Collégiale Saint-Aignan d'Orléans

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Collégiale Saint-Aignan d’Orléans
Image illustrative de l'article Collégiale Saint-Aignan d'Orléans
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église (collégiale)
Rattachement Diocèse d'Orléans
Protection Logo monument historique Classé MH (1840, 1910)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loiret
Ville Orléans
Coordonnées 47° 53′ 56,94″ nord, 1° 54′ 55,52″ est

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Collégiale Saint-Aignan d’Orléans

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Collégiale Saint-Aignan d’Orléans

La collégiale Saint-Aignan[note 1] est une église française située dans le centre de la ville d'Orléans (quartier Bourgogne), sur la rive nord de la Loire, dans le département du Loiret en région Centre-Val de Loire.

Elle est dédiée à saint Aignan, évêque d’Orléans[note 2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

La tradition, mêlant histoire et faits légendaires, rapporte que les Huns ont été stoppés sous les murs de l’église Saint-Pierre-aux-Bœufs (bâtie sur les ruines d’un temple romain)[2] grâce aux prières du vieil évêque, Aignan, qui transforma miraculeusement une poignée de sable de Loire en un essaim de guêpes. Ce serait elles qui mirent en déroute l'armée des Huns. Aignan fut ensuite relayé par les troupes du général romain Flavius Aetius (arrivées très tardivement, du fait de la faiblesse et quasi absence du pouvoir impérial, à cette époque de délitement de l'Empire romain). Il est clair qu'à tout le moins, l'action de l'évêque d'Orléans (alors seul capable de relayer le pouvoir civil) permit d'éviter le massacre généralisé et d'attendre les secours, qu'il avait préalablement fait appeler. L'arrivée de l'armée romaine - quand tout semblait perdu - put apparaître comme miraculeuse.

Aignan meurt vers le et est inhumé dans cette église. Il est plus tard canonisé et désigné comme saint patron de la ville et du diocèse d'Orléans.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La première abbaye et la collégiale[modifier | modifier le code]

Jusqu’au VIIe siècle, Saint-Aignan, s'agrandit, devient un monastère puis une abbaye régie par les règles de saint Benoît et de Saint Colomban.

Au IXe siècle, les moines qui la composent prennent le statut de chanoines et ne sont plus soumis à la règle de saint Benoît. La vie autour de la collégiale se développe jusqu'à ce que celle-ci acquière une complète autonomie, en partie grâce à Théodulfe, évêque d’Orléans et conseiller de Charlemagne.

Selon les règles, tous les membres de la communauté sont tenus de participer aux assemblées plénières et ont « voix au chapitre », y compris les enfants de chœur (ces derniers ne doivent pas être confondus avec les servants d'autel d'aujourd'hui, la fonction principale des enfants de chœur d'Ancien régime était de chanter dans le chœur professionnel de l'église ; l'expression est donc à prendre au sens propre : « enfants chantant dans le chœur »). L'avis des personnes ainsi réunies en chapitre général était consultatif et il revenait au doyen du chapitre de prendre les décisions[3].

Après la disparition de l'Empire carolingien de Charlemagne, la collégiale subit les pillages des Vikings, elle est notamment saccagée en l’an 865, et disparaît dans le grand incendie de 999 qui détruit la ville. Il ne reste de l'édifice que la crypte actuelle qui permit de protéger les reliques de saint Aignan.

Première reconstruction[modifier | modifier le code]

Une basilique romane est reconstruite plus en hauteur par le roi de France Robert II dit Robert le Pieux, en 1029, après douze ans de travaux.

La Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Durant la Guerre de Cent Ans, en 1358, Orléans est assiégé par les anglais. La population, par crainte que l’armée anglaise ne se serve des églises de la ville comme lieux de retranchement, détruit Saint-Pierre Ensentelée (actuellement Saint-Pierre du Martroi), Saint-Euverte et Saint-Aignan. Ils mettront huit jours à raser la bastide.

L’église est de nouveau reconstruite en 1420. Cependant, huit ans plus tard, la ville étant à nouveau assiégée par les anglais, toutes les églises du faubourg sont détruites sur ordre du bailli Raoul de Gaucourt.

À partir de 1439, l’église est réédifiée sous les règnes de Charles VII, puis Louis XI ordonne que la collégiale soit incluse dans la future enceinte, agrandie, de la ville. En 1509, en partie grâce au financement de Louis XI, la nouvelle collégiale est consacrée par Martin de Dreux, doyen du chapitre.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1562, durant les guerres de religion la collégiale Saint-Aignan est pillée par les Huguenots, partisans du réformateur Jean Calvin, qui s'emparent d’une châsse en or pour en faire de la monnaie. Cinq ans plus tard, ils démantèlent une grande partie de la collégiale.

En 1563, les reliques de saint Aignan sont jetées sur un bûcher par les huguenots alors maîtres de la ville, plus qu'à moitié acquise à leur cause ; l'édifice est incendié et brûle en partie. Quelques ossements du saint, calcinés, sont sauvés par un choriste du chapitre, Jehan Minereau, de Gien. Sans reliques d'un saint protecteur, l'église perd une grande partie de sa force et de sa crédibilité, et le musicien se serait donc trouvé dans une situation professionnelle précarisée[4].

Une fois la paix rétablie en 1570, les chanoines érigent un mur à l'ouest des transepts, pour isoler la nef, trop endommagée et inutilisable. Puis, en 1619, Louis XIII finance la restauration du retable actuel.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le chapitre de chanoines disparaît à la Révolution française, en novembre 1790. Pendant des siècles, il a constitué, en importance, le second chapitre canonial de la ville, après celui de la cathédrale Sainte-Croix.

L'architecte orléanais Benoît Lebrun bénéficie de la vente des biens nationaux et achète l'église en 1791[5].

De 1792 à 1802, l’église Saint-Aignan, perd sa destination religieuse et sert successivement d’atelier de fabrication de tentes militaires, de local pour un groupe révolutionnaire puis en 1798, elle devient un « Temple de la Reconnaissance et de la Victoire ».

Ce n’est qu’en 1802, après le Concordat entre Bonaparte et la papauté, qu'elle est rendue au culte et devient une simple paroisse, avec toutefois un nouveau chapitre de chanoines[note 3].

La crypte est classée au titre des monuments historiques sur la liste des monuments historiques de 1840, classement confirmé par arrêté du 26 septembre 1910[1].

L'église est classée au titre des Monuments historiques par arrêté du [1].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

Actuellement, il ne reste de la collégiale que le chœur de quatre travées, le pan coupé de l'abside (avec son déambulatoire desservant cinq chapelles absidiales) et les transepts. L'édifice comprenait autrefois une nef de trois travées, dont les ruines, restées à ciel ouvert depuis les Guerres de Religion jusqu'à la Révolution de 1789, furent détruites en 1804, par l'architecte Benoît Lebrun. Avant cette destruction, les collatéraux se prolongeaient jusqu'au fond de la nef. À l'ouest, la tour, qui n'avait jamais été ruinée, fut rasée la même année, par Lebrun.

Dans la première chapelle absidiale sud, on remarque la pierre tombale d'un maître de musique du chapitre, Liphard Benoît, mort en 1644.

D'importants travaux de rénovation, entrepris dans les dernières années du XXe siècle, ont été effectués sur la partie extérieure de l'édifice.

Conséquence des fuites qui avaient affecté la toiture, avant ces travaux, une fresque du XIXe siècle, dans la chapelle du chevet, continue à s'effriter un peu plus chaque jour (mai 2013).

La crypte[modifier | modifier le code]

La crypte

La crypte s'organise comme un chœur d'église, avec abside semi-circulaire. À l'arrière de cette salle centrale de six travées, un déambulatoire desservait cinq chapelles absidiales régulièrement contrefortées, dont une seule subsiste. À l'Ouest, le martyrium carolingien, couvert d'une voûte en berceau continu, était l’endroit où l'on conservait les reliques de saint Aignan[6].

La crypte a été ornée de sculptures et peintures mais aussi de nombreuses colonnes, afin de la rendre plus majestueuse, et de la consolider en reprenant le poids de l’église située au-dessus.

Musique[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution française, le chapitre collégial entretient un chœur professionnel permanent[note 4], qu'on peut estimer approximativement à une douzaine de chanteurs hommes et six sopranos-garçons[note 5]. Sa destination était avant tout de chanter, dans les offices, le plain-chant (ou chant grégorien) et des compositions musicales d'esprit voisin (elles aussi de nature monodique, comme les séquences (ou proses) rattachées à la liturgie). La fonction du chœur était également de chanter des motets polyphoniques (forme musicale savante très répandue, née au XIIIe siècle et qui n'a jamais cessé d'évoluer). L'ensemble chantait aussi d'autres types de partitions polyphoniques, un peu moins élaborées. Comme pour les motets, la plupart étaient composées par le maître du chœur, appelé « maître de musique »[note 6]. La partie aiguë était assurée par six « enfants de chœur » (le mot est à prendre au sens propre : jeunes garçons chantant dans le chœur), formés sur le cloître situé à l'extérieur de l'église, dans la maison de la psallette, par ce même maître de musique. Leur éducation musicale était complète et durait en principe douze ans. Un orgue avec qui l'on dialoguait (dès 1446 ou avant), et quelques instruments graves de soutien de la voix « soulageaient » ces chanteurs (à partir de la fin du XVIe siècle, un serpent, un basson, auxquels vinrent s'adjoindre, à partir du XVIIe siècle, pour les deux grandes fêtes annuelles de la collégiale, une ou deux basses de viole, remplacées ensuite par le violoncelle). Comme ailleurs, l'orgue ne soutenait pas le chœur, ce rôle étant dévolu aux instruments monodiques cités. Ce type d'interprètes, tous issus de l'école musicale du chapitre ou des autres maîtrises créées partout dans le royaume, ont été à l'origine de la musique savante française et européenne.

Compositeurs[modifier | modifier le code]

Les maîtres composaient (de même que certains choristes ou les grands enfants de chœur). On a malheureusement conservé très peu de partitions de ces compositeurs qui passèrent par la collégiale. C'est tout de même le cas pour Eloy d'Amerval, également poète, maître de Saint-Aignan au commencement du troisième tiers du XVe siècle[note 7]. Il subsiste de lui une Messe à cinq voix[7]. Il est aussi l'auteur d'un long poème en français, Le livre de la diablerie, écrit et imprimé vers la fin de sa vie (commencé vers 1497, il sera publié en 1508).

On a aussi conservé de la musique des cinq compositeurs qui suivent :

- Jean-Baptiste Morin, né à Orléans en 1677 et mort à Paris en 1745, qui fut formé dans cette église[note 8].

- Auguste Vignot, jeune maître de musique formé à la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui exerça quelque temps à Saint-Aignan, jusqu'en août 1743[note 9].

- Charles Hérissé (Orléans, 1737-1817), formé à la collégiale, fut maître de musique de la cathédrale de Meaux, puis de celle d'Orléans, jusqu'à la fermeture des églises en 1793. Il fut rappelé à la cathédrale en 1802, après le Concordat de 1801. On a de lui un grand motet de type versaillais (un Dies iræ, 1788), une romance pour une voix et pianoforte (fin du XVIIIe siècle), et deux traités de composition musicale (1797 et début du XIXe siècle). Douze recueils manuscrits de ses compositions ont été vendus en 1873. Ils ne sont pas réapparus depuis. Ses maîtres à Saint-Aignan avaient été Louis Le Maître, jusqu'en 1753, puis Antoine Faguet, auparavant maître de musique de l'abbaye Notre-Dame de Garaison, dans les Hautes-Pyrénées.

- En 1784 et 1785, pendant dix mois, Philippe Lejay, compositeur orléanais né en février 1765, dirigea le chœur de la collégiale tout en formant lui aussi les enfants de la maîtrise. À partir de 1787 puis au XIXe siècle, il exerça à la cathédrale Saint-Gatien de Tours, qu'il désigna ensuite comme légataire de ses partitions (1851)[8].

- De 1785 à 1788, Jacques-Marin Dauvilliers, né en 1755, formé à la maîtrise de Notre-Dame de Chartres, assura la charge de maître de musique à Saint-Aignan[note 10].

En 1587, Abraham Fourdy, qui fut maître de Saint-Aignan de 1588 à 1633, avait remporté un prix au « Puy de musique » d'Évreux, concours de composition créé par l'organiste du roi Guillaume Costeley. Le motet primé, Dum Aurora, à cinq voix, est malheureusement perdu. Son successeur, Liphard Benoît, est enterré dans l'église (1644)[9].

Le compositeur Nicolas Formé, chanoine de Saint-Aignan[modifier | modifier le code]

De 1616 à 1624, Nicolas Formé, maître de musique et compositeur de la Chapelle royale, à Paris, bénéficia des revenus d'une prébende canoniale à la collégiale Saint-Aignan d'Orléans. Il est connu pour avoir été un personnage haut en couleurs, de caractère difficile, fort jaloux, libertin et avide d'honneurs. Du fait des obligations de sa charge parisienne, il ne pouvait sans doute pas être présent fréquemment. Cela incommoda-t-il le chapitre, comme celui de la cathédrale l'avait été lorsque son prédécesseur à la Cour, Eustache du Caurroy, pourvu lui aussi d'une chanoinie, s'était montré très peu présent ? Quoi qu'il en soit, Formé fut confirmé à Saint-Aignan, en 1618[10].

Une grande partie de sa musique est perdue. Ce qui subsiste comprend des pièces à double chœur, procédé de composition qui eut un grand succès à l'époque, en Europe. Il prétendait en être l'introducteur en France : il est en fait le premier à l'avoir introduit dans la messe polyphonique. Cette manière de répartir les voix avait déjà été utilisée par son prédécesseur Eustache Du Caurroy, mais seulement pour les motets. Selon cette technique de composition, deux ou plusieurs chœurs se répondent d'une tribune à l’autre et peuvent aussi se mêler : ce sont donc des chœurs répartis dans l’espace (l'exemple le plus célèbre est ce que l'on pratiquait à la basilique Saint-Marc de Venise).

Les orgues[modifier | modifier le code]

Le premier orgue fut peut-être construit dans les années 1440, à l'époque de la reconstruction commencée sous Charles VII, vers la fin de la guerre de Cent Ans. Ce qui est sûr, c'est qu'on en trouve la trace à la date du 9 décembre 1446. Le 14 septembre 1461 (jour de la fête de la Sainte-Croix), le roi Louis XI fit son entrée solennelle à Orléans, par la Porte Bannier (à l'entrée nord de la rue Bannier) pour rejoindre la Place du Martroi : « Les enfants de chœur de Saint-Aignan avaient apporté un buffet d'orgue, ils en touchèrent et chantèrent à l'entrée du roy »[11]. On sait aussi qu'en 1661 (bien après la fin des Guerres de religion du XVIe siècle), le chapitre acquit un orgue portatif. Une vingtaine d'années après, le chapitre canonial put le remplacer par un instrument plus important : de 1677 à 1683, le facteur Pierre Bridard construisit un orgue de tribune (on installa celle-ci à l'entrée de ce qui fait fonction de nef, côté sud). Ruiné pendant la Révolution française, l'instrument disparaîtra en 1852. L'orgue actuel a été construit en 1872 par Charles Baurain, élève du célèbre facteur Aristide Cavaillé-Coll.

Le plus connu des organistes de Saint-Aignan est Christophe Moyreau (1700-1774), en poste de 1719 à 1737. Il publia six livres de Pièces de clavecin (1753). Trois d'entre elles peuvent se jouer sur l'orgue.

Les deux Proses de Saint-Aignan[modifier | modifier le code]

La plus ancienne des deux proses (incipit : Magni laudes Aniani) reprend la musique de la séquence médiévale Lauda Sion salvatorem. Le texte est de Michel-Gabriel Perdoulx de la Perrière (1728). La seconde (Hac die praeclara) reprend la musique de la Prose pour l'Invention de la sainte Croix (Ad aras nos vocat, in : « Graduale aurelianense... », 1773), composée par Jean-François Foucard, choriste et maître de la cathédrale d'Orléans à la fin du règne de Louis XV.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Aignan est prononcé traditionnellement « Saint-Agnan », même si une autre prononciation est apparue récemment et coexiste de fait avec elle.
  2. La légende de saint Aignan, basée sur des faits en grande partie historiques, indique qu'en l'an 451, son action permit, avant l'arrivée des légions romaines d'Aetius, de dissuader Attila, commandant de l'armée des Huns, d'investir la cité de Cenabum et de la ravager.
  3. Ce chapitre n'existe plus actuellement.
  4. Une collégiale servait souvent de tremplin à de jeunes musiciens (appelés chantres ou plus simplement choristes) effectuant leur « tour de France »
  5. Les chanteurs adultes étaient apparemment moitié moins nombreux, au moment de la dispersion du chapitre, en 1790. Mais cela n'est pas certain.
  6. On dirait aujourd'hui le maître de chapelle
  7. Peut-être arrivé dès 1465, il est attesté à Saint-Aignan en 1468 et 1471.
  8. À Paris, Jean-Baptiste Morin entra au service du duc Philippe d'Orléans, futur régent du royaume, et créa, au début du XVIIIe siècle, la « cantate française » (forme musicale essentiellement profane en Italie et en France).
  9. Quatre grands motets de Vignot sont conservés à la Bibliothèque nationale de France, ainsi qu'une chanson publiée dans le Mercure de France en juillet 1745, pour célébrer la victoire de Fontenoy. Ses quatre grands motets ont été chantés à la Chapelle royale du Château de Versailles, de 1757 au moins, jusqu'en 1792. L'auteur, qui n'exerça jamais à la cour, mourut prématurément.
  10. On a conservé de Jacques-Marin Dauvilliers un Recueil de Romances Mises en Musique et Arrangés [sic] pour la Harpe, qui fut publié à Paris, en pleine Terreur révolutionnaire (janvier 1794), alors qu'il avait été dans l'obligation de se « laïciser » pour pouvoir continuer à vivre de son art (cotes BnF : Vm7 47078 ; Vm7 7685). Son traité d'harmonie (Traité de composition élémentaire des accords) parut cinq ans avant sa mort, en 1834 (cotes BnF : Vm8 228 ; Vm8 229). Son Nouveau Solfège élémentaire, ou Méthode d’enseignement (vers 1795, 1807) est actuellement perdu

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Notice no PA00098843, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. L'abbé Louis Gaillard précise qu'en réalité cette église n'a jamais existé. Cf. Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, T. VII, n° 49, 1978, p. 79-82 (Dom Jean-Marie Berland, L'église Saint-Pierre-aux-Bœufs, une église orléanaise fantôme. L'auteur écrit que l'erreur a été commise au milieu du XVIIe siècle par l'historien d'Orléans François Le Maire, dans Histoire et Antiquitez de la Ville et Duché d’Orléans).
  3. Cf. Daniel Odon Hurel.
  4. Denis Lottin, Recherches historiques sur la ville d’Orléans, Orléans, 1836-1845, T. II, pp. 278-279 (procès-verbal du 16 novembre 1730).
  5. Jacques-Henri Pelletier, « L'ancien théâtre d'Orléans et l'architecte Benoît Lebrun », Mémoires de la Société d'agriculture, sciences, belles-lettres et arts d'Orléans, Académie d'Orléans, 6e série, t. 1,‎ , p. 127-140 (ISSN 0994-6357, lire en ligne)
  6. C. Arnaud, P. Martin, « Crypte de Saint-Aignan d’Orléans », Bulletin du Centre d’études médiévales, Auxerre, no 8,‎ , p. 33-36
  7. Manuscrit de la Bibliothèque vaticane publié par le Centre d'études supérieures de la Renaissance de Tours (UMR 6576 du Centre national de la recherche scientifique), 1998.
  8. Archives nationales. D XIX 90, dossier 756. Tours. Cathédrale Saint-Gatien. 4 novembre 1790. Document « Quatorzième » (20 mars 1785) ; Michel Le Moël, "La situation des musiciens d’église en France à la veille de la Révolution", in : Recherches sur la musique française classique, XV, 1975, pp. 191-243 (p. 211) ; Journal d’Indre et Loire du 30 octobre 1851 : "M. LEJAY" ; Centre d'Histoire « Espaces et Cultures » (CHEC), "Les musiciens d’église en 1790. Premier état d’une enquête sur un groupe professionnel", in : Annales historiques de la Révolution française, N°2, Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 2005, pp. 57-82 ; Christophe Maillard, « Musique et musiciens d'Église à Tours à la fin de l'Ancien Régime », dans : Bulletin de la Société archéologique de Touraine. Histoire et patrimoine, Tome LXI, Tours, éditions La Simarre, 2015, p. 207-216 (Lejay, p. 216).
  9. Marlène Britta, François Turellier, Philippe Vendrix, La vie musicale à Orléans de la fin de la Guerre de Cent ans à la Saint-Barthélemy, p. 131.
  10. Robert Hubert, Antiquitez historiques de l’Église Royale Saint-Aignan d’Orléans, Orléans, Hotot, 1661, 215-148 p. (Preuves, p. 131)
  11. Henri Poullain, Orléans, 1461-1483, règne de Louis le onzième, faits historiques se rattachant à cette période, Orléans, Houzé, 1888, p. 11.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marlène Britta, François Turellier, Philippe Vendrix, La vie musicale à Orléans de la fin de la Guerre de Cent ans à la Saint-Barthélemy, in : Orléans, une ville de la Renaissance, Ville d'Orléans, Centre d'études supérieures de la Renaissance (CESR) de Tours, université François-Rabelais de Tours, 2009, p. 120–131.
  • Jules Brosset, Église royale et collégiale de Saint-Aignan d’Orléans. Les orgues et les organistes, Blois, dactylographié, 1910, 11 p. (Archives départementales du Loiret).
  • Jules Brosset, Jacques Dauvilliers Maître de Musique de la Cathédrale Sainte-Croix d’Orléans (1755-1739), Blois, C. Migault, 1908, 32 p.
  • Centre d’histoire « Espaces et cultures » (CHEC), Les musiciens d’église en 1790. Premier état d’une enquête sur un groupe professionnel, in : « Annales historiques de la Révolution française », n°2, Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 2005, p. 57–82.
  • Orléans. Bibliothèque du CERC. Recueil de proses notées, au nombre de 85, par Mr Malon ancien frère des Écoles chrétiennes, Manuscrit, début du XIXe siècle (avant 1822), 307 P. p. 59–63 (prose n° 17), 64-68 (prose n° 18), 235-239 (prose n° 65).
  • Gérard Héau, Christophe Moyreau musicien d’Orléans (1700-1774) et sa famille, Dactylographié, [Donnery], 1984, 12 p.
  • Michel Le Moël, La situation des musiciens d’église en France à la veille de la Révolution, in : « Recherches », XV, 1975, p. 191–243.
  • Jean Mongrédien (dir.), Catalogue thématique des sources du grand motet français (1663-1792), Université de Paris-Sorbonne-Bibliothèque nationale de France, Munich, New York, K.G. Saur, 1984, 234 p.,p. 208–209 (réf. 1777-1783) : « Vignot ».
  • François Turellier, Le compositeur orléanais Jean-Baptiste Morin (1677-1745), ordinaire de la musique du régent, créateur de la cantate française, et surintendant de la musique à l’abbaye royale de Chelles, BSAHO, Nouvelle série, n°115, juin 1997, Le XVIIIe siècle à Orléans, pp. 3–16. Nouvelle version, inédite (2007).
  • Id., Morin, Jean-Baptiste, in : www.oxfordmusiconline.com, 2009.
  • Id., Les orgues et les organistes de la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans. Leur place à l’église et dans la ville, des origines jusqu’aux travaux d’Aristide Cavaillé-Coll, in : "L’Orgue", Revue trimestrielle publiée par l’Association des amis de l’orgue en coédition avec Symétrie, N° 291, Versailles, Lyon, 2010-III, p. 3–33.
  • Id., Christophe Moyreau (1700-1774) : organiste, claveciniste et compositeur orléanais, Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais (BSAHO), nouvelle série, T. XIX, n° 161, décembre 2009, p. 5–39 (Errata dans : BSAHO, Nouvelle série, T. XX, N° 163, 1er semestre 2010, p. 134).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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