Lubersac

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Lubersac
Maison Renaissance
Maison Renaissance
Blason de Lubersac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Brive-la-Gaillarde
Canton Uzerche
Intercommunalité CC du Pays de Lubersac-Pompadour
Maire
Mandat
Jean-Pierre Decaie
2014-2020
Code postal 19210
Code commune 19121
Démographie
Gentilé Lubersacois
Population
municipale
2 233 hab. (2014)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 34″ nord, 1° 24′ 14″ est
Altitude Min. 285 m
Max. 441 m
Superficie 57,46 km2
Localisation

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Lubersac
Liens
Site web http://www.ville-lubersac.fr/

Lubersac (Libèrçac en occitan) est une commune française dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Lubersacois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lubersac est située entre Uzerche 14 km et Arnac-Pompadour 6 km et à une cinquantaine de kilomètres des villes de Tulle, Brive et Limoges, sur des plateaux assez échancrés.

Accès par l'A20 sortie 44

Distance de quelques grandes villes françaises[modifier | modifier le code]

Lubersac est, à vol d'oiseau, distante de:

Ville Distance Ville Distance
Limoges 44,5 km Paris 386,5 km
Poitiers 151 km Clermont-Ferrand 136 km
Bordeaux 169,5 km Toulouse 204,5 km
Orléans 276,5 km Nantes 301 km
Lyon 269,5 km Montpellier 283 km
Rennes 378,5 km Dijon 349 km
Marseille 396 km Besançon 407,5 km
Rouen 445,5 km Caen 437 km
Reims 468,5 km Lille 590 km
Metz 545 km Strasbourg 594,5 km

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Lubersac vient de Lupersacum : domaine de Lupercus, un riche Romain.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupation remontent en tout cas à l'antiquité romaine. On a en effet retrouvé aux alentours de Lubersac, dans certains villages, dans les champs, des tegulae, tuiles à rebord datant des Gallo-Romains. Récemment, lors de fouilles opérées sous l’église, on a trouvé d’autres plaques, ainsi que des morceaux d’enduit, des sarcophages et une pièce de monnaie avec un portrait d’Hadrien, empereur romain du Ier-IIe siècle apr. J.-C.

À l’époque gallo-romaine, Lubersac se trouvait déjà sur des itinéraires importants :

  • la voie Lemovicana qui permettait de se rendre du Nord au Sud du Limousin ;
  • la route des métaux (de l’Armorique à la Méditerranée) ;
  • la route Ségur-Uzerche et Salon-la-Tour.

Époque féodale[modifier | modifier le code]

Vers l’an 1000, les seigneurs de Lubersac s’installent sur l’éperon rocheux qui domine la vallée de la Capude et construisent un petit château à structure de bois, à l’emplacement de l’église actuelle. En 1093, Hugues de Lubersac accorde une charte de commune aux habitants, avant d'entrer dans les ordres en se faisant moine. En 1993, pour célébrer le 9e centenaire de cette charte, l'une des rues de la ville reçut le nom de Hugues de Lubersac. La famille de Lubersac était d'origine italienne et descendait d'un doge de la ville de Gênes[réf. nécessaire].

Comme souvent, les noms actuels de certaines rues rappellent encore les privilèges des seigneurs, les corps de métiers et les traditions de l'époque médiévale.

  • rue du Colombier : privilège d'élever des pigeons ;
  • rue des Prés Clos ;
  • impasse des Fours-Banaux ;
  • la rue du Pré de Ceyrat (en occitan : la cera, qui signifie la cire, pourrait indiquer la présence de ruches) ;
  • un pré du Vivier (élevage de poisson), aujourd'hui disparu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1851 1865 Félix Jean Bon    
1878 1879 Emile Doussaud    
1971 1995 Jean Decaie RPR Conseiller général
1995[1] en cours Jean-Pierre Decaie DVD
puis UMP-LR
Retraité
Conseiller général
Président de la Communauté de communes

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 233 habitants, en diminution de -2,1 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 428 3 026 3 082 3 631 3 502 3 882 3 768 3 850 3 853
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 878 3 702 3 826 3 668 3 690 3 817 3 876 3 905 3 980
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 719 3 748 3 651 3 268 3 243 3 137 3 011 2 899 2 635
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 513 2 444 2 395 2 397 2 248 2 169 2 279 2 235 2 233
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Depuis 2003, la ville connait un certain développement et notamment l'agrandissement du lotissement de la Faucherie. Des grands magasins se sont installés au sud de la ville.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville possède en son centre un stade de football, le stade Jean-Nexon. Ce stade est bordé de courts de tennis et fait face à un gymnase et à un terrain d’entraînement. Elle possède également un stade de rugby, ainsi qu'une piscine équipée d'un petit bassin destiné aux enfants, et d'un grand bassin. Un espace aqua-récréatif faisant face au plan d'eau complète l'offre pour les adepte de marche, course à pied et de pêche.

En 1996 un lubersacois participe au tour de France qu'il termine a la 129e place, il s'agit de Jean-Luc MASDUPUY. Ce dernier est issu d'une famille de cyclistes. Chaque annee pour le lundi de la fête a Lubersac, un grand prix cycliste est organise, il porte le nom de Daniele MASDUPUY, qui fut pendant longtemps la cheville ouvriere du clubcycliste local.

Économie[modifier | modifier le code]

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ville comporte plusieurs bâtiments présentant un intérêt culturel et patrimonial pour la ville et la région.

Maison Renaissance[modifier | modifier le code]

La maison Renaissance est située sur la place de l'Horloge, en plein centre du bourg. Connue comme maison des archiprêtres dès le XIe siècle, ses arcades et sa façade sculptée datent de la Renaissance (fin XVe siècle) et sont l'œuvre d'artistes italiens. Les archiprêtres l'ont occupée jusqu'en 1790. Elle abrite ensuite la mairie de 1847 à 1955. En 1881, on construit sur sa toiture un clocheton destiné à recevoir l'horloge du clocher de l'ancienne église Saint-Hilaire. Aujourd'hui, la maison Renaissance accueille dans ses deux salles du rez-de-chaussée l'office de tourisme ainsi que « La Maison des Arts et du Goût » qui propose à ses visiteurs de nombreux produits du terroir. À l'étage se tiennent des expositions.

Elle est classée monument historique en 2003[6].

Château du Verdier[modifier | modifier le code]

Le château du Verdier est situé à la sortie de Lubersac, sur la route de Pompadour. Le parc du château ainsi que trois salles sont ouverts aux visites du public.

Ce château fut le premier construit sur la motte du Verdier (XVe siècle). Il demeura dans la famille de Lubersac jusqu'en 1725, date à laquelle la dernière héritière, madame de Chasseneuil, va vendre le domaine à Martial de la Combe, qui le cédera à son tour une trentaine d'années plus tard à la famille de Lubersac de Savignac. Avec l'extinction de cette branche, le domaine est légué en 1830 à Ernest de Chabrignac. C'est lui qui dans les années 1840, va entreprendre une importante restauration, lui donnant l'apparence élégante qu'on lui connaît aujourd'hui. La restauration est l'œuvre de l'architecte Mugnier, dont le fils n'est autre que le fameux abbé Arthur Mugnier.

De nos jours, ne reste du château féodal que le groupe des tours sud et la tour carrée au nord. Sur l'entrée des deux tours rondes (au nord et au sud) on peut voir le blason des Lubersac (un loup passant). En contrebas du château coule la fontaine Saint-Yrieix, connue comme « bonne fontaine » depuis le XIVe siècle.

"Messire Pierre de Lubersac,qualifié en 1697, chevalier, sieur du Verdier,marquis de Rys,baron de la Peyrière,capitaine de Carabinier dans le régiment du Roy et en 1690, on trouve Jeanne D'Etourneaux Dame dudit lieu du Verdier- Le Verdier tenement à la porte du bourg de Lubersac où se trouve le château de la famille"/ Note de M.Champeval-Lettre adressée à Madame du Verdier par Marie-Françoise de Pompadour. Madame du Verdier refusant de reconnaître les liens d'hommage entre la famille du Verdier et les Pompadour relevant du castrum puis de la baronnie de BRET, Marie-Françoise décida qu'à ses yeux cette Dame n'avait jamais existé. On peut penser vu les liens avec le castrum de Bré que les Verdier sont les "Viridel" cités dans les donations de Bré XIe-XIIIe siècles. (correspondance de Marie-Françoise de Pompadour).

Église Saint-Hilaire[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Hilaire fut bâtie au XIIe siècle. Elle se trouvait derrière la maison Renaissance. En 1776, à la suite d'un orage au cours duquel la foudre tombe sur le clocher, son état de délabrement est tel qu'on l'interdit au culte. La Révolution la transforme en lieu d'assemblée mais elle est finalement en grande partie démolie, ne gardant debout que son clocher. Ce dernier, déjà en mauvais état, s'écroule finalement en 1879 lors d'une violente tempête.

Église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne - chevet.
Article détaillé : Église Saint-Étienne de Lubersac.
Chevet - chapiteau de la translation des reliques de saint Étienne.

L'église catholique de Saint-Etienne de Lubersac a été bâtie vers le milieu du Xe siècle. Elle est de style roman, et comporte de nombreuses traces d'art sacré, tel des décors peints d'une grande richesse. Elle a est classée aux monuments historiques depuis 1910.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aubin Bigorie du Chambon, né à Lubersac le 14 août 1757 (au n° 14 actuel de la rue St Jean), était un député girondin à la Convention.
  • Jean Nexon, ancien médecin de la ville, a donné son nom au stade de football de la ville, en hommage aux services qu'il a rendus à la commune.
  • Joseph Jules de Foucauld, né au château de Lubersac le 19 septembre 1782 et mort à Metz (Moselle) le 3 mars 1821, est un officier et député français.
  • Joseph Souham, né le 30 mai 1760 et décédé le 28 avril 1837 à Versailles), a été général d'Empire. Il contribua à organiser la Révolution française dans la ville de Lubersac.
  • L'abbé Arthur Mugnier, né en 1853 à Lubersac, était un prêtre catholique connu pour avoir participé pendant très longtemps à la vie mondaine et littéraire de Paris, mort en mars 1944.
  • Pierre Bernotte, né à Lubersac le 19 février 1929, était un peintre français. Il est décédé à Limoges le 13 juillet 1996.
  • Marc Doussaud est un homme politique Français né le 6 juin 1871 à Lubersac et décédé le 8 septembre 1944 à Lubersac.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lubersac

Son blasonnement est : De gueules au loup passant d'or

« Un loup d'or passant en champ de gueules. »

— Malte-Brun, la France illustrée (1882)

Blason communal depuis le 11 juillet 1983 « de gueules au loup passant d'or ». Ce blasonnement, dont l'énoncé ne semble pas très conforme aux usages héraldiques, serait celui, selon Malte-Brun, d'un des premiers seigneurs de la ville, nommé Louparsat (de l'occitan limousin, lou parça, qui signifie le loup percé), lieutenant des comtes de Limoges, qui aurait « délivré la contrée d'un loup sauvage ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]