Saint-Hubert (Moselle)

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Saint-Hubert
Befey, Rabas, Villers-Bettnach
Saint-Hubert (Moselle)
Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de Rabas.
Blason de Saint-Hubert Befey, Rabas, Villers-Bettnach
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Intercommunalité Communauté de communes Haut Chemin-Pays de Pange
Maire
Mandat
Sylvie Richard
2020-2026
Code postal 57640
Code commune 57612
Démographie
Gentilé Saint-Hubergeois [1]
Population
municipale
239 hab. (2018 en augmentation de 15,46 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 29″ nord, 6° 20′ 01″ est
Altitude Min. 204 m
Max. 353 m
Superficie 16,04 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Metz
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Pays messin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Géolocalisation sur la carte : Moselle
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Géolocalisation sur la carte : France
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Géolocalisation sur la carte : France
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Liens
Site web http://www.mairiesthubert57.fr

Saint-Hubert est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Hubert est nichée au fond de la vallée de la Canner. Cette petite rivière est encore proche de sa source et s’en va vers le nord pour se jeter dans la Moselle à une trentaine de kilomètres.

La commune est très rurale et les entreprises y sont rares.

On compte en réalité le village de Saint-Hubert mais également deux annexes, Beféy (prononcer "béfé-i") et Villers-Bettnach dont l'abbaye a connu une histoire grandiose, ainsi qu’un lieu-dit, Rabas.

On pourra préciser que cette commune est un « village fleuri » dans un superbe cadre forestier qui gagne à être visité en période estivale !

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[3].

Il y a plusieurs fermes : Rabas, Godehure, La Forge.

Carte de la commune.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (83 %), prairies (11,2 %), terres arables (4,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,7 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de cette commune est fortement liée à celle de l’abbaye de Villers-Bettnach.

Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

A dépendu de la prévôté de Sierck et des Trois-Évêchés.
Les moines de l’abbaye de Villers-Bettnach fondèrent Saint-Hubert en 1493 sous le nom de « Saint-Humbert » qui devint, en raison de la prononciation, Saint-Hubert.

Le village fut détruit en 1682. Il ne restait qu’une maison de ferme, puis le village se reconstruisit lentement.

En 1720, Saint-Hubert fut rattachée à la paroisse d'Altroff (commune de Bettelainville) qui venait d’être créée.

Un peu à l’écart se trouve la ferme de Godchure, qui s'appelait Gaderscheuern en 1599[11], puis Gaudechure (1641), Gadthschures (1762), Gadtscheuren (1756), Godtcheuren (1779)[12].

C’est à Saint-Hubert et dans son annexe, Befey, que fut fondé, en 1762, l'Institut de la Providence pour l'instruction des petites filles. En effet, dans l'autre annexe de la commune, Villers-Bettnach, l'abbaye était réservée aux hommes.

Epange, Belle Fontaine, Haute Frêne et Rabas sont réunis à Saint-Hubert entre 1790 et 1794.

En 1811, le chef-lieu communal est transféré de Saint-Hubert à Villers-Bettenach en absorbant Besey. Saint-Hubert redevient chef-lieu en 1919.

Toponymie : Saint-Humbert (1493), Sanctus Humbertus (1606) ; en lorrain : Saint-Himbé[12].

Befey[modifier | modifier le code]

Cette annexe de la commune est en fait un cul-de-sac et son histoire reste peu connue.

Le village tire son nom de fagus (le hêtre), devenu « fou » ou « fau ». Fagitum désignait une hêtraie.

On relève, en 1345, le nom de « Belfey », la belle hêtraie. Ce même nom se retrouve en 1756.

Cette ancienne possession de l'abbaye Saint-Arnould de Metz fut détruite en 1552 et reconstruite en 1572.

Befey est une commune de Moselle de 1793 à 1811. En 1801, le bulletin des Lois écrit Besey.

Rabas[modifier | modifier le code]

Notre Dame de Rabas
Vierge à l'Enfant en pierre à l'intérieur de la chapelle.

Rabas n’est ni un village ni un hameau proprement dit mais un lieu-dit symbolique de la commune, entre Befey et Saint-Hubert. En effet, c’est à Rabas que l’on trouve une chapelle du même nom et la source dite de « Charlemagne ».

L’historique de cette chapelle a été fait par l’abbé Cazin, alors curé de Vigy[13]. L'abbé Cazin avait déjà publié en 1883 une première notice dans le but de réunir des fonds pour la restauration de la chapelle.

On sait qu’en 1423 vivait à Rabas un ermite du nom d'André, originaire de Flévy. On note également, en 1630, un autre ermite, le franciscain Colezius, docteur en théologie.

Tout proche de la chapelle, on trouve la « source de Charlemagne ». Cette dernière serait due au cheval de Charlemagne qui, en chassant dans cette forêt au début du IXe siècle (lors de ses séjours à Thionville)[14] aurait mis au jour cette source. Quelle que soit la véracité de cette légende, le lieu est resté fréquenté depuis, d’une part car l’eau est potable aujourd’hui encore et parce que la chapelle de Rabas fut implantée dans la foulée.

Toponymie : Rabay (1410), Raba (1607), Ribba (1610), Roba (1756). En Lorrain : Raibay[12], En allemand : Rebach[12].

Villers-Bettnach[modifier | modifier le code]

Villers-Bettnach est un petit village niché au fond de sa vallée connu par l’histoire de son abbaye. Il a donné naissance à Saint-Hubert. Autrefois hameau Lorrain dans le bailliage de Bouzonville (1751-1789). Au début du XVIIe siècle, ce hameau était situé sur la frontière linguistique.
Il fut le chef-lieu communal de 1811 à 1919.

Toponymie[12] : Vilers (1271), Viliers (1281), Villiers (1283), Vilarium (1283), Villeir (1323), Vrillerus in Bettenach (1583), Viller-Bettenach (1585), Villers-Betnacqz (1618), Villers-Bettenach (1801). En francique lorrain : Weller.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Joël Goubaux    
mars 2001 2005 Denis George    
2005 ? Roland Sallerin    
mai 2020 En cours Sylvie Richard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 239 habitants[Note 3], en augmentation de 15,46 % par rapport à 2013 (Moselle : −0,32 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133156155171178142153138126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
150146164187173197233210232
2018 - - - - - - - -
239--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18]. |recens-.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne gare de Bettelainville-Saint-Hubert (où passe le train touristique de Vigy).
  • Ancienne gare de Villers-Bettnach.
  • Ruines du viaduc de la Canner (bombardé durant la Seconde Guerre mondiale) entre Saint-Hubert et Villers-Bettnach.
  • Chêne des Moines (planté en 1682) dans la forêt de Villers-Bettnach.
  • Maisons forestières de Villers-Bettnach dont une est au sein de l'abbaye et l'autre, en dehors, datant d'une centaine d'années.
  • Source de Charlemagne entre Saint-Hubert et Befey à proximité de Notre-Dame-de-Rabas.
  • Fontaine du Loup.
  • Ferme de Rabas ayant appartenu aux bénédictins de Saint-Arnoul.
  • Distillerie (eau-de-vie) [19].
  • Hébergement : chambre d'hôtes, résidences secondaires, chalet de Rabas.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Villers-Bettnach et sa porte Coislin datant du XVIIIe siècle à Villers-Bettnach[20].
  • Chapelle des Humbles à Villers-Bettnach XVIIIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Catherine à Villers-Bettnach, XIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de Rabas, construite de 1884 à 1886 en intégrant l'ancienne, vétuste et délabrée.
  • Chapelle à Saint-Hubert, inaugurée le .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hubert Blason
D'argent à la croix de gueules, cantonnée de quatre serres d'aigle de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Chaillet, La vallée de Saint-Hubert en poésies…[21]
  • Charles Dosse, La Haute Vallée de la Canner - L'abbaye de Villers-Bettnach, Éditions Serpenoise, 1980.
  • Gérard Kilbertus, Villers-Bettnach - L’Abbaye, chez l’auteur, Talange, 2002.
  • Jean-Paul Philips, Patrimoine rural en Pays messin, Éditions Serpenoise, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/vigy/saint-hubert.html
  2. http://www.calameo.com/books/000016608ed6402d5fa31 rando page 68-69
  3. http://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/Liens_CARMEN/Paysage/SITEI/SI57331A.PDF
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Metz », sur insee.fr (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Die Fränkischen und Alemannischen Siedlungen in Gallien Par Adolf Schiber
  12. a b c d et e Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  13. Abbé Cazin, La chapelle du pèlerinage de Notre-Dame-de-Rabas, 1924 »
  14. Localisation de Charlemagne
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. http://www.tourismus-moselland.com/PDF/guide-decouverte/pays-messin.pdf
  20. http://frank-wiroth.lu/documents/Villers-Bettnach.pdf
  21. Mille Poètes - Un éditeur libre pour des auteurs libres !