Turquestein-Blancrupt

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Turquestein-Blancrupt
Turquestein-Blancrupt
Mairie de Turquestein-Blancrupt.
Blason de Turquestein-Blancrupt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Intercommunalité Communauté de communes Sarrebourg Moselle Sud
Maire
Mandat
Michel Andre
2020-2026
Code postal 57560
Code commune 57682
Démographie
Gentilé Turquestinois
Population
municipale
11 hab. (2019 en diminution de 31,25 % par rapport à 2013)
Densité 0,37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 12″ nord, 7° 05′ 51″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 826 m
Superficie 30,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Phalsbourg
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Turquestein-Blancrupt
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Turquestein-Blancrupt

Turquestein-Blancrupt est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Turquestein-Blancrupt est une commune forestière qui occupe la vallée de la Sarre blanche, aussi appelée Blancrupt, au pied du Donon.

La commune se situe à la limite entre la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l'Alsace.

Accès[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de plusieurs hameaux et lieux-dits qui s'étendent sur une douzaine de kilomètres de long :

  • le Pâquis
  • le Petit Blancrupt (ou Chaude Poêle)
  • la Fange
  • Ricarville
  • Turquestein
  • le Kiboki
  • le Storindal
  • la Cense Manée

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Sarre, le ruisseau de Chatillon, le ruisseau Basse de la Verrerie, le ruisseau Basse de le ru des Dames, le ruisseau Basse d'Enfer, le ruisseau Basse du Boeuf, le ruisseau Basse du Houzard et le ruisseau Basse Leonard[Carte 1].

La Sarre, d'une longueur totale de 129,2 km, est un affluent de la Moselle et donc un sous-affluent du Rhin, qui coule en Lorraine, en Alsace bossue et dans les Länder allemands de la Sarre (Saarland) et de Rhénanie-Palatinat (Rheinland-Pfalz)[1].

Le ruisseau de Chatillon, d'une longueur totale de 14,5 km, prend sa source dans la commune de Grandfontaine et se jette dans la Vezouze à Cirey-sur-Vezouze, après avoir traversé cinq communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Turquestein-Blancrupt.

La qualité des eaux des principaux cours d’eau de la commune, notamment de la Sarre et du ruisseau de Chatillon, peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité. Ainsi en 2020, dernière année d'évaluation disponible en 2022, l'état écologique de la Sarre était jugé moyen (jaune)[Carte 2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Turquestein-Blancrupt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (97,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (99,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (90,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,1 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), prairies (0,5 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mentions anciennes[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous les formes[10],[11] : Bencelinus de Truchstein (1124, nom de personne), Durchelstein (1126), Truclisten (1128), Turchestein (1135), Turkestein ou Turcestein (1157), Turchesten et Durchestein (1186, chapitre de l'abbaye de la Haute-Seille), Druchstein ou Druchetein (1200-1260, Chronique), La châtellenie de Turkenstein (1314), Turkestein (1324), Le chestel de Durkestein (1346), Durkestain (1350), Durquesteim (1352), Dursquestain (1422, fiefs de Blâmont), Turckstein (1490), Durkelstein (XVe siècle, obituaire de la collégiale de Sarrebourg), Tricquestain (1534, chapitre de l'abbaye de la Haute-Seille), Terkestain (1561), Turquestein (1566), Durckstein (1589, domaine de Phalsbourg), Turquestain (1667, compte du domaine de Turquestein), Les Métairies-de-Turquestein[Note 2] (1719), cense de Turquestin (1756, département de Metz), Turquestin (1793), Türkstein (1871-1918), Turquestein-Blancrupt (1961).

Étymologie[modifier | modifier le code]

D'après le toponymiste Ernest Nègre, il s'agit d'un nom de personne germanique Truogo, suivi du germanique stein[12] (pierre/rocher). Le [qu] de Turquestein est apparu par romanisation ou francisation du toponyme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1995 mars 2008 Roland Muntz    
mars 2008 En cours Michel André    

Turquestein-Blancrupt est l'une des seules communes françaises avec Demi-Quartier (Haute-Savoie) ; Taillepied (Manche) ; Château-Chinon (Campagne) (Nièvre) ; Pourcharesses (Lozère) ; Le Malzieu-Forain (Lozère) ; Rouvres-sous-Meilly (Côte-d'Or) et Le Plessis-Patte-d'Oie (Oise) dont la mairie est située dans une autre commune : elle se situe sur le ban communal de Saint-Quirin.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[14].

En 2019, la commune comptait 11 habitants[Note 3], en diminution de 31,25 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,03 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
86676289101150145136150
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
1441591411281321499395113
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1399466705861535452
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
292225222122221612
2019 - - - - - - - -
11--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[15]. |recens-pr.)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Stèle des Aviateurs.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • château de Turquestein ; datant du Xe siècle et sis sur un grand rocher à 460 mètres d'altitude ;
  • la Roche des Fées (468 mètres) ;
  • les Trois Pierres (546 mètres - monolithes) ;
  • le Mirguet (577 mètres) ;
  • le Petit Nid d'Oiseaux (657 mètres) ;
  • le Grand Nid d'Oiseaux (714 mètres) ;
  • le grand chemin d'Allemagne, voie romaine et ancienne frontière entre l'Empire allemand et la France.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance, restaurée en 1895 par madame Clémence Jeanpierre. La statue de Notre-Dame-de-la-Délivrance, en bois, se trouve au presbytère de Saint-Quirin. Chapelle qui témoigne de l'ancienneté et de la vivacité de la dévotion à Notre-Dame de la Délivrance à cet endroit.
  • Oratoire de Notre-Dame-de-la-Délivrance, sur la route du Donon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Turquestein-Blancrupt Blason
Coupé au 1 parti d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent et d'azur à trois fleurs de lys d'or ; au 2 d'or à l'étoile à six rais de gueules à la bordure du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. métairies réparties surtout en aval de la Sarre blanche.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Turquestein-Blancrupt » sur Géoportail (consulté le 29 juillet 2022).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ) - Pour recentrer la carte sur les cours d'eau de la commune, entrer son nom ou son code postal dans la fenêtre "Rechercher".

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « la Sarre »
  2. Sandre, « le ruisseau de Chatillon »
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, volume 2, Formations non-romanes ; formations dialectales, 1991
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Le texte d'Arthur Benoit rédigé en 1860 s'intitule "la vallée du Blancrupt ou la vie en forêt". Il est republié in extenso par Jean-Pierre Kruch, avec une notice de présentation, dans l'opus Le temps perdu, 3, consacré à Victor Franck, Forestiers et bûcherons (1896), textes d'Arthur Benoit et Charles-Joseph Pariset, Jean-Pierre Kruch éditeur, Raon-L'Étape, , en particulier pp 13-46.
  • Henri Lepage, Les Seigneurs, le château, la châtellenie et le village de Turquestein, Nancy, 1886 (BNF 34132773)
  • Henri Lepage, Statistique du département de la Meurthe, nombreuses éditions.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]