Palais Carnolès

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Palais Carnolès
Image illustrative de l’article Palais Carnolès
Aegina allongée du jardin Carnolés.
Situation
Coordonnées 43° 46′ 03″ nord, 7° 29′ 19″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Menton
Histoire
Protection  Inscrit MH (1969)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Palais Carnolès

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Palais Carnolès

Le palais Carnolès (ou palais de Carnolès) est situé avenue de la Madone à Menton. Ancienne résidence d'été des princes Grimaldi de Monaco, où est installé le musée des beaux-arts de la ville, son parc botanique abrite la plus importante collection d’agrumes d’Europe.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le palais

Un acte de 1177 nous apprend que le comte Othon de Vintimille échange avec l'abbaye de Lérins en présence de Béraldus, prieur de Sainte-Marie de Carnolès, sa propriété de Cluses jusqu'à Garavan, avec des biens que les moines possèdent à Albenga. Cet échange est confirmé en 1182 par une bulle du pape Lucius III, qui précise que le prieuré appartient au chapitre des chanoines de Vintimille. Le prieuré de Carnolès a dû être fondé à la fin du XIe siècle[1],[2].

Sur un terrain acheté aux moines de Lérins en 1717, le prince Antoine 1er de Monaco décide de construire un palais au caractère de trianon (pavillon annexe d'une résidence royale ou princière, associé à des jardins), qui sera entouré de vergers. La tradition veut que les plans de ce trianon, rapportés de Paris par le prince, auraient été établis par Robert de Cotte et Jacques Gabriel. Le palais a été décoré par des peintres mentonnais : Bressan, Puppo et les frères Vento[3]

C'est là que le Prince Antoine aime rassembler son ensemble musical, et qu'il fera l'éducation au clavecin de sa fille, Marie-Pelline Grimaldi, la "muse de Monaco", jusqu'à son décès prématuré en ce lieu-même[4].

Le « jardin du prince » est réalisé en 1725 par Antoine Latour[5], architecte français travaillant à Monaco. Un plan de cette époque mentionne un jardin potager fleuri aménagé d’allées en étoile et irrigué par deux bassins aux eaux jaillissantes. À cette époque la propriété est clôturée de hautes murailles recouvertes d’espaliers de raisin et arborées d’orangers du Portugal.

Le kiosque du palais Carnolès est une construction baroque de plan hexagonal couronné d'une calotte de tuiles. Le premier niveau est sobre. Le second a adopté un ordre de pilastres jumelés variante de l'ordre cariatide génois[6].

Entre 1863 et 1876, le bâtiment fait office de casino de jeux.

Il est racheté en 1896 par un Américain, Edwards Philips Allis, qui entreprend de lui rendre son lustre. Il demande à Hans-Georg Tersling, architecte danois installé à Menton, d'adapter l’édifice pour en faire un logement plus moderne. Deux petits avant-corps sont ajoutés du côté du parc.

Le palais a été inscrit au titre des monuments historiques le 12 septembre 1969[7].

Le parc botanique[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le parc d'une superficie d'un hectare environ, est constitué d'un plan rectiligne et recense 137 variétés d'agrumes parmi lesquels vingt-quatre orangers doux (citrus sinensis), six bigaradiers (citrus aurantium), des mandariniers, certains kumquats, six citronniers (citrus limon) et quelques pamplemoussiers… La collection d'agrumes est agréée par le Conservatoire des collections végétales spécialisées. De hauts palmiers Phoenix canariensis bordent l’allée principale.

Le parc est inscrit aux monuments historiques depuis le .

Le musée[modifier | modifier le code]

Aile Entravée. Jean-Yves Lechevallier.

Le Palais Carnolès acquis par la ville de Menton en 1961 est également le siège du musée des beaux-arts de Menton.
Des peintures de Raoul Dufy et quelques huiles sur toiles de Max Jacob font partie des collections permanentes du musée, qui est également l'heureux propriétaire d'une collection exceptionnelle de portraits de peintres par Kostia Terechkovitch
Depuis 1994 des statues et sculptures d'art contemporain sont exposées dans les jardins[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Eugène de Gubernatis, Au sujet de la fondation du prieuré de Carnolès, p. -331, Nice-Historique, 1907, no 489 Ligne en ligne
  2. Lire en ligne la suite
  3. CG06 : Palais Carnolès
  4. Georges Favre, « Une claveciniste monégasque au XVIIIe siècle: La princesse de Chabeuil », Revue de Musicologie, vol. 61, no 1,‎ , p. 59–69 (DOI 10.2307/928682, lire en ligne)
  5. Ville de Menton : Jardin du palais Carnolès
  6. Dominique Foussard, Georges Barbier, Baroque niçois et monégasque, p. 77-78, Picard éditeur, Paris, 1988 (ISBN 2-7084-0369-9) ; p. 317
  7. « Propriété dite Le Palais Carnoles », notice no PA00080767, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Le jardin remarquable.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sous la direction de Josiane Tricotti, Menton, ville d'art et d'histoire. Musées, monuments, promenades, p. 85-87, Éditions du patrimoine, Paris, 206 (ISBN 978-2-85822-827-0) ; p. 144

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]