Cap d'Ail

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Cap d'Ail
Cap-d'Ail.jpg
Géographie
Pays
Coordonnées
Le sentier littoral à l'est du cap d'Ail que l'on voit au fond, à gauche)

Le cap d’Ail est un petit cap[1] du littoral de la côte d’Azur situé sur la commune de Cap-d'Ail à l'ouest de Monaco.

Dans les années 1880, l’aménagement de la voie ferrée et l’installation de la gare PLM sur son bord de mer provoque une plus-value de ses parcelles. À la même époque, un réseau de voies de communication est établi entre la gare et la route de la basse corniche.

Son urbanisation est due à l'initiative d'un financier audacieux, le baron de Pauville qui décide de lancer dès 1880, une vaste opération immobilière sur un domaine de 26 hectares. Entre 1892 et 1897, il édifie l'hôtel Eden qui reste pendant plusieurs décennies le véritable fleuron hôtelier de la station. Le reste du lotissement est commercialisé par des sociétés immobilières. Sa facilité d’accès, le tout-à-l'égout, sa laiterie, le cadre idyllique du lieu ainsi que l'architecture éclectique de ses villas séduisent de nombreuses personnalités : le Tsarévitch, le prince de Galles, les frères Lumières, Greta Garbo et Cocteau. En 1996, l’inventaire général du patrimoine culturel recense sur son territoire une concentration d'édifices dite balnéaire d'une rare qualité.

Un sentier d’interprétation, long d’environ quatre kilomètres, contourne le cap depuis la plage de la Mala jusqu’à la plage Marquet : son parcours permet de découvrir la flore méditerranéenne au travers de panneaux explicatifs, une insolite carrière de meules avec traces d’extraction taillées dans les rochers du rivage, la luxuriance des jardins exotiques et les villas à l'architecture Belle Époque : la villa Perle blanche des frères Lumières[2], le château Malet[3] et son parc botanique[4], le château des Terrasses[5], la villa du Roc Fleuri (une des spécificités de son parc botanique réside dans la présence d’une palmeraie nonagénaire de Phoenix canariensis dont l’introduction sur la côte d’azur remonte aux années 1864), la villa Les Funambules et le parc Sacha Guitry, sont les quelques témoins de cette architecture ainsi que du mouvement d'acclimatation engagé au XIXe siècle.

Un panneautage préventif déconseille son accès en cas de coup de mer.

La commune est détentrice depuis 1995 du label Pavillon Bleu pour les plages des Pissarelles, de la Mala et de Marquet.

Notes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]