Fontaine-le-Comte

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Fontaine-le-Comte
Logis de l'ancienne abbaye (XIVe siècle).
Logis de l'ancienne abbaye (XIVe siècle).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Canton Poitiers-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Poitiers
Maire
Mandat
Philippe Brottier
2014-2020
Code postal 86240
Code commune 86100
Démographie
Gentilé Fontenois
Population
municipale
3 821 hab. (2013)
Densité 205 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 32′ 03″ Nord 0° 15′ 59″ Est / 46.5341, 0.2664
Altitude Min. 101 m – Max. 151 m
Superficie 18,66 km2
Localisation

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Fontaine-le-Comte

Fontaine-le-Comte est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Ses habitants sont appelés les Fontenois[1].

Le territoire de la commune est traversé par la via Turonensis du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui passe notamment par le hameau de Chaumont, puis par le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Fontaine-le-Comte est située à 12 km au sud-ouest de Poitiers, à l’embranchement de la RN 11 sur la RN 10.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est vallonné et boisé. Le paysage a été modelé par l'activité humaine notamment à partir de 1870 qui a vu de grands travaux de défrichements, comme un peu partout en Poitou sous l'effet de la pression démographique.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

135 mares ont été répertoriées sur l’ensemble du territoire communal (30 000 recensées dans la région de Poitou-Charentes). Les mares de Poitou-Charentes ont été créées par l'homme, notamment pour répondre aux besoins en eau des habitants (mares communautaires), du cheptel ou à la suite d'activités extractives (argile, marne, pierres meulières). Très riches au niveau botanique, elles jouent un rôle majeur pour les batraciens (tritons, grenouilles), les reptiles (couleuvres) et les libellules. Elles sont un élément symbolique du patrimoine rural et du maintien de la biodiversité en zone de plaine et de bocage[2].

La fontaine qui est à l'origine du nom de la localité réunit ses eaux à celles de la source de Basse-Fontaine pour se jeter dans le Clain à 1 200 mètres en amont de Saint-Benoît. À proximité et sous l'église, il est encore possible de voir des restes de dalles, témoins d'un système hydraulique complexe.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[3], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Elle est également traversée par l’autoroute A10 et la ligne de chemin de fer Paris - Bordeaux.

Urbanisme et habitat[modifier | modifier le code]

  • Superficie urbanisée : 273 hectares.
  • Superficie urbanisable : 147 hectares.

Les hameaux suivant appartiennent à la commune :

  • le Grand Poizac ;
  • le Petit Poizac ;
  • la Devinalière.

La construction de cités pavillonnaires a peu à peu réuni en un seul ensemble construit les anciens hameaux :

  • Basse-Fontaine ;
  • l’Abbaye ;
  • Chaumont ;
  • la Bruère.

Histoire[modifier | modifier le code]

La première mention de ce site est un acte de 1080 environ qui parle de la "fontaine du comte" (fons Comitis).

L'origine de la commune remonte à un don de terres et de forêts fait entre 1127 et 1137 par Guillaume X, comte de Poitiers et duc d'Aquitaine, à Geoffroi de Loriol, archevêque de Bordeaux. Celui-ci confie à l'ordre des cisterciens le soin d'y fonder une abbaye, à proximité d'une source, d'où le nom de la commune. Ce don était motivé par l'excommunication subie par le comte-duc à cause de son soutien apporté au schisme d'Anaclet II.

Protégée par le comte de Poitou, puis par sa fille Aliénor d'Aquitaine et ensuite, le fils de celle-ci, Richard Cœur de Lion, l'abbaye Notre-Dame peut aussi compter sur la protection qui lui est accordée par les papes Anastase IV (1135) et Alexandre III (1165), et encore Clément V au début du XIVe siècle. C'est pour l'abbaye une période de calme et de prospérité.

La guerre de Cent Ans lui cause les plus graves dégâts, surtout au début du conflit, alors qu'elle n'était pas encore fortifiée. Au XVe siècle, les moines installèrent au-dessus du chœur un chemin de ronde qui subsistera jusqu'en 1980. C'est en effet à cette date qu'il sera détruit parce qu'il menaçait par son poids la voûte en cul-de-four de l'abside.

L'abbé Gui Doucet (1435-1438) commença une restauration de l'abbatiale comme le soulignent deux inscriptions sur la façade : Guido Douceti abbas hujus, c'est-à-dire Gui Doucet abbé de ce lieu et Gui Doucet abbé de ce lieu fit jadis en l'onneur de Dieu moult réparer ceste église. En gloire soit son âme mise. Amen.

Les travaux sont poursuivis par François Ardillon, abbé de 1471 à 1502. Il fortifia, notamment, les bâtiments. Sous l'abbé Antoine Ardillon (1512-1540), l'abbaye fut le centre d'un cercle d'érudits dans le grand mouvement de la Renaissance.

Mais, les guerres de Religions furent désastreuses pour l'abbaye. Au début du XVIIe siècle, elle est en ruine et elle n'abrite plus que trois religieux.

Au cours de ce XVIIe siècle, dans le cadre d'un grand mouvement de réforme au sein du monde catholique, l'abbaye va connaitre une nouvelle naissance. En 1654, les Génovéfains s'installent à Fontaine-le-Comte. Ils assumeront la réfection de l'abbaye et notamment de l'abbatiale au début du XVIIIe siècle.

Cependant, au milieu du XVIIIe siècle, l'abbaye n'a plus que trois religieux. L'évêque de Poitiers l'unit, alors, en 1756, à l'abbaye des chanoines réguliers de Saint-Hilaire-de-la-Celle qui n'avait, aussi, plus que trois religieux.

Comme le reste de la France, Fontaine-le-Comte accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le rassemblement des hommes en âge de porter les armes au moment de la levée en masse le 9 septembre 1793[4]. Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour Fontaine-l’Égalité[5],[6].

Jusqu’à la fin du XXe siècle, la commune est restée un simple assemblage de hameaux, peuplée de moins de 800 habitants, avant que le mouvement de rurbanisation provoque une croissance rapide à partir des années 1970. Fontaine-le-Comte est en 2010 une banlieue pavillonnaire, mais compte encore huit agriculteurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959 1995 Raymond Sardet   Agriculteur
1995 en cours
(au 30 avril 2014)
Philippe Brottier   Avocat

Après avoir été installée longtemps dans l’école (actuelle salle des associations proche de l’église), la mairie a occupé l’ancien logis abbatial (photo). Elle a déménagé au cours des années 2000 dans un bâtiment moderne, au centre de la commune.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Elle est jumelée avec Colunga (Asturies, Espagne).

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 821 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
591 555 494 544 593 611 610 652 664
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
704 717 721 734 702 648 659 669 657
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
628 621 631 544 549 539 536 533 546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
533 655 1 034 2 198 2 730 3 113 3 408 3 453 3 818
2013 - - - - - - - -
3 821 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 196 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France (INSEE- 2008).

La commune appartient à la communauté d’agglomération de Poitiers qui connait un certain dynamisme démographique puisque le taux annuel moyen d’accroissement de sa population de 1,32 % de 1999-2006 (contre 0,7 % pour le département). Ceci illustre le constat démographique suivant : des zones rurales qui perdent de plus en plus d’habitants au profit d’une zone périurbaine autour de Poitiers et de Châtellerault. Cette vaste zone concentre 70 % de la population du département (soit environ 300 000 personnes) et 25 % des moins de 20 ans. En outre, en supposant le maintien des tendances démographiques depuis 1990, entre 2006 et 2020, la population de l’aire urbaine de Poitiers devrait s’accroître de 16,5 % et celle de Châtellerault de 5 %[9]. La population de la commune devrait donc continuer à croitre.

Cependant, la population du Grand Poitiers [10] n'a quasiment pas augmenté entre 2007 et 2012 (141 986 habitants en 2007 pour 142 751 habitants en 2012). Le dynamisme démographique concerne surtout les communes limitrophes de la capitale poitevine. Ainsi, c’est un le cas de Fontaine-le-Comte dont la population a augmenté de 12,3 % en cinq ans. C’est la commune dont la démographie est la plus dynamique de l’agglomération poitevine. La commune poursuit sa poussée démographique. Elle devrait continuer sur cette tendance avec le lancement du nouveau quartier les Clos de Fontaine appelé à accueillir de nouveaux habitants.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L’école primaire Jacques-Prévert et l'école maternelle Charles-Perrault sont au cœur de Fontaine-le-Comte.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Protection de l’environnement[modifier | modifier le code]

La commune a adhéré au projet "Valorisation de la biodiversité des bords de routes et des chemins" que propose depuis 2009, l'association « Vienne Nature ». L’objectif du projet est de faire prendre conscience de l’intérêt paysager et fonctionnel des bords de routes et des chemins en évaluant leur richesse biologique. En effet, la gestion écologique des bords de routes est souvent mal perçue et doit être accompagnée d'une phase de sensibilisation et d'information (articles de presse, site internet, panneaux d'information, sortie de terrain...). Une notice de gestion des bords de routes plus respectueuse de l'environnement a été réalisée par l’association et adapté au cas de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[11], il n'y a plus que onze exploitations agricoles en 2010 contre douze en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[12].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 938 hectares en 2000 à 868 hectares en 2010. 43 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 22 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 21 % pour le fourrage et 5 % reste en herbes.

Quatre exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un élevage de bovins (187 têtes en 2010 contre 366 têtes en 2000). L'élevage d'ovins a disparu en 2010 (653 têtes sur quatre fermes en 2000). Cette disparition est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[13]

Commerce[modifier | modifier le code]

Un marché (légumes selon la saison, fromages, boucherie, charcuterie...) a lieu une fois par semaine sur la place Charles-de-Gaulle, les dimanches matins.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Façade de l'abbatiale, à droite du logis, à angle droit.
Le logis du prieur[modifier | modifier le code]

L’ancien logis du prieur, ou prieuré, est un monument historique inscrit depuis 1927. Il a été construit à la fin du XIVe siècle[14].

Le logis abbatial[modifier | modifier le code]

Il est situé place de l'église. Il est inscrit comme monument historique depuis 1929.

Le logis des Piliers[modifier | modifier le code]

Le logis des Piliers, datant de la seconde moitié du XVIIe siècle, est également un monument inscrit[15] depuis 1991 pour le logis et le pavillon.

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Quand on arrive de Poitiers par la nationale 11, on découvre l'abbaye à flanc de coteau, bien dégagée, notamment son chevet, avec le vallon verdoyant au premier plan.

L'abbaye fait partie des bâtiments à avoir été classés monument historique dès la première liste de 1840[16].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de l’Épine[modifier | modifier le code]

La forêt de l’Épine est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique située à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Poitiers. C'est un massif de 600 hectares incluant plusieurs petits étangs. La forêt occupe un plateau faiblement ondulé. Elle a connu une occupation industrielle ancienne qui a été à l'origine d'une surexploitation liée à une ancienne forge qui exploitait le fer sur place. De plus, la forêt a subi une dégradation récente due à la construction de l’autoroute A10 dont le tracé a écorné la pointe sud de la forêt.

La forêt est essentiellement peuplée de trembles, de bouleaux, de chênes et de quelques hêtres.

D'un point de vue botanique, les mares et les étangs de la forêt de l’Épine constituent un habitat fragile et précieux, notamment les étangs Saunier et du Merle. On y trouve une des rares plantes carnivores de France : l’utriculaire citrine.

La forêt est d'une remarquable richesse mycologique puisque 200 espèces de champignons y ont été recensées.

La forêt est aussi un abri pour des rapaces, sept espèces différentes y ont été observées parmi lesquelles des espèces menacées et protégées au niveau national comme le Busard Saint-Martin, le Faucon hobereau ou la Bondrée apivore. Il est possible aussi de voir plusieurs passereaux rares en Poitou et protégés dans toute la France comme le Pouillot siffleur ou le Gros-bec casse-noyaux.

La forêt est aussi une réserve de chevreuils.

Le bois des Feuillants[modifier | modifier le code]

Le bois des Feuillants est situé à quelques kilomètres au sud-ouest de Poitiers. C’est un coteau boisé dominant le ruisseau la Feuillante, un petit affluent du Clain dont la vallée est toute proche. Le relief est peu marqué. Le sol, dans cette partie du seuil du Poitou, est composé d’argiles à silex sur lesquelles se sont formés des sols limono-argileux acides et peu profonds.

Le bois des Feuillants est composé de trois principaux habitats bien tranchés qui abritent des plantes rares qui ont justifié le classement et la protection de ce bois :

  • le plateau est recouvert par des chênes sessiles et des châtaigniers. Son sous-bois accueille la Fougère aigle et le Chèvrefeuille des bois. Le plateau est aussi le biotope de la Scille printanière. C’est une espèce présente en France uniquement dans le Sud-Ouest et sur le littoral breton. En Poitou-Charentes, l’espèce est rare et elle est très localisée. En effet, on l’a recensé surtout dans le département des Deux-Sèvres et dans l’Ouest du département de la Vienne. Sa présence dans le bois des Feuillants constitue son extrême limite orientale. Elle y est peu abondante. La scille est accompagnée par d’autres plantes de répartition atlantique mais plus communes, telles que l’Asphodèle blanche, l’Euphorbe d'Irlande ou la Jacinthe des bois.
  • le versant du coteau est exposé nord-ouest. Il est recouvert par des chênes pédonculés, des charmes et des merisiers. Il abrite, aussi, quelques hêtres. Cette essence est surtout répandue dans la moitié Nord de la France et elle est à affinités montagnardes dans le Sud. Sa présence est très disséminée en région Poitou-Charentes où on la rencontre surtout dans des biotopes dont le microclimat est frais et humide, c’est-à-dire dans des ravins, des versants exposés au nord (comme pour le bois des Feuillants) ou à l’est. Le versant du coteau est l’habitat de quelques autres plantes peu communes, liées, elles aussi, aux vallons boisés, telles que l’Épiaire des Alpes ou l’Isopyre faux-pigamon.
  • le bas des pentes accueille sur les sols hydromorphes des rives de la Feuillante, une aulnaie alluviale et un petit marais tourbeux. La prairie tourbeuse située vers la Gassouillette héberge, parmi un cortège de plantes hygrophiles banales, des Orchidées peu communes comme l’Orchis à fleurs lâches et, surtout, l’Orchis incarnat, une espèce qui est en très forte régression partout dans l’Ouest de la France depuis ces dernières décennies.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Mares répertoriées par maille, d’après cartes IGN, dans l’Inventaire des mares de Poitou-Charentes - Poitou-Charentes Nature 2003
  3. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 95
  5. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne, mis en ligne en 2002 [1], consulté le 18 novembre 2008
  6. EHESS, notice de la commune sur le site Cassini, consultée le 16 janvier 2009
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2007, 2008, 2012, 2013.
  9. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic, novembre 2009
  10. INSEE 2014 : les chiffres sont ceux des populations totales. C'est-à-dire celles retenues pour établir les subventions que l'État verse aux communes. Pour obtenir la population totale, l'Insee ajoute la population « comptée à part » à la population municipale. Cette population comprend les personnes qui ont conservé une résidence dans une autre commune que celle où ils sont recensés. Ce sont les lycéens ou étudiants qui habitent Poitiers en période scolaire et rentrent chez leurs parents le week-end et/ou pendant les vacances. Ce sont aussi les personnes hospitalisées ou en établissement de convalescence, les militaires, les religieux et les personnes sans domicile fixe
  11. Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Agreste – Enquête Structure 2007
  13. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  14. Arrêtés du 18 février 1927 et du 10 avril 1929 pour la façade côté rue, selon les « notices PA00105458 » et « PA00105457 », consultée le 11 mai 2010
  15. Arrêté du 8 mars 1991, « Notice no PA00105802 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 mai 2010
  16. Classement de la liste de 1840, selon la « Notice no PA00105456 », base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 11 mai 2010

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick MERGAULT et Davis RIVAUD : L'abbaye de Fontaine-le-Comte. Éditions Association pour le Renouveau de l'abbatiale de Fontaine-le-Comte - 1990 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges PONS : Recueil des documents de l'abbaye de Fontaine-le-Comte (XIIe - XIIIe siècles) . Société des archives historiques du Poitou - 1982 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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