Châteauneuf-sur-Charente

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Châteauneuf-sur-Charente
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Châteauneuf-sur-Charente
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Châteauneuf-sur-Charente
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Châteauneuf
Maire
Mandat
Jean-Louis Levesque
2014-2020
Code postal 16120
Code commune 16090
Démographie
Gentilé Castelnoviens
Population
municipale
3 432 hab. (2012)
Densité 143 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 58″ N 0° 03′ 09″ O / 45.5994, -0.052545° 35′ 58″ Nord 0° 03′ 09″ Ouest / 45.5994, -0.0525  
Altitude Min. 16 m – Max. 99 m
Superficie 24,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte administrative de la Charente
City locator 14.svg
Châteauneuf-sur-Charente

Géolocalisation sur la carte : Charente

Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Châteauneuf-sur-Charente

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Châteauneuf-sur-Charente

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Châteauneuf-sur-Charente
Liens
Site web www.chateauneufsurcharente.fr

Châteauneuf-sur-Charente est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Castelnoviens et les Castelnoviennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Au cœur de la région du cognac et du pineau, Châteauneuf est située entre Angoulême (préfecture) et Cognac (sous-préfecture).

Située au bord de la Charente entre Angoulême et Jarnac, Châteauneuf, chef-lieu de canton, est à 17 km à l'ouest et en aval d'Angoulême et 24 km à l'est de Cognac. Elle est aussi à 13 km au sud-est et en amont de Jarnac, 9 km au sud d'Hiersac, 15 km de Blanzac, 16 km de Barbezieux, 20 km de Rouillac, 21 km d'Archiac[2].

Châteauneuf est à un carrefour important de routes départementales :

  • La D 699 entre Angoulême et Jonzac par Nersac et Archiac la traverse d'est en ouest. Elle permet d'aller aussi vers Pons après Archiac.
  • La D 14 de Baignes à Rouillac par Barbezieux et Hiersac traverse la commune du nord au sud, ainsi que la Charente par un pont en pierre. La D 14 rejoint la N 10 au sud en direction de Bordeaux à Pont-à-Brac (commune de Nonaville). C'était la route de la Poste entre Paris et Bordeaux avant 1760[3].
  • La D 10 de Cognac à Aubeterre par Saint-Même-les-Carrières et Blanzac longe la rive gauche de la Charente et traverse la N 10 à Pétignac (commune de Jurignac).
  • La D 22, route de Jarnac à Villebois-Lavalette par Vibrac longe la Charente sur la rive droite et coupe aussi la N 10; mais la D 42 permet d'aller rapidement à Angoulême par l'échangeur de Roullet-Saint-Estèphe.
  • Enfin un réseau routier secondaire dessert aussi les communes voisines[4].

La ligne ferroviaire Angoulême - Saintes traverse la commune en longeant la Charente, et Châteauneuf y possède une gare SNCF. Elle est desservie plusieurs fois par jour par des TER à destination d'Angoulême, Cognac, Saintes et Royan.

Châteauneuf possède aussi une halte fluviale pour les péniches de location.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte aux alentours de nombreux hameaux, comme, sur la rive droite : Saint-Surin, Pellegeais, les Coupeaux, la Coutardière, et sur la rive gauche, les Peyronnets, les Jobits, le Gré, le Grand Gaudy, Longeville, le Bois Durand, le Grand Bourgloux, chez Merlet, Haute Roche, Chassors, etc. ainsi que des fermes et des lotissements plus récents[4]

Le hameau de Saint-Surin a été rattaché au territoire de la commune en 1858[5].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Châteauneuf
Angeac-Charente Saint-Simeux Mosnac
Bouteville Châteauneuf Roullet-Saint-Estèphe
Éraville Birac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune occupe le calcaire du Bassin aquitain comme les trois quarts ouest du département de la Charente, et se trouve sur la limite entre le Jurassique au nord et le Crétacé au sud.

Le Jurassique supérieur occupe une zone minuscule en bordure de la vallée de la Charente au nord de la commune et sur les deux rives (Boisragon et Pellegeais). Il s'agit du Purbeckien, marne riche en argile et en gypse de la fin du Jurassique mordant sur la période du Crétacé inférieur, et amorçant la zone du Pays Bas située plus à l'ouest.

Le Crétacé supérieur[Note 1] s'étage entre le Cénomanien au nord et dans les parties basses, et le Coniacien sur les hauteurs au sud et à l'ouest.

Du nord-est au sud-ouest, deux cuestas successives très proches l'une de l'autre forment un palier intermédiaire. La première sépare le Turonien inférieur du Turonien supérieur (calcaire plus dur, appelé aussi Angoumien), et forme le bord sud de la vallée de la Charente. On retrouve cet escarpement vers l'est en direction de Claix, La Couronne et le plateau d'Angoulême, et vers l'ouest en direction de Saint-Même-les-Carrières. La deuxième cuesta, plus haute, est dans le Campanien et va vers l'ouest en direction de Bouteville et Segonzac, et vers l'est en direction de Jurignac, Plassac-Rouffiac et Villebois-Lavalette. Mais le territoire communal s'arrête à ce premier palier et au Coniacien.

L'Angoumien a été exploité par des carrières de pierre de taille souterraines, souvent reconverties en champignonnières, ou à ciel ouvert (Peuroty, Haute Roche, la Combette...).

La vallée de la Charente est occupée par des alluvions du Quaternaire. Ces alluvions sont récentes pour la partie inondable, et plus anciennes sur de basses terrasses, au nord et à l'est de la commune (La Patte d'Oie - Saint-Surin et les Peyronnets)[6],[7],[8].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le point culminant de la commune est à une altitude de 99 m, situé sur la limite ouest; les altitudes dans les parties sud et ouest de la commune dépassent souvent les 90 m d'altitude, ce qui correspond au plateau au sommet de la première cuesta. Au sud-est de la commune, les plateaux sont légèrement plus bas et sont à environ 70 m d'altitude. Le point le plus bas de la commune est à 16 m, situé le long de la Charente sur la limite nord. La ville est construite essentiellement sur la rive gauche de la Charente, qui est la rive concave d'un grand méandre, et son altitude est d'environ 30 m[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Charente, en aval d'Angoulême et en amont de Jarnac, fleuve qui forme un grand méandre.

La Noue est un petit bras de la Charente situé sur la rive droite du méandre. La Vélude, ruisseau venant de Saint-Estèphe et affluent de la Charente sur sa rive gauche, limite la commune au nord-est. Deux autres petits affluents prenant naissance dans la commune au pied de la cuesta traversent la ville avant de se jeter dans la Charente. On trouve aussi quelques fontaines et lavoirs, comme la Font qui pisse au pied de Haute Roche[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique aquitain et semblable à celui de la ville de Cognac où est située la station météorologique départementale.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,7
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[9].
Article connexe : Climat de la Charente.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes attestées sont Castelli Novi en 1147[10], Castrum novum en 1144, Castronovo en 1245[11], Chasteauneuf, Chasteauneuf sur Charente au XVIe siècle[12].

Avant le XIe siècle, Châteauneuf s'est d'abord appelée Bardevilla[13] (ou Berdeville selon Corlieu XVIe siècle[12],[14],[Note 2]), avant de devenir Châteauneuf du fait de la construction d'un nouveau château au XIIe siècle, d'où son nom le château neuf[15].

L'origine du nom de Bardeville remonterait à un personnage franc Bardo auquel est apposé le suffixe -villa, ce qui correspondrait à Bardone villa, ou « domaine de Bardo »[16]. Les noms en -ville en Charente, fréquents entre Barbezieux et Châteauneuf, seraient issus des implantations franques après le VIe siècle en Aquitaine, comme au sud-est de Toulouse[17].

Pendant la Révolution, la commune de Châteauneuf s'est appelée provisoirement Val-Charente[5], tandis que celle de Saint-Surin s'est appelée Surin-Charente[18].

La commune, nommée Châteauneuf en 1793, est devenue officiellement Châteauneuf-sur-Charente en 1891[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Un habitat préhistorique est attesté[19]. Le site de Fontaury correspond à Homo sapiens[20]. La grotte à Melon est un site Moustérien[21].

Grâce à l'archéologie aérienne, des vestiges d'enceintes ou de fossés protohistoriques ont aussi été trouvés sur la commune[22].

Époque romaine[modifier | modifier le code]

On observe également une présence romaine. La voie romaine entre Saintes et Périgueux passe d'ailleurs sur les coteaux voisins en limite sud de la commune, son emprise étant toujours utilisée et nommée le chemin Boisné.

Quelques vestiges romains ont été trouvés principalement sur la rive droite, près de Saint-Surin. Un cimetière de guerriers antique (probablement franc ou mérovingien) a été trouvé au Gré[23],[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le premier château, sur l'île de la Fuie (appelée aussi Calais), une île de la Charente, existait déjà probablement du temps de Clovis et fut incendié vers 1081[24] . Sa situation lui permettait de contrôler la navigation sur le fleuve et probablement son franchissement par un gué ou peut-être un premier pont. Il s'agissait certainement d'un fortin primitif, en bois, du type de la motte castrale. Après l'incendie, un nouveau château fut construit, en pierre, sur le coteau voisin en rive gauche de la Charente, dominant le site initial, d'où le nom de « chasteau neuf »[23].

Le site même où s'étend la ville permet de comprendre pourquoi il fut choisi par ses premiers occupants : présence d'une île sur la Charente, facilitant le passage à gué, permettant d'établir un ouvrage défensif ; falaises à proximité, offrant peut-être un refuge et plus certainement la possiblité d'exploiter des carrières d'une pierre aisée à tailler ; terres cultivables riches, dans la vallée de la Charente. La ville même était probablement fortifiée, plusieurs documents mentionnant la présence de portes[Note 3], douves et fossés, mais pas de remparts[Note 4]. Il n'en reste plus trace de nos jours, pas plus que du château dont les derniers vestiges sont incorporés à l'urbanisation actuelle.

Pendant longtemps, Châteauneuf offrira le seul pont en pierre sur la Charente entre Cognac et Angoulême, ce qui en fera une place forte convoitée.

Châteauneuf appartient tout d'abord aux Taillefer, comtes d'Angoulême. Le comte d'Angoulême vend les terres en 1098.

Au XIIe siècle, profitant de l'absence du comte d'Angoulême, Guillaume Taillefer, les seigneurs d'Archiac, Cognac et Jarnac avaient formé contre lui une ligne puissante et le seigneur de Jarnac était venu mettre le siège devant Châteauneuf. Dès son retour, le comte d'Angoulême défit le seigneur et le fit prisonnier[23].

Châteauneuf reviendra aux comtes d'Angoulême en 1242, grâce à son rachat par Isabelle Taillefer mariée à Hugues X de Lusignan, qui donneront la seigneurerie à un de leurs cadets, Geoffroy de Lusignan. De ce dernier viennent le blason de la ville et sa devise « Qui craint moins la mort que les lions »[25].

Ultérieurement, la seigneurie de Châteauneuf passa à Jean d'Eslion, sieur d'Arlay, puis à Amaury et à Guillaume de Craon, seigneurs de Jarnac, et enfin à Guy VIII de la Rochefoucauld, qui l'acheta à Guillaume de Craon dont il était le gendre, ayant épousé sa fille Marguerite.

Guerre de Cent Ans[modifier | modifier le code]

Le traité de Brétigny, signé en 1360, rétrocéda Châteauneuf aux Anglais comme tout l'Angoumois[Note 5]. Ils l'occupèrent pendant 20 ans. C'était la guerre de Cent Ans, qui fera des ravages en Angoumois et Saintonge. Les Anglais privilégiaient cette place à cause de son pont. En 1376 le duc de Berry, après avoir pris Merpins, vint assiéger Châteauneuf qui se défendit vigoureusement appuyé par la garnison anglaise du château de Bouteville. Le siège dura quatre ans, le roi Charles V vint diriger les opérations en personne et Châteauneuf dut capituler.

La paix revenue, le bon comte Jean vint souvent résider à Châteauneuf, à Chassors où il se rendait à pied[23],[Note 6].

La seigneurie fut donnée en apanage à Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI ; son petit-fils Charles, père de François Ier, mourut à Châteauneuf le 1er janvier 1496. Sa veuve, Louise de Savoie, duchesse d'Angoulême, conserva cette seigneurie jusqu'à son décès le 22 septembre 1531. Temporairement possédée par Philippe Chabot, amiral de France, la seigneurie de Châteauneuf passa ensuite à la couronne au milieu du XVIe siècle.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Guerres de religion[modifier | modifier le code]

Châteauneuf eut à souffrir des guerres de religion, et fut occupée tour à tour par les deux partis en guerre.

L'église Saint-Pierre sera à nouveau endommagée lors des révoltes contre la gabelle de 1555 à 1560 et lors des guerres de religion.

Par la suite, les rois de France engagèrent la seigneurie à divers seigneurs, Châteauneuf passant ainsi successivement, aux sieurs de Rochechouart, puis de Mortemart, au duc d'Épernon, au maréchal de Navailles, à la marquise de Courcillon, aux marquis de Brunoy…

Enfin le comte d'Artois reprit la seigneurie en 1777, à titre d'apanage, et la conserva jusqu'à la Révolution.

Le 16 août 1768, un énorme orage causa la mort de huit personnes[23].

Chemin de la Poste[modifier | modifier le code]

Châteauneuf était sur la route de Paris à Bordeaux, appelée route de la Poste[26],[Note 7]. Celle-ci était en ligne droite entre Chaunay et Barbezieux par Villefagnan, Aigre, Saint-Cybardeaux, Châteauneuf et Pont-à-Brac, avant qu'elle ne soit déviée au XVIIIe siècle pour desservir Angoulême par Turgot, intendant de la généralité de Limoges. Elle traversait la Charente à Châteauneuf[27],[28].

Du XVIIIe au XXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1813 la ville a souffert des inondations[29].

L'architecte diocésain Paul Abadie fut l'artisan de la restauration de l'église Saint-Pierre, en deux campagnes, 1846-1850 et 1858-1861.

À la fin du XIXe siècle, Châteauneuf bénéficia de l'arrivée du chemin de fer avec l'ouverture de la ligne d'Angoulême à Saintes en 1867 (ce qui supplantera son trafic fluvial), et de Châteauneuf à Barbezieux en 1872, prolongée vers Bordeaux en 1907.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Châteauneuf-sur-Charente 2.svg

Blasonnement : Burelé d'or et d'azur, au lion contourné d'argent brochant sur le tout.

Blason Châteauneuf-sur-Charente 1.svg

Les armoiries originelles sont : burelé d'argent et d'azur, au lion contourné de gueules brochant sur le tout, qui étaient celles de Geoffroy de Lusignan. Au XXe siècle, la municipalité semble avoir désiré en modifier les couleurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 1995 René Caille PS  
1995 2001 Jacques Bobe UDF puis
UMP
Député
Président du Conseil Général
2001 2014 Gérard Castaing UMP Artisan retraité
2014 en cours Jean-Louis Lévesque DVG Médecin
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 432 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 8],[Note 9].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
2 156 2 184 2 153 2 277 2 346 2 336 2 739 3 030 3 034
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 565 3 541 3 750 3 774 3 204 3 174 2 888 2 783 2 870
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 996 3 025 2 808 2 876 3 020 2 975 3 002 3 015 3 285
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 -
3 475 3 500 3 554 3 522 3 422 3 434 3 413 3 432 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[30].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Châteauneuf-sur-Charente en 2007 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,0 
90  ans ou +
4,1 
10,2 
75 à 89 ans
18,4 
15,3 
60 à 74 ans
16,0 
21,2 
45 à 59 ans
18,8 
20,4 
30 à 44 ans
17,5 
14,9 
15 à 29 ans
11,9 
16,9 
0 à 14 ans
13,1 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[32].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège d'enseignement secondaire Maurice-Genevoix regroupe 400 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 17 classes[33].

Châteauneuf possède une école élémentaire, Marcelle-Nadaud, comprenant neuf classes, ainsi qu'une école maternelle, Marie-Curie[34].

De plus, il existe une école primaire privée sous contrat, l'école Sainte-Marthe, accueillant 120 élèves[35].

Sports et équipements[modifier | modifier le code]

  • Piscine municipale.
  • Terrain de Tennis.
  • Dojo.
  • Salle de Musculation et de basket.
  • Skate Park.
  • Salle des fêtes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Pierre est remarquable par sa statuaire et en particulier le cavalier du frontispice, qui représente le 1er empereur romain chrétien, Constantin, écrasant le paganisme. Cette statue symbolise la victoire de la chrétienté sur le paganisme, matérialisée par l'édification de l'église, puisque celle-ci fut construite sur un ancien lieu de culte païen.

Elle est également remarquable par sa haute façade de 24 mètres, divisée en 3 parties verticales et 3 parties horizontales, elle est considérée comme une des plus belles façades de Charente. De 1846 à 1860, l'architecte Paul Abadie entreprit la restauration de l'église. Les remarquables pentures, les ferrures, les heurtoirs du portail ainsi que la ferronnerie des deux portes vitrées donnant accès à l'église ont été réalisés en 1851 par le ferronnier d'art Pierre Boulanger[36]. L'église est en partie romane (XIIe siècle), en partie gothique avec un clocher gothique (XVe siècle).

L'église cache un détail amusant, un escargot sculpté en haut-relief, à l'extrémité de la nef, côté autel. L'escargot petit-gris est un symbole charentais, censé à la fois représenter le caractère des habitants, discrets, pacifiques, peu enclins à s'exciter, un brin casaniers, et montrer leur attachement à cet animal, sous l'angle culinaire. Les Castelnoviens aiment à montrer cette "cagouille" à leurs hôtes. Sa recherche occupe les enfants lors de la visite du monument.

L'église Saint-Pierre était un ancien prieuré bénédictin de l'abbaye de Bassac.

Elle est classée monument historique depuis 1862[37],[38].

Église Saint-Pierre
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l'église Saint-Pierre.

Église de Saint Surin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Surin

Dans les années 700-800, c'est-à-dire à l'époque où régnèrent Pépin le Bref puis Charlemagne, les bergers qui demeuraient en colonies dans le secteur élevèrent une église. La petite église de Saint-Surin, désaffectée et vendue au moment où elle allait être inscrite au nombre des monuments historiques, remonte au huitième ou neuvième siècle. Elle a été simplement surélevée et voûtée au onzième siècle.

Elle a été donnée à l'abbaye Saint-Florent de Saumur par l'évêque Girard II en 1114.

Elle est le type authentique et absolument conservé de la plupart des édifices religieux postérieurs de la vallée de la Charente... Sans entretien, la petite église se détériore au fil du temps, mais en 1982, une association naît pour la restauration de l'église.

Elle est inscrite monument historique depuis 1925[39].

Temple[modifier | modifier le code]

Le temple protestant est situé rue du Temple.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le manoir ou logis de Berdeville, à côté de l'église, et qui présente quelques éléments de fortification, ne doit pas être confondu avec le château qui donna son nom à la commune, lequel a disparu : ce manoir fut probablement construit au XVe siècle par la famille Bompart, qui n'étaient pas les seigneurs du lieu. Il fut profondément remanié par la suite et abrite aujourd'hui l'hôpital. Il fait face à l'église, formant avec elle un ensemble pittoresque.

Châteauneuf disposait d'un pont médiéval sur la Charente, qui fut longtemps le seul pont de pierre sur le fleuve entre Cognac et Angoulême. Il avait une grande importance : il a été gardé par les Anglais par le traité de Brétigny (1360) et repris en 1380 (la même bataille provoqua la destruction partielle de l'église). Ce pont a malheureusement souffert de la sécheresse de 1976 : le très bas niveau de l'eau dans la Charente a mis à sec les fondations sur pilotis de bois, qui ne se conservent parfaitement qu'à condition de ne pas entrer en contact avec l'air. Ceci a provoqué l'effondrement partiel d'une pile du pont. La décision a été prise alors de démolir l'ouvrage, et de le remplacer par un pont en béton, d'un gabarit plus important. Le site y a perdu beaucoup de son charme, mais la circulation sur la Charente en a été améliorée. Pendant les travaux, les usagers ont traversé la Charente sur un pont militaire provisoire.

L'Hôtel de Ville, qui fut aussi tribunal et prison, dispose d'une architecture néoclassique rare dans la région, avec colonnes, fronton, et escalier monumental.

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

  • Près du terrain de camping, une petite plage de sable fin au bord de la Charente offre aux promeneurs un moment de détente et une jolie vue sur l'île Mattard. Le Bain des Dames propose des jeux et un "pré" pour les enfants (tables de tennis, ballons, buvette l'été...).
  • De belles falaises sont également présentes à l'entrée de la ville, lieu où virent le jour les premiers habitants de cette ville, au néolithique, et qui offrent un superbe panorama. Il faut notamment se rendre au site de la Font Qui Pisse (falaises calcaires, plusieurs grottes, site d'escalade...).
  • On peut également se rendre sur deux petites îles, les îles de la Fuie, qui servent d'embarcadère pour le tourisme fluvial, et où viennent généralement s'ébattre cygnes et canards...
  • les environs de Châteauneuf comportent maints sites pittoresques et de beaux panoramas sur les basses collines de la Charente et sur le fleuve ; c'est un pays au climat agréable, une terre douce à vivre qui n'est pas sans évoquer, parfois, la Provence ou la Toscane. Vigne, figuier, amandier, chêne-vert... émaillent le paysage où l'on voit dépasser les clochers de très anciennes églises romanes ou les toits de maisons de viticulteurs.
  • Le GR 4 qui va de Royan à Grasse traverse la commune et le fleuve.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Ernest Antoine Emmanuel Monis (1846-1929), né à Châteauneuf. Avocat, député, sénateur de Gironde, président du Sénat, ministre de la Justice.
  • Jules Martin-Buchey (1850-1918), né et habitant à Châteauneuf, ancien professeur d'histoire auteur de La géographie historique et communale de la Charente
  • Gérard Simonnot, ancien coureur cycliste né à Châteauneuf en 1953.
  • François Gabart, skipper né en 1983, a vécu à Châteauneuf.
  • Didier Lebaud, ancien coureur cycliste (Tour de France 1979 - 1981) né à Châteauneuf en 1954.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il n'y a pas véritablement de Crétacé inférieur dans le nord et l'est du Bassin aquitain. Le Crétacé supérieur est directement en contact avec le Jurassique supérieur.
  2. L'historien local François de Corlieu l'a traduit du latin depuis une charte de la fondation de l'église de Châteauneuf.
  3. Il y avait trois portes : la porte du Pont, la porte du Plaineau à l'est, et le Pourtal de la Ville, à l'ouest (réf. Martin-Buchey).
  4. Châteauneuf avait le statut de ville, comme Barbezieux, terme réservé au Moyen Âge à une bourgade ceinte de murailles.
  5. Les Anglais avaient conservé la Saintonge au sud de la Charente (Saintes, Barbezieux, Chalais).
  6. Ce hameau homonyme de Chassors, paroisse à 10 km, est à 500 m de la ville. Martin-Buchey a peut-être fait la confusion avec le logis de cette commune.
  7. La photo de la planche ne montre pas la commune de Nonaville, mais le sud de Barbezieux.
  8. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  9. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 22 avril 2014)
  2. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  3. Pascal Baudouin, « Routes et route postale »,‎ 2007 (consulté le 13 juin 2011)
  4. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  5. a, b, c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  8. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Cognac », sur Infoterre (consulté le 20 novembre 2011)
  9. « Cognac, Charente(16), 30m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 1er janvier 2013)
  10. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 154
  11. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1905 (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 232
  12. a et b François Corlieu, Recueil en forme d'histoire, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002),‎ 1576, 81 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 20
  13. (la) P. Boissonnade, Quomodo Comites Engolismenses erga reges Angliae et Franciae se gesserint et comitatus adjuncti fuerint, 1152-1328, Chasseignac, Angoulême,‎ 1893, 154 p. (lire en ligne), p. 6
  14. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 208
  15. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 179
  16. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  17. Michel Rouche, L'Aquitaine des Wisigoths aux Arabes (418-781), t. 2, Jean Touzot,‎ 1979, 776 p. (présentation en ligne), p. 135-136, fig.18
  18. Jacques Baudet et Jacques Chauveaud, Bulletins et mémoires, Société archéologique et historique de la Charente,‎ 1986, « Toponymie révolutionnaire en Charente », p. 272-278 [lire sur le site d'André J.Balout (page consultée le 19 juillet 2012)] [PDF]
  19. Louis Duport, L'Homme, l'Outil et l'Art Préhistorique en Charente, Catalogue d'exposition,‎ 1989 (lire en ligne)
  20. La préhistoire dans la vallée de la Charente, article suite à conférence,‎ 16 décembre 2014 (lire en ligne)
  21. Jean Piveteau, La paléontologie humaine en Charente (lire en ligne)
  22. a et b Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 110
  23. a, b, c, d et e Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 121-124
  24. « Premier château fort », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Édouard Martin, Histoire de Châteauneuf, cité sur J.M. Ouvrard, Les blasons de la Charente
  26. « Planche 8, ancienne route de Paris à Bordeaux », base Mémoire, ministère français de la Culture
  27. Georges Reverdy, Histoire des routes de France du Moyen Âge à la Révolution, Presses de l'École nationale des ponts et chaussées,‎ 1997, 271 p. (ISBN 285978280X, lire en ligne), p. 231
  28. Société archéologique et historique de la Charente, Documents historiques sur l'Angoumois, Aubry,‎ 1864 (lire en ligne), p. 236-237
  29. Histoire de Cognac, Jarnac et Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012
  31. « Evolution et structure de la population à Châteauneuf-sur-Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  32. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  33. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le 2 avril 2011)
  34. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 2 avril 2011)
  35. Site de l'éducation nationale, « Annuaire des écoles » (consulté le 12 juillet 2013)
  36. « Façade ouest, portail, ferronneries modernes (1851) », base Mémoire, ministère français de la Culture
  37. « Église Saint-Pierre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. « Église Saint-Pierre (notice) », base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Église de Saint Surin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Annuaire des villes jumelles

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]