Vallauris

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Vallauris
Vallauris
Musée national Picasso - Musée Magnelli -
Musée de la céramique.
Blason de Vallauris
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Sophia Antipolis
Maire
Mandat
Kevin Luciano
2020-2026
Code postal 06220
Code commune 06155
Démographie
Gentilé Vallauriens
Population
municipale
27 072 hab. (2018 en augmentation de 2,29 % par rapport à 2013)
Densité 2 076 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 50″ nord, 7° 03′ 14″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 285 m
Superficie 13,04 km2
Unité urbaine Nice
(banlieue)
Aire d'attraction Cannes - Antibes
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton d'Antibes-1
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web vallauris-golfe-juan.fr

Vallauris [valoʁis][1] est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Vallauris fait partie de la technopole de Sophia Antipolis et fait partie intégrante de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis.

Ses habitants sont les Vallauriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le site historique de Vallauris se situe dans une cuvette formée par des collines à l'intérieur des terres, à proximité d'Antibes.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune de Vallauris Golfe-Juan est desservie par le réseau de transports de la communauté d'agglomération de Sophia Antipolis : Envibus, à savoir les lignes : 5, 8, 17, 18, 19, 20[2].

La ligne 18 effectue la liaison entre Vallauris et la gare de Cannes. Elle est exploitée par Envibus mais a la particularité d'avoir une double tarification. En plus de la tarification Envibus, la tarification du réseau de bus de Cannes, Bus Azur, est en vigueur sur cette ligne.

L'été[3], une navette Envibus est mise en place et relie le centre-ville à la côte (et ses plages).

La ligne interurbaine no 200 Lignes d'azur effectuant la liaison entre Nice et Cannes (via Antibes) dessert la commune à Golfe-Juan.

En ce qui concerne le transport ferroviaire, la gare de Golfe-Juan-Vallauris, située sur la ligne Grasse-Vintimille, est desservie par les TER Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Vallauris Golfe-Juan se situe à quelques kilomètres de l'autoroute A8, sortie Antibes, et est située à 20 kilomètres environ de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Vallauris est une commune urbaine[Note 1],[4]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nice, une agglomération intra-départementale regroupant 51 communes[7] et 942 886 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Nice est la septième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse et Bordeaux[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cannes - Antibes, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

La commune, bordée par la mer Méditerranée, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[12]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (86,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (70,4 %), forêts (13 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (10,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,2 %), eaux maritimes (0,6 %)[15].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[16].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En provençal, on écrit Valàuria selon la norme classique ou Valàuri selon la norme mistralienne.

Le nom a été formé pendant ou après la période carolingienne et signifie la « vallée dorée », en latin médiéval Vallis Aurea.

Une appellation non officielle fait mention de la station balnéaire qui lui donne un accès à la mer : Golfe-Juan.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vallauris avant Vallauris[modifier | modifier le code]

Le territoire de Vallauris est habité depuis des temps reculés. Les traces d'occupation reconnues les plus anciennes remontent à la fin de l'âge du fer, mais les plus nombreuses appartiennent à la période romaine.

L'aven-Bernard[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, le curage d'un aven situé dans le quartier Saint-Bernard a permis la mise au jour de bracelets de bronze et d'armes en fer volontairement tordues associés à des ossements humains. Les conditions de la découverte ne permettent pas de déterminer s'il s'agit d'un dépôt ou d'une forme de sépulture, toutefois les objets sont de style indigène de la fin de l'âge du fer et ont subi un traitement de type celte. On peut faire remonter ce dépôt au IIIe siècle ou au IIe siècle s. av. J.-C[17].

Le site du Pezou[modifier | modifier le code]

Le site du Pezou est un habitat de hauteur abrité derrière une enceinte. Les fouilles conduites dans les années 1960 ont livré un grand nombre de céramiques de l'âge du fer. Les plus anciennes remontent au Ve siècle av. J.-C. Il s'agit d'un établissement indigène entretenant des contacts avec les Phocéens de Marseille comme le montre la présence de quelques céramiques grecques antiques puis campaniennes. Il ne semble plus occupé au-delà du milieu du Ier siècle av. J.-C.[18]

Le village des Encourdoules[modifier | modifier le code]

Occupé durant les IIe et Ier siècles avant Jésus-Christ, l'oppidum des Encourdoules se transforme en village agricole et déborde le rempart initial à l'époque augustéenne. De récentes découvertes archéologiques ont montré que le site des Encourdoules était devenu le centre d'un pagus du nom de Cantabe. L'entrée du village a été monumentalisée par la construction d'une porte dont la clé de voûte porte une dédicace au patron du pagus.

Toutes les traces d'occupation semblent disparaître au-delà du IIIe siècle sans que l'on note d'indices de destruction violente. L'abandon est certainement lié à un redéploiement des activités économiques dans la région. Le village, qui abritait de nombreux bassins de pressage destinés à la fabrication du vin ou de l'huile, est « abandonné » vers la fin du IIe siècle, au moment où sont fondées de grandes exploitations viticoles ou oléicoles dans la région, comme le Candéou à Peymeinade, au carrefour des Chappes à Biot.

Au pied de la colline se dressait un mausolée d'époque romaine appartenant probablement à une famille de notables en partie propriétaire du village (patrons du pagus ?)[19]. Le monument a été démonté dans les années 1980 et transporté dans les jardins du musée d'Archéologie d'Antibes.

La Via Julia Augusta[modifier | modifier le code]

Le tronçon de voie romaine reliant l'Italie à Fréjus a vraisemblablement été ouvert sous le règne d'Auguste. Il suivait à peu près le même tracé que l'actuelle route Nationale 7 entre le fleuve Var et Fréjus. Un indice de sa traversée de la commune de Vallauris réside dans la découverte au XIXe siècle d'une borne milliaire portant une inscription datant du début du Ier siècle ap. J.-C. au quartier de la Pertuades[20]. Celle-ci est conservée au Château-Musée Magnelli à Vallauris.

L'aqueduc de la Bouillide[modifier | modifier le code]

La cité antique d'Antipolis (Antibes) était à l'époque romaine alimentée en eau par l'intermédiaire de deux aqueducs, l'aqueduc de Font-Vielle qui longeait le littoral dans la direction de Biot et l'aqueduc dit de la Bouillide dans la direction de Valbonne. Le second traverse en partie la commune de Vallauris comme l'ont montré les études récentes. Le vestige le plus spectaculaire de cet aqueduc sur le territoire de Vallauris est le pont du Goa. Il s'agit d'un pont-aqueduc dont il reste quatre piles et trois arches encore en élévation dans la forêt de la Valmasque[21].

Naissance de Vallauris au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Vallis Aurea apparaît dans les textes au Xe siècle comme partie de l’évêché d’Antibes. La moitié de l'épiscopatus, du temporel, de l'évêché d'Antibes est donnée par le comte de Provence Guillaume Ier à Rodoard qui avait participé à la reconquête de la Provence orientale sur les Sarrasins vers 960. Les descendants de Rodoard, qualifiés dans certaines chartes de « princes d'Antibes » avant de prendre le nom de « de Grasse », ont fait des donations successives de plusieurs de leurs possessions, dont Vallauris. Certains des membres de cette famille ont été évêques d'Antibes de 1026 à 1093. Ces donations sont rappelées dans le cartulaire de l'abbaye de Lérins, dont la plus importante est celle du [22]. Mais des épidémies du XVe siècle et des bandes de pillards déciment la population dispersée.

Renaissance du village et tradition potière[modifier | modifier le code]

Rue Lascaris dans le vieux village.

Le , Dom Raynier Lascaris, prieur de Lérins et seigneur de Vallauris, donne en emphytéose perpétuelle l’ensemble du territoire à des familles originaires de son comté de Vintimille, ainsi qu’à « d’autres hommes voulant habiter audit lieu de Vallauris ». Il impose un plan pour la reconstruction du village. C’est l’origine du « castrum » appelé aujourd’hui « vieille ville ». Dans cet acte d’habitation, il est déjà fait mention de la poterie de Vallauris, ainsi que de la verrerie :

« … le dit Seigneur Prieur… s’est réservé la lesde ou gabelle… de tous les vases de terre et de verre… qui seront mis en vente au dit terroir de Vallauris. »

Au fil des ans une vie municipale s’organise et évolue, et ce jusqu’en 1787, date de la sécularisation du monastère de Lérins. Quelques exemples de l’évolution de la démographie : en 1540 il y avait 98 maisons ; en 1608, 200 maisons ; en 1698, 300 maisons habitées pour 367 chefs de famille ; en 1765, 293 maisons habitées et 1 309 habitants.

Époque contemporaine : de la poterie au tourisme[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de Vallauris (1923), dû au ciseau de Delfoly.

Le Napoléon débarque à Vallauris, dans le golfe Juan, à son retour de l’île d’Elbe.

C’est surtout à la fin du XIXe siècle qu'ont été effectués d'importants travaux d’urbanisme. C’est le passage du mode de vie du Moyen Âge aux temps modernes : en 1861, le nouveau maire Thomas Adolphe Aynaud nommé par l'empereur pour remplacer Jérôme Gazan, empêché, fait construire la mairie[23]. Les travaux se poursuivent avec l’installation du tramway en 1899, la construction de l’école de garçons la même année, et de l’école de filles en 1908. L'électricité arrive en 1919.

L’arrivée de l’eau du canal de la Siagne, vers 1900, a permis le développement de l’agriculture, et en particulier de la culture de l’oranger à fleur, le bigaradier. Aujourd’hui Vallauris est la seule ville de France où l'on cultive encore cet arbre pour récolter sa fleur et la distiller.

La poterie culinaire industrielle a toujours été, au cours des siècles, avec le travail de la terre, la principale activité de la ville. Mais, au début du XXe siècle, elle devient poterie artistique et céramique, avec la famille Massier. La biennale internationale continue de faire de la cité « la » ville française de la céramique.

L’expansion du hameau de Golfe-Juan est liée à l'apparition du tourisme, et surtout à l’arrivée du chemin de fer, dans la seconde moitié du XIXe siècle. Des personnalités illustres se font construire des villas à flanc de colline.

Après la Seconde Guerre mondiale, Vallauris connaît une période très faste où, attirés par le renom de la ville, viennent s'y installer des artistes réputés, dont Pablo Picasso, Roger Capron, André Baud, Robert Picault, Gilbert Valentin. Picassol fait don à la ville de l’Homme au mouton en 1950, et, en 1955, de la fresque La Guerre et la Paix installée dans une salle du château devenu musée national.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune de Vallauris Golfe-Juan est située politiquement à droite depuis des années. Elle était restée une mairie communiste sous Paul Derigon pendant une trentaine d'années.

Résultats de l'élection municipale des 23 et à Vallauris[24]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Michelle Salucki DVD 3 080 28,19 4 920 43,48 26 8
Robert Crepin FN 2 293 20,99 2 188 19,33 3 1
Alain Gumiel * UMP 2 202 20,15 2 435 21,52 4 1
Jean-Lou Pece DVG 1 193 10,92 946 8,36 1
Jean-Noël Falcou DVG 1 155 10,57 825 7,29 1
Patrick Biondo SE 1 000 9,15
Inscrits 18 751 100,00 18 752 100,00
Abstentions 7 579 40,42 7 198 38,39
Votants 11 172 59,58 11 554 61,61
Blancs et nuls 249 2,23 240 2,08
Exprimés 10 923 97,77 11 314 97,92
* Liste du maire sortant

Récapitulatif de résultats électoraux récents[modifier | modifier le code]

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Européennes 2014 FN 34,63 UMP 26,45 PS 8,94 UDI 6,61 Tour unique
Départementales 2015 UMP-UDI 36,67 FN 35,27 DVG 16,63 FG 6,62 UMP-UDI 58,65 FN 41,35 Pas de 3e
Régionales 2015 FN 41,98 UMP 33,61 PS 11,87 EELV 4,24 UMP 55,94 FN 44,06 Pas de 3e
Présidentielle 2017 FN 27,82 LR 27,77 EM 17,59 LFI 16,10 LREM 54,22 FN 45,78 Pas de 3e
Européennes 2019 RN 32,99 LREM 20,29 LR 11,25 EELV 11,08 Tour unique

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
18 mars 2001 9 avril 2002 Michel Ribero DVD  
9 avril 2002 7 juillet 2002 Michèle Piquer DVD Administratrice désignée, assurant l'intérim avant les élections partielles
7 juillet 2002 5 avril 2014 Alain Gumiel UMP Conseiller Général du Canton de Vallauris-Antibes-Ouest
5 avril 2014 4 juillet 2020 Michelle Salucki UDI puis LR[25] Administratrice de sociétés, conseillère départementale
4 juillet 2020 En cours Kevin Luciano DVD[26] Enseignant-chercheur des facultés de droit, avocat[27]
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Communication[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Vallauris a été récompensée par le label « Ville Internet @@@[28] ».

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 27 072 habitants[Note 4], en augmentation de 2,29 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4791 4461 5271 7462 0602 0652 0312 4822 577
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5842 8103 0163 2733 6663 9424 9286 0586 247
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 7297 4338 0305 93510 15610 26710 5548 24410 040
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 77412 88017 18221 20524 32525 77330 61027 41126 618
2018 - - - - - - - -
27 072--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 21 %, 15 à 29 ans = 16,1 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 16,9 %, plus de 60 ans = 23,9 %) ;
  • 50,5 % de femmes (0 à 14 ans = 15,6 %, 15 à 29 ans = 14,8 %, 30 à 44 ans = 22,2 %, 45 à 59 ans = 17,4 %, plus de 60 ans = 30 %).
Pyramide des âges à Vallauris en 2007 en pourcentage[32]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90  ans ou +
1,5 
7,3 
75 à 89 ans
10,5 
16,1 
60 à 74 ans
18,0 
16,9 
45 à 59 ans
17,4 
22,2 
30 à 44 ans
22,2 
16,1 
15 à 29 ans
14,8 
21,0 
0 à 14 ans
15,6 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[33]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Économie[modifier | modifier le code]

Vallauris est avant tout dominée par le tertiaire. C'est un centre touristique, qu'il soit balnéaire ou culturel (production de céramiques). L'activité économique est également stimulée par les activités du technopôle de Sophia Antipolis, en partie implanté sur le territoire communal et regroupant de multiples entreprises et ateliers de recherche.

Le déclin de la céramique s'est accéléré ces dernières années, les ateliers étant passés de 250 environ, dans les années 1960, à quelques unités aujourd'hui. Les commerces consacrés à la céramique ont suivi le rythme et ont soit disparu, soit été remplacés par des activités (banques, agences immobilières) qui signalent habituellement la disparition du secteur commercial urbain.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Colonne commémorative du débarquement de Napoléon 43° 34′ 04″ nord, 7° 04′ 20″ est « PA00080907 » Classement 1913
Colonne commémorative du débarquement de Napoléon
Château de Vallauris à géolocaliser « PA00080906 » Inscription
Classement
1951
1951
Château de Vallauris
Domaine des Trois Moulins de la Valmasque à géolocaliser « PA06000042 »
Domaine des Trois Moulins de la Valmasque
Oppidum du Mont-Pezou à géolocaliser « PA00080908 » Inscription 1978

Image manquante

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Phare de Vallauris à géolocaliser « PA06000044 » 2012
Phare de Vallauris

Musées[modifier | modifier le code]

  • Le musée Magnelli - musée de la céramique est l'un des rares lieux en France qui représentent la création céramique contemporaine.
  • Le musée de la poterie présente une intéressante rétrospective du travail de l'argile tel qu'il se pratiquait encore pendant la première moitié du XXe siècle.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre à Golfe-Juan.
  • Le Château Robert (anciennement Villa Gazan), datant de 1867, construit par Ferdinand Dervieu[34], maire de Vallauris, puis propriété du Baron Pierre de Caters vers 1914[35]. Cette vaste et luxueuse demeure à l'architecture orientale était rattachée au Château de l'Horizon, propriété du Prince Ali Khan puis d'un prince saoudien[36]. Elle est entourée d'un vaste parc botanique de 15 ha, planté de palmiers et d'eucalyptus notamment. Après de nombreuses années d'abandon, l'ensemble du domaine est racheté par la commune[37].
  • Le Château de l'Horizon.
  • Le Centre héliomarin de Vallauris, sur la voie Julia, dominant la baie de Cannes, construit en 1934 par l'architecte parisien Pierre Souzy pour le docteur Jean Saidman. C'est un ancien sanatorium héliothérapique imaginé par le docteur Saidman pour traiter les tuberculoses osseuses ou articulaires. L'exposition au soleil est le cœur de la thérapie proposée par le docteur Saidman, mais la conception du bâtiment doit aussi permettre le repos et le bien-être des patients. Il y avait à l'origine 300 lits et 130 soignants. Cette conception a conduit l'architecte à réaliser un bâtiment en grains à la manière des habitations hygiéniques construites par Henri Sauvage 20 ans plus tôt. Pour augmenter l'exposition aux rayons solaires des patients, il y avait à l'origine un solarium tournant qui n'a fonctionné que deux ans.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Anne-Saint-Martin, avenue Clemenceau, construite en 1839 à l'emplacement de la chapelle Saint-Bernardin
  • Église Saint-Pierre à Golfe-Juan, avenue de la Liberté, XIXe siècle
  • Chapelle de la Miséricorde, avenue Jaubert, ancienne chapelle des Pénitents Noirs, construite en 1664
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces, chemin de Notre-Dame, XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Bernard, chemin des Encourdoules, XVIIe siècle
  • Chapelle Saint-Roch, chemin Notre-Dame, XVIIe siècle
  • Chapelle au château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Vallauris Blason
D’azur aux deux palmes d’or passées en sautoir et liées d’argent, cantonnées en chef d’une fleur de lys aussi d’or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Il s'installe à Vallauris en 1980 pour peindre, modeler, sculpter, jusqu'à sa mort en 1998. Il est enterré dans le petit cimetière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Midi en France, « Vallauris Golfe-Juan, entre terre et mer »
  2. Desserte de la ville de Vallauris.
  3. Navette d'été Vallauris.
  4. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  5. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Nice », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 23 mars 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  10. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 23 mars 2021).
  12. « Les communes soumises à la loi littoral », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  13. « La loi littoral », sur www.collectivites-locales.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  14. « Loi relative à l’amenagement, la protection et la mise en valeur du littoral », sur www.cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 28 mai 2021)
  16. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 28 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  17. Enceintes et habitats perchés des Alpes -Maritimes / sous la direction de Michiel Gazenbeek. - Antibes : APDCA, 2004. - 149 p.
  18. La Céramique tournée protohistorique du Pezou (Vallauris) / Jean Latour, Maurice Sechter. - Antibes : Éditions APDCA, 2001. - p. 143-157
  19. Le site des Encourdoules à Vallauris (06) Monographie, 2001, HS3 des Mémoires de l'IPAAM, 178 p.
  20. Inscriptions latines de Narbonnaise (I.L.N.) ; II : Antibes, Riez, Digne / A. Chastagnol. - Paris (FR) : Ed. du CNRS, 1992. - 302 p. . - (Gallia : suppl., ISSN 0072-0119 ; 44)
  21. Paul Garczynski et Jean Foucras avec la collaboration de Michel Dubar : L'aqueduc d'Antipolis dit de la Bouillide (Alpes-Maritimes), Gallia, 62, 2005, p. 13-34.
  22. Henri de Flammare, Cartulaire de l'abbaye de Lérins, chartes CXXVI et CXXVII, p. 157-161 (lire en ligne)
  23. Mairie de Vallauris.
  24. Résultats officiels pour la commune Vallauris
  25. Sur son site internet de campagne pour les élections municipales de 2020, Michelle Salucki se définit comme une « centriste de droite LR » [lire en ligne].
  26. Daniel Gerner, « Municipales : qui est Kevin Luciano, le nouveau maire de Vallauris Golfe-Juan ? », sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/, (consulté le 28 février 2021).
  27. Maître de conférences à l’université Nice Sophia-Antipolis, docteur en droit de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Consultant en droit international et droit des affaires.
  28. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  32. « Évolution et structure de la population à Vallauris en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  33. « Résultats du recensement de la population des Alpes-Maritimes en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 23 novembre 2010)
  34. Marc Boyer, L'Invention de la Côte d'Azur, L'Aube, 2002, page 308.
  35. Didier Gayraud, Belles demeures en Riviera, éditions Gillette Nice Matin, page 86.
  36. L'Express no 1503, p. 45, 26 avril 1980, lire en ligne (page consultée le 6 mai 2011)
  37. Le château Robert à l'abandon.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cécile Thoueille, Vallauris, cité des potiers, Alandis Éditions, 2004
  • Jean Ferdinand Petrucci, Les Poteries et les potiers de Vallauris 1501-1945, École des Hautes Études en Sciences Sociales
  • Renée Pugi, Des collines à la mer. 2000 ans d'histoire, Vallauris - Golfe-Juan, Serre éditeur, coll. « Les régionales », Nice, 2011 (ISBN 978-2-86410-561-9), p. 168

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]