Bleurville

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Bleurville
Vue d'ensemble de Bleurville.
Vue d'ensemble de Bleurville.
Blason de Bleurville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau (depuis le )[1]
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne
Maire
Mandat
Denis Bisval
2014-2020
Code postal 88410
Code commune 88061
Démographie
Gentilé Bleurvillois(es)
Population
municipale
353 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 41″ nord, 5° 57′ 50″ est
Altitude Min. 248 m – Max. 383 m
Superficie 20,25 km2
Localisation

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Bleurville est une commune française située dans le département des Vosges, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Bleurvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bleurville.

Jusqu'au 27 février 2014, le village vosgien de Bleurville était situé dans le canton de Monthureux-sur-Saône, au sud-ouest du département. Le décret n° 2014-268 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département des Vosges rattache Bleurville au canton de Darney ; situation administrative que la commune a déjà connue sous la Révolution.

Le village est traversé par le ruisseau du Gras qui prend sa source au Haut-de-Salin et serpente dans la magnifique forêt de Belle-Perche et de Beaumont avant de se jeter dans la Saône au lieu-dit la Mause. Un autre petit cours d'eau, le ruisseau des Ailes, traverse le territoire et se jette dans le Gras.

Bleurville est située dans la région naturelle de la Vôge. Son territoire est couvert en grande partie de forêts de hêtres et de chênes. Son sous-sol est constitué de grès bigarré et de granit au nord-ouest et de calcaire au sud-ouest.

Le territoire communal est limitrophe des communes de Monthureux-sur-Saône, Tignécourt, Serocourt, Marey, Viviers-le-Gras, Provenchères-lès-Darney, Nonville et Attigny.

La localité fait partie de la communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne qui regroupe, autour du chef-lieu de canton, des villages ruraux typiques des confins des Vosges, de la Haute-Marne et de la Haute-Saône. C’est le pays des Trois Provinces (Lorraine, Champagne, Franche-Comté), terre des sources de la Saône riche en pâturages, en forêts de hêtres et de chênes… et d’une histoire et d’un patrimoine architectural redécouverts et valorisés.

Les écarts[modifier | modifier le code]

Bleurville, carte des Naudin, 1739.
  • les fermes du Neufmont (ou Neumont) : ancienne verrerie du XVe siècle située en forêt entre Bleurville et Viviers-le-Gras. Aujourd'hui ruinées.
  • la ferme du Bignovre : située aux confins du territoire communal proche de Monthureux-sur-Saône, elle accueille aujourd'hui un centre équestre.
  • le moulin de la Voivre : situé dans la prairie sur le ruisseau du Gras, le site accueillit un moulin puis une tournerie de meules, une scierie puis une ferme agricole. Aujourd'hui ruinée.
  • la ferme du Haut-Bois : rattachée administrativement à la commune de Tignécourt. Installée dans une clairière, cette ancienne verrerie du XVe siècle sera transformée en ferme agricole. Ruinée à la suite d'un incendie en 1966.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les habitants de Bleurville étaient affublés jadis d'un sobriquet : les Buzenets. Ce « blason » populaire faisait référence aux meurtres perpétrés dans les années 1760 par le dénommé François Buzenet ; affaire qui a profondément marqué les esprits locaux au point d'attribuer ce nom patronymique aux Bleurvillois et de leur faire porter collectivement la responsabilité de ces meurtres sordides.

Le site de Bleurville est occupé depuis l'époque préhistorique. Un atelier de taille d'outils daté de 300 000 av. J.-C. a été découvert au lieu-dit Rosière, proche de la Grande-Croix. Cette station de surface, surplombant les rives de la Saône, a attiré les premiers habitants en raison de son exposition plein sud et de son dégagement forestier.

Site néolithique : les Roches du Mulot à Bleurville.

À l'époque néolithique, la présence humaine nous est connue grâce à un lieu de culte celtique dédié au soleil. En effet, les Roches du Mulot, situées dans la vallée boisée du Gras entre Bleurville et Viviers-le-Gras, présentent des traces d'un culte solaire (svastika notamment). Elles furent christianisées durant le haut Moyen Âge : de multiples croix pattées sont gravées dans le grès.
Endroit magique fréquenté tout au long des siècles, les roches du Mulot (du patois « lo mulot » = le mulet) étaient encore au XIXe siècle le lieu de rencontre privilégié des amoureux. Selon la tradition locale, si la jeune fille qui mettait ses pieds dans les empreintes humaines gravées dans la pierre faisait trois tours sur elle-même, elle se mariait dans l'année.

Les Roches du Mulot se répartissent en fait sur deux sites géographiquement proches : le plus imposant surplombe la vallée du Gras, à l'aplomb de la fontaine Saint-Thomas qui borde la RD n° 2 Bleurville-Viviers-le-Gras, et l'autre situé sur la rive droite du ruisseau en bordure du chemin menant à l'ancien hameau du Neufmont. Cette seconde roche affleure au raz du sol et présente plusieurs pétroglyphes liés au culte solaire (cercles, marelle, formes en fer à cheval gravées en pointillé), ainsi que de nombreux signes de christianisation (croix de différentes formes).

Roche basse du Mulot sur la rive droite du ruisseau du Gras en bordure du chemin du Neufmont.

Des traces de sépultures concentriques de l'époque de la Tène (ou Second âge du Fer, entre 500 et 200 av. J.-C.) ont été repérées au lieu-dit Juriémont, au sud-ouest du finage de Bleurville.

Le développement du village à son emplacement actuel remonte à l'époque gallo-romaine. Les légions de César coloniseront progressivement les anciens territoires celtiques et, en particulier, ceux de la Lorraine du sud actuelle à la limite des cités leuques et séquanes. Aux Ier-IIe siècle, ils aménageront à Bleurville une villa dotée d'un établissement de bains luxueux : les fouilles menées au XIXe siècle ont permis de fixer son emplacement sur l'actuelle place du Prince avec des prolongements sous les immeubles qui l'entourent. Les substructions du bassin, des débris de colonnes, de mosaïques et d'objets divers ont été mis au jour. À cette époque, le village ne porte pas le nom de Bleurville : celui-ci apparaîtra aux Ve-VIe siècles avec l'installation d'un guerrier franc, Blederic, qui laissera son nom au futur Bleurville (Blederici villa). Selon l'historien de la Lorraine, le bénédictin dom Calmet, Bleurville était dédié aux "bains" à l'époque gallo-romaine.

L'abbaye Saint-Maur de Bleurville.

À partir du Xe siècle, l'histoire du village est marquée par une vie spirituelle intense liée à la translation des reliques des martyrs comtois Berthaire et Athalein. Au cours du Xe siècle, un clerc, Mérannus, fit construire une église carolingienne pour abriter les restes saints qu'il avait fait venir de la région de Faverney (à 40 km de Bleurville, en Haute-Saône actuelle).

Dans la première moitié du XIe siècle, Raynard, comte de Toul et seigneur de Fontenoy-le-Château et Bleurville, fit bâtir sur l'église primitive de Mérannus l'église abbatiale Saint-Maur et y installa un monastère de religieuses bénédictines. Elles seront chargées d'animer le pèlerinage et la vénération des corps saints de Berthaire et Athalein, dont la fête liturgique était célébrée le 6 juillet, jour de leur mort.

En 1128, les femmes quittent l'abbaye. Le monastère devient un simple prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Mansuy de Toul qui envoie des moines. Très tôt, la communauté des habitants s'émancipera de l'autorité du prieur et elle se dotera d'un maire et d'échevins qui géreront les affaires de la communauté villageoise. Cependant, le prieuré possédait la quasi-totalité des forêts du lieu en indivis avec le duc de Lorraine, ainsi que le four à pain banal et le moulin. Les habitants payaient au prieur et au receveur des comptes de la prévôté du Bassigny Barrois mouvant de Lamarche, des redevances pour l'usage du moulin, du four et de la halle.

Sceau du prieur de Saint-Maur en 1603.

Au spirituel, Bleurville relevait du diocèse de Toul, doyenné de Vittel. Le prieur de Bleurville nommait le curé de la paroisse et se réservait le droit de célébrer l'office à l'église paroissiale. Le vicaire recevait la portion congrue et la dîme qu'il partageait avec le prieur. Des conflits s'élevèrent régulièrement jusqu'à la Révolution à propos du partage des offrandes des fidèles entre le prieur et le desservant.

L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens sera reconstruite au XVIe siècle probablement sur les bases d'un lieu de culte plus ancien (époque romane) sous l'autorité du prieur de Saint-Maur.

Jusqu'à la fin du XVIe siècle, Bleurville - qui appartenait au bailliage du Bassigny Barrois mouvant (Lamarche) - connut un développement économique lié à la présence des activités verrières de la forêt de Darney et de ses marges : de nombreux charretiers de Bleurville assuraient alors le transport du verre. La verrerie du Neufmont et de la Haute-Verrière, sur le finage de Bleurville, contribuèrent au développement du bourg.

En 1629, le prieuré de Bleurville est uni à celui de Varangéville - Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe-et-Moselle). Ce sera le début d'un lent déclin : l'essentiel des revenus fut consacré à la remise en état de la célèbre basilique de Saint-Nicolas-de-Port ainsi qu'à la construction de la primatiale de Nancy.

La guerre de Trente Ans, qui ravagea la Lorraine au XVIIe siècle, n'épargna pas Bleurville. Les années 1635-1637 furent terribles : le village fut pillé et en partie brûlé par les soudards français, lorrains, impériaux, suédois. Les portes des églises furent enfoncées et les coffres déposés par les paysans furent dérobés. La peste anéantit la population qui se réduira à une poignée d'habitants dans les années 1660.

Le prieuré Saint-Bathaire de Bleurville (XVIIIe-XIXe siècle).

Il faudra attendre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle pour que le village se développe à nouveau et retrouve la prospérité d'avant les guerres. De quelque 1000 habitants en 1626, Bleurville était passée à moins de 50 autour de 1640 pour atteindre les 800 habitants en 1789. Le XVIIIe siècle verra le développement de l'agriculture, l'installation de nombreux marchands, de métiers liés à la transformation du bois et l'on s'intéressa même à l'exploitation de filons d'argent !

Le XIXe siècle connaîtra la prospérité : l'activité agricole est prédominante avec une présence importante de métiers lié à l'exploitation du bois et de ses dérivés (sabotiers, fendeurs, merrainiers, charbonniers). Le commerce du bois et du bétail permit à quelques familles de s'enrichir offrant ainsi du travail à une foule de manœuvres et de journaliers.

Lavoir (XIXe siècle) rue du Moulin.

La commune enrichira son patrimoine : dès 1788, l'église Saint-Pierre est agrandie grâce à l'abbé Ricard qui était à la fois curé et maire de la paroisse. Au cours du XIXe siècle, afin de répondre aux besoins d'une population grandissante (1050 habitants en 1850), le bourg se dote de nouveaux bâtiments et équipements publics : écoles, presbytère restauré, lavoirs et fontaines, rues pavées, nouveaux chemins ruraux. De nombreuses maisons seront restaurées dans l'esprit du moment et un vaste mouvement de nouvelles constructions marquera la physionomie du bourg.

Presbytère (XVIIIe-XIXe siècle) et église de Bleurville.

Avec la révolution industrielle, un lent déclin démographique s'amorce dans la seconde moitié du XIXe siècle : l'agriculture et les activités forestières mobilisent moins de bras. Quelques Bleurvillois s'expatrieront en région parisienne afin d'y trouver un travail (verreries François Théodore Legras à La Plaine-Saint-Denis par exemple). Certains émigreront même aux États-Unis afin d'y faire fortune... Plusieurs tuileries fonctionneront dans la deuxième moitié du XIXe siècle : Bailly, Fadelot, Gagniez. Une nouvelle activité semi-industrielle apparaîtra fin XIXe-début XXe siècle avec l'exploitation des bancs de grès (fabrique de meules Stoehr, tournerie Poincelot) puis, durant l'entre-deux-guerres, des carrières de granit favorisant l'installation de quelques tourneurs et carriers dans la commune. Après la Seconde Guerre mondiale, l'exploitation du bois se développe avec l'installation de scieries mécaniques (Granget et Rollin) déjà présentes dès le début du XXe siècle (Gagniez). À la suite de fromagers privés, les agriculteurs du village créeront dans les années 1920 une coopérative fromagère (ou fruitière) qui fonctionnera jusque dans les années 1990 : elle produisait de l'emmenthal grand cru ainsi que des produits dérivés du lait (beurre, crème fraîche) vendus directement à la clientèle. Elle compta jusqu'à 70 producteurs laitiers au plus fort de son activité dans les années 1950-1960. Dans un autre domaine, en 1970, Julien Longeron crée, à la Corvée Marinvelle, une entreprise de recyclage de métaux développée par ses fils sous la dénomination Récupfer.

Mairie de Bleurville.

Bleurville possède une école depuis au moins la fin du XVIe siècle fondée par Jean Mathieu, verrier au Neufmont. Les bâtiments d'école actuels ont été construits dans la seconde moitié du XIXe siècle. La commune entretient une école maternelle et une école primaire qui fonctionnent dans le cadre du regroupement pédagogique Bleurville-Nonville.

Le village conserve quelques maisons paysannes traditionnelles typiques de la Lorraine méridionale (fermes à avancée de toiture, charri, porte charretière cintrée, fenêtre à meneaux, linteau Renaissance, cheminée de cuisine monumentale, « poêle » ou belle chambre) des XVIe au XVIIIe siècles. On peut encore voir des anciens réduits à cochons aménagés dans la seconde moitié du XIXe siècle (rue Saint-Pierre, rue du Creux-Châlot), témoins d'une activité agricole florissante. Autres témoins de la vie rurale et du développement économique au XIXe siècle, les plaques de cocher rue de Monthureux, rue du moulin, rue Saint-Pierre, rue de l'église et rue de Frain, destinées à indiquer la route aux voituriers et autres cochers de diligence.

Plaque de cocher, rue du Moulin (XIXe s.).

La place du Prince, centre historique de la commune, accueille outre les écoles, une épicerie-dépôt de pain et une maison d'hôtes. Un garde forestier occupe la maison forestière indivise entre l'Office national des forêts (ONF) et la commune. Enfin, le bureau de poste, créé en 1909, fonctionne désormais sous la responsabilité de la mairie ; le bureau a été transformé en agence postale communale le 2 janvier 2009 et transféré dans les locaux de la mairie en septembre 2015.

Depuis le printemps 2016, une nouvelle discothèque - L'Etoile - fonctionne route de Nonville avec la famille Deschazeaux. Elle prend la suite du dancing L'Alexandry, du Paradox et de Chez Gali. Bleurville possède une tradition de bals populaires avec l'entreprise familiale Rolin (René puis André) qui, après la Libération jusqu'à la fin des années 1980, anima les communes de la plaine des Vosges en installant des bals montés sur les places des villages lors des fêtes patronales (source : Vosges Matin, édition du 20/05/2016).

Les curés de la paroisse[modifier | modifier le code]

  • Clément Ayéméné (2009-...), prêtre d'origine ivoirienne, curé de la paroisse Bienheureux Jean-Baptiste Menestrel (Lamarche) depuis octobre 2008 et administrateur de la grande paroisse Notre-Dame de la Saône (dont fait partie Bleurville) à compter d'octobre 2009. En résidence au presbytère de Lamarche. Sous son autorité, des laïcs assurent le relais du curé dans les paroisses, président aux assemblées dominicales en l'absence de prêtre (ADAP), préparent les chrétiens à la réception des sacrements de baptêmes et de mariage, et assurent la célébration des obsèques religieuses
  • Charles Villaume (1994-2009), prêtre fidei donum durant 29 ans au Mali, réorganisateur des onze paroisses du secteur dans la grande paroisse Notre-Dame de la Saône avec l'abbé Maillard. Durant ses vacances, il est remplacé par le père Gérard Pierré, de la Compagnie de Jésus de Troyes (ancien du maquis de Grandrupt et cousin de l'abbé Maillard), et l'abbé René Bourdon, prêtre à Marseille. En semi-retraite à partir de janvier 2010 au presbytère de Bleurville, il a quitté la paroisse le 15 octobre 2010 pour rejoindre la maison de retraite des prêtres du diocèse à Saint-Dié-des-Vosges où il est décédé le 30 août 2015
  • Pierre Maillard (1993-2005 +), curé de la grande paroisse Notre-Dame de la Saône in solidum avec l'abbé Villaume. L'abbé Maillard résidait à Monthureux-sur-Saône. L'abbé Villaume résidait à la cure de Bleurville
Abbé Pierre Maillard.
  • André Houot (1969-1993) : grand organisateur de théâtre populaire, de voyages et de colonies de vacances. Durant ses absences, il était remplacé pour la messe dominicale, et selon les années, par les abbés Michel Viard (aumônier du collège Saint-Clément de Martigny-les-Bains), Jean Burger (ancien curé de Saint-Julien), René Bourdon (originaire de Tignécourt, curé à Marseille), Robert Grange (alors aumônier de l'hôpital de Neufchâteau). Mme Pierrette Demagny sera sa gouvernante jusqu'à son départ pour Nomexy en 1993. L'abbé Houot a rejoint en 2010 la Villa Saint-Pierre-Fourier (maison de retraite des prêtres du diocèse de Nancy et de Toul) à Villers-lès-Nancy
Abbé Houot, cathédrale de Nancy, 2011.
  • Raymond Demarche (1967-1969), réorganisa l'église paroissiale à la suite du concile Vatican II (nouvel autel face au peuple, abandon d'objets sacrés et d'ornements liturgiques...). Professeur d'allemand, il renonça à la prêtrise et partit enseigner en Allemagne
  • Pierre Brice (+ 2013), Maurice (Max) Daval, Jacques Pétin (1966-1967) : équipe pastorale responsable des paroisses de Bleurville, Claudon et Viviers-le-Gras, en résidence au presbytère de Bleurville
  • René Baderot (1951-1966) : organisateur de séances cinématographiques à la salle des fêtes, de patronages (scouts) se réunissant dans l'ancien « commando », à côté du presbytère. L'abbé Baderot a rejoint la Maison du Père le 2 octobre 2012 à Saint-Dié-des-Vosges
  • Gaston Jacquet, curé de Nonville (de 1944 à 1947), puis Arthur Collignon et Raymond Badonnel, curé et vicaire de Monthureux-sur-Saône (de 1947 à 1951)
  • Paul Colin (1941-1944), blessé lors d'un attentat dans son presbytère en décembre 1944
  • Paul Idoux (1927-1941 +), ancien directeur du Foyer Vosgien (organe des familles catholiques vosgiennes), ancien missionnaire au Maroc, auteur d'une histoire de l'église de Bleurville (1934), prêtre au caractère trempé doté d'une grande intelligence.
Abbé Paul Idoux devant le presbytère de Bleurville, vers 1938.
  • Paul Morlot (1911-1927)
  • Charles Tresse (1903-1911)
  • François-Xavier Jacquot (1872-1903)
  • Augustin Aubertin (1863-1872)
  • Augustin Angevel (1862-1863)
  • Jean-Joseph Ferry (1820-1862 +)
  • Joseph Martin (1812-1820)
  • François Ricard (1795-1811 +)
  • Pierre Hubert Lefort, curé de Relanges (1791) ; Noël, curé de Nonville (1791) ; N. Raoux (1791) ; fr. Daux, tiercelin (1791-1792) ; Laireuze (1792) ; Sulpice Roussel, prêtre constitutionnel, curé de Bleurville, puis Nicolas Fourcaut, capucin (ex-frère Eugène), prêtre insermenté originaire de Bleurville (1791-1795)
  • François Ricard (1759-1791) : il était parfois aidé dans son ministère par des religieux de la région (fr. Placide, tiercelin de Monthureux, en 1765 ; fr. Benoît Mattouillot, récollet de Darney, en 1766 ; fr. Placide de Villelongue, récollet (1776) ; fr. Charles Meer, fr. François Marie, fr. P. Maire, tiercelins, abbé Larché, en 1787-1788 ; fr. Léopold Roux, tiercelin, fr. Augustin Henry, récollet, abbé Moine, prêtre administrateur de Nonville, en 1789 ; fr. Raphaël Copain, récollet, fr. Eugène, capucin de Bar-le-Duc, en 1790 ; fr. Barnabé, capucin, fr. Sigismond Vuillaume, récollet, en 1791), prêtre insermenté, emprisonné à Épinal entre 1793 et 1795
  • Joseph Mathieu, curé administrateur de la paroisse du décès de l'abbé Duparge à la nomination de l'abbé Ricard (juillet 1758-janvier 1759)
  • P. de Courtois (1722) ; Rachasse (1724, signe « Rachasse prestre chap D S.A.R. », curé de Vincey en 1731) ; fr. Dominique, administrateur (1726) ; Antoine Sallet (1729, originaire de Bleurville) ; à partir du printemps 1731, Charles Duparge est nommé curé de Charmes, il est remplacé par fr. Hilarion Laborey, récollet de Darney, fr. Denis Jacquot, récollet, fr. Defonce Courdier, récollet, et fr. Ange Courtois, récollet, jusqu'au retour de Charles Duparge à Bleurville en novembre 1731 ; Dom Ribaucourt, prieur de Saint-Maur de Bleurville ; Jean Dominique Vuillaume, vicaire (1743) ; Elophe, vicaire ; François Sulpice Godefroy, curé de Nonville ; fr. Jérôme Jacquinot, fr. Bernardin Bourguignon, récollets de Darney (1730-1749) ; fr. Adrien Roussel, récollet (1754) ; F. Henriot, vicaire (1739), remplacent ponctuellement l'abbé Charles Duparge
  • Charles Duparge (1717-1758), échevin du doyenné de Vittel. En 1719, le curé Duparge entre en possession de la chapelle Notre-Dame fondée dans l'église prieurale de Châtenois (Vosges)
  • Philippe Duparge (1715-1721), frère ou neveu de Charles Duparge (?), vicaire à Bleurville avant d'être nommé curé de Viviers-le-Gras en 1721
  • Nicolas Lallemand (1715)
  • Michel Gérard, administrateur de la paroisse (1715)
  • François Henry (1713-1715)
  • Nicolas Leblanc (1713)
  • Sébastien-Joseph Grandin (1689-1712)
  • Claude Thierry (1672-1689)
  • Martin Blumerel (1629-1672) : il a vécu les horreurs de la guerre de Trente Ans à Bleurville
  • Nicolas Jacquin (1606-1608)
  • Barthélémy Mangenot (avant 1606)
  • Simon Mougenot et Sébastien Mangot (avant 1573)
  • Nicolas Bailly (avant 1564)
  • Didier de Charmes (avant 1460)
  • Pierre (autour de 1417)
  • Hugues (autour de 1394)
  • Jehan de Bains (autour de 1380)
  • Thierry de Vézelise (autour de 1347), notaire apostolique de Toul

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1898 1908 Alphonse Fadelot Républicain opportuniste Rentier
Premier adjoint faisant fonction de maire (1904-1908)
1908 1912 Donat Desboeuf Radical-socialiste Épicier
1912 1914 Alphonse Fadelot Républicain opportuniste Premier adjoint faisant fonction de maire
1914 1914 Amand Heuret (1856-1933) SE Instituteur retraité
Démissionne au début de la guerre
1914 1919 Edmond Breton SE Cultivateur
Premier adjoint suppléant le maire
1919 1922 Melchior Tyrol SE Sabotier
1922 1925 Adelphe Pauchard (1862-1930) SE Cultivateur
1925 1932 Camille Beaugrand (1890-1972) Fédération républicaine Cultivateur, Ancien combattant de 1914-1918, Ancien poilu de Verdun, Ancien président de la coopérative fromagère de Bleurville
1932 1935 Louis Valdenaire SE Commissionnaire en broderie
1935 1945 Constant Mougenot (1878-1946) Radical Retraité de l'enseignement
1945 1965 Henri Bellot (1891-1972) DVD Agriculteur
1965 1969 Pierre Raoul DVD Instituteur, directeur d'écoles
Démissionne
1969 mars 1971 Georges Bocard DVD Forgeron/maréchal-ferrant
Premier adjoint suppléant le maire
mars 1971 mars 1977 Robert Denizot (1917-1992) PCF Retraité secteur privé, ancien prisonnier de guerre 1939-1945 évadé puis déporté, ancien président de la section locale ACPG 39-45
mars 1977 mars 1989 Marcel Bisval (1917-2017) RPR Agriculteur, ancien PG 1939-1945, ancien président de la section locale puis cantonale ACPG 39-45, maire honoraire
mars 1989 juin 1995 Raymond Recouvreur (1926-1997) DVD Chirurgien-dentiste retraité
Conseiller général du canton de Monthureux-sur-Saône (1992-1997)
juin 1995 mars 2008 Colette Lebrun DVG Fonctionnaire des Impôts, Maire honoraire
mars 2008 mars 2014 André Granget SE Retraité secteur privé agricole
mars 2014 en cours Denis Bisval DVD Cadre commercial retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 353 habitants, en augmentation de 1,15 % par rapport à 2009 (Vosges : -1,78 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
736 760 782 851 916 936 923 979 863
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
932 859 818 721 732 661 634 627 598
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
571 514 491 472 450 461 477 508 473
1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 - -
453 445 396 359 361 349 353 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006 [6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Juin : feux de la Saint-Jean (Comité des Fêtes), marche populaire internationale (Club Vosgien)
  • Juillet : fête patronale de la Saint-Pierre (fête foraine, animations par le comité de jumelage Bleurville - Chichery-la-Ville)
  • Juillet - août : manifestations culturelles et musicales à l'abbatiale Saint-Maur (association des Amis de Saint-Maur)
  • Août : rencontre Bleurville - Chichery-la-Ville organisée par le comité de jumelage
  • Décembre : défilé de la Saint-Nicolas et animations (comité des fêtes), marché de Noël (comité des fêtes, comité du jumelage, Les Amis de Saint-Maur, marché bio, gym adultes, écoles...)
  • Tout au long de l'année : rencontres de football au stade municipal (Union Sportive du Val de Saône Bleurville - Monthureux-sur-Saône)
  • Spectacle vivant La Lune écarlate présenté en août 2007 et août 2008 : spectacle monumental son et lumière réalisé par le metteur en scène vosgien Damien Fontaine. Il a retracé l'affaire Buzenet, auteur d'assassinats à Bleurville dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, avec 200 acteurs et figurants, des séquences cinématographiques et des jeux d'acteurs qui ont animé la place du Prince de Bleurville durant deux étés consécutifs.

Économie[modifier | modifier le code]

Bleurville possède une économie essentiellement centrée sur l'agriculture même s'il ne reste plus que cinq agriculteurs en activité au village. Il s'agit d'exploitations de moyenne importance pratiquant la polyculture (céréales, colza, maïs), la production laitière et l'élevage (bovins, ovins).

Par ailleurs, l'entreprise Sebeler, spécialisée dans l'exploitation et la transformation de la pierre (grès des Vosges notamment), poursuit une activité presque centenaire apparue après la Première Guerre mondiale : à cette époque, la famille Stoehr installa une tournerie où étaient fabriquées de meules à aiguiser destinées à l'agriculture et à l'industrie.

Plusieurs artisans sont installés à Bleurville : une société d'ambulances et taxis (Ambulances et taxis David) employant une quinzaine de personnels, une entreprise de transports (Transports Jean-Pierre Bisval), un électricien, un peintre en bâtiment, un chauffagiste-frigoriste, un garagiste, un carrossier et des exploitants forestiers.

Enfin, la société Recupfer assure, depuis le début des années 1970, le recyclage des métaux sur le site de la Corvée Marinvelle.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Croix du jardin de l'abbaye Saint-Maur.
  • Site néolithique en forêt de Belle-Perche : les Roches du Mulot (empreintes de pas humains et d'équidés sculptés dans le grès, présence d'une swastika symbole du culte du soleil, multiples croix christianisant cet ancien lieu de culte néolithique). À son pied coule la fontaine Saint-Thomas réaménagée dans la deuxième moitié du XIXe siècle lors de la création de la route départementale. L'autre roche (ou « roche basse » du Mulot), pendant de la « roche haute » du Mulot, se situe en lisière de forêt sur la rive droite du ruisseau du Gras : celle-ci affleure au niveau du sol et est également recouverte de pétroglyphes (croix rustiques, marelles et cercles).
  • La cave Enfaroche : grotte naturelle formée par un rocher situé en forêt communale. L'endroit fut utilisé pendant des siècles par les bûcherons, charbonniers et autres sabotiers pour s'abriter des intempéries.
  • La Roche de la Hutte ou Roche du Trésor : rocher d'une masse assez considérable qui, selon la tradition locale, se serait détaché du sommet de la côte des Censitaires et qui serait venu rouler sur le chemin du Neufmont. On remarque sur une face un renfoncement qui, selon une autre tradition, veut que cette trace soit celle du "cul" d'une paysanne qui, sortant de la forêt, fut surprise par un orage. Gagnée par la peur, elle s'abrita contre la roche et s'y appuya si fortement qu'elle y laissa la marque... de son fondement !
  • Le puits de Beaumont : excavation vestige d'un puits creusé en 1701 afin de rechercher un filon d'argent.
  • Substructions gallo-romaines sous la place du Prince : des fouilles menées au XIXe siècle ont révélé l'existence de bains gallo-romains (Ier et IIe siècles).
  • L'abbaye Saint-Maur, construite entre 1026 et 1050 sur les bases d'une église carolingienne. L'église a été consacrée par le pape Léon IX le 6 décembre 1050. L'abbaye accueille jusqu'en 1128 des bénédictines issues de la famille du fondateur, Raynard II comte de Toul, seigneur de Fontenoy-le-Château et de Bleurville. À partir de cette date, l'abbaye Saint-Mansuy de Toul envoie des religieux à Bleurville. Quelques bénédictins demeureront à Bleurville jusqu'à la fermeture du monastère en 1790. La crypte préromane du Xe siècle est un chef-d'œuvre de l'art carolingienne avec une multitudes de colonnes de formes différentes (rondes, carrées, octogonales). L'abbaye a été sauvée de la ruine par M. l'abbé Paul Pierrat entre 1974 et 1990. Le site est désormais propriété de l'association des Amis de Saint-Maur[7] présidée depuis 1991 par Alain Beaugrand.
  • Le prieuré Saint-Bathaire du XVIIIe siècle : ancien logis prieural des bénédictins de Saint-Maur. Le bâtiment sera reconstruit entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle. À la vente du monastère, la maison prieurale sera transformée en maison d'habitation privée. Le prieuré conserve tous les aspects d'une maison lorraine traditionnelle avec sa cuisine et sa grande cheminée, le "poêle" (la belle chambre) et ses boiseries, la chambre du fond avec sa cheminée basse. Le prieuré accueille un musée de la Vie religieuse et de la Piété populaire.
L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens vue du nord.
Le chêne des Saints planté à la fin du XVIe siècle.
Groupe sculpté La fraternité par Jean-Louis Rollin, place de la Mairie à Bleurville.
  • Musée de la Vie religieuse et de la Piété populaire : l'association des Amis de Saint-Maur a aménagé dans l'ancien prieuré plusieurs salles qui accueillent des objets liés à la vie religieuse et à la piété régionale : missels, objets liturgiques, chapelets, images pieuses, crucifix, bénitiers de chevet...
  • L'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens (XVe-XVIIe-XVIIIe siècles) : nombreuse statuaire (XVIe, XVIIe, XIXe siècles), retable aux Douze Apôtres (XVIe siècle), peintures (XVIIIe siècle), cuve baptismale (XVIe siècle), chaire à prêcher Renaissance. Elle possède plusieurs œuvres d'art classées au titre des Monuments historiques.
  • Le chêne des Saints : arbre multiséculaire (planté à la fin du XVIe siècle), plus de 7 m de circonférence, planté en bordure de l'ancienne voie romaine menant à Darney et Escles sur l'emplacement d'une chapelle primitive qui accueillit au Xe siècle les restes des deux martyrs comtois Bathaire et Attalein.
  • Croix de chemin (XIXe siècle) : la Grande-Croix, la Petite-Croix, la croix du Chêne des Saints, la croix du cimetière (1894), la croix du jardin de l'abbaye Saint-Maur (XVIIIe siècle-XIXe siècle-XXIe siècle).
  • Sculpture contemporaine La Fraternité (XXe siècle) : réalisée à la fin des années 1990 par Jean-Louis Rollin, sculpteur bleurvillois. La sculpture est installée sur la place de la Mairie.
  • Fontaines et lavoirs publics (XIXe-XXe siècles) : une douzaine de fontaines et de lavoirs publics égayent les rues du village. La plupart a été aménagé entre le dernier quart du XIXe siècle et le début du XXe. Tous sont encore alimentés en eau au moyen d'une source individuelle.
  • Le moulin à huile (XIXe siècle) : ancienne huilerie aménagée en 1822 lors de la reconstruction de la ferme Parisot (XVIIe-XVIIIe siècle), au 17 rue de Monthureux. La meule tournante monumentale, installée dans la chambre à four, était actionnée grâce à un système mécanique relié à un manège à cheval installé dans la pièce contigüe. Propriété privée ouverte au public lors des Journées européennes du patrimoine[8].
  • Ruisseau de Biocourt : espace naturel sensible (ENS) depuis 2012, ce petit cours d'eau de bonne qualité, en tête de bassin de la Saône, abrite une population d'écrevisses à pieds blancs, protégées au niveau national et inscrites à l'annexe II de la directive habitat européenne. L'environnement du ruisseau est composé en grande partie par une aulnaie-frênaie de grande taille qui constitue un habitat d'intérêt européen.
  • Ancienne voie romaine secondaire : l'ancien chemin conduisant de Bleurville à Darney, passant par le Chêne des Saints, suit en grande partie l'ancienne voie romaine, notamment au lieu-dit Regnoncourt[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Dom Joseph Gueniot (XVIIIe siècle), religieux bénédictin originaire de Bleurville. Après avoir été prieur de Châtenois (Vosges), il fut le dernier prieur de Flavigny (Meurthe-et-Moselle).
  • Joseph Bailly, né et décédé à Bleurville, fut notaire au bailliage du Bassigny Barrois mouvant entre 1700 et 1737. Il exerçait par ailleurs la profession de chirurgien à Bleurville en son domicile situé en la rue Bezout. Les descendants du frère de Joseph, Jean Bailly, donneront plusieurs chirurgiens et médecins réputés jusqu'à nos jours. Ils exercèrent notamment à Bourbonne-les-Bains, Darney et Bains-les-Bains.
  • Joseph Victor Edmond Bailly, né à Bleurville le 4 juin 1810, fonde une fabrique de sièges au début des années 1870 à Saint-Ouen-les-Parey (Vosges). L'entreprise sera poursuivie par son fils, Edmond, né en 1877 à Saint-Ouen-les-Parey. Ils possédaient un dépôt au faubourg Saint-Antoine à Paris. Joseph Bailly fut conseiller général du canton de Bulgnéville de 1877 à 1887.
  • Prosper Bisval, fils de Charles Bisval et de Françoise Clair, il est né à Bleurville le 1er mai 1832. En 1857, il entre chez les frères des écoles chrétiennes et enseigne à Saint-Mihiel (Meuse). Après quelques années d'enseignement, il quitte l'institut religieux et se marie en 1865 à Frain (Vosges) avec Marie-Thérèse Dugois. Il exerça désormais le métier de tailleur de pierre. Il est décédé à Frain en 1867.
  • Jean-François Clair (en religion frère Astier), né à Bleurville dans une famille de cultivateurs, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes au XIXe siècle : il exerça dans des écoles de sa congrégation à Saint-Mihiel (Meuse) et à Fontenay-le-Comte (Vendée). Il est l'auteur d'ouvrages scolaires. Décédé à Fontenay-le-Comte. Peintre à ses heures, il offrit une de ses toiles à l'église paroissiale Saint-Pierre-aux-Liens de Bleurville. Elle fut installée sur l'autel des Fonts baptismaux (tableau et autel aujourd'hui disparus).
  • Joseph Athanase Thomas, né à Bleurville le 9 mai 1815 de François Thomas, cultivateur, et de Elisabeth Vuillemin. Il se marie en 1845 avec Victoire Virginie Labourot. Ce négociant se fixe alors à Monthureux-sur-Saône. Il sera élu maire de la localité de 1873 à 1876. En 1874, il brigue le siège de conseiller général du canton, mais son élection, entachée d'irrégularités, est annulée. Il se représente immédiatement et est réélu. Il siégera à l'assemblée départementale jusqu'à son décès survenu le 7 juin 1877.
  • Jean-Louis Rollin, sculpteur, travaille essentiellement le grès des Vosges. Concepteur et créateur de plusieurs œuvres monumentales installées dans la région vosgienne : monument Victor Noir à Attigny, La Fraternité à Bleurville, Les mains à Monthureux-sur-Saône, L'abbé d'Haréville à Poussay, etc.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la couronne de chêne feuillée de huit pièces d’or, fruitée de huit glands de sinople, tortillée en couronne d’épines, au chef cousu d’azur chargé d’une crosse abbatiale contournée aussi d'or et d’une hache contournée du même passées en sautoir, à la croisette pattée de gueules brochant sur le sautoir.
Commentaires : Ce blason est utilisé par la commune depuis 1997. Les feuilles et les glands symbolisent le « Chêne des Saints », arbre multiséculaire planté sur le territoire de la commune. La crosse et la croix pattée rappellent l’abbaye Saint-Maur, et la hache, le travail du bois et l'importance de la forêt sur le territoire de Bleurville.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]