Perrecy-les-Forges

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Perrecy-les-Forges
Église.
Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Autun
Canton Saint-Vallier
Intercommunalité Communauté urbaine Creusot-Montceau
Maire
Mandat
Claudius Michel
2014-2020
Code postal 71420
Code commune 71346
Démographie
Gentilé Perrecycois(e)
Population
municipale
1 669 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 36′ 56″ nord, 4° 12′ 56″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 353 m
Superficie 33,82 km2
Localisation

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Liens
Site web perrecy-les-forges.fr

Perrecy-les-Forges est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région de Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Romain-sous-Versigny Dompierre-sous-Sanvignes Sanvignes-les-Mines Rose des vents
Marly-sur-Arroux N Ciry-le-Noble
O    Perrecy-les-Forges    E
S
Chassy Oudry Génelard

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Villages, hameaux, lieux-dits et écarts 
  • Champéroux, également appelé Champ-croux d'après les cadastres du XIXe siècle, auparavant considéré comme un village[1], est un hameau situé au sud de la commune et à l'est de l'Oudrache.
  • Valtat, hameau dont le nom provient d'une famille ramenée de Bussières par la famille de Jaucourt possédant la seigneurie en partie[réf. souhaitée].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, la commune s'appelait Saint-Germain-en-Vallière. Elle fut rebaptisée Cercy-la-Dheune pendant la Révolution. Elle fut rebaptisée Perrecy en 1793, puis Perrecy-les-Forges en 1801[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, dans le testament du comte Ecchard de Mâcon, fils de Childebrand III, on apprend que ce dernier possède une villa à Perrecy, qui lui vient de Childebrand Ier. Cette seigneurie a fait en 874, l'objet d'un conflit jugé par Adalard entre Ecchard et saint Vulfade (866-876), archevêque de Bourges[3].

Des forges ont fonctionné de 1634 à 1840. L'extraction de la houille a duré jusque dans les années 1930.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

  • Maire sortant : Claudius Michel
  • 19 sièges à pourvoir au conseil municipal (population légale 2011 : 1 731 habitants)
  • 1 sièges à pourvoir au conseil communautaire (CU Le Creusot - Montceau les Mines)
Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à Perrecy-les-Forges[4]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM CC
Claudius Michel * DVD 583 64,49 16 1
Jean-Paul Baudin SE 321 35,50 3
Inscrits 1 249 100,00
Abstentions 304 24,34
Votants 945 75,66
Blancs et nuls 41 4,34
Exprimés 904 95,66
* Liste du maire sortant

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars1977 Rémi Satinet    
mars 1977 juin 1995 Robert Delès PCF  
juin 1995 mars 2001 Paul Jacquet DVD  
mars 2001 2002 Jean Labarre DVD  
2002 mars 2008 Paul Gaumont DVD  
mars 2008 en cours Claudius Michel    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 669 habitants, en diminution de -3,3 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 354 1 352 1 412 1 734 1 818 2 025 1 981 1 921 1 805
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 729 1 809 1 821 1 694 1 774 1 893 1 993 1 914 1 956
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 834 1 892 1 871 1 703 1 782 1 718 1 510 1 601 2 014
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 169 2 146 2 175 2 205 2 023 1 823 1 746 1 726 1 669
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église.
Une sculpture du porche roman.
Bénédictin de la réforme de Perrecy - (Gosselin - 1718 - Histoire Des Ordres Monastiques).

Église Saint-Pierre-et-Saint-Benoît[modifier | modifier le code]

Le prieuré Saint-Pierre-et-Saint-Benoît de Perrecy-les-Forges dépendant de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire, fut institué en 876 par le testament du comte Eccard II, seigneur de Perrecy, mais aussi comte de Mâcon, Chalon, Autun etc. Celui-ci, proche de sa fin, sans descendance, veut effacer le doute sur la légitimité de sa possession de Perrecy, contestée de longue date par l'évêché de Bourges. Eccard II donne donc Perrecy au monastère de Saint-Benoît-sur-Loire, où il avait fait ses études, pour fournir à ce dernier un site propice à l'installation d'un monastère de repli, au milieu des terres, dans le cas d'une attaque viking sur la Loire. Les bénédictins de Saint-Benoît-sur-Loire s'installent immédiatement et construisent un édifice imposant.

L'église actuelle est en effet construite par eux entre 1020 et 1030 environ[9], et ne date donc pas de leur installation directe. Cette église est conservée presque d'un bout à l'autre : seule l'extrémité occidentale (dernière travée de la nef et avant-nef) constitue une reprise du XIIe siècle. Le plan de l'église primitive est largement conservé : il ne manque actuellement en élévation que le bas-côté nord (dont il ne reste qu'un petit fragment) et l'extrémité du croisillon sud du transept, ainsi que le haut vaisseau du chœur.

En élévation, il subsiste donc de la construction initiale (début du XIe siècle) :

  • la totalité du mur sud de la nef, très déversé ;
  • la totalité de la croisée du transept, jusqu'à la coupole surplombant la tour-lanterne ;
  • les murs du chœur avec ses deux travées de bas-côtés ;
  • la base de l'abside polygonale[10].

Tous ces éléments sont construits en maçonnerie de petit moellon carré, très caractéristique du XIe siècle et bien distinct des autres parties. La sculpture manque presque complètement : les seuls chapiteaux sont ceux des baies géminées formant claire-voie intérieure au-dessus des grands arcs de la croisée. Seules des impostes moulurées, ayant servi d'appui pour les cintres, viennent animer la nudité des murs, lesquels ne comportent aucune lésène ni bandeau. Cette muralité semble faite pour recevoir des peintures, dont la prospection reste à faire.

Cet édifice, un très bel exemple d'architecture religieuse des XIe et XIIe siècles, a naturellement subi de nombreuses réparations au cours de sa longue histoire. On notera :

  • vers 1095, le voûtement ou le re-voûtement du croisillon nord du transept, en voûte d'arêtes, avec renforcement de la structure par des contreforts intérieurs (ronds) et extérieurs (aux angles, mais non diagonaux) ;
  • vers 1120, un agrandissement ou reconstruction spectaculaire : allongement de la nef et construction entièrement neuve, en grande partie en pierre de taille de fort appareil, d'une avant-nef à deux niveaux richement ornés, et surmonté d'une tour-beffroi à deux niveaux également ;
  • au XVe siècle, une reconstruction du chœur, également en pierre de taille, avec d'immenses baies en lancette à remplages ; le remplacement du cloître, adossé au bas-côté sud de la nef, par un cloître voûté d'ogives, dont seuls les culs-de-lampe subsistent.

Le mur nord de la nef a été presque entièrement reconstruit, à une date indéterminée de l'époque gothique, sur l'emprise de la grande arcade nord, disparue avec le bas-côté nord presque entier.

À l'initiative du père Laborier, curé de Perrecy de 1941 à 1949, le chevet de l'église est orné depuis 1946 d'un vitrail à la gloire de saint Benoît, patron de l'église[11].

La tour lanterne est typique romane : elle est montée sur trompes et s'éloigne donc des modèles carolingiens, tels que la chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle, en plan octogonal et couronnée en arêtes. Ses dimensions sont considérables pour l'époque (hauteur : 18 mètres). Son état de conservation est exceptionnel.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Tour du château de Versigny
  • Château de Commerson
  • Château de Bellevue
  • Maisons anciennes
  • Forges, mines de charbon, carrières
  • Musée municipal
  • Vallée de l'Oudrache

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.archives71.fr/ark:/60535/s00555c5111c7bea/556da534b6ee2
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/fiche.php?select_resultat=26527
  3. Joseph Rosny, Histoire de la ville d'Autun..., Autun, 1802, Impr. Dejussieu rue de l'Arbalète. p. 162.
  4. Résultats officiels pour la commune Perrecy-les-Forges
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Laule Ulrike, Bourgogne. Art, architecture et paysages, Ullmann, 2007, p. 220-222 ; voir aussi le site assez bien fait des Amis de l'église de Perrecy.
  10. Voir les absides polygonales de Saint-Vital de Ravenne, de la chapelle palatine d'Aix et de Cluny III.
  11. « L'église de Perrecy-les-Forges », article de Georges Chavron paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 116 de décembre 1998, pages 14 à 16.
  12. « André Blondel (1863-1938) », sur Montceau-news (consulté le 30 septembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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