Diane-Capelle

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Diane-Capelle
Photo aérienne de Diane-Capelle.
Photo aérienne de Diane-Capelle.
Blason de Diane-Capelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarrebourg-Château-Salins
Canton Sarrebourg
Intercommunalité Communauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud
Maire
Mandat
Sylvie Schittly
2014-2020
Code postal 57830
Code commune 57175
Démographie
Population
municipale
227 hab. (2014)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 47″ nord, 6° 56′ 05″ est
Altitude Min. 259 m
Max. 302 m
Superficie 6,07 km2
Localisation

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Diane-Capelle

Diane Capelle est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

1611 : Dianen Cappel
1650 : Diane Capell - Diane Cappel
1665 : Capel
1700 à 1800 : Dianne Capel - Diane Cappel - Diane Kapel - Diane Capel - Dianne Cappel - Diane Cappelle
1793 : Diane Cappel[1]
1850 : Dianne Cappelle ou Diane-Capelle
1877 : Kappel
1895 : Dianen Kappel
1919 : Diane Capelle
1940 : Jaegersdorf ou Jägersdorf
1945 : Diane Capelle

Histoire[modifier | modifier le code]

Diane de Dommartin marquise de Croÿ d'Havré, comtesse de Fontenoy, baronne de Fénétranges.

Jadis appelé Capelle, (et encore surnommé Cap' par les anciens) le village fut détruit et reconstruit par Diane de Dommartin, comtesse de Fontenoy et baronne de Fénétrange, future marquise d'Havré et nommé ainsi en remerciement[2]. Le village sera de nouveau dévasté pendant la Guerre de Trente Ans.

Le village de Diane-Capelle fut érigé à partir de 1611 sur le défrichement d’un bois appelé Cappel Walt.

Voici d’après la charte de fondation du 8 juin 1611, les limites de ban du futur village : « … Un bois appelé Cappel Walt, avec les tresches et terres y encloses, ainsi qu’il se contient, scis et scitué entre les villages de Kirprich, Gondressange, Rodde et Languimber. Les neufves bornes faisant la séparation dudit bois et de ceux du Sieur de Luzebourg du côté de Kirprich d’une part, la première desquelles est joinctant l’estang de ……….. Et la dernière au commencement du différent qu’est entre nous et ung seigneur évesque de Metz, l’étang de Cappel d’autre, lesdits bois dudit seigneur évesque de Metz d’un côté et la grosse estang de l’Estoc d’autre, non compris a ce que leur octroyons les bois dudit différent, ny les cinq estangs qui sont enclos audit bois de Cappel Walt que nous réservons, savoir : la Noir Estang, la Petite Crissier, la Grosse Crissier, Breite Weyer et la neufve Estang, ausquels ne voulons entendre qu’ils s’en approprient en façon que ce puisse estre … »

Cependant avant 1611 avait déjà existé un village, car sur une obligation de 100 florins faite en 1427 par Jean de Fénétrange à Coleman, archiprêtre de Videstroff, il est fait mention de l’étang situé près Cappel et du grand étang proche Fribourg.

Ce premier village avait été détruit au début du XVIe siècle.

Le nom Kappel ou Kapelle ou Chapelle figure pour la première fois dans un document du XIIIe siècle par lequel les fils Cuno et Bruno de Marbod de Malberg, seigneur de Fénétrange, se partagèrent les hameaux et villages de la seigneurie.

À la ligne dénommée Brackenkopf échurent les villages : Bärendorf, Kappel, Hilbesheim, Romelfing et Haut-Clocher.

Deux siècles plus tard, en 1425, un héritier de Blanche Fleur de Fénétrange, née von Falkenstein, le sieur Jean de Fénétrange-Brackenkopf, se voit attribuer des droits sur Kappel et sur l’étang.

Il semble que le XVIe siècle ait vu la destruction du village, puisque les seigneurs de Fénétrange, en particulier la famille Croÿ, les ducs du Rhin et Jacques de Landsberg, prennent part à la reconstruction de la localité dans le Kappelwald. L’acte d’érection est daté de juin 1611.

Le village prend le nom de Dianen-Cappel en souvenir de la princesse Diane de Croÿ, née Dommartin-Fontenoy. On retrouve après cette date parfois encore la dénomination Neu-Brackenkopf, probablement pour souligner l’origine de la lignée d’un des fils de Marbrod de Malberg. Cet acte ne fait aucune allusion à un établissement ancien et ne détermine rien quant à l’administration religieuse.

Mais les seigneurs se réservaient les dîmes et l’on aura plus tard réglé le droit de collation d’après celles-ci.

Plusieurs états du diocèse indiquent comme patrons le duc de Lorraine et le prince de Salm.

En 1710, Diane-Capelle appartient à la seigneurie de Fénétrange, dans le bailliage d'Allemagne. Après la suppression de celui-ci en 1751, Diane-Capelle est rattaché au bailliage de Fénétrange[3].

Sur un rapport présenté à ses supérieurs à la suite d’une visite canonique faite en 1714 dans les églises de l’archiprêtré de Sarrebourg, le chanoine Canon, archidiacre, souligne les difficultés survenues entre les curés de Kerprich et les paroissiens de Diane-Capelle. “ Comme sur ce qu’ils ne payaient rien ou pour d’autres raisons, le sieur curé de Kerprich a déclaré ne vouloir les desservir” C’est sans doute pour cette raison que Joseph Seron, alors vicaire général, annexa Diane-Capelle à Langatte. Mais bientôt un second décret changea la situation et les habitants retournèrent à Kerprich. Cette situation dura quinze ans, jusqu’à ce qu’un décret, en date du 17 avril 1729, érigea l’église en cure indépendante. Ce sont les ducs de Lorraine et même le roi qui interviennent pour la présentation à la cure.

Pendant cette période un seul nom, célèbre du reste, est à retenir : Jean Colson, curé de la paroisse, de 1775 à 1779, qui fut dans la suite membre de l’Assemblée constituante à Paris.

En 1802, Diane-Capelle est de nouveau annexe de Kerprich jusqu’en 1846. À partir de cette année-là, des curés résidant sur le territoire de la paroisse, administrent l’église Saint-Denis. (D’après les archives de la fabrique).

En 1940, pendant l'annexion allemande, les habitants francophones furent expulsés en zone libre par l'administration allemande.

Les Chenevières[modifier | modifier le code]

Dans le temps, chaque paysan semait un petit champ de lin et de chanvre. C’est pour cela que les champs derrière le village s’appellent encore Chenevières.

Quand le chanvre était récolté, on le laissait pourrir dans les mares derrière les maisons. En 1954, il existait encore six trous d’eau à Diane-Capelle. Ensuite la paille de chanvre était broyée pour en retirer les fibres. On filait les brins et l’on portait le fil au tisserand. Le dernier tisserand du village s’appelait Duchêne : il occupait la maison de madame Calais. Un autre, François Gaudron avait son métier dans l’atelier du charron.

Crash d'un avion militaire[4][modifier | modifier le code]

le 14 septembre 1994 à 10h25 un Jaguar biplace à bord duquel le colonel commandant la base aérienne 136 Toul-Rosières a pris place, vient s'écraser sur l'axe principal du village de Diane-Capelle ; laissant un trou de plusieurs mètres de profondeur, endommageant plusieurs habitations autour mais sans faire de victimes. Les deux pilotes se sont éjectés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 mars 1995 Frédéric Lerch    
1995 avril 2014 Alain Gall   Agriculteur
avril 2014 en cours Sylvie Schittly DVD Remplaçante de Christine Herzog au Sénat

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2014, la commune comptait 227 habitants[Note 1], en augmentation de 3,18 % par rapport à 2009 (Moselle : +0,02 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
268 277 386 485 485 570 532 542 509
1856 1861 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900
404 413 455 397 366 360 381 330 333
1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
326 341 312 278 268 254 244 257 246
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2014
233 359 323 189 216 223 224 233 227
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifice religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Denis

Sites[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, ed.Imprimerie Impériale, Paris, 1862
  3. Henri Le Page, Le département de La Meurthe : statistique, historique et administrative, 1843.
  4. « miracle-a-diane-capelle »
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.