Rochonvillers

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Rochonvillers
Rochonvillers
Église Saint-Luc et monument aux mineurs.
Blason de Rochonvillers
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Thionville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Portes de France-Thionville
Maire
Mandat
Angèle Kaspar-Cotrupi
2020-2026
Code postal 57840
Code commune 57586
Démographie
Gentilé Rochonvillois
Population
municipale
188 hab. (2017 en diminution de 9,62 % par rapport à 2012)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 24′ 53″ nord, 6° 01′ 44″ est
Altitude Min. 321 m
Max. 412 m
Superficie 5,64 km2
Élections
Départementales Canton d'Algrange
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Rochonvillers

Rochonvillers est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Rochonvillers
Ottange Volmerange-les-Mines Escherange
Tressange Rochonvillers
Havange Angevillers

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Dont le nom provient de l'eau :
    • Milfere : gué probablement près d'un moulin (Mühle)
    • Mees : déformation de l'allemand Moor (marais)
    • Solle : du moyen-haut-allemand Sul (lieu marécageux)
    • Lacheltier : de l'allemand Lache (lieu humide)
  • Dont le nom vient du relief :
    • Bikeltien : de l'allemand Buckel (petite hauteur)
    • Keltienne : de l'allemand Kehle (gorge)
  • Dont le nom vient de la flore :
    • Beuche : de l'allemand Busch (bois)
    • Buchelle : de l'allemand Buche (hêtraie)
    • Hesseltien : de l'allemand Hasel (noisetier)
  • Dont le nom a pour origine la culture :
    • Stoquetienne : de l'allemand Stock (souche d'arbre)
    • Aubenschette : de l'allemand Oben (en haut et de l'allemand Scheid (bois défriché).

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne Ruso ou Regezo(n) + villare[1].
  • Anciennes mentions[2],[3],[4] : Ruessonvillers et Ruswillre (1334), Rutzwilre (1427), Routzwilre (1430), Ruetzwyler (1450), Rexonvillers (1605), Roussonviller (1681), Rochonviller (1756), Rochouvillers (1793), Rochonviller (XIXe siècle), Ruxweiler (1871-1918).
  • Rotzweiler en allemand[2]. Rucksler[5],[6] et Rucksweller[6] en luxembourgeois. Rechonvlé en lorrain roman[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Mine[7][modifier | modifier le code]

La Mine de Rochonvillers exploitait deux concessions :

  • Rochonvillers (bien allemand mis sous séquestre après la guerre de 1914-1918, puis propriété de l'État, amodié en 1919 à la Société Minière de Rochonvillers).
  • Adélaïde, propriété de Cockerill.

C'est la Rheinischstahlwerk qui a commencé l'exploitation « Mine Pensbrünn » à flanc de coteau dans les concessions Pensbrünn (Pensbrunnen, concession obtenue le par Meurer à Cologne) et Œutrange (Oetringen, obtenue à la même date par Dillinger-Hüttenwerke). L'entrée de la mine, d'un gabarit fort respectable (6 mètres de large et 2 mètres 80 de haut) est située sur le territoire de la commune d'Algrange. À l'époque le minerai était amené au jour à l'aide d'un câble sur une distance de plus de quatre kilomètres. Après épuisement de ces deux concessions, une galerie, traversant une couche stérile due à une faille frontale, permettra de poursuivre l'extraction dans la concession Rochonvillers qui s'étendait sous les communes de Rochonvillers, Escherange, la mine d'Angevillers effleurant le ban de Thionville.

C'est à Rochonvillers que le minerai était amené au jour et un téléphérique le transportait à Ottange, où, par wagons S.N.C.F., il était acheminé par voie privée à Rumelange (Luxembourg) puis vers la Société Métallurgique et Minière de Rodange-Athus (Belgique). À la fin des années 1970, l'effectif était de 166 personnes pour une production de 4 000 à 5 000 t/jour.

Les services administratifs, vestiaires, douches... se trouvaient également sur le territoire de la commune d'Algrange, dans un bâtiment construit en totalité en béton armé : piliers de soutien, ferme, toiture C'est l'œuvre d'Albert Caquot, ingénieur ardennais du début du XXe siècle, qui s'intéressa à l'aérostation et à la résistance du béton armé. C'est lui qui en vulgarisa l'emploi dans les travaux publics et une de ses premières réalisations fut les bâtiments de la mine de Rochonvillers, véritable gageure pour l'époque.

Hélas, la catastrophe du à la Mine de Pensbrünn vint jeter une ombre au tableau. Provoquée par l'effondrement, au quartier 7, de 250 000 mètres cubes de minerai, elle causa la mort de vingt-cinq personnes. Tous les quartiers avaient ressenti la secousse comme un véritable tremblement de terre. La déflagration provoquée par cet éboulement avait projeté plusieurs mineurs à 75 mètres de leur poste de travail. L'équipe de secours, organisée aussitôt, aidée par les équipes des mines voisines : Röchling (Mine d'Angevillers) et Moltke (Mine de la Paix), réussit à sauver six mineurs et sortit deux blessés graves et six blessés légers ainsi que cinq corps. Le , un survivant Franz Riva, fut retrouvé sous un wagonnet qui s'était renversé sur lui, le sauvant d'une mort certaine. Le malheureux y était resté quatre jours avant l'arrivée de l'équipe de secours du porion Wagner. Le encore, un sauveteur sera tué par une "chandelle".

Après l'abandon des travaux par le service des mines, les responsables de Pensbrünn prendront à leur charge les frais de sauvetage et de déblaiement ; le , onze corps seront remontés au jour et deux autres le seront le 31.

Quelles furent les causes de cette catastrophe ? On accuse une exploitation excessive pendant la guerre, période durant laquelle on ne s'occupait que du rendement sans se soucier des règles de sécurité et ceci avec un personnel inexpérimenté.

À la fin des années 1970, la direction de la Mine de Rochonvillers, consciente de l'approche de la fermeture (fin de concession) a entrepris des travaux préparatoires en vue d'exploiter la Mine Ottange II. Devant la situation critique de la Société Métallurgique et Minière de Rodange-Athus (usine mère) ces travaux furent arrêtés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
01.10.1945 15.03.1965 Félicien Haux SE Maire
15.03.1965 19.12.1987 Gérard Kreicher SE Maire
19.12.1987 24.03.2001 Jean Ledrans SE Maire
24.03.2001 14.03.2008 Jean-Denis Frantz SE Maire
14.03.2008 23.07.2015 Patrick Want UDI Maire
24.07.2015 24.09.2015 Gilles Dolenc SE 3e adjoint
25.09.2015 22.05.2020 Laurent Brouillet SE Maire
24.05.2020 En cours Angèle Kaspar SE Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2017, la commune comptait 188 habitants[Note 1], en diminution de 9,62 % par rapport à 2012 (Moselle : -0,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1871 1875
258254259309288308330315313
1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921 1926
315302291269283276284246222
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
308244178195197189179196165
1999 2006 2007 2012 2017 - - - -
207217218208188----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[10]. |recens-prem=2007.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Luc.
  • Église Saint-Luc 1957, par Martinez.
  • De même, à la sortie du village est présente une grotte honorant la Vierge Marie, entretenu et par les services communaux et par les croyants du village.
  • Le cimetière communal, à côté de la grotte

Ligne Maginot[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs fortifications françaises construites pendant l'entre-deux-guerres et faisant partie de la ligne Maginot, notamment :

  • l'ouvrage de Rochonvillers, l'un des plus gros ouvrage de la ligne, encore propriété de l'Armée ;
  • l'abri du Gros-Bois, également appelé abri X1, qui est en cours de restauration par l'association La Lorraine à travers les siècles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rochonvillers Blason
Coupé de gueules à deux tourterelles affrontées d'or, et d'or fretté de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Tome 2, Formations non-romanes
  2. a b c d e f et g M. Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868 sous les auspices de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Paris, Imprimerie nationale.
  3. Martina PITZ, Genuine Übersetzungspaare primärer Siedlungsnamen an der lothringischen Sprachgrenze, Onoma 36
  4. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (ISSN 0762-7440)
  6. a et b Zesummegestallt vum Henri Leyder, Lëtzebuerger Marienkalender 1997, iwwerschaft 3/2011
  7. Eugène Gaspard et Alain Simmer, Le canton du fer, Thionville, 1978
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.