Augustin Calmet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Augustin Calmet
Calmet Augustin.jpg

Gravure de 1742

Fonction
Abbé
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
SenonesVoir et modifier les données sur Wikidata
Lieu de travail
Activités
Autres informations
Ordre religieux

Augustin Calmet connu sous le nom de Dom Calmet (26 février 1672 à Ménil-la-Horgne en Lorraine - 25 octobre 1757 à Senones dans les Vosges) est un exégète et érudit lorrain, bénédictin de la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dom Augustin Calmet

Augustin Calmet naquit le à Ménil-la-Horgne, près de Commercy en Lorraine, au sein d'une famille modeste sous le nom d'Antoine Calmet. Son père était maréchal-ferrant. Comme il est porté vers les études, ses parents le font entrer au prieuré bénédictin de Breuil. Il entre à 15 ans à l'université de Pont-à-Mousson et suit les cours de rhétorique du père jésuite Ignace L'Aubrussel (qui deviendra le confesseur de la reine d'Espagne)[1]. À la fin de ces études, il entra chez les bénédictins de la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe. Son noviciat se fit à l’abbaye Saint-Mansuy de Toul où il prononça ses vœux le . Il fut envoyé ensuite suivre les cours de philosophie à l’abbaye Saint-Èvre de Toul et ceux de théologie à l’abbaye de Munster.

Il est ordonné prêtre le à Arlesheim, près de Bâle, et dit sa première messe à l'abbaye de Munster le .

Il fut chargé d'expliquer les saintes Écritures dans l’abbaye de Moyenmoutier et à Munster (1704), fut nommé prieur à Lay-Saint-Christophe (1714-1715)[2] puis devint abbé de Saint-Léopold de Nancy (1718). Il parcourut les divers monastères de son ordre, dévorant les bibliothèques et rédigeant de nombreuses compilations historiques. En 1728, Dom Calmet fut appelé comme abbé de Senones, la capitale de la principauté de Salm. C'est dans la grande abbaye vosgienne qu'il travailla et vécut la dernière partie de son existence, entretenant une correspondance avec de nombreux savants. Il y mourut le .

En 1746, il écrit le Traité sur les apparitions des esprits et sur les vampires, qui fait dire à Voltaire dans son Dictionnaire philosophique :

« Quoi ! C'est dans notre XVIIIe siècle qu'il y a eu des vampires ! C'est après le règne des Locke, des Shaftesbury, des Trenchard, des Collins ; c'est sous le règne des d'Alembert, des Diderot, des Saint-Lambert, des Duclos qu'on a cru aux vampires, et que le RPD Augustin Calmet, prêtre, bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes et de Saint-Hydulphe, abbé de Senones, abbaye de cent mille livres de rente, voisine de deux autres abbayes du même revenu, a imprimé et réimprimé l'Histoire des Vampires, avec l'approbation de la Sorbonne, signée Marcilli ! »

Toujours critique, Voltaire consulte néanmoins les ouvrages de Calmet, s'appuie de façon fréquente sur sa prodigieuse érudition pour l'élaboration de ses propres écrits, en particulier le Dictionnaire philosophique.

Calmet mourut le 25 octobre 1757 à Senones.

Hommages[modifier | modifier le code]

Des places portent son nom à Commercy et à Senones, ainsi qu’une rue Dom-Calmet au centre-ville de Nancy depuis 1867[3]. Une rue de Metz dans le quartier du Sablon porte son nom depuis 1934.

Son monument funéraire est érigé dans l’abbaye Saint-Pierre de Senones et comporte la liste de ses œuvres majeures[4].

Publications[modifier | modifier le code]

Dom Augustin Calmet, gravure, 1750.

L'œuvre de Dom Augustin Calmet est éclectique et prolifique. Ses principaux ouvrages sont :

Le Dictionnaire Bouillet indique au XIXe siècle qu'on ne peut refuser, à Calmet une « érudition immense ; mais son style est lourd, diffus, incorrect, et l'auteur manque souvent de critique et de méthode ». Cet avis est discutable.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :