Église Saint-Trophime d'Eschau

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Église Saint-Trophime d'Eschau
Image illustrative de l'article Église Saint-Trophime d'Eschau
Église Saint-Trophime d'Eschau
Présentation
Protection Logo monument historique Classé MH (1898, église, quatre statues)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin
Commune Eschau
Coordonnées 48° 29′ 25″ nord, 7° 42′ 58″ est

Géolocalisation sur la carte : Bas-Rhin

(Voir situation sur carte : Bas-Rhin)
Église Saint-Trophime d'Eschau

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Trophime d'Eschau

L'église Saint-Trophime est une église catholique située à Eschau, en France[1]. Son histoire est toujours reliée aux évêques de Strasbourg.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située dans le département français du Bas-Rhin, sur la commune d'Eschau.

Historique[modifier | modifier le code]

Vers 770, une abbaye bénédictine fut construite à Eschau, avec une église dédiée à saint Trophime, par le futur évêque de Strasbourg Remi (Remigius). Il était neveu de sainte Odile, patronne de l'Alsace[2]. Grâce à deux de ses nièces, Adale et Rodune, filles du comte Bodole qui était frère de Remi, la création de l'abbaye et l'église fut bien établie[3]. Cependant son établissement manquait de relique.

Sainte Sophie de Rome et ses trois filles (icône anonyme russe du XVIe siècle, École de Novgorod) [réf. souhaitée]

Selon le testament de l'évêque Remi rédigé le 15 mars 778, il rapporta de Rome, le 10 mai 777, des reliques de sainte Sophie de Rome et celles de ses trois filles, reçues du pape Adrien Ier. Il les déposa dans l'église abbatiale consacrée à saint Trophime. L'abbaye, quant à elle, devint abbaye Sainte-Sophie, après cet événement[2].

Par le même testament, le 28e évêque de Strasbourg fit donation de l'île et del'abbaye d'Eschau à l'église épiscopale de Strasbourg. Le fondateur mourut le 20 mars 783 et fut inhumé dans l'église d'Eschau le 18 mai. En effet, il y avait fait construire son tombeau auparavant[4].

En 926, l'église subit la destruction par les Hongrois. Son rétablissement ne commença qu'en 991, par Widelord, évêque de Strasbourg. Le bâtiment actuel serait daté de cette époque.

L'évêque de Strasbourg Guillaume Ier octroya en 1028, à l'abbaye d'Eschau, l'église Sainte-Hélène près de Strasbourg[5].

En 1047, l'évêque Hetzelon, son successeur, augmenta la donation.

Le pèlerinage vers Eschau était tellement florissant que l'abbesse Chunegundis décida en 1143 de fonder un hospice[2] qui possédait un jardin monastique de plantes médicinales. En 1987, ce jardin fut restauré en face de l'église.

Le 13 juin 1180, le pape Alexandre III expédia sa bulle détaillant les donations faites à Eschau, à l’abbesse Wurtrudis, en confirmant la règle en usage dans la communauté.

À la fin du XIIIe siècle, l'Alsace subit un conflit, enfin une guerre, entre Adolphe de Nassau et Albert Ier du Saint-Empire, qui se disputaient la succession du roi des Romains. L'église d'Eschau fut partiellement détruite en 1298, soit par Adolphe de Nassau soit par l'évêque de Strasbourg[6].

À la suite de la guerre des Paysans allemands, l'abbaye d'Eschau fut accordée à l'évêché de Strasbourg en 1525[7].

L'édifice fut classé au titre des monuments historiques en 1898[1].

Le 3 avril 1938, l'évêque de Strasbourg Charles Ruch transféra de nouveau des reliques de sainte Sophie de Rome à l'église Saint-Trophime[2].

En 1987, un nouveau campanile en béton, qui est actuellement situé 80 m au sud-est, fut construit alors que celui du XVIIIe siècle avait été supprimé en 1947.

L'abbatiale célébra, le 10 mars 1996, la fête locale de saint Trophime, le millénaire de la restauration parachevée par Widerold, avec l'archevêque de Strasbourg Charles-Amarin Brand.

Architecture et mobilier[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Thérèse Gousset, « L'abbaye d'Eschau », in Jardins médiévaux en France, Ed. Ouest-France, Rennes, 2010, p. 14-17
  • Joseph Gross, « L'apogée de l'abbaye d'Eschau au XIIe siècle », in Annuaire de la Société d'histoire des quatre cantons, 1998, no 16, p. 21-42
  • Jean-Philippe Meyer, « Eschau, église Saint-Trophime », in Congrès archéologique de France, 162e session, 2004 : Strasbourg et Basse -Alsace, Société française d'archéologie, Paris, 2006, p. 27-32

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Église Sainte-Trophime et quatre statues en bois sculptées », notice no PA00084707, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a, b, c et d Brochure de l'abbatiale d'Eschau, par Charles-Amarin Brand, archevêque de Strasbourg, le 7 avril 1989.
  3. Histoire de l'Église de Strasbourg, t. 1 (lire en ligne), p. 303
  4. Histoire de l'église et des évêques-princes de Strasbourg (lire en ligne), p. 312
  5. Histoire de l'église et des évêques-princes de Strasbourg (lire en ligne), p. 559
  6. Histoire de la province d'Alsace (lire en ligne), p. 256
  7. Description historique et topographique de quelques villes et bourgs (lire en ligne), p. 290