Arieșeni

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une commune de Roumanie
Cet article est une ébauche concernant une commune de Roumanie.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Arieșeni
Blason de Arieșeni
Héraldique
Paysage d'Arieșeni
Paysage d'Arieșeni
Administration
Pays Drapeau de la Roumanie Roumanie
Région Transylvanie
Judeţ Alba
Maire
Mandat
Vasile Marin Jurj (PNL)
depuis
Code postal 517040
Indicatif téléphonique international +(40)
Démographie
Population 1 765 hab. ()
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 35″ nord, 22° 45′ 25″ est
Superficie 6 310 ha = 63,10 km2
Fuseau horaire heure d'hiver : +02:00 (EET)
heure d'été : UTC+03:00 (EEST)
Divers
Cours d'eau Arieșul Mare
Fondation 1909
Localisation
Localisation de Arieșeni dans le județ de
Localisation de Arieșeni dans le județ de

Géolocalisation sur la carte : Roumanie

Voir la carte administrative de Roumanie
City locator 14.svg
Arieșeni

Géolocalisation sur la carte : Roumanie

Voir la carte topographique de Roumanie
City locator 14.svg
Arieșeni
Liens
Site web Mairie

Arieșeni (prononcer « Ariéchènes ») est une commune située au nord-ouest du județ d'Alba, dans la région de Transylvanie en Roumanie. Elle tire son nom des rivières Arieș (prononcer « Arièche »), du latin Auraneus évoquant l'orpaillage jadis répandu dans la région. La commune a aussi un nom hongrois : Lepus (prononcer « Lépouche »).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de est située sur le cours supérieur de la rivière Arieșul Mare (le « grand Arieș », un affluent de l'Arieș), au cœur des monts du Bihor dans les Carpates occidentales roumaines, au pays des Motses, à 120 km d'Alba Iulia, à 130 km d'Oradea, à 133 km de Deva, à 141 km de Cluj-Napoca et à 182 km d'Arad.

La commune comprend 18 villages, hameaux et fermes parsemés en habitat dispersé sur les versants des montagnes : Arieșeni, Avrămești, Bubești, Casa de Piatră, Cobleș, Dealu Bajului, Fața Cristesei, Fața Lăpușului, Galbena, Hodobana, Islaz, Păntești, Pătrăhăițești, Poenița, Ravicești, Sturu, Ștei-Arieșeni et Vanvucești, et il n'est pas inhabituel que deux maisons « voisines », appartenant à la même localité, soient séparées par une vallée large de plusieurs kilomètres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme leurs voisins les autres Motses, les Ariéchains ont d'anciennes traditions de libertés locales, de franchises et de combats pour les préserver, car le pays est une ancienne Valachie régie par le jus valachicum et ses habitants ont envoyé de nombreux combattants tant à la révolte de Bobâlna de 1437 qu'à la révolution transylvaine de 1784[1] ; ils ont aussi formé des maquis de résistance anti-fasciste dans les années 1940-1944 et anti-communiste dans les années 1949-1953[2] et en 2013 ils ont organisé de grandes manifestations de masse contre l'extension de l'exploitation minière de Roșia Montană, génératrice de pollutions au cyanure et au mercure, alors que leur région est très touristique.

Jusqu'au 1909 Arieșeni était mentionnée par écrit sous le nom hongrois de Lepus et faisait partie d'un corpus rural beaucoup plus étendu (qui, malgré une très faible densité d'unités d'habitation, avait un rayon de plus de dix kilomètres) ; en effet, au XIXe siècle on considérait que les maisons des actuelles localités d'Arieșeni et d'Albac, distantes d'environ 23 km, faisaient partie d'une seule et même grande localité, nommée Râul Mare.

Politique[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Religions[modifier | modifier le code]

En 2002, la composition religieuse de la commune était la suivante[3] :

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1930 1966 2002 2011
2 020 2 990 1 921 1 765

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune repose sur l'industrie du bois, l'élevage et le tourisme.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'une des pistes de ski d'Arieșeni.

La commune d'Arieșeni contient presque autant de villages de vacances que de localités. Située dans un cadre naturel très riche qui comprend plusieurs réserves naturelles, des gorges, des dizaines de grottes dont quelques-unes abritant des glaciers souterrains, la commune tourne plutôt vers le tourisme de niche : tourisme rural, spéléologie, sports de montagne etc. On y trouve deux pistes de ski (éclairage nocturne, téléskis).

Communications[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Route DN75 qui traverse les Monts Apuseni de l'ouest à l'est.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coriolan Suciu, Dicționar istoric al localităților din Transilvania, éd. de l'Académie roumaine, Bucarest 1967-1968 et Mario Solomon sur [1]
  2. Georges Diener, article Résistance paysanne et maquis en Roumanie de 1945 à 1965, in : « Genèses » n° 43, pp. 145-158, éd. Belin, Paris 2001/2
  3. Statistiques officielles du recensement de 2002