Bussière-Badil

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Bussière-Badil
Bussière-Badil
Le bourg et l'église de Bussière-Badil.
Blason de Bussière-Badil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Nontron
Canton Périgord vert nontronnais
Intercommunalité Communauté de communes du Périgord Nontronnais
Maire
Mandat
Jean-Jacques Lavallade
2014-2020
Code postal 24360
Code commune 24071
Démographie
Gentilé Bussiérois
Population
municipale
400 hab. (2016 en diminution de 13,98 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 09″ nord, 0° 36′ 22″ est
Altitude Min. 125 m
Max. 292 m
Superficie 19,86 km2
Localisation

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Bussière-Badil est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Bussière-Badil.

Elle est intégrée au parc naturel régional Périgord-Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Tardoire en limites de Bussière-Badil (à gauche) et d'Écuras.

Tout au nord du département de la Dordogne, dans le parc naturel régional Périgord-Limousin, en Périgord vert, la commune de Bussière-Badil est limitrophe du département de la Charente. Le territoire communal est bordé au nord-ouest par la Tardoire et arrosé par deux de ses affluents, le Trieux et le Banaret. Au-sud-est, le ruisseau de l'Étang d'Assat, affluent du Bandiat, marque la limite communale.

L'altitude minimale, 125 ou 127 mètres[Note 1], se trouve à l'extrême ouest, là où la Tardoire quitte la commune pour servir de limite entre celles d'Eymouthiers et d'Écuras, en Charente. L'altitude maximale avec 292 mètres est localisée dans le sud, au sud-ouest du lieu-dit la Tuilerie.

Arrosé par le Banaret et à l'intersection des routes départementales (RD) 3, 90, 90E1 et 91E1, le bourg de Bussière-Badil se situe, en distances orthodromiques, huit kilomètres à l'est-sud-est de Montbron et quatorze kilomètres au nord-nord-ouest de Nontron.

Le territoire communal est également desservi au sud par la RD 91 et traversé d'est en ouest, sur environ six kilomètres, par le sentier de grande randonnée GR 4 .

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de sept communes dont deux dans le département de la Charente.

Communes limitrophes de Bussière-Badil
Écuras
(Charente)
Busserolles
Eymouthiers
(Charente)
Bussière-Badil
Soudat,
Teyjat
Étouars Saint-Estèphe

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Bussière : du latin buxus, buis, avec le suffixe -aria, « endroit planté de buis » [1],[2]. Selon les époux Fénié, qui ne citent pas spécifiquement Bussière-Badil, le buis pousse sur un sol calcaire ou indique une occupation ancienne, notamment, en Limousin, des sites archéologiques gallo-romains [3].
  • Badil vient d'un nom de personne d'origine germanique, Baidilo[2]

.

En occitan, la commune porte le nom de Bussiera Badiu[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier prieuré sur l'actuelle commune fut fondé vers 768 par les Bénédictins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Bussière-Badil est rattachée au canton de Bussière-Badil qui dépend du district de Nontron jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Nontron[5].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[6]. La commune est alors rattachée au canton du Périgord vert nontronnais.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Bussière-Badil intègre dès sa création la communauté de communes du Périgord vert granitique. Celle-ci est dissoute au et remplacée au par la communauté de communes du Haut-Périgord. Au , celle-ci fusionne avec la communauté de communes du Périgord vert nontronnais pour former la communauté de communes du Périgord Nontronnais.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie en 2014.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1958 ? Anatole Vigneron SFIO Propriétaire exploitant agricole
         
1983 2000 Bernard Chambras[Note 2] PS  
2000 2002 Martine Chabot[Note 3] MSE  
2003 novembre 2007 Bernard Chambras[Note 4] PS  
mars 2008 avril 2014 Jean-Pierre Terrefond DVG Ouvrier
avril 2014[7] En cours Jean-Jacques Lavallade DVD Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Bussière-Badil sont appelés les Bussiérois(es).

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 400 habitants[Note 5], en diminution de 13,98 % par rapport à 2011 (Dordogne : -0,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3091 2301 0371 2531 1911 3471 3761 3301 352
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3521 2931 3161 3221 3641 3631 4101 3231 318
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2561 2101 1731 0501 024910845755692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
645584595540530523517468402
2016 - - - - - - - -
400--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2013, Bussière-Badil est organisée en regroupement pédagogique intercommunal[11] (RPI) avec les communes de Busserolles et Varaignes au niveau des classes de primaire. La commune se charge du cours préparatoire. Les classes de cours élémentaire s'effectuent à Varaignes et celles de cours moyen à Busserolles.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La Foire des potiers de Bussière-Badil en 2012.

La Foire des potiers, dont c'est la 43e édition en 2019[12], rassemble chaque année sur quatre jours, du jeudi de l'Ascension jusqu'au dimanche suivant, des dizaines d'artisans potiers ou céramistes[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015[14], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 138 personnes, soit 34,3 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (vingt-quatre) a augmenté par rapport à 2010 (quatorze) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 17,4 %.

Établissements[modifier | modifier le code]

Au , la commune compte cinquante-sept établissements[15], dont vingt-sept au niveau des commerces, transports ou services, treize dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, sept relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, cinq dans la construction, et cinq dans l'industrie[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune fait partie du parc naturel régional Périgord-Limousin[21] depuis la création de celui-ci en 1998[22], adhésion renouvelée en 2011[23].

Au nord et à l'ouest du territoire communal, les vallées de la Tardoire et de ses affluents, le Trieux et le Banaret, sont protégées au titre de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I « Vallées du réseau hydrographique de la Tardoire et du Trieux » dont la flore est constituée de près d'une quarantaine d'espèces de plantes, dont quatre sont considérées comme déterminantes : l'adoxe musquée, ou moscatelline, ou muscatelle (Adoxa moschatellina), la corydale à bulbe plein (Corydalis solida), l'isopyre faux-pigamon (Isopyrum thalictroides) et la jacinthe des bois, ou jacinthe sauvage (Hyacinthoides non-scripta)[24],[25].

Au sud-est, la vallée du ruisseau de l'étang d'Assat fait partie d'une autre ZNIEFF de type I « Vallées du réseau hydrographique du Bandiat », également remarquable pour sa flore constituée de près d'une centaine d'espèces de plantes, dont deux sont déterminantes : l'aigremoine élevée, ou aigremoine odorante (Agrimonia procera) et à nouveau la jacinthe des bois, ou jacinthe sauvage (Hyacinthoides non-scripta)[26],[27].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Bussière-Badil

Les armes de Bussière-Badil se blasonnent ainsi : « Parti, au 1er, d'azur à trois tours d'argent ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, au 2nd d'or à la poële de sable, la queue en pointe. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Deux données contradictoires selon le Géoportail : 127 mètres sur la carte et 125 pour la boîte « Communes ».
  2. Bernard Chambras, maire de 1983 à 2000, était directeur du cabinet de Bernard Bioulac en 1992 durant l'affaire du comité d'expansion du département de la Dordogne. Source : La faillite d'un comité d'expansion économique entraîne-t-elle la responsabilité du département qui l'a créé ?. Après avoir purgé ses deux années d'inéligibilité, il est réélu maire en 2003 à la faveur de la démission de Martine Chabot. Il reste maire de la commune jusqu'à son décès en novembre 2007.
  3. Démissionnaire.
  4. Décédé en fonctions.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des Noms de Lieux en France, Librairie Guénégaud, réédition 1984
  2. a et b Chantal Tanet, Tristan Hordé, Dictionnaire des Noms de Lieux du Périgord, p. 77, éditions Fanlac, Périgueux, 2000
  3. Bénédicte Boyrie-Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie des Pays Occitans, éditions Sud-Ouest, 2007
  4. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 12 février 2014.
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 11 juin 2015).
  7. À Bussière-Badil, Sud Ouest édition Périgueux du 10 avril 2014, p. 20.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. École élémentaire publique à Bussière-Badil sur le site de l'académie de Bordeaux, consulté le 2 août 2013.
  12. « Le marché céramique », Sud Ouest édition Dordogne, 29 mai 2019, p. 11.
  13. « Les potiers de retour au village », Sud Ouest édition Périgueux, 16 mai 2012.
  14. Dossier complet - Commune de Bussière-Badil (24071) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 23 août 2018.
  15. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 23 août 2018).
  16. Dossier complet - Commune de Bussière-Badil (24071) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 23 août 2018.
  17. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 57.
  18. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 31.
  19. « Église », notice no PA00082425, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 3 août 2014.
  20. Maison forte de Belleville à Bussière-Badil
  21. Parc Naturel Régional Périgord - Limousin, DREAL Aquitaine, consultée le 4 mai 2019.
  22. Décret 98-150 du 9 mars 1998 sur Légifrance, consulté le 5 mai 2019.
  23. Décret 2011-998 du 24 août 2011 sur Légifrance, consulté le 5 mai 2019.
  24. [PDF] Vallées du réseau hydrographique de la Tardoire et du Trieux, INPN, consulté le 5 mai 2019.
  25. Carte de localisation de la ZNIEFF 720012831, INPN, consulté le 5 mai 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1.
  26. [PDF] Vallées du réseau hydrographique du Bandiat, INPN, consulté le 5 mai 2019.
  27. Carte de localisation de la ZNIEFF 720012830, INPN, consulté le 5 mai 2019. Afin de visualiser correctement la zone par rapport aux limites communales, cliquer en haut à gauche sur le globe terrestre bleu, descendre la valeur de la couche « Métropole : ZNIEFF1 » à 0 et augmenter l'opacité de la couche « Cartes IGN » à 1.