Abbaye de la Trinité de Fécamp

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Abbaye de la Trinité de Fécamp
Image illustrative de l'article Abbaye de la Trinité de Fécamp
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Diocèse du Havre
Début de la construction 659
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Fécamp
Coordonnées 49° 45′ 19″ Nord 0° 22′ 54″ Est / 49.75531, 0.381724

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Abbaye de la Trinité de Fécamp

L'abbaye de la Trinité de Fécamp, lieu de pèlerinage du Précieux Sang, est une abbaye bénédictine située à Fécamp, dans le département de Seine-Maritime, en Normandie (France). L'abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Localisation[modifier | modifier le code]

L'abbaye de la Trinité de Fécamp se trouve dans la valleuse de la Valmont, au cœur du Pays de Caux, sur la côte d'Albâtre.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de la Trinité de Fécamp à son apogée
Vue de la nef vers le chœur
L'élévation à trois niveaux
Voûtes du transept sud
La façade Ouest du XVIIIe siècle

Premières traces gallo-romaines[modifier | modifier le code]

Après l'arrivée des Romains, un camp fut construit sur les hauteurs de la vallée. À l'époque, la vallée était habitée par des Gaulois païens; c'est alors qu'un Romain fut envoyé avec ses compagnons pour convertir la région. Trouvant la vallée agréable, ils décidèrent alors de monter une mission. Après quelques années, le Romain se maria avec une Gauloise qu'il avait convertie, appelée Merca. Pour convertir les païens, le Romain installa un tronc d'arbre sous un tumulus, qu'il déclara autel de la Sainte-Trinité. Bozo fit alors construire une petite église au-dessus de l'autel et organisa la christianisation de la région autour de ce lieu de culte.

Légendes fondatrices[modifier | modifier le code]

Comme c’est le cas dans beaucoup de légendes monastiques, la légende de la fondation de l’abbaye de Fécamp comporte, elle aussi, un épisode dans lequel intervient miraculeusement un grand cerf.

Suivant la chronique de l’abbaye de Fécamp, le territoire de cette ville, encore au berceau, fut donné à un comte de race tudesque, nommé Anskise ou Anségise; cet étranger, qui était gouverneur du pays de Caux, faisait ordinairement sa résidence à Fécamp, ce qui porte à croire que cette ville, toute Gallo-Franke, avait succédé à la suprématie de Juliobonna, la romaine.

Anségise ayant découvert, en chassant dans les bois de Fécamp, l’humble oratoire élevé par le Romain, prit la résolution de le remplacer par un édifice plus digne du culte auquel il était destiné. Jusqu’ici, rien de plus naturel ; mais les légendes racontent que ce lieu lui fut indiqué par un cerf blanc, poursuivi par ses chiens, lequel s’arrêta près de cette chapelle, fit face aux chasseurs, sans que ceux-ci, ni leurs chiens, pussent s’en approcher. Elles ajoutent qu’Anségise, surpris de cette nouveauté, mit pied à terre pour étudier les mouvement du cerf, et que cet animal ayant fait à petits pas un cercle autour du lieu où il s’était arrêté, comme pour tracer les fondements d’un édifice, disparut aussitôt à tous les yeux[2]

L'origine de l'abbaye[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Fécamp est née durant la grande vague d'implantations monastiques en Normandie qui émaillent le VIIe siècle (Jumièges, Fontenelle, Préaux, Le Bec, etc.). Elle s'inscrirait comme une riposte à l'évangélisation des environs par des personnes venues de l'extérieur: Picardie, Île-de-France, Bretagne[3].

La construction du sanctuaire débuta vers 658[4] autour de la relique du Précieux Sang, confiée selon la légende à la mer par Isaac, fils de Joseph d'Arimathie, et venue s'échouer miraculeusement sur les plages du Pays de Caux. Elle fut l'œuvre de Waneng, comte de Caux, qui décida avec l'aide de Wandrille et Ouen la création à Fécamp d'un monastère de moniales, placées sous la règle de Saint-Benoît, et selon les textes du IXe siècle sur un des domaines de Waneng. En 665 la première abbatiale est dédicacée. Hildemarque du Bordelais est la première abbesse[3].

La « Patio Ia Leudegarii » raconta qu'après le martyr de Léger, évêque d'Autun, il fut recueilli dans un établissement de moniales, identifié comme Fécamp, où il resta pendant deux ans avant d'être exécuté en 680. Waneng, fondateur de l'abbaye, y fut inhumé[3].

La « Vie de Saint Ouen » du début du IXe siècle mentionne l'installation à Fécamp d'une « multitude » de nonnes. Le « Libellus » fait état de 366 religieuses, mais il semble dans l'état actuel des connaissances être un chiffre exagéré comparé aux 300 moines de Fontenelle au VIIe siècle et Saint-Riquier au IXe siècle[3].

À partir du IXe siècle, les premiers raids vikings commencèrent, et l'abbaye fut dévastée en mai 841. Les moniales abandonnèrent l'abbaye dans le dernier quart du IXe siècle[4]. Elles transférèrent les reliques de saint Waneng à Ham[3].

Le renouveau de Fécamp[modifier | modifier le code]

Guillaume Longue Épée décide la construction d'un palais à Fécamp, près de ruines, restes du premier monastère[3]. Il reconstruit un oratoire consacré à la Trinité, inclus dans l'enceinte de sa résidence[3]. Richard Ier fait édifier une nouvelle église de la Trinité consacrée selon Dudon de Saint-Quentin en 990[3],[5], par Robert le Danois, archevêque de Rouen[6], et desservie par douze chanoines réguliers à la place des moniales, transférées à Montivilliers[4]. De la collégiale, rien ne subsiste aujourd'hui. Dudon de Saint-Quentin indique que l'église était d'une taille impressionnante et richement décorée. Des fouilles en 1925 et 1927 ont identifié les amorces d'un mur incurvé, vestiges de labside de la collégiale, dans la 3e travée droite du chœur actuel et présentait la même largeur que le vaisseau central du bâtiment gothique[5].

De la collégiale à l'abbaye[modifier | modifier le code]

Richard II de Normandie transforme en 1001 la collégiale en abbaye bénédictine d'hommes et fait appel à sa tête Guillaume de Volpiano, abbé de Saint-Bénigne de Dijon, de l'aider à rétablir une communauté monastique digne de ce nom[4]. Peu après, Volpiano arrivait à Fécamp avec une poignée de moines clunisiens. Grâce au privilège d'exemption, Fécamp devient un centre de réforme monastique en Normandie. Guillaume de Volpiano y crée deux écoles, foyers de renaissance intellectuelle et artistique[4]. Il ne reste rien de cette église, néanmoins il reste des textes ayant survécu à la dispersion de la bibliothèque de l'abbaye de 1789.

Le récit de la construction de la première église donné par Dudon de Saint-Quentin est incontestablement la source la plus connue. Le chanoine décrit l'édifice comme une église à plusieurs tours, faite en pierre et en brique, voûtée ou pourvues d'arcs en deux endroits, blanchie à l'extérieur et peinte à l'intérieur. D'autres sources indiquent qu'un autel dédié au Sauveur se trouvait derrière le maître-autel dédié à la trinité. D'après la chronique de Saint-Bénigne, écrite entre 1058 et 1066, elle placerait le tombeau de Guillaume de Volpiano devant l'autel Saint-Taurin, alors que certains textes comme la vita willelmi le place au centre de l'église; selon d'autres sources encore, le tombeau aurait été situé sous l'église dans une "crypte".

Cependant, des fouilles menés en 1925 confirment par l'intermédiaire de sondages la présence sous les travées deux et trois la présence d'une profonde quantité de remblais constitué de fragment d'enduit peint dans lesquels les fouilleurs virent la confirmation de l'existence des peintures murales mentionnées par Dudon. À partir de ces fouilles et de regroupement de textes, Hans Reinhardt et Etienne Fels puis Annie Renoux arrivèrent à prouver alors que l'autel Saint-Sauveur aurait été situé à l'étage de la construction tandis que l'autel Saint-Taurin et le tombeau de Guillaume de Volpiano étaient situés dans une crypte sous l'église.

L'abbaye est le lieu de célébration en 1002 du mariage d'Æthelred II d'Angleterre avec Emma de Normandie, et du remariage de celle-ci en 1017 avec Knut II de Danemark[7].

Reconstruction[modifier | modifier le code]

À Pâques de l'année 1066, Guillaume le Conquérant installe sa cour à Fécamp après que l'abbé de Fécamp a financé la conquête de l'Angleterre par Guillaume.

Guillaume de Rots, troisième abbé de Fécamp lance entre 1087 et 1099 la reconstruction de l'abbatiale[5]. Il détruit le chœur selon Orderic Vital et l'agrandit en largeur et en longueur et développe la nef. Le déambulatoire ouvrait sur cinq chapelles, alternativement quadrangulaires et semi-circulaire. Il en subsiste aujourd'hui les deux chapelles nord et les deux niveaux inférieurs de l'élévation au nord de la 3e travée droite du chœur. L'élévation du chevet avait 3 niveaux: les grandes arcades, la tribune et les fenêtres hautes avec une coursière[5]. L'agrandissement de la nef a du causé la destruction du massif occidental. Elle est consacrée en 1099[5] pour les uns, en 1106 pour les autres. C'est en 1099 que les corps des ducs Richard sont transférés de sous les gouttières du portail occidental à proximité du grand autel. L'abbatiale est détruite par un incendie en 1168[4], mais le chevet roman est préservé[5].

L'abbaye gothique[modifier | modifier le code]

Une nouvelle église gothique fut alors construite par l'abbé Henri de Sully[8] puis Raoul d'Argences[5]. À la mort d'Henri de Sully en 1187, le projet d'une nef à cinq travées devait être en cours d'achèvement. Raoul d'Argences double le nombre de travées mais ne voit pas son achèvement. Un document attribue la façade à tours et les cinq travées adjacentes à Raoul d'Argences. La dendrochronologie a daté la charpente de la partie occidentale de la nef en 1227/1228[5]. Elle est achevée au XIIIe siècle.

Gilles de Duremont, abbé en 1423, et son sous-prieur claustral Jean de Bouesgue sont signalés comme juges pour la condamnation de Jeanne d'Arc[9].

Installation des Mauristes[modifier | modifier le code]

L'abbaye des Mauristes en 1687

Au XVIIIe siècle, les moines de Saint-Maur s'installent et construisent un nouveau portail.

Pillage de l'abbaye en 1789[modifier | modifier le code]

À la Révolution, le monastère fut totalement dévasté et les derniers religieux partirent peu après.

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

En 1960, un vote est organisé pour savoir si la façade datant du XVIIIe siècle doit être détruite pour mettre au jour la façade du XIIIe siècle.

En 2007, un grand projet de restauration commence qui durera trois ans. La même année voit une grave dégradation sur le tabernacle abritant le Précieux-Sang, la tête de la Vierge présente sur l'acrotère droit étant brisée.


Armoiries de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Blason du Couvent des Religieux de Fécamp (Seine-Maritime).svg

Abbaye de Fécamp:

d'argent à six branches de laurier de sinople, les tiges passées en sautoir, et trois mitres d'or, doublées de gueules, brochantes sur le tout, deux en chef et une en pointe


Couvent des religieux bénédictins de l'abbaye de Fécamp:

d'azur, semé de fleur de lys d'or, à une sainte Trinité dans un tronc ou niche, d'or, doublée de sinople, le Père éternel de carnation, assi, vêtu d'une chape pluviale d'or, la tête couverte d'une tiare, de même, chargé sur la poitrine d'un Saint-Esprit en forme de colombe d'argent, et tenant une croix de sable sur laquelle est attaché le Fils, de carnation, couvert d'argent, et au-dessous deux écussons : l'un à dextre, d'argent, semé de branches d'arbres, de sinople, en pal, et trois mitres d'or, brochantes sur le tout, posées deux et une ; l'autre écusson, à senestre, de gueules, chargé de deux léopards d'or ; et le grand écusson avec une bordure d'azur, chargée de fleurs de lys d'or, les tiges apointées vers le milieu[10].


Le scriptorium[modifier | modifier le code]

Pendant les XIe siècle et XIIe siècle le réveil du monachisme en Normandie doit beaucoup à Guillaume de Volpiano et l'abbaye de Fécamp se place au cœur de cette ère nouvelle de réforme monastique et de l'essor intellectuel qui l'accompagne. Les manuscrits subsistants à Fécamp reflètent l'épanouissement du scriptorium depuis l'époque de l'installation des chanoines en 990, avant l'arrivée de Guillaume de Volpiano, jusqu'à la brusque interruption du travail des copistes au milieu du XIIe siècle. Cette période englobe la conquête de l'Angleterre et les années de contact et d'échange entre les institutions normandes et anglaises[11].

Il existe plus de 90 manuscrits copiés au scriptorium de Fécamp entre 990 et 1150 environ. Ils sont pour la plupart à la Bibliothèque Municipale de Rouen et plus d'une trentaine à la Bibliothèque Nationale de France.

En 1001, Richard Ier, roi d'Angleterre fait appeler des moines clunisiens et Guillaume de Volpiano qui sera abbé de Fécamp jusqu'en 1028. Un autre abbé, Jean d'Alie lui succède et durant les 50 années de son abbatiat, l'abbaye sera le siège d'un renouveau intellectuel et artistique en relation probable avec l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Les donations anglaises de l'abbaye de Fécamp en 1054 montrent que des relations anglo-saxones existaient déjà. Elles se sont amplifiées avec la conquête de l'Angleterre en 1066 par Guillaume le Conquérant et des moines de Fécamp deviennent évêque de la cathédrale de Lincoln, abbés de l'abbaye de Westminster et de l'abbaye de Ramsey, y compris l'intervention direct d'un artiste anglo-saxon qui décore une Bible écrite à Fécamp. L'influence de Westminster apparait dans les décors comme dans le luxe de certains manuscrits.

L'activité du scriptorium diminue ensuite sous l'abbatiat de Guillaume de Rots suivi d'un renouveau avec l'abbé Roger, peut-être en relation avec l'activité des trois centres voisins, l'abbaye de Jumièges, l'abbaye de Préaux et l'abbaye du Bec[12].

La renaissance de la décoration artistique des manuscrits de Fécamp pendant la première moitié du XIIs siècle est le résultat d'une combinaison d'éléments anglo-saxons existants depuis longtemp, les feuilles d'acanthes et l'intérieur des feuilles peuplé de figures humaines et d'animaux variés. La production de cette époque où on constate une intense activité est dominée par Willermus Peccator qui a calligraphié 15 volumes et décoré la moitié de ses textes[11].

L'évolution du style

Deux manuscrits de l'époque des chanoines de la fin du X siècle sont conservés, ils montrent la persistance de l'art carolingien. L'arrivée des moines clunisiens ne montre pas de rupture dans la décoration, ils sont ornées de lettres franco-saxonnes. Jusqu'à la conquête de l'Angleterre, le répertoire ornemental montre peu d'influences insulaires, les éléments végétaux et des volatils apparaissent. Après 1066, l'influence de l'enluminure anglo-saxonnes se manifeste avec éclat. On y trouve des lettres imitées des manuscrits de luxe anglais. Certaines lettres ont un décor typiquement normand d'éléments végétaux peuplés d'animaux. À la fin du XIe siècle, l'activité diminue et il ne reste que deux ou trois manuscrits de cette époque possédant des lettrines décorées qui s'apparentent aux manuscrits offerts par Guillaume de Saint-Calais et on y trouve les mêmes têtes de dragons qu'à la cathédrale de Durham et la cathédrale d'Exeter. Au début du XIIe siècle, un groupe de mauscrits décorés à Fécamp est d'un style un peu différent, sans doute lié à l'abbaye Saint-Pierre de Préaux[12].


Le temporel[modifier | modifier le code]

La vicomté de la mer de l'abbaye de Fécamp

L'abbaye de Fécamp est une abbaye très richement dotée ce qui explique que ses abbés commendataires soient des grands personnages et que le recrutement des ses religieux jusqu'au XVIIe siècle soit majoritairement aristocratique et principalement composé des cadets des familles nobles du Pays de Caux. Elle est exemptée de la juridiction de l'ordinaire et une officialité qui relève de l'abbé siège à Fécamp.

En 990, Richard Ier accorde à l'abbaye les terres de Mondeville, Argences et Saint-Valéry-en-Caux avec leurs dépendances ainsi que Brétennoles et Ingoville. En 1006, Richard II concède le tiers de la pêcherie et deux salines à Arques. En 1025, Richard II confirme les biens donnés par Richard Ier: les ports de mer entre Étigue et Liergaut, les dîmes des salines d'Oudalle, des pêcheries et traits de senne dans les rivières de l'Eure, la Risle et la Seine, la jouissance de tous les ports d'atterrissages entre Vattetot et Saint-Aubin-sur-Mer soit environ 60 km de cotes.

Guillaume le Bâtard confirme la pleine propriété de l'abbaye sur tous les ports de mer situés sur son fief ce qui explique l'institution de la Vicomté de la mer de la Trinité de Fécamp avec les port de Fécamp, Saint-Valéry-en-Caux, Veules, Veulettes, Saint-Pierre-en-Port, Grandes et Petites Dalles, Yport. Elle possède aussi les droits de varech sur les baronnies de Fécamp et Vittefleur.

La Vicomté de la mer assure la défense cotière dès l'origine avec une abbaye fortifiée et sa vocation militaire se poursuit pendant des siècles avec l'obligation de fournir une milice[13].

Les neuf baronnies crées autour des hautes justices représentent un groupement de terres et de dîmes. Au milieu du XVIIe siècle, les biens de la baronnie de Fécamp: 280 ha de terre, Villefleur: 709 ha de bois, 394 ha de terre, Saint-Gervais-les-Rouen (au Nord de Rouen): 28 ha de terre, 8 ha de bois, Fontaine-le-Bourg: 25 ha de terre, Jardin-sur-Dieppe: 42 ha de terre, Aizier à l'Ouest de Pont-Audemer: 4 ha de terre, 81 ha de bois, Hennequeville près de Trouville: 2,5 ha de terre, Argences: 268 ha de terre, 4 ha de bois, Heudebouville près de Gaillon: 60 ha de terre, 25 ha de bois, 6,12 ha de vigne qui donne un vin médiocre pour la consommation des moines et les biens des offices claustraux près de Fécamp et Villefleur: 258 ha de terre, 101 ha de bois.

Autres revenus: dîmes, droits d'hostage et de vandage de poisson dans les ports de Fécamp, Saint-Valéry-en-Caux et Veules, coûtumes des marchés de Fécamp et Villefleur, greffe de Fécamp, prévôté de Saint-Valéry-en-Caux, droits de lods et ventes, treizième et des rentes seigneuriales modestes.

L'abbaye possède 12 prieurés, 8 chapelles, 28 églises dans le diocèse de Rouen, 7 dans le diocèse de Bayeux et une dans le diocèse de Lisieux, le patronage de 43 églises dans le diocèse de Rouen, 15 dans le diocèse d'Évreux, 3 dans le diocèse de Coutances, 7 dans le diocèse de Bayeux, 4 dans le diocèse de Beauvais et une dans le diocèse de Lisieux.

Elle a eu des possessions en Angleterre, notamment dans le Sussex : le manoir de Rameslie, Brede, Bury, Hastings, l'hopital et l'église de Rye, la collégiale de Steyning et Winchelsea[7],[14],[15]


Liste des abbés[modifier | modifier le code]


Architecture[modifier | modifier le code]

L'église de la Trinité de Fécamp, par son ampleur et la richesse des détails de son architecture et de son décor est un des monuments les plus curieux du Moyen Âge français. Sa masse importante avec ses 127 m de longueur est plus vaste que beaucoup de cathédrales. Bien que dans son ensemble elle appartienne au style gothique primitif, on y trouve aussi des parties romanes, des chapelles en gothique fleuri de la fin du XIIIe siècle, une chapelle de la Vierge en gothique flamboyant , qui forme suivant l'usage normand, un édifice indépendant dans le prolongement de l'église, des marbres italiens et des clôtures de la Renaissance, des décorations du XVIIs siècle. Enfin le style Louis XV a laissé sa marque à la façade plaquées contre la nef gothique et surtout dans le chœur, avec des revêtements de marbre garnis d'appliques de bronze doré, l'autel et son baldaquin hardi.

Le style gothique de l'église de Fécamp est encore massif et mal dégagé des habitudes romanes mais va en s'affinant depuis le chœur jusqu'à l'extrémité de la nef, mais il faut insister sur le caractère normand car, au début du XIIIe siècle, les architectes normands après avoir sacrifié au mode gothique de l'Île-de-France auraient commencé à créer le style original qui est devenu le gothique normand[16].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Abbaye de Fécamp
Plan avec phases de construction
Le transept Sud
La tout-lanterne
Porche de la façade Sud

En 990, sur l'oratoire des chanoines, dans le château de son père, le duc Richard Ier érige la collégiale dont des fouilles ont révélé des traces de l'abside autour de laquelle s'est construite l'église actuelle. Les sources font supposer qu'elle avait un massif occidental avec deux tours comme à l'abbaye de Jumièges avec sa première église Saint-Pierre et l'abbatiale Notre-Dame ce qui fait croire que l'église de la Trinité de Fécamp constiturait le point de départ de l'élaboration de la façade normande.

En 1001, le duc Richard II fonde l'abbaye de bénédictins et appelle Guillaume de Volpiano, abbé de Saint Benigne de Dijon. L'église de brique et de pierre a plusieurs tours, est voutée ou pourvue d'arc, blachie à l'extérieur et peinte à l'inntérieur. Des fouilles ont montré des traces de mur arrondi entre les deuxième et troisième travées du chœur et près du bas-côté Nord de la deuxième travée.

Á la fin du XIe siècle, sous le troisième abbé Guillaume de Rots (1079-1107), le chœur est édifié et consacré en 1099. Il reste de cette construction dont l'architecture est proche de celle de l'église Saint-Étienne de Caen: les deux chapelles qui s'ouvrent sur le déambulatoire Nord, les deux niveaux inférieurs au Nord de la travée droite du chœur et les quatre piliers de la troisième travée de la nef[17].Les restes de l'église de Guillaume de Rots encore existants représentent l'état de l'architecture normande à l'époque de la première croisade, les lourds tailloirs des colonnes engagées à profils rudement chanfreinés, les chapiteaux couverts d'ornements géométriques au méplat forment un contraste marqué avec les profils plus savants des colonnettes voisines postérieures à l'incendie de 1168.

Le plan du chœur de cette époque offre un grand intérêt car l'état actuel de l'édifice permet de le reconstituer facilement. Sur le déambulatoire autour du chœur s'ouvrent cinq chapelles rayonnantes, alternativement rondes et carrées dont il reste deux d'entre elles. Dans l'axe, la chapelle de la Vierge a dû prendre la place d'une chapelle ronde. Enfin au Sud, malgré les modifications, on retrouve le plan alterné avec une chapelle carrée puis une abside à cinq pans qui a remplacé la chapelle romane en hémicycle.

Le déambulatoire construit par Guillaume de Rots est l'un des plus ancien que l'on trouve en Normandie. Seul celui de l'abbatiale Notre-Dame de l'abbaye de Jumièges parait plus ancien que celui de la Trinité de Fécamp mais il n'a pas de chapelles rayonnantes. Le chœur de l'église de Fécamp élevé entre 1087 et 1099 est donc le plus ancien exemple connu de l'introduction de ce type architectural en Normandie[16].

À la fin du XIIe siècle, après l'incendie de 1167, l'abbé Henri de Sully reconstruit d'Est en Ouest, les travées droites du chœur en s'inspirant du chevet roman et en gardant l'élévation à trois niveaux. Cette réalisation intègre les évolution du style avec des arcs en tiers-point, des chapiteaux à feuilles d'eau et des voûte sur croisée d'ogives[16]. L'écho du gothique de l'Île-de-France se manifeste dans les construction d'Henri de SULLY. Les tribunes ressemblent à celles de la cathédrale de Lisieux inspirées du modèle français avec des éléments normands comme la coursive et la tour-lanterne du transept, l'emploi d'ogives sur plan barlong à une époque où la voûte sexpartite avait la préférence des maîtres d'œuvres d'Île-de-France. Les travaux durent 50 ans et sont terminés par l'abbé Raoul d'Argences (1190-1219) avec les cinq premières travées de la nef et la façade Ouest. Après 1200, il y a comme une réaction régionale, le style gothique anglo-normand commence à se constituer. Le chœur de l'église Saint-Étienne de Caen et la cathédrale de Rouen en sont les premières manifestations éclatantes dont le chef-d'œuvre est la cathédrale de Coutances.

À Fécamp, ce style est représenté dans les cinq premières travées de la nef élevées par Raoul d'Argences avant 1219. Les piles de la nef accusent ce changement entre la cinquième et la sixième travées. Les deux moitiés de chacune des piles appartiennent à deux campagnes différentes. À l'Est, les tailloirs sont carrés et les bases sont à griffes et à l'Ouest, les tailloirs sont polygonaux, les bases n'ont pas de griffes mais reposent sur des socles circulaires et le profil des piliers est fait de courbes et de contre-courbes[18].

Au milieu du XIIIe siècle, le chœur est transformé après démolition des tribunes et remplacé par des arcades plus élancées pour une élévation à deux niveaux. La chapelle d'axe et les chapelles Sud du chœur sont reconstruites. Tous ces travaux sont effectuer en conservant la voûte et les fenêtres hautes du XIIe siècle. Les chapelles sont terminées par l'abbé Thomas de Saint-Benoît (1297-1307).

Après le milieu du XIXe siècle, la forme générale de l'église ne change plus. La chapelle axiale est reconstruite vers 1500 et la façade Ouest au XVIIIe siècle[17]. La façade démolie en 1747 était très simple avec trois portails couverts entre deux tours carrées dont les souches existent encore, puis une galerie reliant les deux tours et une grande rose dans le pignon de la nef[18].

Description[modifier | modifier le code]

La façade

Elle possède une façade de style classique qui tranche avec le reste du bâtiment. La porte est encadrée par les statues monumentales des ducs de Normandie Richard Ier et Richard II, les deux bienfaiteurs de l'abbaye qui reposent dans l'abbatiale.

La nef

Vue Nort-Est de l'abbatiale
Vue de la nef et du collatéral Nord

La nef est étayée par des contreforts assez massifs et des arcs-boutants.

On découvre à l'intérieur une immense nef à 10 travées et deux collatéraux[5]. L'élévation des voûtes est impressionnante. Les murs sont percés dans leurs niveaux supérieurs de nombreuses baies qui apportent une grande clarté.

L'élévation de la nef se fait sur trois niveaux: des arcades brisées, une tribune qui s'ouvre sur une baie géminée gothique avec une colonne médiane et percée de quadrilobes à redents fleuronnées, des fenêtres hautes avec une coursière percées dans les piédroits des arcs formerets[5].

La croisée de transept et sa tour-lanterne

La tour-lanterne, véritable puits de lumière, s'envole sous voûtes à 40 mètres. À la croisée du transept culmine un haut clocher gothique de 65 mètres de haut.

Jean Vallery-Radot la date du deuxième quart du XIIIe siècle. Le dernier étage comprenant la pièce des cloches a été endommagé en 1460 par la foudre puis restauré[5].

Le transept

Dans le bras sud du transept se trouve un bas-relief connu sous le nom de dormition de la Vierge. À côté, figure un reliquaire abritant le « Pas de l'Ange », trace qu'aurait laissée une créature ailée dans la pierre en 943, à l'occasion de la dédicace d'un précédent sanctuaire[19].

Dans le croisillon nord enfin, figure une horloge astronomique, construite en 1667 par un horloger de Rouen, Antoine Beysse[20]. Elle indique notamment l'amplitude des marées et les phases de la Lune.

Le chevet

Le chœur possède un déambulatoire desservant plusieurs chapelles rayonnantes. Au nord, on trouve les seuls vestiges datant de l'époque romane. Toutes les chapelles furent fermées au début du XVIe siècle par des clôtures finement sculptées. On y découvre plusieurs gisants remarquables, ainsi que le tombeau de Guillaume de Volpiano. La chapelle axiale est consacrée à Notre Dame et date du XVe siècle. Face à elle, adossé au chœur, se situe le tabernacle du Précieux Sang.

Dans le chœur trône le maître-autel Renaissance, précédé par un autre maître-autel à baldaquin, du XVIIIe siècle cette fois. Un beau reliquaire du XIIe siècle y est également visible. Il était autrefois couvert de polychromie.

Dimensions

  • Longueur totale || 127 m
  • Hauteur sous voûtes de la tour-lanterne || 40 m
  • Hauteur extérieure de la tour-lanterne || 65 m

Les vitraux[modifier | modifier le code]

Les vitraux de la chapelle

Dans la chapelle de la Vierge de l'église de la Trinité de Fécamp, on trouve des vitraux du XIIIe siècle, trois figures d'Apôtres sous des niches, accompagnées de grisaille qui sont probablement les plus anciens vitraux normands à personnages isolés. Trois verrières à petites scènes sont d'époque plus récente dont la mieux conservée est une Vie de Sainte Catherine à compartiments trilobés, d'une exécution très menue et gracieuse avec des influences anglaies, picardes ou du Nord de la France.

L'art du XIVe siècle est représenté par trois verrières incomplètes au fond de la chapelle de la Vierge: une Légende de Saint Édouard le Confesseur où on retrouve les sujets du mariage d'Édouard et d'Édith avec leur vœu de chasteté, la reconstruction de l'abbaye de Westminster, les miracles de guérisons, les actes de charité et la bague donnée par le roi à Saint Jean l'Évangéliste. Cet art est proche de l'art du vitrail parisien vers 1300 et des manuscrit comme le Peterborough psalter. La Vie de Saint-Louis des environ de 1310 est incomplète avec onze scènes dont la remise de la couronne d'épines à un évêque, les épisodes de la captivité et de la mort du roi, une autre verrière montre un saint ermite et un lion.

Du XVe siècle une seule très belle verrière subsiste dans la chapelle Saint André avec la Vierge, le Christ, Saint Pierre et Saint Jean l'Évangéliste sous des architectures richement décorées. Le style est des environs de 1450.

Au XVIe siècle, l'œuvre d'Arnoult de Nimègue est présente dans trois verrières hautes du chœur montrant la Trinité, Sainte Suzanne et Saint Taurin, patrons secondaires de l'abbaye qui en garde les reliques. Elles sont de la Renaissance vers 1510-1512 sous l'abbatiat du cardinal Antoine Bohier. Une Trinité incomplète du même artiste se trouve dans la chapelle de la Vierge et d'autres petits panneaux plus récents sont aux armes du cardinal Bohier, du cardinal de Lorraine et de l'archevêque François de Joyeuse.

Des panneaux du XVIIIe siècle sont aux armes de la famille de Becdelièvre[21].


Les sépultures[modifier | modifier le code]

Dans la chapelle des Fonts, dans le bras sud du transept, reposent sous une dalle, les corps des ducs de Normandie Richard Ier de Normandie et Richard II de Normandie.

Selon Arthur de la Borderie, Alain III de Bretagne, petit-fils de Richard Ier, mort à Vimoutiers fut également inhumé en 1040 dans la salle capitulaire de l'Abbaye de Fécamp[22].

Un mémorial est apposé au pilier sud devant le chœur à la mémoire des abbés Philippe du Fossé, 21e abbé (1372-1380), Estold d'Estouteville, 23e abbé (1390-1423) et Jehan de la Haule, 25e abbé (1440-1467), inhumés dans la nef de l'abbatiale.

La chapelle du Sacré-Cœur abrite le mausolée de Guillaume de Volpiano, premier abbé de Fécamp ainsi que du dernier moine de l'abbaye, Dom Louis-Ambroise Blandin (1760-1848)[23].

L'abbatiale abrite également quatre gisants d'abbés de Fécamp: celui de Thomas de Saint-Benoît, 12e abbé (1297-1307) dans la chapelle des Saints-Patrons, de Guillaume de Putot, 11e abbé (1258-1297) et Robert de Putot, 13e abbé (1307-1326) dans la chapelle Saint-Joseph et Richard d'Argences, 7e abbé (1220-1223) dans la chapelle Saint-Nicolas[23].

Les orgues[modifier | modifier le code]

L'orgue

L'abbaye de Fécamp possédait un orgue dès le XIe siècle. L'orgue de tribune a été construit en 1746 pour l'abbaye de Montivilliers et installé dans l'abbatiale de Fécamp en 1803. Il a été entièrement refait par Cavaillé-Coll en 1883[23].

  • construction: Jean-Baptiste Nicolas et Louis Charles Lefebvre (1746)
  • reconstruction: Aristide Cavaillé-Coll (1883)
  • restauration: Mutin (1901), Beuchet (1956), Haerpfer (1984), Jean-Marc Cicchero (1997)[24]
  • claviers: 3 & 1 pédalier


Membres illustres[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Vues extérieure[modifier | modifier le code]

Vues intérieures[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00100659 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Léon Fallue, « Histoire de l'abbbaye de Fécamp », sur books.google (consulté le 17 août 2016).
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Annie Renoux dans Collectif (préf. André Dubuc), Les abbayes de Normandie : Actes du XIIIe siècle congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Rouen, Imprimerie Lecerf, , 354 p., « Le monastère de Fécamp pendant le haut Moyen Âge (VIIe-IXe siècle): quelques données historiques et archéologiques », p. 115-129
  4. a, b, c, d, e et f Valérie Chaix, Les églises romanes de Normandie : Formes et fonctions, Paris, A. et J. Picard, , 360 p. (ISBN 978-2-7084-0913-2), « La Trinité de Fécamp », p. 263-270
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Katrin Brockaus dans Société française d'archéologie, Monuments de Rouen et du pays de Caux, Paris, Société Française d'Archéologie, coll. « Congrès archéologique de France », , 368 p. (ISBN 2-00-090111-5), « Fécamp, ancienne abbatiale de la Trinité: les campagnes des XIIe-XIIIe siècles », p. 57-64
  6. Pierre Bouet et François Neveux, Les évêques normands du XIe siècle : Colloque de Cerisy-la-Salle (30 septembre - 3 octobre 1993), Caen, Presses universitaires de Caen, , 330 p. (ISBN 2-84133-021-4), « Les évêques normands de 985 à 1150 », p. 19-35
  7. a et b Maurice Yvart dans Collectif (préf. André Dubuc), Les abbayes de Normandie : Actes du XIIIe siècle congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Rouen, Imprimerie Lecerf, , 354 p., « Les possessions de Fécamp en Angleterre », p. 317-323
  8. Cécile-Anne Sibout, Le Précieux Sang, une relique vénérée et convoitée dans Études normandes n° 2, 2007, (ISSN 0014-2158), p. 28
  9. Chanoine de Mathan dans Collectif (préf. André Dubuc), Les abbayes de Normandie : Actes du XIIIe siècle congrès des sociétés historiques et archéologiques de Normandie, Rouen, Imprimerie Lecerf, , 354 p., « Deux abbayes voisines: Fécamp et Valmont », p. 307-313
  10. Charles D'Hozier, Armorial général, XXI, Normandie, Rouen, p. 224 et 233
  11. a et b Betty Branchi, « Willermus Peccator et les manuscrits de Fécamp (1100-1150) », Cahiers de civilisation médiévale, vol. 26, no 103,‎ , p. 195-208.
  12. a et b Pierre Bouet et Claude Coupry, Manuscrits et enluminures dans le monde normand : Les pigments utilisés pour l'enluminure à Fécamp, Presses universitaires de Caen, 231 p. (ISBN 2-84133-257-8), p. 69-71
  13. Joachim Darsel, « L'Amirauté de Normandie - III Amirauté de Fécamp », Annales de Normandie, vol. 20, no 2,‎ , p. 85-117.
  14. Leroux de Lincy, « Essai historique et littéraire sur l'abbaye de Fécamp », sur books google,‎ (consulté le 23 août 2016)
  15. G. Le Normand, « Le temporel et les revenus de l'abbaye de Fécamp pendant le XVIIe et le XVIIIe siècles », Annales de Normansie, vol. 15, no 4,‎ , p. 525-549.
  16. a, b et c Louis Bréhier et André-Paul Leroux, « L'église abbatiale de Fécamp; L'abbatiale de Fécamp vue par un artisan », Le Journal des Savants,‎ , p. 252-260.
  17. a et b Katrin Brockhaus, « La génèse architecturale de l'église de Fécamp », sur Université de Caen (consulté le 18 août 2016)
  18. a et b Louis Bréhier et André-Paul Leroux, « L'église abbatiale de Fécamp; L'abbatiale de Fécamp vue par un artisan », Le Journal des Savants,‎ , p. 306-315.
  19. Cécile-Anne Sibout, Le Précieux Sang, une relique vénérée et convoitée dans Études normandes n°2, 2007, (ISSN 0014-2158), p.30
  20. L'horloge de la Sainte-Trinité à Fécamp, par l'abbé Georges Decressain, Revue chronométrique, n°512, mai 1899
  21. Louis Grodecki, « Les vitraux de la Trinité de Fécamp », Bulletin Monumental, vol. 123, no 1,‎ , p. 86-88.
  22. Arthur de la Borderie Histoire de Bretagne Tome 3, Joseph Floch imprimeur éditeur Mayenne 1975, p. 13
  23. a, b et c « Abbatiale de la Sainte-Trinité » dans Visite des églises de Fécamp, Éditions du Signe, 2005, (ISBN 2-7468-1627-X), p. 3-16.
  24. Orgue de tribune de l'abbatiale de Fécamp