Ælfric d'Eynsham

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Ælfric
Description de cette image, également commentée ci-après
La chute de la tour de Babel. Miniature de l'Hexateuque vieil-anglais, traduction de l'Ancien Testament à laquelle a contribué Ælfric.
Alias
Grammaticus
Naissance vers 950
Wessex ?
Décès vers 1010
Eynsham ?
Auteur
Langue d’écriture vieil anglais, latin
Genres

Ælfric est un écrivain et religieux anglo-saxon né vers 950 et mort vers 1010. Abbé du monastère bénédictin d'Eynsham, dans l'Oxfordshire, il a laissé une œuvre écrite conséquente, notamment des homélies, qui lui vaut d'être surnommé Ælfric Grammaticus (« Ælfric le Grammairien ») ou Ælfric l'Homéliste.

Biographie[modifier | modifier le code]

La biographie d'Ælfric est très mal connue. Ses écrits suggèrent qu'il est natif du Wessex. Élève d'Æthelwold de Winchester, l'un des principaux promoteurs de la réforme bénédictine, il est envoyé à l'abbaye de Cerne vers 987, vraisemblablement pour prendre en charge l'école de ce monastère tout juste fondé par le thegn Æthelmær. Il semble y être resté jusqu'en 1005, date à laquelle il devient le premier abbé de l'abbaye d'Eynsham fondée à neuf par Æthelmær. Il meurt vers 1010, âgé d'une soixantaine d'années. Ses écrits suggèrent qu'il a voyagé dans le Nord de l'Angleterre et en Italie[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

La majeure partie de l'œuvre connue d'Ælfric est en vieil anglais. Chronologiquement, son plus ancien texte connu est les Sermones Catholici, deux séries de 40 homélies écrites dans la première moitié des années 990, un projet encouragé par l'archevêque Sigéric. Il en subsiste une trentaine de copies manuscrites, dont une annotée par Ælfric lui-même. Il produit une troisième série d'homélies peu après à la demande de l'ealdorman Æthelweard et de son fils Æthelmær. Alors que les deux premières abordent des sujets variés, la troisième est à davantage visée hagiographique[1].

Vers 998, Ælfric rédige une grammaire latine et un colloquium (recueil de petits dialogues bilingues latin / vieil anglais à visée pédagogique). Ce texte est ultérieurement révisé par un de ses élèves, Ælfric Bata. Il produit également des traductions et des paraphrases de l'Ancien Testament en vieil anglais, qui forment une partie du texte de l'Hexateuque vieil-anglais, un manuscrit enluminé réalisé dans le deuxième quart du XIe siècle[1].

La langue employée par Ælfric se distingue par sa clarté. Contrairement à d'autres auteurs, qui favorisent une syntaxe complexe et un vocabulaire obscur, il s'attache à employer des termes et des structures simples. Ses textes les plus tardifs témoignent de l'influence de la poésie vieil-anglaise, notamment dans son usage de l'allitération[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Godden 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Gabriella Corona (éd.), Ælfric's Life of Saint Basil the Great: Background and Content, Cambridge, D. S. Brewer, (ISBN 9781843840954).
  • Marguerite-Marie Dubois, Ælfric, sermonnaire, docteur et grammairien, Paris, Droz, .
  • (en) Malcolm Godden, « Ælfric of Eynsham [Ælfric Grammaticus, Ælfric the Homilist] (c. 950–c. 1010) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (lire en ligne) (inscription nécessaire).
  • (en) Robert Upchurch (éd.), Ælfric's Lives of the Virgin Spouses with Modern English Parallel-Text Translations, University of Exeter Press, (ISBN 9780859897808).

Liens externes[modifier | modifier le code]