quartier et Taillepied) dont la mairie est située dans une autre commune : elle se situe sur le ban communal de Saint-Quirin.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 16 habitants, en diminution de -27,27 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
86 67 62 89 101 150 145 136 150
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
144 159 141 128 132 149 93 95 113
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
139 94 66 70 58 61 53 54 52
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
29 22 25 22 21 22 16 16 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Passage d'une voie romaine.
  • château de Turquestein ; datant du Xe siècle et sis sur un grand rocher à 460 mètres d'altitude.
  • le Grand Rougimont (observatoire) ;
  • le Lampertstein (rocher) ;
  • cabane Dersou ;
  • les Trois Pierres (monolithes) ;
  • Le Mirguet (sommet) ;
  • le Rocher du Calice (rocher) ;
  • le Bourguignon (sommet).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance, restaurée en 1895 par madame Clémence Jeanpierre. La statue de Notre-Dame-de-la-Délivrance, en bois, se trouve au presbytère de Saint-Quirin. Chapelle qui témoigne de l'ancienneté et de la vivacité de la dévotion à Notre-Dame de la Délivrance à cet endroit.
  • Oratoire de Notre-Dame-de-la-Délivrance, sur la route du Donon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

On a supposé sous doute à tort, parmi bien d'autres hypothèses aventureuses[non neutre], que Pierre de Blarru, (1437-1508), chanoine homme d'église, poète, enseignant et humaniste était natif de la vallée.

Les conteurs de la montagne vosgienne disaient de ce petit pays de la Sarre blanche, très lié aux terres à étangs de l'aval, qu'il s'agissait antan d'une contrée forestière de grands conteurs. Elle ne l'est plus au moins depuis la fin du XIXe siècle.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. métairies réparties surtout en aval de la Sarre blanche.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, Formations non-romanes ; formations dialectales, 1991
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Le texte d'Arthur Benoit rédigé en 1860 s'intitule "la vallée du Blancrupt ou la vie en forêt". Il est republié in extenso par Jean-Pierre Kruch, avec une notice de présentation, dans l'opus Le temps perdu, 3, consacré à Victor Franck, Forestiers et bûcherons (1896), textes d'Arthur Benoit et Charles-Joseph Pariset, Jean-Pierre Kruch éditeur, Raon-L'Étape, juin 1977, en particulier pp 13-46.
  • Henri Lepage, Les Seigneurs, le château, la châtellenie et le village de Turquestein, Nancy, 1886 (notice BnF no FRBNF34132773)
  • Henri Lepage, Statistique du département de la Meurthe, nombreuses éditions.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]