Chambrey

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de la Moselle
Cet article est une ébauche concernant une commune de la Moselle.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?). Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade « Bon début » quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l’atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d’aide à la rédaction d’un article de commune.

Chambrey
Gare impériale de Chambrey.
Gare impériale de Chambrey.
Blason de Chambrey
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Canton Le Saulnois
Intercommunalité Communauté de communes du Saulnois
Maire
Mandat
Alain Grosjean
2014-2020
Code postal 57170
Code commune 57126
Démographie
Gentilé Chambreysiens
Population
municipale
352 hab. (2014)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 16″ nord, 6° 27′ 37″ est
Altitude Min. 195 m – Max. 313 m
Superficie 14,40 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de la Moselle
City locator 14.svg
Chambrey

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Chambrey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chambrey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chambrey

Chambrey est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Surplombant légèrement la vallée de la Seille, Chambrey est caractéristique du village-rue lorrain, qui s'étire d'est en ouest le long d'une rue large avec d'immenses usoirs devant les maisons.

À seulement 25 km de Nancy en direction de Château-Salins, par la route nationale 74, l'ensemble de ce village apparait à gauche de la RN 74, juste après la traversée de Moncel-sur-Seille.

À 8 km de Vic-sur-Seille (D 8) connu pour son sel exploité dès la plus haute antiquité et son très célèbre peintre Georges de La Tour, Chambrey fait partie du pays du Saulnois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chambrei (1339), Chambry (1398), Chambreyum (1642), Chambrey (1793), Chambray (1801), Kambrich (1915-1918).

Histoire[modifier | modifier le code]

Gare impériale.

Relevait de l'évêché de Metz et du bailliage de Vic.

Annexé par les Allemands à l'issue de la guerre de 1870, Chambrey constituait la frontière franco-allemande. Cette frontière plaçait donc le village sur la ligne de front de la Première Guerre mondiale. Presque intégralement détruit, Chambrey fut citée à l'ordre des armées le 14 mai 1923.

La bataille du grand couronné en septembre 1914 ayant stabilisé l'invasion prussienne approximativement sur les frontières de 1870, Chambrey ne sera libérée qu'à la fin de la guerre. Le récit d'Hubert Ofcard détaille, jour après jour la vie du village aux premières heures de la guerre de 1914. Chambrey subira à nouveau de très gros dommages durant le conflit de 1939-1945.

Ce village rural était prospère et représentait un centre administratif important, en raison de sa position frontalière. Il hébergeait une douane, une gendarmerie et une caserne de pompiers. Une saline, ouverte en 1881,y employait 35 salariés, pour une production de 10 000 t/an. On y comptait jusqu'à 900 habitants en 1900, mais les deux conflits mondiaux successifs ont eu raison de cette prospérité. La population actuelle de 350 habitants se développe néanmoins de façon régulière en raison de sa proximité avec Château-Salins et Nancy.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2016 en cours Thierry Klein[1]    
2014 Janvier 2016 Alain Grosjean   Démission au cours du mandat[2]
2008 2014 Jean-Claude Nierderlender    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 352 habitants, en diminution de -1,95 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610 620 733 761 829 882 886 792 766
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
693 676 648 670 746 837 781 834 759
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
754 754 448 507 504 503 355 385 387
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 -
366 345 364 342 341 328 359 352 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Gare impériale : construite en 1873 à l'initiative du Kaiser après la victoire allemande de 1870. Cette gare a perdu sa grande verrière d'origine, mais sa construction en pierre de taille et ses dimensions en font un monument impressionnant qui était destiné à montrer la puissance allemande aux visiteurs venant de Nancy.

Achetée par la commune en 1986, la municipalité en assurant la gestion et la location. Également base de loisirs, elle possède aujourd’hui trois murs d'escalade.

  • Carré militaire à l'intérieur du cimetière civil où sont enterrés sept poilus tombés le 11 août 1914.
  • Ruines du château de Chambrey.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église de l'Invention-de-Saint-Étienne.
La chapelle Saint-Roch.
  • Il faut aussi prendre le temps d'apprécier les vitraux de l'église de l'Invention-de-Saint-Étienne, moderne de Chambrey. Ceux-ci ont été réalisés par le célèbre vitrailliste René Giguet (élève de Victor Prouvé à l'École des beaux arts), celui-là même qui a réalisé les très beaux vitraux de la faculté de droit de Nancy, ainsi que ceux de plusieurs autres églises lorraines.
  • La petite chapelle Saint-Roch, construite en 1819, est également visible depuis la RN 74, mais du côté opposé à celui du village, nichée en bordure de forêt.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Charles Paté, maire de nombreuses années ; la salle des fêtes (l'ancienne gare) porte son nom.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Chambrey

Blason de Chambrey

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]