Architecture carolingienne

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La Chapelle palatine d'Aix-la-Chapelle, qui faisait partie du palais d'Aix-la-Chapelle, construit pour Charlemagne, est le monument carolingien le plus important qui soit parvenu jusqu'à nos jours.
Reconstitution numérique de la salle du trône du palais impérial d'Ingelheim (Allemagne), vue vers l'abside.
Le portail de l’abbaye de Lorsch, ornée d'arcatures aveugles et de marqueteries de pierre, est un des derniers témoins quasi-intacts de l’architecture carolingienne avec sa décoration.

Premier style préroman défini en Europe occidentale, l’architecture carolingienne se développe au IXe siècle, dans le cadre de la renaissance carolingienne en Occident, qui marque un renouveau artistique. Il nous reste cependant très peu de monuments et de vestiges de cette époque, la plupart ayant été remplacés par des monuments plus grands et plus récents de style roman et gothique.

Article détaillé : art carolingien.

La redécouverte de traités d'architectes antiques tels que Vitruve, ainsi que l'afflux à la cour des Carolingiens de Wisigoths chassés par l'invasion musulmane, ou d'artistes byzantins fuyant l'iconoclasme, amènent de nouvelles connaissances techniques et artistiques. Se développe ainsi l’architecture carolingienne. Le désir premier de Charlemagne, qui a été impressionné par les splendeurs du Latran, est de rebâtir un empire semblable à l'Empire romain, qui brillait entre autres par son architecture très évoluée.

C'est donc un certain retour aux formes de l'Antiquité qui caractérise l'architecture carolingienne et sa mise au service du souverain. Mais l'architecture carolingienne n'en est pas moins l'héritière de l'architecture mérovingienne qui la précédait ; en outre, elle s'inspire de l'architecture wisigothique et de l'architecture byzantine, qui toutes deux dérivent de l'architecture romaine antique tardive ; l'adaptation des œuvres antiques est donc très originale et ne se contente pas de simples copies.

La période carolingienne a connu un essor considérable de l’architecture essentiellement ecclésiastique. En effet, entre 768 à 855, 27 cathédrales, 417 monastères et 100 résidences palatines sont construits[1]. L’art architectural qui s’y exprime préfigure l’art roman, symbiose des conceptions antiques que l’on retrouve dans les basiliques, les rotondes et les conceptions du haut Moyen Âge, et elle y adjoint volontiers des tours (clochers). L'architecture carolingienne reprend des éléments romains, wisigothiques et mérovingiens, mais en incorporant certaines caractéristiques qui préfigurent la grande période du Roman : on le qualifie d'art préroman[1].

Le plan architectural des églises est toujours le même et reprend un plan centré ou basilical de l'Antiquité tardive, mais avec une certaine adaptation. Une coupole surmonte l'édifice. Le porche est voûté. Le décor représente la végétation par des rinceaux, les feuillages, des tresses et cercles de diverses couleurs. Le chœur de l'édifice est placé à l'est (« orienté »), conformément à la liturgie romaine, auquel répond un second chœur identique à l'ouest auxquels s'ajoutent deux absides (Cf. plan roman-rhénan). Le décor des édifices religieux se fait aussi par l'emploi d'éléments de l'architecture antique.

Les vitraux sont inventés vers l'an 800. Les Mérovingiens avaient l'habitude de mettre des vitres aux églises. Leur renommée est telle que des artisans francs sont chargés de mettre des vitres aux églises anglaises. Mais ici, l'idée est de colorer le verre pour que la lumière du jour puisse éclairer la nef de couleurs resplendissantes. Le thème du vitrail s'inspire d'un épisode de la bible et permet de retenir un enseignement religieux par l'image. Le premier vitrail est inventé en Germanie et ce modèle est copié dans toute l'Europe occidentale.

L'architecture carolingienne préfigure les architectures romane et ottonienne.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Appareil carolingien de l'abbaye de Seligenstadt.

Voir également[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Clionide