Basilique San Nicola de Bari

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Basilique San Nicola de Bari
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Vue de la façade.
Présentation
Type
Culte
Diocèse
Dédicataire
Style
Construction
XIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Patrimonialité
Bien culturel en Italie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Visiteurs par an
445 000 ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Coordonnées

La basilique Saint-Nicolas (italien : Basilica di San Nicola) est un édifice religieux de culte catholique de la ville de Bari, dans les Pouilles. Elle fut construite en 1087 suite au siège de Bari et la victoire des assaillants Normands sur les Byzantins.

Elle possède une forte portée religieuse à travers l'Europe et le monde chrétien. Elle est un lieu de pèlerinage important, tant pour les catholiques que pour les orthodoxes d'Europe orientale.

Historique[modifier | modifier le code]

La basilique a été construite entre 1087 et 1197, suite au siège de Bari, lors de la Conquête normande de l'Italie du Sud suite à laquelle les Pouilles furent rattachées au royaume de Sicile. La zone était précédemment occupée par le Catépanat d'Italie dépendant de l'Empire byzantin, dont Bari était le siège.

Sa fondation est liée à l'arrivée des reliques de saint Nicolas depuis le temple originel du saint à Myre, en Asie mineure. Lorsque Myre passa aux mains des Turcs seldjoukides, les reliques du saint furent emportées par des chrétiens qui voulaient les mettre à l'abri en terre chrétienne. Selon une légende, le saint, en passant sur le chemin de Rome, avait choisi Bari comme lieu de sa sépulture. Il y avait alors une grande concurrence entre Venise et Bari pour l'accueil des reliques.

Celles-ci ont été emportées à l'insu des gardiens byzantins et de leurs maîtres musulmans, et le , ont été débarquées sans problème à Bari. Une nouvelle église a été construite pour les abriter, honorée de la présence du pape Urbain II lors la consécration de la crypte en 1089. L'édifice a été officiellement consacré en 1197, en présence du vicaire impérial, l'évêque Conrad de Hildesheim, et de nombreux évêques, prélats et des nobles. Elias, abbé du monastère voisin de Saint-Benoît, a été le premier archevêque. Sa cathèdre (trône épiscopal) est encore aujourd'hui dans l'église.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église a un aspect plutôt carré, apparemment plus adaptée à un château qu'à une église. Cette impression est renforcée par la présence de deux tours massives à faible encadrement dans la façade. Elle a donc été utilisée à plusieurs reprises comme un château au cours de son histoire.

L'intérieur possède une nef et deux bas-côtés, divisés par des colonnes de granit et des pilastres. Le presbytère est séparé du reste de l'édifice par trois arcs soutenus par des colonnes de l'influence byzantine. Au-dessus des collatéraux se trouve le Matroneum, une tribune réservée aux femmes. La basilique a été la première église à avoir cette conception, elle a ensuite été imitée dans de nombreuses autres constructions dans la région.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]