Kappelkinger

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Kappelkinger
Église Saint-Jacques (1743).
Église Saint-Jacques (1743).
Blason de Kappelkinger
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Canton Sarralbe
Intercommunalité Communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences
Maire
Mandat
Bertrand Potié
2014-2020
Code postal 57430
Code commune 57357
Démographie
Gentilé Kappelkingeois
Population
municipale
406 hab. (2014)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 19″ nord, 6° 54′ 36″ est
Altitude Min. 213 m
Max. 247 m
Superficie 8,58 km2
Localisation

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Kappelkinger est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Ecarts et lieux-dits : Kohlplatz.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les deux Kingre (1682)[1], les deux Kinger (1700)[2].

  • Kappelkinger : Cunegeren (1200), Kongeren (1329), Cungnerey (1395), Cappelkinguer et Cappelkingner (1598), Capolkinger (1700), Capel Kengnier (1720), Kinger (1727), Kapel Kigneur (1755), Cumières (1779 - carte Durival), Kapelkingner (1779)[1].
  • Uberkinger : Oberkinge (1756), Uberkigner (1779)[1]. Iwwerkinger en francique lorrain, Überkinger pendant l'annexion allemande.

Sobriquet[modifier | modifier le code]

Surnom sur les habitants : Die Sterregucker (Sterngucker) = les regardeurs d’étoiles[3]. Ce sobriquet a son origine dans une maladie contagieuse : les écrouelles ou scrofule. Les malades étaient atteints d’un raidissement des paupières et d’un affaiblissement de la vue, croyant qu’ils regardaient le ciel, d’où l’expression de « regardeur d’étoiles ».

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Dépendait de l'ancienne province des Trois-Évêchés. Village de la seigneurie épiscopale du Val de Guéblange.
  • Avant 1150 : Curbera est un alleu du comte de Werde, Siegebert. Curbera qui au fil des ans se transformera en Cungera = Kinger.
  • En l’an 1150 Siegebert donne Curbera à l’abbaye de Wadgassen, avec les dîmes et la basse, moyenne et haute justice. La donation est confirmée en 1179 par le pape Alexandre III.
  • En l’an 1200 Kappelkinger possède déjà une chapelle. (On trouve dans les archives du prieuré d’Insming la traduction allemande faite en 1617 par le vicaire du Val-de-Guéblange).
  • En 1224 l’abbaye de Wadgassen renonce à ses droits sur Kappelkinger en faveur du comte Siegebert III et de son fils Henri et reçoit en échange la moitié des dîmes à Guéblange.
  • En 1727 Kappelkinger, jusque là annexe de la paroisse d’Insming, est érigée en paroisse de l’archiprêtré de Morhange avec Überkinger comme annexe. Le 12 décembre 1724 la destruction de la chapelle est ordonnée ainsi que la construction de l’église actuelle, ce aux frais du prieuré d’Insming. Kappelkinger est érigée en paroisse dédiée à saint Jacques en 1727. En 1732 a lieu la construction de l’église de Kappelkinger.
  • En 1790 les communes de Kappelkinger et de Ueberkinger font partie du canton de Sarralbe, district de Sarreguemines, avec sept autres communes.
  • En 1811 le nombre des communes du canton de Sarralbe passe de 19 à 13, six communes ayant été supprimées et réunies aux communes voisines ; à compter de cette date Uberkinger est une annexe de Kappelkinger[4].

Blason[modifier | modifier le code]

Ecartelé en sautoir, au 1er de gueules à la chapelle d'argent, aux 2 et 3 d'argent à la coquille d'azur, au 4 de gueules à la crosse d'or issant de la pointe. La chapelle évoque le nom de la localité ; les coquilles sont l'emblème de Saint Jacques, patron de la paroisse. La crosse rappelle l'appartenance du territoire de la commune à l'abbaye de Wadgassen.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2008 Joseph George    
mars 2008 mars 2014 Bertrand Potié    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 406 habitants, en augmentation de 2,01 % par rapport à 2009 (Moselle : 0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
254 283 307 567 703 690 624 618 639
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
604 576 538 530 522 531 568 598 550
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
552 548 492 468 457 422 442 390 403
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
388 401 398 399 406 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne maison à colombages.
  • Passage d'une voie romaine au sud du village.
  • Traces d'un château au lieu-dit Burghuebel.
  • Anciennes maisons à colombages.

Il y a un monument aux morts à côté du cimetière près de la place.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Uberkinger Chapelle Sainte-Odile.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Ernest de Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. L'Austrasie, Revue de Metz et de Lorraine, Volume 9, 1861.
  3. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°9 (Juin-juillet-août 2013)
  4. " Forbach et son Arrondissement" de Joseph ROHR et "Lorraine & Alsace" par le Lieutenant J.P. JEAN.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .