Direction générale de l'Armement

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Direction générale de l'Armement
Image illustrative de l’article Direction générale de l'Armement
Logotype de la DGA

Création 1961
Pays Drapeau de la France France
Allégeance République française
Branche nul
Type Direction
Rôle Concevoir, acheter et évaluer les systèmes d'armes destinés à l'Armée française
Effectif 9 700 (2 017)[1] dont 2 100 militaires (2 010)[2]
Fait partie de Ministère des Armées
Composée de DGA Maîtrise NRBC
DGA Maîtrise de l'information
DGA Techniques navales
DGA Techniques terrestres
DGA Techniques hydrodynamiques
DGA Techniques aéronautiques
DGA Essais de missiles
DGA Essais propulseurs
DGA Essais en vol
DGA Formation
Ancienne dénomination Délégation ministérielle pour l'Armement
Délégation générale pour l'Armement
Commandant Ingénieur général de l'armement Joël Barre

La direction générale de l'Armement (DGA) est une direction du ministère français des Armées qui a pour mission de préparer l’avenir des systèmes de défense français, équiper les forces armées françaises et promouvoir les exportations de l’industrie française de défense.

Histoire[modifier | modifier le code]

La « délégation générale pour l'Armement » (déjà abrégée en « DGA ») est créée en 1977 pour remplacer la « délégation ministérielle pour l'Armement » (DMA) qui avait vu le jour en 1961 et comptait à l'origine six corps d'ingénieurs militaires : les ingénieurs de l'aéronautique, les ingénieurs militaires des fabrications d'armement, les ingénieurs du génie maritime, les ingénieurs hydrographes de la marine, les ingénieurs des poudres et les ingénieurs militaires des télécommunications. Ces corps ont été remplacés par un corps unique apparu le  : le corps des ingénieurs de l’armement.

La DGA est passée progressivement d’une structure de production industrielle d’armement à une agence de maîtrise d’ouvrages complexes[3]. Elle s’est progressivement séparée de ses activités industrielles, à commencer par le service des poudres en 1971 qui est devenu une entreprise industrielle du secteur public, la Société nationale des poudres et explosifs (la SNPE) puis le Groupe SNPE. En 1990, le « groupement industriel des armements terrestres » (le GIAT) de la DGA devient la société anonyme « GIAT industries » (aujourd’hui Nexter) puis c’est au tour de la « direction des constructions navales » (la DCN) de devenir une société de droit privé à capitaux publics sous le nom de « DCNS » puis « Naval Group ». Dans le cadre de la séparation des rôles de maîtrise d’ouvrage et de maîtrise d’œuvre industrielle, le « service de soutien de la flotte » (le SSF) est créé en pour assurer dans une structure unique la maîtrise d’ouvrage du maintien en condition opérationnelle (MCO) des bâtiments de surface et des sous-marins de la Marine nationale. Jusqu’en 2007, la DGA remplit par ailleurs des missions des domaine de la maintenance et de la modernisation des avions et hélicoptères militaires par l'entremise du « service de la maintenance aéronautique » qui emploie environ 3 000 personnes. Ce service est transféré à l’état-major de l’Armée de l’air et rebaptisé « service industriel de l'aéronautique » (le SIAé).

Le , le décret no 2009-1180 officialise le changement de nom et d'organisation de la « délégation générale pour l'Armement » qui devient dès lors « direction générale de l'Armement[4],[5] ».

Le centre d’études de Gramat, responsable de l’évaluation des vulnérabilités des systèmes d’armes aux agressions des armes nucléaires et conventionnelles, qui dépendait de la DGA est transféré au CEA en [6].

Missions[modifier | modifier le code]

La DGA a trois missions principales :

  • équiper les forces armées : piloter la réalisation des matériels militaires, les acquérir, les évaluer et les tester ;
  • préparer l'avenir : imaginer les futurs possibles, garantir la disponibilité des technologies et des savoir-faire ;
  • promouvoir les exportations d'armement.

Plus précisément, les différentes missions de la DGA sont :

  • la préparation des futurs systèmes de défense ;
  • la conduite des programmes d'armement ;
  • l'expertise scientifique et technique ;
  • les essais et évaluations des équipements et des systèmes de défense ;
  • le maintien des relations internationales dans le domaine de l'armement.

Le délégué général pour l'Armement est aujourd'hui l'un des trois principaux assistants du ministre de la Défense avec le chef d'État-Major des armées et le secrétaire général à l'administration (SGA).

La DGA travaille en étroite collaboration avec l'État-Major des armées. À partir des besoins de celui-ci, elle conçoit les matériels et les systèmes d'armes, depuis les études préliminaires jusqu'à la phase d'utilisation en passant par les essais, la mise en place du soutien, la mise en service et les évolutions successives tout au long de leur utilisation opérationnelle.

Programmes[modifier | modifier le code]

La DGA coordonne les programmes d'armement avec les partenaires de la France, au sein de l'Union européenne, mais aussi les clients à l'exportation. Au service de l'Europe de la Défense, la DGA favorise l'émergence de programmes d'armement en coopération et contribue au développement de l'Agence européenne de défense. Elle délègue également la conduite de certains programmes d'armement menés en coopération à l'OCCAr (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement).

La DGA comprend également en son sein les activités d'essais et d'expertise des matériels et technologies militaires. Ainsi, dispersés sur toute la France, des centres d'essais interviennent dans les tests des technologies de pointe, que ce soit dans les domaine aéronautique, naval, le combat terrestre, les missiles, l'espace, les transmissions, la cyberdéfense (cf infra sites).

Ces prestations contribuent à la validation des matériels industriels, mais aussi à la qualification des systèmes au profit des directions de programmes.

La DGA est le premier investisseur de l'État, et investit chaque année de l'ordre de onze milliards d'euros pour financer les activités de recherche, de développement de nouveaux équipements, ainsi que d'acquisition et de soutien de tous les matériels ou logiciels destinés à être mis en œuvre par les armées.

À côté de ces tâches de nature étatique, la DGA remplissait des missions industrielles jusqu'en 2007 dans le domaine de la maintenance et de la modernisation des avions et hélicoptères militaires via le Service de la maintenance aéronautique (SMA) qui employait environ 3 000 personnes. Ce service a été transféré à l'état-major de l'Armée de l'air et renommé Service industriel aéronautique (SIAé) au .

Organisation[modifier | modifier le code]

Délégué général pour l'armement[modifier | modifier le code]

Le délégué général est selon les périodes, membre du corps des ingénieurs de l'armement, ou personnalité civile issue du monde industriel.

Les directions[modifier | modifier le code]

Bien que membre à part entière du ministère de la Défense, la DGA se distingue par une forte proportion de civils au sein de son personnel, mais aussi par la quasi-absence de sous-officiers et la coexistence de trois corps d'officiers : les ingénieurs de l'armement (IA), les ingénieurs des études et techniques de l’armement (IETA) et, jusqu'à fin décembre 2015, les officiers du corps technique et administratif de l'armement (OCTAA), auxquels s'ajoutent des officiers volontaires de haut niveau (VHN). Les cadres civils sont, eux, fonctionnaires ou sous contrat. Les ingénieurs d'études et de fabrications (IEF) sont des fonctionnaires, recrutés en partie par concours externe parmi les diplômés d'écoles d'ingénieurs ou titulaires de masters. Les cadres civils et les ingénieurs civils (ICT/DGA) sont sous contrat et sont recrutés sur titre (titre de niveau I RNCP : diplôme d'ingénieur, master, etc.) [7]

En 2015, l'effectif de la DGA est de 9 800 personnes, dont 51 % de cadres (contre 17 979 en 2004 et 13 000 en 2008).

Les directions sont[4]

  • direction des opérations,
  • direction de la stratégie,
  • direction du développement international,
  • direction technique,
  • direction des plans, des programmes et du budget,
  • direction des ressources humaines,
  • service central de la modernisation et de la qualité.

Direction technique[modifier | modifier le code]

Le site de Toulouse

France location map-Regions and departements-2016.svg

Vert-le-Petit
Bagneux (Hauts-de-Seine)
Brest
Bruz
Toulon
Bourges
Arcueil
Angers
Val-de-Reuil
Balma
Biscarrosse
île du Levant
Saint-Médard-en-Jalles
Saclay
Istres
Cazaux
Voir l’image vierge
Implantations de la DGA.

Relation avec d'autres entités[modifier | modifier le code]

La DGA finance des organismes de recherche tels que l'Office national d'études et de recherches aérospatiales (ONERA), le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et le Centre national d'études spatiales (CNES). Le Centre d'études de Gramat, qui dépendait jusque-là de la DGA, a été transféré au CEA en [8] La DGA devient signataire du Pacte PME le . La DGA tient à accompagner, au travers de ce Pacte, le développement du tissu industriel des PME intéressant la Défense nationale (i.e. détenant des savoir-faire stratégiques).

Formation[modifier | modifier le code]

La DGA exerce la tutelle sur les écoles suivantes qui forment principalement des ingénieurs destinés à des carrières civiles :

Elle exerçait également cette tutelle sur l'école qui a formé jusqu'en 2010 ses officiers du corps technique et administratif :

Agence de l'innovation de défense[modifier | modifier le code]

L'agence de l'innovation de défense est un service à compétence nationale rattaché au délégué général pour l'armement. Elle est chargée de mettre en œuvre la politique ministérielle en matière d'innovation et de recherche scientifique et technique et de faire toutes propositions utiles à son élaboration ; de coordonner et de piloter la mise en œuvre des travaux d'innovation et de recherche scientifique et technique réalisés par les états-majors, directions et services dans le champ de leurs attributions respectives ; de conduire les dispositifs d'innovation et de recherche scientifique et technique qui lui sont confiés et de développer ou de mettre en œuvre les partenariats et les coopérations internationales nécessaires avec les acteurs publics et privés[9].

Références[modifier | modifier le code]

Organismes équivalents[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]