Saint-Hubert (Moselle)

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Saint-Hubert
Befey, Rabas, Villers-Bettnach
Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de Rabas.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de Rabas.
Blason de Saint-HubertBefey, Rabas, Villers-Bettnach
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Metz
Canton Le Pays messin
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Chemin
Maire
Mandat
Roland Sallerin
2014-2020
Code postal 57640
Code commune 57612
Démographie
Gentilé Saint-Hubergeois [1]
Population
municipale
216 hab. (2014)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 13′ 29″ nord, 6° 20′ 01″ est
Altitude Min. 204 m
Max. 353 m
Superficie 16,04 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairiesthubert57.fr

Saint-Hubert est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Hubert est nichée au fond de la vallée de la Canner. Cette petite rivière est encore proche de sa source et s’en va vers le nord pour se jeter dans la Moselle à une trentaine de kilomètres.

La commune est très rurale et les entreprises y sont rares.

On compte en réalité le village de Saint-Hubert mais également deux annexes, Beféy (prononcer "béfé-i") et Villers-Bettnach dont l'abbaye connu une histoire grandiose ainsi qu’un lieu-dit, Rabas.

On pourra préciser que cette commune est un « village fleuri » dans un superbe cadre forestier qui gagne à être visité en période estivale !

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[3].

Il y a plusieurs fermes : Rabas, Godehure, La Forge.

Carte de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de cette commune est fortement liée à celle de l’abbaye de Villers-Bettnach.

Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

A dépendu de la prévôté de Sierck et des Trois-Évêchés.
Les moines de l’abbaye de Villers-Bettnach fondèrent Saint-Hubert en 1493 sous le nom de « Saint-Humbert » qui devint, en raison de la prononciation, Saint-Hubert.

Le village fut détruit en 1682. Il ne restait qu’une maison de ferme, puis le village se reconstruisit lentement.

En 1720, Saint-Hubert fut rattachée à la paroisse d'Altroff (commune de Bettelainville) qui venait d’être créée.

Un peu à l’écart se trouve la ferme de Godchure, qui s'appelait Gaderscheuern en 1599[4], puis Gaudechure (1641), Gadthschures (1762), Gadtscheuren (1756), Godtcheuren (1779)[5].

C’est à Saint-Hubert et dans son annexe, Befey, que fut fondé, en 1762, l'Institut de la Providence pour l'instruction des petites filles. En effet, dans l'autre annexe de la commune, Villers-Bettnach, l'abbaye était réservée aux hommes.

Epange, Belle Fontaine, Haute Frêne et Rabas sont réunis à Saint-Hubert entre 1790 et 1794.

En 1811, le chef-lieu communal est transféré de Saint-Hubert à Villers-Bettenach en absorbant Besey. Saint-Hubert redevient chef-lieu en 1919.

Toponymie : Saint-Humbert (1493), Sanctus Humbertus (1606) ; en lorrain : Saint-Himbé[5].

Befey[modifier | modifier le code]

Cette annexe de la commune est en fait un cul-de-sac et son histoire reste peu connue.

Le village tire son nom de fagus (le hêtre), devenu « fou » ou « fau ». Fagitum désignait une hêtraie.

On relève, en 1345, le nom de « Belfey », la belle hêtraie. Ce même nom se retrouve en 1756.

Cette ancienne possession de l'abbaye Saint-Arnould de Metz fut détruite en 1552 et reconstruite en 1572.

Befey est une commune de Moselle de 1793 à 1811. En 1801, le bulletin des Lois écrit Besey.

Rabas[modifier | modifier le code]

Notre Dame de Rabas
Vierge à l'Enfant en pierre à l'intérieur de la chapelle.

Rabas n’est ni un village ni un hameau proprement dit mais un lieu-dit symbolique de la commune, entre Befey et Saint-Hubert. En effet, c’est à Rabas que l’on trouve une chapelle du même nom et la source dite de « Charlemagne ».

L’historique de cette chapelle a été fait par l’abbé Cazin, alors curé de Vigy[6]. L'abbé Cazin avait déjà publié en 1883 une première notice dans le but de réunir des fonds pour la restauration de la chapelle.

On sait qu’en 1423 vivait à Rabas un ermite du nom d'André, originaire de Flévy. On note également, en 1630, un autre ermite, le franciscain Colezius, docteur en théologie.

Tout proche de la chapelle, on trouve la « source de Charlemagne ». Cette dernière serait due au cheval de Charlemagne qui, en chassant dans cette forêt au début du IXe siècle (lors de ses séjours à Thionville)[7] aurait mis au jour cette source. Quelle que soit la véracité de cette légende, le lieu est resté fréquenté depuis, d’une part car l’eau est potable aujourd’hui encore et parce que la chapelle de Rabas fut implantée dans la foulée.

Toponymie : Rabay (1410), Raba (1607), Ribba (1610), Roba (1756). En Lorrain : Raibay[5], En allemand : Rebach[5].

Villers-Bettnach[modifier | modifier le code]

Article détaillé : abbaye de Villers-Bettnach.

Villers-Bettnach est un petit hameau niché au fond de sa vallée connu par l’histoire de son abbaye. Il a donné naissance à Saint-Hubert. Autrefois hameau Lorrain dans le bailliage de Bouzonville (1751-1789). Au début du XVIIe siècle, ce hameau était situé sur la frontière linguistique.
Il fut le chef-lieu communal de 1811 à 1919.

Toponymie[5] : Vilers (1271), Viliers (1281), Villiers (1283), Vilarium (1283), Villeir (1323), Vrillerus in Bettenach (1583), Viller-Bettenach (1585), Villers-Betnacqz (1618), Villers-Bettenach (1801). En francique lorrain : Weller.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Hubert Blason D'argent à la croix de gueules, cantonnée de quatre serres d'aigle de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 mars 2001 Joël Goubaux    
mars 2001 2005 Denis George    
2005   Roland Sallerin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2014, la commune comptait 216 habitants[Note 1], en diminution de 0,92 % par rapport à 2009 (Moselle : +0,02 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133 156 155 171 178 142 153 138 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
150 146 164 187 173 197 233 210 216
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11]. |recens-.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne gare de Bettelainville-Saint-Hubert (où passe le train touristique de Vigy).
  • Ancienne gare de Villers-Bettnach.
  • Ruines du viaduc de la Canner (bombardé durant la Seconde Guerre mondiale) entre Saint-Hubert et Villers-Bettnach.
  • Chêne des Moines (planté en 1682) dans la forêt de Villers-Bettnach.
  • Maisons forestières de Villers-Bettnach dont une est au sein de l'abbaye et l'autre, en dehors, datant d'une centaine d'années.
  • Source de Charlemagne entre Saint-Hubert et Befey à proximité de Notre-Dame-de-Rabas.
  • Fontaine du Loup.
  • Ferme de Rabas ayant appartenu aux bénédictins de Saint-Arnoul.
  • Distillerie (eau-de-vie) [12].
  • Hébergement : chambre d'hôtes, résidences secondaires, chalet de Rabas.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Villers-Bettnach et sa porte Coislin datant du XVIIIe siècle à Villers-Bettnach[13].
  • Chapelle des Humbles à Villers-Bettnach XVIIIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Catherine à Villers-Bettnach, XIIe siècle.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette de Rabas, construite de 1884 à 1886 en intégrant l'ancienne, vétuste et délabrée.
  • Chapelle à Saint-Hubert, inaugurée le 2 mai 1971.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude Chaillet, La vallée de Saint-Hubert en poésies…[14]
  • Charles Dosse, La Haute Vallée de la Canner - L'abbaye de Villers-Bettnach, Éditions Serpenoise, 1980.
  • Gérard Kilbertus, Villers-Bettnach - L’Abbaye, chez l’auteur, Talange, 2002.
  • Jean-Paul Philips, Patrimoine rural en Pays messin, Éditions Serpenoise, 2007.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]