Abbaye de Roseland

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Abbaye de Roseland
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Présentation
Destination initiale
Demeure aristocratique
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
44 boulevard Napoléon-III (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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L’abbaye de Roseland est un édifice entouré d'un parc botanique et situé à Nice, en France[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située dans le département français des Alpes-Maritimes, sur la commune de Nice, no 44, boulevard Napoléon III.

Historique[modifier | modifier le code]

Dans certains textes, en particulier dans le livre de Didier Gayraud, l'origine du domaine est située dans une abbaye servant de résidence d'été des évêques de Vintimille. Les recherches faites par Jean Marx au moment de l'enquête faite pour le classement de la demeure au titre des monuments historiques parues dans la revue du patrimoine In Situ de 2002, donnent les éléments de l'histoire du domaine rassemblés (voir « Bibliographie »). La première description du bâtiment a été faite dans un article paru dans la revue L'Illustration du 19 janvier 1929.

L'abbaye de Roseland est une abbaye de fantaisie aménagée vers 1925 par un collectionneur d'antiquités, Édouard Lacarde, à partir d'une ancienne maison de campagne aménagée à partir du XVIIe siècle par une famille aristocratique niçoise, les Dalmassi, connue par le testament de Jean-Ange Dalmassi de Farone qui lègue en 1763 la propriété à son cousin Alexandre Auguste de Lascaris de Vintimille, comte du Castellar, seigneur de Faron. Son oncle, Alexandre de Lascaris de Vintimille, a été évêque de Toulon. La propriété a été saisie pendant la Révolution française, achetée en 1815 par la famille Jaume qui exploite de domaine où elle produit de l'huile et du vin. Le domaine est revendu en 1878 à un comte russe, Apraxine.

Édouard Larcade (1871-1945)[2], grand collectionneur, y a remonté des éléments médiévaux, essentiellement du xve siècle. L'élément le plus intéressant est un cloître comprenant 26 colonnes du Ve siècle et VIe siècle provenant du monastère de la Daurade de Toulouse[3]. D'autres éléments du cloître proviennent de l'abbaye de Bonnefont[4].

Le jardin de style italien a été aménagé par Octave Godard (1877-1958) entre 1923 et1927. Il a planté une grande roseraie qui serait à l'origine du nom, abbaye de Roseland, qu'Édouard Larcade a donné à la propriété.

Du 13 juillet au 13 septembre 1961, Jean Larcade, fils d'Édouard, propriétaire d’une galerie parisienne d’avant-garde, y a organisé un Festival des Nouveaux Réalistes regroupant, entre autres, Arman, Yves Klein.

En 1968, un ensemble de 600 appartement répartis dans sept grands bâtiments sont construits sur le domaine.

En 1970, la veuve d'Édouard Lacarde a donné la demeure et une partie des jardins à la ville de Nice.

Projet d'installation de la Fondation Paysages présidée par Michel Péna dans la demeure, en 2018.

Protection[modifier | modifier le code]

L'édifice est classé au titre des monuments historiques le [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Abbaye de Roseland », notice no PA00132715, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Édouard Larcade expert d'art, vice-président de la chambre syndicale de la curiosité et des beaux-arts est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1921 (Le Gaulois, 23 septembre 1921, no 16060, p. 2)
  3. Pierre de Gorsse, L'Auta : que bufo un cop cado més, p. 28
  4. Victor Allègre, et Revue de Comminges, 1974 page 373

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Octave Godard, Jardins de la Côte-d'Azur, Massin, Paris, 1927
  • « L'ancienne abbaye de Roseland à Nice », dans L'Illustration, 19 janvier 1929, no 4481, p. 62
  • « Les beaux parcs privés de le Côte d'Azur », dans L'Éclaireur du dimanche, 7 avril 1929, no 405, p. 6 (lire en ligne)
  • Louis Gary, « La dispersion des vestiges de l'abbaye de Bonnefont », dans Revue de Comminges, 1957, tome 70, p. 1-16 (lire en ligne)
  • Paul Mesplé, « Recherches sur l'ancienne église de la Daurade », dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 1965, tome 31, p. 41-56 (lire en ligne), compte-rendu par Pierre de Gorsse dans L'Auta : que bufo un cop cado més, février 1966, no 338, p. 27-28
  • Victor Allègre, « Des colonnes commingeoises à l'abbaye de Roseland à Nice », dans Revue de Comminges, 1974, tome 87, p. 373-378 (lire en ligne)
  • Élie de Comminges, « Le cloître de Roseland », dans Revue de Comminges, janvier 1980, p. 213 (lire en ligne)
  • Jean Marx, « Un dossier de protection monument historique : la demeure dite « abbaye de Roseland » à Nice », dans In Situ Revue des patrimoines, 2002, no 2 (lire en ligne)
  • Didier Gayraud, Belles demeures en Riviera 1835-1930, p. 134, Éditions Giletta, Nice, 2005 (ISBN 978-2-915606-20-1) ; p. 304
  • Marie Hérault, « La redécouverte du modèle italien dans la création des jardins sur la Côte d’Azur au début du XXe siècle », ArtItalies, Association des historiens de l’art italien, 2017 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]