Evere

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Evere
Photorama d'Evere
Photorama d'Evere
Blason de Evere
Héraldique
Drapeau de Evere
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Bourgmestre Rudi Vervoort (PS)
()
Bourgmestre ff Joseph Corten (PS)
()
Majorité LB Rudi Vervoort - DéFI
()
Sièges
LB Rudi Vervoort
MR
DéFI
Ecolo- Groen
cdH
33
16
6
4
4
3
Section Code postal
Evere 1140
Code INS 21006
Zone téléphonique 02
Démographie
Gentilé Everois(e)[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
38 316 ()
47,24 %
52,76 %
7 633 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
22,86 %
59,87 %
17,27 %
Étrangers 18,57 % ()
Taux de chômage 19,30 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 057 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 52′ Nord, 4° 24′ Est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
5,02 km2 (2005)
9,66 %
0,00 %
86,53 %
3,80 %
Localisation
Image illustrative de l'article Evere

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Evere

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Evere
Liens
Site officiel www.evere.be

Evere (prononcé [evɛɹ] en français et prononcé ['eːvərə]Prononciation du titre dans sa version originale Écouter en néerlandais) est une des dix-neuf communes bilingues de la Région de Bruxelles-Capitale en Belgique. Ses habitants sont appelés les Everois et son saint patron est saint Vincent. Evere contient 5 départements Germinal, Picardie, Platon(clos), Destrier, Saint-Vincent

En 1954, un arrêté royal sort la commune de l'espace néerlandophone de l'ancienne province de Brabant pour la rattacher à l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale. D'emblée, Evere se dote d'un statut, d'un enseignement communal et d'une administration bilingue ce qui en fait, avant même Bruxelles et avant les premières lois linguistiques de 1963 qui ont réglementé l'emploi des langues dans l'enseignement, la première commune de Belgique à adopter cette position.

Ses maraîchers, pionniers de la culture du witloof, ont fait sa renommée. Elle a également été — conjointement avec l'ancienne commune de Haren — le centre de l'histoire de l'aviation en Belgique entre 1914 et 1945 accueillant, entre autres, sur la commune voisine de Haren, les nouvelles Société anonyme belge de constructions aéronautiques (SABCA) et Société Anonyme Belge d’Exploitation de la Navigation Aérienne (SABENA).

Evere est restée une commune essentiellement rurale jusqu'au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la forte augmentation de sa population a ensuite provoqué la disparition totale de la surface agricole en 25 années. Au , la commune compte 38 737 habitants (18 301 hommes et 20 436 femmes), soit une densité de 7 716,53 habitants/km2.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Plantée entre le plateau hennuyer-brabançon au sud et la région des Collines au nord, Evere est localisée[note 1] à 4,6 km au nord-est de Bruxelles, à 38,8 km au sud d'Anvers, à 86,4 km à l'ouest de Liège et à 32,7 km au nord du centre géographique de la Belgique.

Située à l'est de la Région de Bruxelles-Capitale, Evere est limitrophe de trois autres communes de celle-ci (Bruxelles par Haren, Schaerbeek et Woluwe-Saint-Lambert) et d'une commune de la Région flamande (Zaventem par Woluwe-Saint-Étienne).

Communes limitrophes d’Evere
Bruxelles,
Schaerbeek
Bruxelles Bruxelles
Schaerbeek Evere Bruxelles,
Zaventem
Schaerbeek Woluwe-Saint-Lambert Zaventem,
Woluwe-Saint-Lambert
Coordonnées géographiques extrêmes d'Evere
Rose des vents 50° 53′ 09″ N, 4° 24′ 11″ E Rose des vents
50° 52′ 55″ N, 4° 23′ 17″ E N 50° 52′ 24″ N, 4° 25′ 35″ E
O    Evere    E
S
50° 51′ 09″ N, 4° 24′ 41″ E

Topographie[modifier | modifier le code]

Les régions naturelles de Belgique

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le seul cours d'eau est le ruisseau du Kerkebeek qui coule à la limite nord d'Evere, venant de Haren, de l'est-nord-est vers l'ouest-sud-ouest. Le long de son parcours, il est alimenté par plusieurs sources, dont la source Saint-Vincent, sortant du versant sud de sa vallée et il forme la réserve semi-naturelle du Moeraske avant de quitter la commune pour celle de Schaerbeek.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief général du plateau de Loo où est situé la commune est celui d'un plateau érodé ceinturé par la vallée de la Senne au nord et les vallons du Maelbeek à l'ouest et de la Woluwe à l'est.

L'altitude la plus basse est de 16 mètres sur les rives du Kerkebeek lors de son entrée sur la commune de Schaerbeek (50° 52′ 52″ N, 4° 23′ 19″ E) et l'altitude la plus élevée est de 82 mètres sur l'avenue Léonard Mommaerts (50° 51′ 22″ N, 4° 24′ 40″ E).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type océanique avec été tempéré (classé Cfb dans la classification de Köppen). La moyenne mensuelle de jours avec pluie est de 16,5. Les mois les plus pluvieux sont décembre et janvier et les plus secs juillet et août. Cependant, le mois d'août reçoit aussi la deuxième plus grande quantité mensuelle des précipitations annuelles soit 10,22 % de celles-ci, en raison principalement des orages.
Chaque année, des chutes de neige sont observées à Evere. Il peut neiger de novembre jusqu'en avril. En , on y a recensé 22 jours de précipitations hivernales.

Relevés météorologiques (entre 1981 et 2010) et records (depuis 1901) à Uccle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 0,7 3,1 5,3 9,2 11,9 14 13,6 10,9 7,8 4,1 1,6 6,9
Température moyenne (°C) 3,3 3,7 6,8 9,8 13,6 16,2 18,4 18 14,9 11,1 6,8 3,9 10,5
Température maximale moyenne (°C) 5,7 6,6 10,4 14,2 18,1 20,6 23 22,6 19 14,7 9,5 6,1 14,2
Record de froid (°C)
date du record
−18,7
1940
−19
1929
−10,4
1971
−2,4
1991
−2,2
1944
0,3
1936
12,7
1930
4,8
1931
0
1931
−5
1950
−11
1921
−17,3
1950
Record de chaleur (°C)
date du record
15,3
1947
21,1
1991
24,2
1968
28,7
1949
34,2
1944
38,8
1947
36,2
1994
36,1
1911
34,9
1929
27,8
20,4
1955
16,7
1989
Ensoleillement (h) 59 77 114 159 191 188 201 190 143 113 66 45 1 546
Précipitations (mm) 76,1 63,1 70 51,3 66,5 71,8 73,5 79,3 68,9 74,5 74,6 81 776
Nombre de jours avec précipitations 19,2 16,3 17,8 15 16,2 15 14,3 14,5 15,7 16,6 18,8 19,3 198,7
Humidité relative (%) 86,6 82,5 78,5 72,5 73,2 74,1 74,3 75,5 80,9 84,6 88,2 88,8 80
Source : Institut royal météorologique de Belgique[2]

L'institut royal météorologique de Belgique (IRM), localisé à 9 kilomètres orthodromiques au sud-sud-ouest du centre d'Evere est aussi situé sur un plateau. Les relevés météorologiques qui y sont effectués sont similaires à ceux qui pourraient être réalisés à Evere.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

En rouge, les trois grands axes routiers traversant Evere : du haut vers le bas : la N21, la N22, la N2
En rouge et jaune, l'autoroute longeant et desservant Evere : l'E40

Voies routières[modifier | modifier le code]

Evere est traversée par trois routes nationales ayant chacune un axe sud-ouest, nord-est. Au sud, par la N2 sur 1,3 kilomètre, au nord, par la N21 sur, aussi, 1,3 kilomètre et, au centre, par la N22 sur 2,1 kilomètres. Cette dernière est prolongée par l'A201 en direction de l'aéroport de Bruxelles.
La commune est aussi longée au sud par l'E40 accessible par le diffuseur complet no 19.

Outre ces 4,7 kilomètres de voiries de transit, Evere est traversée par 16 kilomètres de voiries régionales[Evere 1], 42 kilomètres de voiries à caractère intracommunal et 2 kilomètres de sentiers et chemins vicinaux. La vitesse maximale autorisée est partout limitée à 50 km/h sauf aux abords des écoles où elle est limitée à 30 km/h et dans les zones résidentielles où elle est limitée à 20 km/h.

La commune possède aussi un réseau d'environ 42 kilomètres de voies cyclables, soit en pistes cyclables soit en bandes cyclables. 70 % des routes à circulation en sens unique sont aménagées en double-sens cyclable[Evere 2]. L'administration Bruxelles-Mobilité chargée des équipements, des infrastructures et des déplacements par le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale a inclus la commune dans son plan d'itinéraires cyclables régionaux (ICR)[3] avec l'ICR no 01 reliant Saint-Josse-ten-Noode à Evere. La promenade verte[4], ceinturant la Région sur une distance de 60 kilomètres, traverse Evere sur environ 4,5 kilomètres.

Cinq systèmes d'autorisation de stationnement des véhicules à moteur existent[Evere 3] :

  • zones rouges, limitées à des quartiers commerçants où la rotation des véhicules est nécessaire pour favoriser l’accessibilité des clients. Le stationnement y est limité dans le temps et est payant pour tous en retirant un ticket de stationnement à l’horodateur ;
  • zones orange, où on favorise le stationnement de courte durée mais où les riverains sont privilégiés. Le stationnement est payant à l'horodateur sauf pour les détenteurs d'une carte de stationnement ;
  • zones vertes, destinées à protéger les habitants en raison de la pression du stationnement générée par les commerces, les entreprises et les bureaux. Le stationnement est autorisé au moyen de la carte de stationnement ou du ticket de stationnement ;
  • zones bleues, où la pression de stationnement augmente en raison de la proximité de zones où le stationnement est réglementé et en raison de la présence de nombreuses entreprises et autres activités socio-économiques. Le stationnement est autorisé au moyen du disque de stationnement, de la carte de stationnement ou du ticket de stationnement ;
  • zones neutres, zones accessibles à tous sans tarification ni limitation dans le temps.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Situé sur la commune voisine de Zaventem, l'aéroport de Bruxelles est relié à Evere par l'A201.

Cette proximité entraine des nuisances sonores. Moins affectée que les communes situées à l'est et au sud de l'aéroport, Evere, et plus particulièrement le sud de la commune[IBSA 1], subit cependant une pollution sonore lors du décollage des avions des pistes 20, 25 L et 25 R (cette dernière lors des virages à gauche)[5]. L'indice Lden[6] d'exposition au bruit y est de 61,77 dB(A) alors que la moyenne de la Région est de 54,54.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux gares, la gare d'Evere et la gare de Bordet, sur la ligne 26 qui relie la gare de Hal à la gare de Schaerbeek. À l'horizon 2019[7], cette ligne fera partie des lignes B et F du réseau express régional bruxellois en construction dont la première gare inaugurée le fut celle de Bordet[8].

Transport en commun[modifier | modifier le code]

Le tram no 62 au terminus Da Vinci sur le boulevard Léopold III.
La station no 270 des vélos en libre-service Villo! et la station de taxis équipée de cabines téléphoniques, avenue des Anciens Combattants.

L'entité communale est parcourue par des véhicules de deux sociétés de transport en commun :

Projet de métro[modifier | modifier le code]

Le , le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale présente son projet d'une « nouvelle ligne nord-sud » pour le métro de la STIB. Celle-ci reliera la station de métro Rogier à la gare SNCB de Bordet et les travaux réels devraient s’étaler entre 2018 et 2022[10].

Taxi et transport partagé[modifier | modifier le code]

Cinq des 127 stations de taxis que compte la Région sont aménagées dans la commune mais seules trois possèdent, au moins, une cabine téléphonique[11]. Le service de taxi collectif nocturne COLLECTO[12] organisé par la Région de Bruxelles-Capitale possède cinq points d'embarquement[13],[note 2].

La société d'autopartage Cambio possède une station de trois voitures sur le territoire communal[14].

Depuis l'été 2012, Evere est englobée dans le réseau des stations de vélos en libre-service de la société Villo![15]. Dix stations sont, depuis le mois de juillet, opérationnelles[16] et trois stations supplémentaires doivent encore être aménagées avant la fin 2012.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Au , l'occupation des sols des 502 hectares de superficie communale[note 3] est répartie en 231 hectares bâtis, 149 hectares non bâtis (les parcs et jardins publics, les cimetières et les jardins privés) et 123 hectares non cadastrés (les voiries et les terrains appartenant à Infrabel). La superficie des parcs d'entreprises est de 27,84 hectares (surface non bâtie et non cadastrée comprise). La surface totale des bureaux est de 39,92 hectares soit 5,2 % de la superficie communale[IBSA 2]. Il est à noter que, pour la première fois depuis 1996, cette surface est inférieure à celle de l'année précédente (- 8,58 %)[IBSA 2].

Occupation des sols au 1er janvier 2012
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace bâti 45,95 % 231
Espace non bâti 29,62 % 149
Espace non cadastré 24,43 % 123
Total 100 % 502
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 3]

L'Institut bruxellois de statistiques et d'analyse (IBSA) qui cartographie la Région de Bruxelles-Capitale en 143 quartiers définis par leur fonction et leur fréquentation divise Evere en six. Du nord au sud : « Paix » (le centre historique), « Conscience », « Avenue Léopold III », « Industrie OTAN » (en ce qui concerne Evere, ce quartier ne comprend qu'une partie du Da Vinci Research Park le reste étant sur Haren-Bruxelles), « Cimetière de Bruxelles » (qui comprend le cimetière de Bruxelles et le cimetière de Schaerbeek) et « Paduwa ».
Moins de 45 % des immeubles sont âgés de plus de 50 ans. C'est le quartier « Conscience » qui possède le bâti le plus ancien avec 56,20 % antérieur à 1961, viennent ensuite le quartier « Paix » avec 49,30 %, le quartier « Industrie OTAN » avec 49,25 %, le quartier « Paduwa » avec 43,21 % et enfin le quartier « Léopold III » avec 15,03 %[IBSA 4].

Plus traditionnellement, la commune est divisée en « Evere Bas » (le centre historique) et « Evere Haut ». En morphologie urbaine, cela se traduit par trois zones distinctes :

Logement[modifier | modifier le code]

Pour une population qui s’élève, au , à 35 803 habitants, Evere compte 3 903 maisons d'habitation unifamiliales avec 1 680 garages ou lieux de stationnement privés et 954 immeubles à appartements comportant 12 370 logements avec 8 262 garages ou lieux de stationnement privés[IBSA 5]. 1 511 de ces appartements sont dans des maisons autrefois individuelles qui ont été divisées. 16 032 logements sur les 16 273 disponibles sont occupés au tandis que la commune compte 2 210 logements sociaux au [IBSA 6].

Tableau comparatif de l'évolution du prix de vente moyen d'un logement
2000
2010
2011
appartement maison appartement maison appartement maison
Evere
85 681
117 334
192 275
303 772
189 072
288 837
Région
89 309
113 394
201 209
336 207
207 082
348 820
Belgique
88 943
79 661
189 670
180 930
195 515
188 401
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 7]

En 2013, la part des logements sociaux, avec 13,80 % du bâti habitable, est la deuxième plus élevée de la Région de Bruxelles-Capitale[note 4] dont la part moyenne est de 7,69 %

Dans la cité-jardin du Tuinbouw.

Les premières habitations sociales datent de 1922. Il s'agit de la petite cité-jardin du Tuinbouw (« horticulture » en néerlandais) née d'une initiative privée et construite selon les plans de l'architecte Jean-Jules Eggericx. Depuis lors, chaque maison a été vendue et appartient maintenant à un propriétaire privé.
C'est à la fin des années 1940, que la commune s'engage dans le mouvement du logement social. Elle fait bâtir les trois cités de Germinal, de Ieder zijn huis (« à chacun sa maison » en néerlandais) et du Home familial Brabant[note 5] selon le concept de la cité-jardin. Plus tard est construite la cité de Picardie selon le principe de l'unité d'habitation développé par Le Corbusier.

Depuis 2010, la commune a investi afin d'augmenter le niveau de confort de ses logements sociaux.

Niveau de confort des logements sociaux
Année Evere Moyenne Région Jette et Saint-Gilles
2010 85,49 83,82 98,43
2013 99,07 96,42 100
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 8]

Le niveau 100 signifie que tous les logements sociaux de l'entité sont équipés, à titre individuel, du confort de base ; à savoir de toilettes intérieures, d'une salle de bains, d'un chauffage central ou individuel, d'une installation intérieure de distribution d'eau potable froide et chaude, d'une cuisine semi-équipée, d'une installation d'évacuation des eaux usagées, d'un réseau électrique délivrant 40 Ah.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le plus ancien document écrit où apparait, pour la première fois, le nom Everna (autrement noté Euerna) est un acte de donation, daté de 1120, où l'évêque de Cambrai fait don des autels[note 6] de Scarenbecca et d′Everna au chapitre de Soignies[Cnops 1], puis Everne (autrement noté Euerne) vers 1185[MG 1].

Everna remonterait au celtique *abrona « passage, gué », l'antique via publica entre Cortoriacum et Atuatuca Tungrorum traversait la Senne à cet endroit[Tribot 1]. Une autre hypothèse voit dans Everna un nom collectif[note 7] basé, soit sur le mot d'origine vieux bas francique *evora- « sanglier » (cf. ancien néerlandais *evor , néerlandais ever « sanglier », vieux saxon evur, tous du germanique commun *ebura- « sanglier »[17]), d'où le sens global de « lieu des sangliers », soit d'un nom issu du bas francique hever « bouc » et aurait ainsi la même origine toponymique que celle des communes de Hever et de Heverlee[note 8] situées en province du Brabant flamand[Tribot 1].

D'après le dictionnaire de Xavier Delamarre[XD 1], il n'y a aucun mot celtique *abrona signifiant « passage, gué », ces deux signifiés étant respectivement rendus par *trē-uori- et *ritu- en celtique commun. En outre, cet hypothétique *abrona ne correspond pas aux formes anciennes connues Everna, Everne. Un rapprochement avec le nom de la tribu des Éburons basé sur le nom de l'if ou du sanglier, *eburo- (connu aussi comme anthroponyme Eburus, Eburo)[XD 1] se justifie peut-être davantage. En tout cas, Maurits Gysseling qui analyse les toponymes néerlandais Everbeek (Eurebecca 1050 - 1080), Everberg (Euerberga 1129), etc. comme effectivement basés sur le germanique *ebura- « sanglier », n'y rattache pas Evere[MG 1] auquel il ne donne aucune explication. Il n'y a pas lieu de rapprocher Evere de hever « bouc », que l'on retrouve bien dans Heverlee (Heverlee, du germanique hafra- + lauha[MG 2]), en effet, les formes anciennes ne renvoient pas à un type *Hafra- et il n'y a aucune trace d'un h [h] initial. En fin de compte, l'origine du toponyme Evere est obscure.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la commune d'Evere.

Jusqu'au sortir de la Première Guerre mondiale, Evere est une commune à vocation essentiellement agricole. La culture céréalière, celle de la carotte et celle du navet (ce dernier est renommé dans toute l'Europe[Cnops 2]) sont dominantes jusqu'à l'introduction de la pomme de terre dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle. Dans le dernier quart du XIXe siècle, à la suite de l'importation massive, en Europe, de blé des États-Unis et de l'Empire russe, les agriculteurs everois se reconvertissent dans l'horticulture maraichère et surtout dans la production du witloof[Cnops 3] (« feuille blanche » en néerlandais).

À partir de 1919, une certaine industrialisation basée sur la construction aéronautique s'installe grâce à la présence du premier aérodrome national construit partiellement sur la commune et surtout sur la commune voisine de Haren[18].

Après la Seconde Guerre mondiale, l'explosion de la démographie et la raréfaction des habitations libres ou des terrains à bâtir libres dans la région bruxelloise accélère la disparition des terres agricoles au profit de l'urbanisation. Celle-ci s'accroit encore, à partir de 1968, avec l'arrivée sur Haren de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord sur le site désaffecté de l'ancien aérodrome. Cette implantation entraine aussi la venue de nombres d'entreprises du secteur tertiaire pour qui est créé le Da Vinci Research Park entre Evere et Haren.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Appartenance politique des bourgmestres de la Région de Bruxelles-Capitale à la suite de l'élection communale de 2012.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Depuis l’élection communale d' qui a jeté l'ancienne majorité du Parti social-chrétien dans l'opposition, l'électorat de la commune soutient fortement le Parti socialiste[19].

Lors de l'élection communale de 2012, la liste LB Rudi Vervoort formée par le Parti socialiste (PS), le Socialistische Partij Anders (sp.a), l'Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Open Vld) et un indépendant[20] menée par le bourgmestre sortant Rudi Vervoort obtient 6 624 voix sur 17 104 votes valables dont 2 744 votes préférentiels pour celui-ci[21]. Le tiercé des voies préférentielles est complété par Alain Vander Elst (MR) avec 885 votes et par Guy Vanhengel (Open Vld) avec 805 votes.

Administration communale[modifier | modifier le code]

Conformément à l'article 8 de la loi communale[22] et aux dispositions relatives aux communes peuplées de 35 000 à 39 999 habitants au , le conseil communal d'Evere est composé de 33 élus au suffrage universel indirect.
Selon l'article 16 de la même loi communale et aux dispositions y relatives aux communes peuplées de 30 000 à 49 999 habitants au , le collège des bourgmestre et échevins d'Evere est composé du bourgmestre et de sept échevins élus par le conseil communal. Cependant, suivant l'opportunité donnée par les articles 279 et 280[23], le conseil communal a décidé d'élire un échevin supplémentaire et donc de porter le nombre de membres du collège à neuf personnes comme ce fut déjà le cas en 2006.

Composition du conseil, du collège et du CPAS
Groupe Effectif conseil Effectif collège Effectif CPAS Statut
LB Rudi Vervoort 16 8 6 majorité
MR 6 0 1 opposition
DéFI 4 1 1 majorité
Ecolo 4 0 1 opposition
cdH 3 0 2 opposition

Résultats des élections communales depuis 1976[modifier | modifier le code]

Partis 10-10-1976[24] 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006[25] 14-10-2012[26]
Votes / Sièges % 29 % 31 % 31 % 29 % 31 % 33 % 33
PS-SP 37,89 13 43,11 17 54,39 19 44,12 17 39,75 15 - -
PS-Sp.a+ - - - - - 39,77 15 -
LB Rudi Vervoort - - - - - - 38,73 16
CVP - - - 4,49 0 - - -
VU - - 3,29 0 - - - -
PSC1/cdH2 - - - 7,11 1 - 14,92 5 8,992 3
PSCVP - - - - 7,78 2 - -
ECOLO - - - 6,06 1 13,39 4 9,68 2 -
PRL-VLD - - - 15,9 5 19,02 6 - -
Liberaux Evere-VLD - - - - - 8,18 2 -
PRL1/MR2 7,981 1 10,11 3 14,581 4 - - 17,432 6 17,392 6
FDF 22,78 7 16,46 5 11,83 3 13,1 4 9,15 2 - 11,42 4
UDRT-RAD - 3,69 0 - - - - -
Vlaams Blok1/Vlaams Belang2 - - - 6,231 1 7,731 2 7,412 1 -
PCB-KPB 2,43 0 1,63 0 - - - - -
VLAAMS 9,03 2 5,5 1 - - - - -
CVP-SC 19,38 6 11,79 4 - - - - -
LIBERT - 6,95 1 - - - - -
Psc/cvp - - 15,92 5 - - - -
Ecolo-Groen - - - - - - 13,34 4
LIENS - - - - - - 3,2 0
NATION - - - - - - 4,47 0
Pirates - - - - - - 2,46 0
Anderen(*) 0,51 0 0,77 0 - 3,01 0 - 2,63 -
Total des votes 20296 20269 19274 17837 17356 18.897 17104
Participation % 88,95 87,77 82,94 86,38 83,17
Votes blancs ou nuls % 3,22 5,24 4,81 4,66 5,01 5,65 7,82

(*)1976: PTB-PVA 1982: OMAN, PTB-PVA 1994: PLUS, PTB-PVA, UNIE 2006: FDB, TREFLE


Législature actuelle (2012 - 2018)[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Compétence(s)
Bourgmestre en titre
Bourgmestre faisant fonction
  • Pierre Muylle (LB Rudi Vervoort)
  • Affaires générales – Contentieux - Police – Sécurité - Hygiène publique - Régime des aliénés - Travaux Publics – Festivités - Propriétés communales – Tourisme – Informatique - Qualité de service.
Premier échevin
  • Joseph Corten (LB Rudi Vervoort)
  • Prévention - Logement, y compris Régie foncière - Gardiens de la paix.
Deuxième échevine
  • Jeanine Joannes-Wouters (DéFI)
  • Action sociale - Santé publique - Famille - Troisième âge - Pensions sociales - Civisme et associations patriotiques - Jeunesse.
Troisième échevine
  • Eliane Lepoivre-Daels (LB Rudi Vervoort)
  • Etat civil - Inhumations - Cimetières - Cultes - Laïcité - Population - Etrangers - Affaires militaires - Milice - Réquisitions - Affaires électorales - Registre National - Permis de conduire – Passeports.
Quatrième échevine
  • Fatiha Saidi (LB Rudi Vervoort)
  • Urbanisme – Environnement – Participation citoyenne – Développement durable.
Cinquième échevine
  • Martine Raets (LB Rudi Vervoort)
  • Education (N) - Personnel enseignant (N) - Beaux-Arts (N) - Bibliothèques publiques (N) - Académie de musique (N) - Associations culturelles (N) - Délégation du Collège au "Gemeenschapscentrum EVERNA" - Relations avec le personnel - Crèches (N) - Promotion économique -Travail indépendant - Kermesses - Marchés - Emploi - Chômage - Tutelle ALE - Culture (N).
Sixième échevine
  • Dominique Clajot (LB Rudi Vervoort)
  • Crèches et prégardiennats (F) - Beaux-Arts (F) - Bibliothèques publiques (F) - Académie de musique (F) (y compris personnel) - Associations culturelles (F) - Délégation du Collège au "Conseil Culturel francophone"- Culture (F) - Education (Fr.) - Personnel enseignant (Fr.)
Septième échevin
  • Ridouane Chahid (LB Rudi Vervoort)
  • Personnel (hors personnel enseignant) - Relations avec le personnel - Sports - S.I.P.P. - Mobilité - Recettes communales - Comptabilité - Finances - Tutelle C.P.A.S.
Huitième échevin
  • Ali Ince (LB Rudi Vervoort)
  • Propreté publique – Economat.

Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des bourgmestres d'Evere.

Huit bourgmestres se sont succédé depuis le début du XXe siècle :

Liste des bourgmestres successifs depuis le début du XXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1895 1910 Pierre Van Obberghen   cafetier
1910 1912 Édouard Dekoster    
1912 1946 Willem Van Leeuw Parti catholique puis PSC  
1947 1948 Servaes Hoedemaekers PSB  
1948 1963 Franz Guillaume PSB  
1964 1970 Pierre Louis Vrijdags PSB  
1970 1998 François Guillaume PS  
1998 en cours Rudi Vervoort PS juriste

Politique budgétaire 2012[modifier | modifier le code]

Corbeille publique avec le blason communal.

Le résultat d'exploitation se clôture avec un déficit budgétaire de 3 330 000 EUR soit 57,84 EUR par habitant tandis que la moyenne de la Région est à un déficit de 8,93 EUR par habitant. Cependant, les résultats cumulés laissent à la commune un excédent de 30 000 EUR[IBSA 9].
Le poste le plus important dans les dépenses est constitué par le salaire du personnel avec un montant de 24 480 000 EUR.

Le solde d'exploitation du centre public d'action sociale (CPAS) se clôture sur un solde positif de 150 000 EUR[IBSA 10]. La redistribution à la population atteint 11 530 000 EUR soit une moyenne de 307 EUR par habitant alors que la moyenne pour la Région est de 442 EUR.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Région de Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

Jardins écologiques dans le quartier Péloponnèse-Frioul.
Parc éducatif du Doolegt.

La politique environnementale d'Evere est menée par le gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, compétent pour les dix-neuf communes de l'agglomération en matière de gestion des déchets, d’assainissement, de qualité de l’air, et de protection du milieu naturel par le bief de l'institut bruxellois pour la gestion de l’environnement (IBGE).

La gestion des déchets ménagers, également une compétence de la Région, est confiée à l'Agence Bruxelles propreté (ABP)[27]. Celle-ci organise les différents ramassages hebdomadaires du « non trié » et des catégories triées en vue d'un recyclage. Pour les encombrants, chaque Everois peut accéder gratuitement soit à l'un des deux parc à conteneurs de l'ABP soit au parc communal. La commune est également pourvue d'une cinquantaine de conteneurs destinés à la collecte des flacons en verre et d'un point de récolte pour les huiles usagées et les déchets chimiques.

Commune d'Evere[modifier | modifier le code]

La propreté de l'espace public est gérée par la commune qui a installé plus de 500 corbeilles[Evere 4]. Elle veille à la propreté des voiries communales et, plusieurs fois par an, procède au nettoiement approfondis de celles-ci ainsi que des avaloirs et des espaces verts[Evere 5] ; l'ABP étant responsable des voiries régionales. Malheureusement, le nombre relativement important d'espaces cachés à la vue directe des habitants favorise les dépôts clandestins de déchets. Le nombre de ceux-ci sont passés de 1 993 en 2011 à 3 277 en 2012 et à 1 900 pour le premier semestre de 2013. Selon le Service propreté de la commune, entre 200 et 250 m3 sont ramassés hebdomadairement[28].

Le collège des bourgmestre et échevins favorise l'implantation de jardins écologiques communautaires munis d'un centre de compostage utilisables par les habitants ne possédant pas de jardin privé. Sept de ces zones existent et l'une de celle-ci possède également des ruches[29]. Les jardiniers peuvent y recevoir des conseils soit par l'ASBL Commission de l'Environnement de Bruxelles et Environs (CEBE)[30] soit par le service de plantation communal. Ces deux organismes sont également chargés du contrôle du respect du cahier des charges de culture biologique imposé.

En 1993, la commune crée, au lieu-dit « Doolegt » un parc de près de 2 hectares avec une mare artificielle d’environ 200 m2. Ceux-ci, d'accès libre, permettent aux enfants de l'enseignement primaire communal de se sensibiliser à la protection de la nature[31].

Depuis le , Evere est la cinquième commune belge, et la seule de la Région de Bruxelles-Capitale, à recevoir le certificat Cittaslow[32] qui labellise, à travers le monde, des entités administratives de moins de 50 000 habitants privilégiant le nouvel urbanisme et ayant un programme destiné à ralentir le rythme de vie de leurs citoyens. 176 communes dans 27 pays différents possèdent ce label en [33]

Politique préventive[modifier | modifier le code]

Pour maintenir la sécurité et la tranquillité publique, Evere s'est dotée d'outils de prévention.

Depuis , des gardiens de la paix communale[34],[Evere 6], reconnaissables à leur gilet de couleur mauve barré de deux lignes horizontales fluorescentes de valeur blanche, sillonnent les rues afin de sensibiliser le public à la sécurité et à la prévention de la criminalité. Ils assurent également la sécurité de la traversée de personnes handicapées ou âgées et d'enfants, notamment des écoliers aux abords des écoles. Une autre mission est de relever toutes les infractions au règlement général de police et de fixer les amendes administratives.

Trois maisons de quartier favorisent la rencontre entre les habitants, leur information et assurent une permanence sociale. Elles relaient également les projets de quartier vers le conseil communal[Evere 7]. Depuis 2007, les maisons de quartier sont aussi des centres de médiation scolaire et accueillent les écoles de devoir de l'enseignement francophone[Evere 8].

L'ASBL Egregoros, un projet pilote unique en Belgique, s’efforce, depuis 2003, de prévenir toute escalade lors de conflits familiaux et de voisinage en envoyant, de jour comme de nuit, des médiateurs sur le terrain. Le Service d'encadrement de mesures judiciaires alternatives (SEMJA)[Evere 9] qui donne l’opportunité à un juge d'une juridiction civile du premier degré de condamner le justiciable à une peine alternative afin d’éviter la prison ou l’amende.

Un questionnaire à choix multiples est envoyé systématiquement par voie postale aux habitants d'un quartier, ou simplement d'une rue, lorsqu'un projet communal important les concerne. Le résultat de la consultation populaire et la décision du conseil communal est ensuite porté à la connaissance des habitants par la même voie.

Internet[modifier | modifier le code]

Depuis le deuxième semestre 2013, l'accès à internet via le réseau Wi-Fi est gratuit au sein de la maison communale[35].

Jumelage[modifier | modifier le code]

Depuis le , Evere a conclu un accord de coopération décentralisée avec Lokossa (Bénin)[36].
Cet accord concerne l'appui institutionnel ainsi que les échanges scolaires et culturels. Ce partenariat s'est terminé depuis pour laisser la place à un autre accord de coopération décentralisé avec la commune rurale de Oued Essafa (en), dans la Région de Chtouka Aït Baha (près d'Agadir, Maroc). Ce partenariat consiste principalement en la mise en place d'un service d'action sociale au sein de la municipalité marocaine et en la formation du personnel communal[37].

Population et société[modifier | modifier le code]

Dans une enquête réalisée, en , par l'hebdomadaire Le Vif/L'Express et intitulée « Où vit on le mieux en Belgique ? », la commune est classée 226e sur 589[38].

Démographie[modifier | modifier le code]

Longtemps restée une commune essentiellement rurale, Evere ne comptait en 1900 que 3 892 habitants, dont 1 125 agriculteurs et 391 artisans[Evere 10]. Si le total d'artisans occupés dans les briqueteries et chez les tailleurs de pierre installés aux alentours du quartier du Terneyveld et du cimetière de Bruxelles est bien plus important, bon nombre d'entre eux habitent les communes avoisinantes ou Bruxelles.
Il en va de même entre 1919 et 1940, nombre de travailleurs des sociétés industrielles, liées à l'industrie aéronautique, qui se sont établies autour de l'aérodrome de Haren-Evere proviennent de l'extérieur de la commune.

Il faut attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale et l'explosion de la démographie qui s'ensuit provoquant la pénurie des logements et la raréfaction des terrains à bâtir libres dans la région bruxelloise pour que la population de la commune explose pour atteindre un pic de 30 574 habitants en 1985 avant de régresser jusqu'en 1990 puis de stagner jusqu'en 1995 avant de repartir, sans cesse, à la hausse.

Au , parmi les communes de la Région de Bruxelles-Capitale, elle est la 12e par sa population et par sa densité tandis qu'elle et la 8e en termes d'espace vital par habitant. Parmi les 589 communes belges, elle se situe à la 52e place par sa population et à la 12e par sa densité[39]. Evere compte alors 35 803 habitants, dont 46,86 % d'hommes et 53,14 % de femmes, et constitue 3,26 % de la population de la Région de Bruxelles-Capitale.

Évolution de la population d'Evere de 1786 à 2015
1435 1786 1800 1806 1816 1830 1846 1856 1866 1876 1880
73* 341 797 834 755 977 1 377 1 457 1 537 1 975 2 206
1890 1900 1910 1920 1930 1947 1961 1970 1977 1980 1985
2 786 3 892 6 031 7 192 10 016 15 277 22 460 26 957 29 619 29 772 30 574
1986 1987 1990 1995 1998 2000 2001 2002 2003 2004 2005
30 303 30 255 29 650 29 819 30 379 31 348** 31 610 33 089 32 703 32 718 33 069
2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 -
33 462 34 128 34 727 35 372 35 803 36 569 37 190 37 569 38 102 38 316 -
Sources : Alphonse Wauters jusqu'en 1830[Wauters 1], Recensement national du 31 décembre 1846 au 31 décembre 1970 et, à partir de 1977, Institut national de statistique pour les chiffres au 1er janvier.
* Pour 1435, il s'agit du nombre d'habitations et non du nombre d'habitants[Evere 10].
** À partir de 2000, radiation des demandeurs d'asile lors du calcul de la population totale.

La population d’Evere est globalement plus âgée que celle de l’ensemble de la Région de Bruxelles-Capitale mais la proportion de jeunes y augmente un peu plus rapidement et on observe une proportion de personnes très âgées (plus de 80 ans) un peu moins élevée et une plus grande proportion de 5-19 ans. Au , l'âge moyen est de 39,17 dans la commune et de 37,62 pour la Région. Depuis 2000, cet âge moyen n'a cessé de baisser, aussi bien dans la commune que dans la Région ; il était alors respectivement de 40,42 et de 39,05.
Jusqu'en 2010, une augmentation de la population dans toutes les catégories d’âges, à l’exception des personnes âgées entre 60 et 75 ans était observée. Comme dans toute l’agglomération bruxelloise, une partie de cette tranche d'âge migrait soit vers les communes de la province du Brabant wallon, soit vers les communes de Kraainem, Rhode-Saint-Genèse ou Wezembeek-Oppem situées en province du Brabant flamand, soit vers leur région d'origine (en Belgique ou à l'étranger). Depuis, la tendance, concernant les 65 à 75 ans, s'est inversée ; de plus en plus d'Everois appartenant à cette tranche d’âge l'étant également de naissance.

Évolution de la pyramide des âges de la commune d'Evere, comparaison entre les années 1998 et 2012
(chiffres au 1er janvier)
Pyramide des âges en 1998 en nombre d'individus
Hommes Classe d’âge Femmes
95 à plus
26 
830 
75 à 94
1 712 
2 014 
60 à 74
2 808 
2 505 
45 à 59
2 981 
3 242 
30 à 44
3 579 
2 648 
15 à 29
1 753 
1 883 
5 à 14
1 740 
889 
< 5
866 
Pyramide des âges en 2010 en nombre d'individus
Hommes Classe d’âge Femmes
11 
95 à plus
56 
1 099 
75 à 94
2 119 
1 920 
60 à 74
2 574 
3 058 
45 à 59
3 461 
3 896 
30 à 44
3 898 
3 272 
15 à 29
3 447 
2 235 
5 à 14
2 187 
1 286 
< 5
1 244 
Pyramide des âges en 2012 en nombre d'individus
Hommes Classe d’âge Femmes
10 
95 à plus
47 
1 101 
75 à 94
2 099 
1 971 
60 à 74
2 655 
3 226 
45 à 59
3 627 
3 966 
30 à 44
4 040 
3 372 
15 à 29
3 558 
2 340 
5 à 14
2 247 
1 388 
< 5
1 362 
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 11]
Tableau comparatif entre Evere et la moyenne de la Région de Bruxelles-Capitale pour l'année 2010
natalité 2010
en ‰
mortalité 2010
en ‰
espérance de vie 2002 espérance de vie 2007 espérance de vie 2010
femmes
hommes femmes hommes femmes hommes
Evere 15,81 9,89 81,6 75,8 81,4 76,1 n.c. n.c.
Région 16,62 8,42 81,1 74,8 81,7 76,5 82,73 76,92
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 12] Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 13]

Au , 79,73 % de la population a la nationalité belge (pour 69,99 % pour la Région de Bruxelles-Capitale). La part des étrangers issus d'Afrique subsaharienne est plus élevée que la moyenne de la Région tandis que la part des étrangers issus du Maghreb est inférieure à cette même moyenne. Durant l'année 2010, un seul Belge a opté pour une nationalité étrangère tandis que 233 étrangers ont opté pour la nationalité belge[IBSA 14].

Au , le pourcentage d'étrangers habitant Evere est de 20,27 % de la population totale alors qu'il est de 30,01 % pour l’entièreté de la Région.
Le tiercé des nationalités étrangères les plus représentées à Evere est de 781 Italiens, 715 Marocains et 702 Français.

Nombre d'étrangers selon l'origine au 1er janvier 2010
Union
Européenne
Europe
hors Union
Afrique Asie États-Unis
et Canada
Autres
Américains
Océanie Réfugiés
et Apatrides
Total
Evere
4 112
481
1 403
913
86
147
3
112
7 257
Région
207 036
9 367
64 971
28 822
4 261
7 373
346
4 894
327 070
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 15]

À cela s'ajoutent, 173 personnes inscrites sur le registre d'attente[note 9] au et 180 au dont 34 Congolais, 71 issues d'un des états de l'ex-Yougoslavie et 1 issue d'une des républiques de l'ex-URSS[IBSA 16].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune gère quatre écoles de l'enseignement fondamental[note 10], dont trois francophones et une néerlandophone. Trois écoles libres sont organisées par la Fédération Wallonie-Bruxelles et quatre par la Communauté flamande.
Depuis 2007, une cellule de prévention composée de deux médiatrices scolaires (une francophone et une néerlandophone) et d'une psychologue aide les enfants de l'enseignement fondamental en décrochage scolaire en organisant des cours de rattrapage dans l'une des cinq écoles de devoir (trois pour l'enseignement francophone et deux pour l'enseignement néerlandophone)[Evere 11].

Dans l'enseignement secondaire, il n'existe sur le territoire communal qu'un seul établissement qui est l'Athénée royal d'Evere[40] organisé par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Cependant, le Koninklijk Atheneum Schaarbeek organisé par la Communauté flamande possède un site satellite dans la commune.

Il n'existe dans la commune aucun site ou campus satellite universitaire ni aucune école supérieure non universitaire.

Lors de l'année scolaire 2010/2011, les établissements de l'enseignement primaire accueillaient 2 469 écoliers dont 1 831 inscrits dans l'enseignement francophone et 638 dans l'enseignement néerlandophone tandis que ceux de l'enseignement secondaire accueillaient 951 étudiants dont 837 inscrits dans l'enseignement francophone et 114 dans l'enseignement néerlandophone[IBSA 17].

Nombre d'établissements et de places occupées en 2010/2011
crèche
maternel
primaire
secondaire
nombre
places nombre places nombre places nombre places
25 685 11 1 631 11 2 469 2 951
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 18]
Pourcentage de places disponibles en 2010/2011 par enfant everois*
crèche maternel primaire secondaire taux de natalité d'Evere en 2010
0,49 0,96 0,88 0,34 15,81 ‰
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 18]
* Le pourcentage réel disponible aux Everois est inférieur car certaines places sont occupées par des non Everois.

Evere possède une académie de musique subventionnée par la Fédération Wallonie-Bruxelles[41] où sont dispensés, aussi bien aux adultes qu'aux enfants, des cours de musique, de danse classique et de l'art de la parole.

C'est également à Evere que l'école régionale et intercommunale de police (ERIP) des dix-neuf communes de la Région est installée depuis 1994[42]. Les formations y sont données en français et en néerlandais.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

Si Evere n'organise pas d'évènement très médiatisé, même à l'échelle régionale, elle n'est cependant pas en reste vis-à-vis de la culture ou de la vie sociale. Depuis 2002, prennent place, à la mi-juin, les festivités « Evere en fête » qui donnent lieu à des divertissements gratuits : une braderie, des animations de rue, des démonstrations sportives, un concert, un feu d'artifice, un bal populaire.
Chaque année, la commune participe aussi à la semaine européenne de la mobilité et au dimanche sans voiture (le 21 septembre en 2014) ce qui donne lieu à des festivités aux quatre coins de la commune.

Deux centres culturels se partagent l'attention de la population. L'un, subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles se nomme L’Entrela’[43],[Evere 12]. L'autre est l'un des 22 centres culturels, en Région bruxelloise, subventionnés par la Communauté flamande et dénommé Everna[44].

L'académie de musique bénéficie d'une salle de spectacle et d'exposition, appelée Espace Toots, accessible aussi bien aux organisateurs francophones que néerlandophones.

Evere compte aussi, outre une ludothèque, une bibliothèque en langue française (bibliothèque Romain Rolland)[Evere 13] et une autre en langue néerlandaise (bibliothèque Herman Teirlinck)[Evere 14]. Ces trois espaces sont inclus dans l'enceinte de la maison communale.

Evere organise des excursions pédagogiques et des activités extrascolaires[Evere 15]. Elle met également à disposition des associations culturelles ou des personnes privées deux lieux entièrement équipés pour des réceptions : la fermette 't Hoeveke et le Chalet rose[Evere 16].

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement hospitalier n'est implanté à Evere. Les plus proches sont ceux du site Paul Brien du Centre hospitalier universitaire Brugmann à un kilomètre du centre de la commune ainsi que ceux des Cliniques universitaires Saint-Luc et de la Clinique de l'Europe toutes deux à environ 2,5 kilomètres du sud de la commune. Cependant, Evere possède un centre médical interdisciplinaire et un centre de planning familial.

En médecine générale, la commune, comme neuf autres de l'agglomération bruxelloise, est en pénurie. 45 médecins généralistes ont leur cabinet professionnel sur le territoire communal, ce qui représente, en 2012, un médecin pour 826 habitants.

Le système médical est complété par dix pharmacies, ce qui représente une officine par 0,502 km2 de territoire, et par sept maisons de retraite dont une est gérée par le centre public d'action sociale (CPAS) de la commune.

Enfin la Villa Indigo, inaugurée en , est, en Belgique, le seul lieu d'accueil temporaire pour enfants gravement malades dont les parents ont besoin de faire une pause[45],[46]. Sa capacité d'accueil simultané est de dix enfants entre 0 et 18 ans et de 2 familles de parents.

Sports[modifier | modifier le code]

Trois complexes sportifs, accueillant plus de 80 clubs sportifs[Evere 17], sont implantés à Evere :

Le plus important est le complexe sportif François Guillaume[note 11] qui s'étend sur une superficie de 9,75 hectares. Outre la piscine communale couverte Les Tritons dont la température de l'eau avoisine les 30 °C et équipée de sauna, bain vapeur, jacuzzi, lieu de bronzage et bancs solaires[Evere 18], le complexe comprend deux terrains de football, dix terrains de tennis (dont deux couverts) et un terrain de hockey sur gazon où évolue le Royal Evere White Star Hockey Club fondé en 1921.

Le complexe sportif du Bon Pasteur qui occupe une surface de 2,45 hectares comporte deux terrains de football aux dimensions officielles et deux terrains d'entrainement.

Le stade communal Georges Pètre qui, bien qu'appartenant à la commune de Saint-Josse-ten-Noode, est situé pour 4,2 hectares sur le territoire d'Evere et pour 1,2 hectare sur celui de Woluwe-Saint-Lambert.

Cultes[modifier | modifier le code]

Evere a, sur son territoire, des lieux de culte catholiques, orthodoxes, protestants et musulmans.

Cultes chrétiens[modifier | modifier le code]

L'Église catholique romaine compte trois paroisses dans la commune qu'elle organise ainsi depuis 1961 :

L'office y est célébré chaque samedi et dimanche en français ou en néerlandais à une heure différente. L'archidiocèse subsidie aussi cinq des sept écoles libres de l'enseignement primaire de l'entité.

Le protestantisme est présent avec cinq temples dont un de l’Église évangélique arabe[note 12].

Le vicariat patriarcal pour la Belgique et la France de l'Église syriaque orthodoxe est établi, depuis 2006, à Evere.

Culte musulman[modifier | modifier le code]

La religion musulmane possède une mosquée, la mosquée Attaboua, mais pas de centre culturel.

Médias[modifier | modifier le code]

Le groupe Vlan, qui fait partie du groupe Rossel, est installé à Evere depuis 1970. Si les journaux du groupe n'y sont plus imprimés, les bureaux s'y trouvent toujours. Le groupe emploie 500 salariés disséminés, au niveau national, dans plusieurs grandes villes. Chaque semaine, près de trois millions d’exemplaires de journaux gratuits sont glissés dans les boîtes aux lettres du pays[47].

Deux médias de la radiodiffusion ont installé, depuis 2009, leur siège social et leurs studios chaussée de Louvain. Il s'agit de NRJ Belgique et de Nostalgie Belgique.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Pour l'exercice fiscal 2011 (revenus 2010), le nombre de déclarations fiscales s'élève à 23 205 mais seules 19 440 d'entre elles donnent une valeur non nulle pour l’État. Le revenu total net imposable moyen par déclaration s'élève à 13 022 € alors que la moyenne de la Région de Bruxelles-Capitale s'élève à 12 130 €. Quant au revenu fiscal médian par ménage, il est de 18 580 € pour Evere et de 17 230 € en moyenne pour la Région. L’impôt total récolté à Evere est de 103 008 000 €.

L'indice de richesse national[note 13] y est de 81,91 % alors que celui de la Région est de 80,73 %.

Total des impôts en million d'Euros récoltés pour l'exercice fiscal 2011
État Additionnel
d'agglomération
(1 %)
Additionnel
communal
(6 %)*
Total Indice
de richesse
(en %)
Evere
96,4
0,96
5,73
103,08
81,91
Région
3 050,6
30,55
199,96
3 280,11
80,73
* L'additionnel communal varie entre 6 et 7,5 % selon la commune. À Evere, il est de 6 %
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 19]

En 2012, 1 354 personnes ont bénéficié individuellement d'un revenu d'intégration accordé par le CPAS[IBSA 20].

Emploi[modifier | modifier le code]

Au , Evere recense 1 971 entreprises dont la taille, en termes d'emploi, va de 1 446 entreprises sans personnel salarié à 16 grandes entreprises (13 dans le secteur privé et 3 dans le secteur public) avec plus de 199 personnes salariées. Avec 525 personnes dans son administration centrale et dans l'enseignement communal ainsi que 201 personnes dans son CPAS, la commune est le 10e employeur.

Parmi les personnes travaillant sur le territoire communal, 21 970 personnes ont un statut de salarié et 2 144 ont un statut d'indépendant.

Population active par secteurs économiques pour l'année 2011
Primaire
Secondaire
Tertiaire
Total
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
Nombre
%
Evere Indépendants
23
0,10
546
2,24
1 545
6,33
2 144
8,67
Salariés
0
0,00
1 521
6,24
20 751
85,09
21 970
91,33
Total
23
0,10
2 067
8,48
22 296
91,42
24 386
100,00
Région Indépendants
608
0,08
22 392
3,12
66 466
9,25
89 466
12,45
Salariés
108
0,01
46 121
6,42
582 499
81,12
628 728
87,55
Total
716
0,09
68 513
9,54
648 965
90,37
718 194
100,00
Source : Institut bruxellois de statistique et d'analyse[IBSA 21]

En 2012, le nombre moyen annuel de demandeurs d'emploi est de 1 460 hommes et 1 655 femmes[IBSA 22]. Le taux de chômage de 18,75 % (16,9 % chez les hommes et 20,6 % chez les femmes) est moins élevé à Evere que dans la Région de Bruxelles Capitale dont la moyenne est de 20,5 %[IBSA 23]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

signalisation au « Da Vinci Research Park ».

Après la disparition, entre 1970 et 1975 du dernier exploitant du secteur primaire et depuis la fermeture définitive, le , par la société américaine Vishay Intertechnology (en), qui avait racheté la Manufacture Belge de Lampes Électriques[48],[note 14] à Philips, de son site industriel implanté sur le territoire communal, Evere ne compte plus, dans le secteur secondaire, que trois grandes entreprises, toutes trois dans la zone « Four à brique ».

Par contre, nombre d'entreprises du secteur tertiaire sont installées dans les cinq parcs de bureaux de la commune :

La superficie brute (c'est-à-dire voiries comprises) totale allouée aux parcs d'entreprises est de 278 427 m2 représentant 5,55 % du territoire. En 2010, 3 157 m2 restaient disponibles[IBSA 24].

Evere ne comporte aucun centre commercial. Le commerce de détail, y compris la grande distribution dont la plupart des enseignes sont présentes, est disséminé sur tout le territoire. Hormis une densité quelque peu plus importante aux alentours directs de la place Jean De Paduwa et de la place de la Paix, il n'existe pas de réel pôle commercial. Quinze agences bancaires sont implantées sur le territoire communal ainsi que onze lieux munis de guichets automatiques bancaires[51].

Deux marchés hebdomadaires prennent place dans la commune. Le plus ancien se déroule tous les mercredis matin rue Édouard Deknoop et rassemble une centaine d'échoppes spécialisées dans l'alimentation, le textile, la maroquinerie et la floriculture. Le second se déroule chaque vendredi, devant l'entrée du cimetière de Bruxelles, avenue du Cimetière de Bruxelles et propose des produits du terroir et de l'artisanat[Evere 19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et sites classés[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Vincent et, à droite, l'arbre du centenaire.

Malgré la petitesse de son territoire, Evere recense neuf monuments et deux sites classés au patrimoine culturel de la Région de Bruxelles-Capitale :

La fresque murale Risques de guerre.
C'est la compagnie d'assurances RGT qui fut le commanditaire de cette publicité vantant une police assurant les signataires contre les dégâts dus à la guerre. En 1940, elle était visible des trains qui passaient en contrebas. Malheureusement, devant l'ampleur des destructions et en raison des montants d'indemnisation énormes, la société fit faillite.
Cette fresque dite Risques de guerre est classée au patrimoine immobilier depuis le par la Région de Bruxelles-Capitale[53].

Autres lieux d’intérêt[modifier | modifier le code]

La fermette du Geuzenberg. Ex et, peut-être, futur musée du witloof.

Le musée d'histoire communale[modifier | modifier le code]

Ce musée, ouvert depuis 1994 et installé dans une maison de la fin du XIXe siècle, retrace l'histoire de la commune grâce à divers objets de la vie quotidienne et à des tableaux d'artistes locaux[54].

Le musée du witloof[modifier | modifier le code]

Installé dans la fermette dite du Geuzenberg construite en 1891, ce musée exposait les outils propres à la culture du chicon, une partie didactique où était expliquée le maraîchage de ce légume et un petit potager où il était cultivé. Dans la grange réaffectée, un petit restaurant dont les plats étaient centrés sur le chicon était ouvert le dimanche [55]. La commune d'Evere a racheté la fermette en 2006 mais aucun projet de réaffectation n'a encore abouti à ce jour[56].

Le vieux cimetière d'Evere[modifier | modifier le code]

L'entrée du vieux cimetière d'Evere.

Avant 1880, les défunts étaient enterrés autour de l'église Saint-Vincent[57]. Les autorités communales acquièrent alors un terrain de 35 ares pour y établir le nouveau cimetière qui, dès 1896, est agrandi jusqu'à une surface de 180 ares.
Le cimetière, qui abrite les sépultures de la plupart des bourgmestres d'Evere morts après 1880, comporte aussi un monument aux victimes everoises de la Première Guerre mondiale ainsi qu'un carré original, de part et d'autre de l'allée d'honneur, constitué de sépultures de militaires everois non tués pendant une guerre.
L'entrée s'effectue à l'intersection de la rue Saint-Vincent et de l'avenue Champ de repos.
En 1992, il est fermé aux nouvelles sépultures et l'actuel cimetière d'Evere est alors ouvert sur la commune de Woluwe-Saint-Étienne contigu au cimetière de Schaerbeek.

Folklore et traditions locales[modifier | modifier le code]

Le folklore et les traditions locales ont commencé à disparaitre dans la deuxième moitié du XXe siècle avec la dissolution progressive des guildes, corporations et orchestres d'harmonie locales conjuguée avec l’afflux d'habitants de souche non everoise. Peu d'évocations du passé communal subsistent malgré la création, en 1988, du Cercle d'histoire, de folklore et d'archéologie d'Evere[58].

Le witloof[modifier | modifier le code]

Witloofs et leur racine.

Le nom de la commune d'Evere est traditionnellement associé à la culture du witloof[note 16], que l'on appelle aussi chicon en Belgique et dans le nord de la France et endive ailleurs. Elle fut jusque dans les années 1960 un très important centre de production.

Le nom witloof apparait déjà au XVIIIe siècle. « En décembre 1763, l'on acheta wit louef om te stoeven (« feuille blanche à étuver » en brabançon) pour le compte de la corporation bruxelloise des brasseurs » « En décembre 1793, la corporation des boulangers déboursa 17 sous 2 liards à l'achat de witloofs »[Cnops 4]. Il est probable qu'à cette époque il s'agissait du légume appelé barbe de capucin.

Plusieurs versions existent quant à l'origine de la witloof telle que nous la connaissons aujourd'hui. La plus acceptée est celle qui attribue sa découverte à Frans Bresiers (nl)[Cnops 4],[note 17], jardinier en chef au Jardin botanique de Bruxelles, qui, fort de sa trouvaille, démissionna de son poste en 1836 pour fonder sa propre entreprise de culture maraîchère à Schaerbeek.

Le nom du premier maraîcher ayant vendu sa production est inconnu mais l'on sait que ce légume était consommé à Bruxelles en 1851. Déjà à l’époque, il n’y avait plus de possibilités d'extension pour la culture à Schaerbeek qui voyait ses terrains agricoles disparaitre au profit de l'urbanisation et c’est ainsi qu’Evere est devenue la « capitale » du chicon entre la fin du XIXe et les années 1960.
En 1929, sur les 104 hectares de terrains maraîchers, 51 étaient destinés au witloof[59]. En 1950, 78 hectares lui étaient réservés et, en 1967, il n'y en avait plus que 4 hectares[Cnops 5].

De ce riche passé, il reste peu d'allusions : un bas-relief, avec pour sujet la culture du witloof, sculpté en 1987 par Rudi De Raedt orne la façade sud-ouest de la maison communale, une confrérie gastronomique « Les Compagnons du Witloof », une partie des collections du musée d'histoire communale, le musée du witloof, créé par des bénévoles, installé dans une fermette construite en 1891 mais, malheureusement, fermé par manque de subsides pour la rénovation du bâtiment ainsi que quelques maisons ayant appartenu à des maraîchers reconnaissables à leur porte cochère qui permettait de remiser la charrette ; celle au no 164 de la rue Édouard Stuckens possède, en plus, la particularité d'avoir certaines des fenêtres du 1er étage peintes en trompe-l'œil afin d'éluder la taxe sur les fenêtres qui eut cours jusqu'en 1919[Evere 20].

Folklore[modifier | modifier le code]

La fête de la saint Vincent, le 14 juillet[note 18], donnait jusqu'à la fin des années 1960 lieu à une kermesse, à une procession religieuse dans le « Bas Evere » pendant laquelle était exhibée publiquement la statue de la Vierge à l'Enfant de l'église Saint-Vincent[Cnops 6] ainsi qu'à une course cycliste pour amateurs (Le prix d'Evere) gagné en 1963 et en 1964 par un jeune membre du club cycliste local (l'Evere Kerkhoek-Sportif), un certain Eddy Merckx[60],[note 19].

Chaque jeudi de l'Ascension prenait place à un pèlerinage marial, passant par la commune, à la Basilique Notre-Dame de Montaigu distante de plus de 45 kilomètres du centre d'Evere[Cnops 7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nées à Evere :

Décédées à Evere

Autres :

Enterrées à Evere :

Les cimetières de Bruxelles et de Schaerbeek sont situés sur le territoire communal d'Evere.

Héraldique, drapeau et logotype[modifier | modifier le code]

Blason Evere.svg
Armoiries de la commune d'Evere
Blasonnement :
Écu : Parti, au premier d'or au faucon au naturel, contourné, posé sur un rocher de trois coupeaux de gueules, mouvant de la pointe et surmonté d'une étoile à six rais du même ; au second de gueules au faucon au naturel posé sur un rocher de trois coupeaux d'or, mouvant de la pointe et surmonté d'une étoile à six rais du même.
Tenant : Écu tenu de la senestre par un saint Vincent auréolé assis tenant de la dextre un sceptre de lyses, le tout d'argent.



Flag of Evere.svg
Drapeau de la commune d'Evere
Bandé de vert et de blanc de quatre pièces. Ces couleurs sont celles que la tradition attribue à l'écu de saint Vincent (De sinople à la croix d'argent).
  • FIAV defacto.svg FIAV 100000.svg



Evere logo green white.jpg
Logo de la commune d'Evere
De couleurs verte et blanche, le logo représente, de gauche à droite, l'église Saint-Vincent, le vieux moulin, l'arbre du centenaire de l'indépendance et le beffroi de la maison communale.
Il est à noter que, dans certains cas, les couleurs peuvent être inversées.
  • Source : LAFF Bruxelles [1]



Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Distances orthodromiques entre les maisons communales pour les localités et entre la maison communale d'Evere et les coordonnées du centre géographique.
  2. Il y a bien cinq stations à Evere et non six. La station COLLECTO no 0033 est située à Haren, à l'entrée du parc de bureaux « Leopold square »
  3. La superficie communale est exactement de 501,8112 hectares.
  4. C'est la commune de Watermael-Boitsfort qui possède, avec 18,32 %, la part de logements sociaux la plus importante de la Région.
  5. La cité du Home familial Brabant est aussi connue sous le nom cité du Tornooiveld.
  6. Au Moyen Âge, un autel représente un titre pastoral donnant droit aux revenus et engageant aux obligations qui y sont spécifiquement attachés.
  7. Un nom substantif collectif est un singulier désignant un pluriel comme, par exemple, « foule ».
  8. Herverlee signifie « bois où il y a beaucoup de boucs ».
  9. Le registre d'attente recensent les étrangers qui se déclarent réfugiés ou qui demandent la reconnaissance de leur qualité de réfugié (Moniteur belge du 21 juillet 1994).
  10. En Belgique, l'enseignement fondamental regroupe les écoles maternelles et les écoles primaires.
  11. Nommé ainsi en l'honneur d'un ancien bourgmestre.
  12. L’Église évangélique arabe est un courant religieux protestant né au Liban dont les offices sont célébrés en arabe.
  13. L'indice de richesse national compare le revenu moyen par habitant d'une entité administrative avec le revenu moyen national par habitant. L'indice de richesse du pays est de 100 %
  14. Le seul bâtiment de la Manufacture Belge de Lampes Électriques qui subsiste est maintenant occupé par le temple de l'Association of Vineyard Churches.
  15. Les Netcenter, qui sont au nombre de quatre pour l'ensemble du territoire national, sont les infrastructures créée par Belgacom pour répondre aux besoins de communication des entreprises.
  16. Witloof est un nom commun du genre neutre. L'utilisation de « un witloof » ou de « une witloof » sont acceptables.
  17. Le patronyme repris par les historiens Alphonse Wauters et Pieter Cnops, que ce soit en français ou en néerlandais, est bien « Bresiers » avec une « s »
  18. Le 14 juillet 607 est la date de la mort de saint Vincent.
  19. Après avoir gagné sa 1re course, en 1961, avec une licence individuelle, Eddy Merckx s'est inscrit, en 1962, au club d′Evere Kerkhoek-Sportif qui fut son premier et seul club.
  20. Adrien Walckiers a été créé vicomte en 1786.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Les normales mensuelles à Uccle », sur le site de l'Institut royal météorologique de Belgique (consulté le 5 juin 2012).
  3. « Les itinéraires cyclables régionaux », sur irisnet.be (consulté le 7 juillet 2012)
  4. « La promenade verte », sur bruxellesenvironnement.be (consulté le 7 juillet 2012)
  5. « Fiche d'information2.18 », sur airportmediation.be, Direction générale du transport aérien,‎ (consulté le 25 juin 2012) : « communes survolées au décollage », p. 2
  6. « Indice Lden », sur le site de l'association de défense contre les nuisances sonores (consulté le 25 juin 2012)
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  9. « Horaires et temps réel du Noctis N04 », sur stib.be (consulté le 19 juillet 2012)
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  11. « Où trouver un taxi ? », sur bruxellesenvironnement.be (consulté le 19 juillet 2012)
  12. « COLLECTO - Mode d'emploi », sur taxisverts.be (consulté le 19 juillet 2012)
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  16. « Carte des stations », sur villo.be (consulté le 18 juillet 2012)
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  20. N. D., « La relève est assurée », dhnet.be,‎ (lire en ligne)
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  24. 1976-2000:Verkiezingsdatabase Binnenlandse Zaken
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  57. Le cimetière de l'église Saint-Vincent est rasé par le fossoyeur communal en 1893 au prix de 0,6 franc le m3 (Pieter Cnops, op. cit., p. 37).
  58. Robert François, « Le passé d'Evere a (enfin) de l'avenir », lesoir.be, Groupe Rossel,‎ (lire en ligne)
  59. En plus des 51 hectares réservés à la culture du witloof, les maraîchers everois en cultivaient 250 autres hectares en dehors de la commune (Pieter Cnops, op. cit., p. 177).
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  • Tribot et Defawe, Evere
  1. a et b page 3
  • Wauters, Histoire des environs de Bruxelles, tome III
  1. page 61
  • Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise
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  • Gysseling, Toponymisch woordenboek van België, Nederland, Luxemburg, Noord-Frankrijk en West-Duitsland (nl)

Sources principales des informations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Histoire

Patrimoine

Politique et administration

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Culture

Économie

Sport

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