Saint-Béat

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l'ermite du IIIe siècle, voir Saint Béat.
Saint-Béat
La Garonne et le village de Saint-Béat.
La Garonne et le village de Saint-Béat.
Blason de Saint-Béat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité communauté de communes des Pyrénées Haut-Garonnaises
Maire
Mandat
Alain Frisoni
2014-2020
Code postal 31440
Code commune 31471
Démographie
Gentilé Saint-Béatais
Population
municipale
393 hab. (2014en augmentation de 0.26 % par rapport à 2009)
Densité 53 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 52″ nord, 0° 41′ 33″ est
Altitude Min. 476 m – Max. 1 760 m
Superficie 7,37 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.st-beat.fr/

Saint-Béat est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La Garonne traverse le village.

Commune située dans le Comminges et Petit-Comminges au pied du pic du Gar, dans les Pyrénées, dans le sud du département de la Haute-Garonne, sur la Garonne à 33 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Béat est limitrophe de sept autres communes, dont Argut-Dessous à l'est par un simple quadripoint.

Communes limitrophes de Saint-Béat
Chaum Eup Boutx
Marignac Saint-Béat Lez,
Argut-Dessous
Arlos

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par la route nationale 125 et par la ligne SNCF (ligne Montréjeau - Luchon), gare de Marignac - Saint-Béat.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Un plan communal de sauvegarde[1] est émis par la maire au vu des risques majeurs.

Inondation[modifier | modifier le code]

Inondations du [2],[3].

Séisme[modifier | modifier le code]

La commune a été l'épicentre d'un tremblement de terre de magnitude 4,8, le .

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville se trouvant sur un rétrécissement de la Garonne, le lieu fut nommé par les Romains le « Pas du Loup » : Passus Lupi.

Saint-Béat serait, outre une tautologie (beatus : bienheureux ou saint), le nom d'un saint très local. Ce saint est aussi connu comme l'évangélisateur de la Beauce où il aurait tué un dragon.

Durant la Révolution, la commune porte le nom d'Entremons[4].

Ses habitants sont appelés les Saint-Béatais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de Saint Béat par Eugène de Malbos, vers 1840.

Dans l'antiquité, le site de Saint-Béat est connu comme un « Passus Lupi » (passage du loup), car le resserrement de cette partie du val d'Aran n'aurait alors permis qu'à des loups efflanqués de passer sans se mouiller les pattes dans la Garonne.

Cette ancienne place forte commandait la vallée de la Garonne. Son importance l'avait fait surnommer la « clé de la France ».

Depuis, Saint-Béat est surtout connu pour ses carrières de marbre blanc, découvertes sans doute en cherchant à élargir l'étroit passage et exploitées depuis l'époque gallo-romaine. La légende locale n'hésitait pas à dire que son marbre avait permis d'édifier la colonne Trajane à Rome, ainsi que tout ce qui était en pierre blanche dans la région. C'est naturellement faux. C'est en revanche en partie avéré pour les colonnettes du couvent de Saint-Bertrand-de-Comminges tout proche, ainsi que pour la majorité des sculptures de la villa romaine de Chiragan, à Martres-Tolosane. Il a servi pour les autels tauroboliques de Lectoure (176, 239 et 241 ap. JC). Le marbre de Saint-Béat fut le matériau utilisé pour les bassins et plusieurs statues du parc de Versailles.

Les armoiries de Saint-Béat, « clef de France », s'expliquent par l'édification d'une citadelle qui contrôle le passage de la vallée de la Garonne.

Pendant longtemps, outre ses carrières, la ville était le site d'une foire où s'échangeaient les ânes et mulets destinés à l'Espagne, contre du bois venant des forêts aranaises et charrié par la Garonne. Cette foire avait traditionnellement lieu à la Saint-Martin.

Une particularité : jusqu'à la Révolution, Saint-Béat (du moins sa partie est, séparée de la partie ouest par la Garonne) formait, avec Melles et Argut-Dessus, une des enclaves languedociennes du diocèse appelé « diocèse civil du Petit-Comminges » (l'un des 24 diocèses civils des États du Languedoc). Sa partie ouest, avec Arlos, faisait partie de la jugerie dite de « Rivière-Verdun » (formée d'innombrables enclaves allant de Verdun-sur-Garonne, entre Toulouse et Montauban, jusqu'à la frontière espagnole). Cette jugerie dépendait, elle, de la Gascogne comme le Couserans et le Comminges[5].

Vue du Pont de Saint-Béat par Eugène Trutat, fonds Eugène Trutat - Muséum de Toulouse.

Dans leur cahier de doléances, les habitants décrivent le site de la ville, comme un endroit particulièrement déshérité, soumis aux débordements de la Garonne, comme aux chutes de pierres depuis les falaises qui surplombent la ville.

La gare de Saint-Béat Lagerle.

De 1914 à 1953, le tramway électrique de Marignac au Pont-du-Roy va desservir Saint-Béat et ses carrières[6].

L'ouverture de la station de ski Le Mourtis a donné un nouvel élan touristique à la ville, comme plus récemment son festival de sculpture de marbre, qui permet à de jeunes sculpteurs de s'exprimer par leur art.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes du canton de Saint-Béat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Saint-Béat était le chef-lieu de l'ex-canton de Saint-Béat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Pierre Castéran    
mars 2008 mars 2014 Hervé Péréfarres    
mars 2014 en cours Alain Frisoni    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 393 habitants, en augmentation de 0,26 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
907 1 087 1 151 1 259 1 272 1 403 1 374 1 443 1 143
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 196 1 163 1 089 1 091 998 1 045 965 925 920
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
944 893 827 908 770 778 661 588 692
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
687 755 611 543 547 364 398 387 393
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 96 134 167 187 242 258 272 276
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Béat fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par une école maternelle, une école primaire et le collège François Cazes[14].

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Saint-Béat possède plusieurs monuments :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

à proximité :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La statue du maréchal Gallieni à Saint-Béat.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Béat

Son blasonnement est : D'azur à la clef renversée d'or, l'anneau fleurdelysé.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.st-beat.fr/pc/
  2. http://www.sudouest.fr/2014/06/18/inondations-dans-les-pyrenees-un-an-apres-la-crue-saint-beat-denonce-l-inaction-de-l-etat-1589394-706.php
  3. études face aux risques d'inondations
  4. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Voir cartes de Cassini, cartes de Gascogne et de Rivière-Verdun.
  6. Site FACS, Les chemins de fer secondaires de France : 31 - département de Haute-Garonne lire (consulté le 19 novembre 2011)
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. http://www.st-beat.fr/scolarite/
  15. Notice no PA00094446, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consultée le 28 juin 2010.
  16. Le Moulin des Arts sur le site de la mairie de Saint-Béat, consulté le 23 avril 2013.