Villa La Reine Jeanne

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Villa La Reine Jeanne
Estagnol.JPG
Vue de la côte varoise près du domaine.
Présentation
Type
Villa
Destination initiale
Résidence d'été de
Paul-Louis Weiller
Style
Architecte
Construction
1933
Propriétaire
Statut patrimonial
Aucune
Localisation
Pays
Région
Division administrative
Commune
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
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La villa La Reine Jeanne est une imposante maison de villégiature, construite en 1933 par l'architecte américain Barry Dierks pour l'industriel Paul-Louis Weiller.

Située sur un terrain de 70 hectares du hameau de Cabasson, dans la commune de Bormes-les-Mimosas (Var), cette propriété voisine du fort de Brégançon a reçu la visite d'innombrables célébrités, vedettes, écrivains, souverains et chefs d'État parmi lesquels Charlie Chaplin, Richard Nixon, Juan Carlos d'Espagne ou encore Georges Pompidou.

Historique[modifier | modifier le code]

Au milieu des années vingt, à la recherche d'un terrain pour établir sa résidence d'été, Paul-Louis Weiller explore la Côte d'Azur aux commandes d'un avion. Il découvre le site de la pointe de la Galère sur le hameau de Cabasson, à Bormes-les-Mimosas[1].

Le lieu dont il fait l'acquisition s'étend sur 70 hectares, une forêt de pins et de chênes-liège près d'une plage où, en 1347, a débarqué la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence. À sa demande, l'architecte Barry Dierks construit à cet endroit, en 1928, une villa moderniste pouvant loger une trentaine de personnes[2].

Jusqu'en 1992, soit un an avant sa mort à l'âge de cent ans, Paul-Louis Weiller reçoit à La Reine Jeanne têtes couronnées, vedettes de cinéma, célébrités des arts et lettres, chefs d'État, princes de la finance et grands industriels. L'été 1969, le président Georges Pompidou, en vacances au fort de Brégançon, vient régulièrement dîner en voisin[3].

Il en va de même du grand-duc Jean de Luxembourg dont la propriété de La Tour sarrasine est mitoyenne. C'est à Cabasson que son fils cadet Guillaume, prince de Luxembourg, rencontre la petite-fille de Paul-Louis Weiller, Sybilla, qu'il épouse en 1994[4].

Invités[modifier | modifier le code]

Parmi les invités notables de la propriété[3] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Mousseau, Le siècle de Paul-Louis Weiller (1893-1993), Paris, éditions Stock, 1998.
  2. Artemis Cooper, « Obituary : Commandant Paul-Louis Weiller », The Independent, 11 décembre 1993, lire en ligne (page consultée le 4 mai 2011)
  3. a et b Marcel Van Thienen, « Les souvenirs rois », Le petit journal du réseau Lalan, association culturelle borméo-lavandouraine, « télécharger »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (page consultée le 4 mai 2011)
  4. Stéphane Bern, « Vivons royaux, vivons cachés », Le Figaro Magazine, 3 juillet 2009, lire en ligne (page consultée le 4 mai 2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]