Dorlisheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Dorlisheim
Puits dans la Grand'Rue.
Puits dans la Grand'Rue.
Blason de Dorlisheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Molsheim
Canton Molsheim
Intercommunalité C.C. de la région de Molsheim-Mutzig
Maire
Mandat
Gilbert Roth
2014-2020
Code postal 67120
Code commune 67101
Démographie
Gentilé Dorlisheimois, Dorlisheimoises
Population
municipale
2 559 hab. (2014)
Densité 222 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 33″ nord, 7° 29′ 12″ est
Altitude Min. 172 m
Max. 373 m
Superficie 11,53 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte administrative du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Dorlisheim

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

Voir sur la carte topographique du Bas-Rhin
City locator 14.svg
Dorlisheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Dorlisheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Dorlisheim

Dorlisheim est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se situe dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au cœur de l'Alsace, Dorlisheim est située à l'entrée de la vallée de la Bruche, à la croisée des axes reliant Sélestat à Saverne et Strasbourg à Saint-Dié. Commune de la route des vins d'Alsace, elle est traversée par la Véloroute du vignoble d'Alsace (EuroVelo 5).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Altorf - Molsheim - Mutzig - Rosenwiller - Rosheim.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Contrairement aux autres communes du début de la vallée de la Bruche (Molsheim, Mutzig, Gresswiller et Dinsheim-sur-Bruche), la Bruche ne passe pas dans Dorlisheim mais c’est juste un bras, le Schiffbach, qui délimite Dorlisheim de Molsheim.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dorlisheim peut provenir du lac qui se trouvait sur la route en allant à Mutzig. Il s'appelait « Dorros ». Dorlisheim serait donc « le lieu près du lac ». L'analyse étymologique fait également ressortir l'origine de Thorohoze, le nom de Thor, dieu germanique de la guerre et Holz le bois. Ceci pourrait conduire à lire « lieu près de la forêt de Thor ».

  • Dorlosheim, 736
  • Torolvesheim, 1120
  • Dorrotzheim,1779

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En l'an 735, le village, se nomme « Dorolshaim », et se trouve sous la dépendance de l'abbaye de Murbach. Il y restera jusqu'en 1054. Dorlisheim passe ensuite la même année à l'abbaye de Hohenbourg sur recommandation du pape Léon IX. Possédé par l'évêque de Metz en 1268, il fit partie plus tard des domaines de l'évêché de Strasbourg, qui le perdit par suite des guerres. Il devint ensuite la propriété de plusieurs familles qui vendirent leurs biens à la ville de Strasbourg entre 1495 et 1727. En 1262, pendant la guerre de la ville de Strasbourg avec son évêque Walther de Gérolseck, Dorlisheim eut beaucoup à souffrir. En 1424, une nouvelle guerre avec l'évêque fut pour ce bourg une occasion de nouveaux malheurs.

Depuis la fin du Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre qui survint après la mort de l'évêque Manderscheit, en 1592, Dorlisheim fut pris et incendié par les troupes du cardinal de Lorraine qui venait d'être nommé évêque par les catholiques.

En 1632, les portes sont rasées par les troupes du général autrichien Montecuccoli. La protection de la ville de Strasbourg vint mettre un terme à ces malheurs. Durant la guerre de Trente Ans, les habitants de Dorlisheim, plus heureux que leurs voisins, purent jouir de la paix au milieu des déchirements de cette époque calamiteuse. Après 1648, une épidémie de peste ravage Dorlisheim. Seuls 30 habitants y survivent. Au moment de la Réforme, Dorlisheim passe au protestantisme dès 1523. Et en 1544, elle possède une école dirigée par un pasteur. Durant les guerres de religion, un pasteur fut pendu à l'endroit appelé « Gallie Platz », ce qui veut dire « place de la potence ».

Vers la moitié du XIXe siècle, Dorlisheim possède un moulin, une brasserie, trois tuileries, une teinturerie, une huilerie (Ölmüller) (Frederick Heckman) et une vinaigrerie. Les habitants se livrent particulièrement à l'industrie agricole, la culture et la vigne qui est à cette époque assez florissante.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Dorlisheim

Les armes de Dorlisheim se blasonnent ainsi :
« De gueules au fer à cheval d'argent. »[1].

Le blason porte un fer à cheval représenté sur un linteau de porte du XVIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Gilbert Roth    
mars 2008 en cours Gilbert Roth[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 559 habitants, en augmentation de 3,86 % par rapport à 2009 (Bas-Rhin : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 594 1 473 1 465 1 741 1 811 2 143 1 879 1 904 1 907
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 006 1 916 1 933 1 889 1 849 1 889 1 836 1 793 1 710
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 706 1 687 1 756 1 653 1 744 1 730 1 739 1 818 1 781
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 902 2 008 2 078 2 149 2 128 2 167 2 408 2 493 2 559
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Bugatti Veyron.

L'Atelier Veyron, atelier d'assemblage des automobiles Bugatti Automobiles SAS du groupe Volkswagen, est situé sur le territoire de la commune, à proximité du Château Saint-Jean, siège de la société.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gottlieb Jost, « D'Schloffer von Dorelse » (1846-1912).
  • Eugène Münch (1857-1898), organiste, né à Dorlisheim.

La commune est fortement marquée par la marque automobile Bugatti. Une partie de la famille repose dans le cimetière de Dorlisheim :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La maison de retraite SAREPTA[modifier | modifier le code]

Fondée en 1903 par le pasteur Paul Ziegel-Meyer, la maison des Diaconesses est appelée à ces débuts Diakonessen Verein Sarepta. Entre 1914 et 1917, l'établissement est alors transformé en hôpital militaire. La construction de plusieurs pavillons durant l'entre deux-guerres marque le développement de la station de soin. Malgré la dissolution de la communauté des diaconesses en 1982, l'accueil des personnes âgées se poursuit.

Le château Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Le Château Saint-Jean a été construit en 1857 à l'emplacement d'une ancienne Commanderie d'hospitaliers de Saint-Jean dont il subsiste encore un portail. il est le siège de l'entreprise Bugatti.

Caveau de la famille Bugatti[modifier | modifier le code]

C'est en 1909 aux confins de Dorlisheim que la famille Bugatti s'installe, dans la villa de 'la Hardtmühle', attenante à l'usine Bugatti. La famille est restée très proche du village où reposent les principaux membres de la famille. Carlo Bugatti et sa femme Teresa, ainsi que leurs enfants Deanice, Rembrandt et Ettore, la femme de ce dernier et leurs enfants Lébé et Jean.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

L'église protestante[modifier | modifier le code]

L'église, de style roman, date du XIIe siècle et est consacrée à saint Laurent. Elle fut fondée par les comtes d'Eguisheim et faisait partie à l'origine de la dotation de l'abbaye d'Altorf. Au XVIe siècle, la réforme s'introduit dans Dorlisheim et l'église devient protestante en 1523. Elle devient simultaneum, de son instauration par Louis XIV en 1685 jusqu'en 1889. Ses dimensions modestes n'empêchent pas que l'édifice soit construit en plusieurs étapes lui donnant sa structure particulièrement complexe. Il est constitué d'une triple nef et d'un chœur composé de deux chapelles carrées. L'église possède aussi un clocher-porche d'origine gothique qui a été ajouté au XIVe siècle masquant ainsi le portail occidental d'origine[7].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Quelques maisons remarquables[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :