Codex Egberti

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Codex Egberti
Codex egberti - egbert.jpg
Miniature de dédicace représentant Egbert de Trèves.
Artiste
Date
Vers Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
Dimensions (H × L)
27 × 21 cmVoir et modifier les données sur Wikidata
Collection
Bibliothèque municipale de Trèves (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
N° d’inventaire
Ms. 24Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Bibliothèque municipale de Trèves (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Codex Egberti est un évangéliaire enluminé réalisé au scriptorium de Reichenau pour l'archevêque de Trèves Egbert (980-993). Il est conservé à la bibliothèque de la ville de Trèves (Cod.24).

Historique[modifier | modifier le code]

Le manuscrit a été commandé par Egbert de Trèves, alors qu'il est à la tête de l'l'archevêché de Trèves auprès du principal scriptorium du sud de l'Allemagne à cette époque, l'abbaye de Reichenau. Selon une certaine hypothèse, l'ouvrage aurait pu avoir été offert par les moines de cette abbaye, comme le signale la miniature de frontispice représentant le prélat entouré de deux moines de Reichenau, Keraldus et Heribertus Augigenses. Egbert a cependant probablement influencé le contenu de l'ouvrage comme en témoigne le changement de plan en cours de fabrication avec l'ajout des scènes de la vie du Christ ainsi que les décorations de l'ouvrage qui reprend des éléments propres à l'orfèvrerie en cours à Trèves à cette époque. L'ouvrage reste conservé dans la ville de Trève jusqu'à nos jours[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'ouvrage est un lectionnaire contenant des extraits des évangiles ordonnés en fonction du moment où ils devaient être lu au cours de l'année liturgique. Il est décoré d'un cycle de 51 miniatures représentant des scènes de la vie du Christ : il s'agit du premier cycle aussi complet ainsi représenté. Chaque scène est destinée à illustrer un moment essentiel de chaque messe célébrée par l'archevêque. Parmi elle, huit miniatures sont attribuées au Maître du Registrum Gregorii qui a par ailleurs travaillé pour Egbert à Trèves[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Codex Egberti – Stadtbibliothek Trier, Ms. 24 [Facsimilé et commentaires], Luzern Faksimile Verlag, 2005, 330 p. [présentation en ligne]
  • (de) Gunther Franz, « Ein Höhepunkt der Buchmalerei vor tausend Jahren Die Geschichte des Egbert-Codex in Trier », Trierer theologische Zeitschrift, Trier, Paulinus-Druckerei, vol. 118, no 4,‎ , p. 277-286
  • (en) Henry Mayr-Harting, Ottonian book illumination : an historical study, London, Harvey Miller Publishers, coll. « Studies in Medieval and Early Renaissance art history » (no 24), , 568 p. (ISBN 1872501745), partie 2, p. 70-81

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Mayr-Harting 1999, p. 70-81