Parousie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La parousie est une notion chrétienne qui désigne la « seconde venue » du Christ sur la Terre dans sa gloire, la première étant sa naissance.

Signification[modifier | modifier le code]

Le mot vient du grec ancien παρουσία, parousía, « présence ».

Adolf Deissmann a démontré que ce terme apparaissait dès le IIIe siècle av. J.-C. pour désigner la visite officielle d'un prince ou d'un haut dignitaire dans une cité afin de prouver sa magnificence[1].

Dans les premiers écrits chrétiens, notamment ceux de Paul de Tarse, ce mot signifie la venue du Christ parmi les hommes. Pour James Dunn, Paul emploie ce terme dans son sens premier de visite d'un personnage de haut rang[2].

Théologie[modifier | modifier le code]

La parousie inaugure les temps messianiques et l'avènement (la « seconde venue ») du Christ à la fin des temps. Dans la théologie chrétienne, la seconde venue est le retour glorieux de Jésus-Christ afin d'établir définitivement le Royaume de Dieu sur la Terre. Cette seconde venue est annoncée par Jésus-Christ lui-même dans l'Évangile selon Jean. Cependant, ce retour n'est ni un événement complètement à venir, ni complètement advenu : le Christ règne déjà sur et par l'Église, institution issue des apôtres, eux-mêmes envoyés par le Christ, mais toutes choses de ce monde ne lui sont pas encore soumises. Le triomphe du Royaume ne se fera pas sans un dernier assaut des puissances du mal. Au Jour du jugement, lors de la fin de ce monde, le Christ viendra dans la gloire pour accomplir le triomphe définitif du bien sur le mal qui auront grandi ensemble au cours de l’histoire (Ap 20:13-15). En venant à la fin des temps juger les vivants et les morts, le Christ glorieux rendra à chaque homme selon ses œuvres et selon son accueil ou son refus de la grâce.

Pour Karl Barth, la parousie ne se limite pas à la seconde venue du Christ : il y inclut Pâques et la Pentecôte[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Adolf Deissmann, Light from the Ancient East:The New Testament Illustrated by Recently Discovered Texts of the Graeco-Roman World, 1908.
  2. James Dunn, The Theology of Paul the Apostle, Eerdmans, 2006, p. 299.
  3. Joseph L. Mangina, Reconciliation has eschatological force. Karl Barth: theologian of Christian witness, Aldershot, Ashgate, , 2004 (ISBN 978-0-7546-0458-7), p. 118.