Rimont

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Rimont
Rimont
Abbaye de Combelongue
sur la commune de Rimont.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Canton Couserans Est
Intercommunalité Couserans - Pyrénées
Maire
Mandat
Frédéric Bonnel
2014-2020
Code postal 09420
Code commune 09246
Démographie
Population
municipale
531 hab. (2015 en diminution de 9,08 % par rapport à 2010)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 47″ nord, 1° 17′ 01″ est
Altitude Min. 386 m
Max. 1 059 m
Superficie 28,4 km2
Localisation

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Rimont est une commune française située dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Rimontais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline et longé par la RD 117. Le territoire communal s'étend des bords du massif du Plantaurel au nord jusqu'au piémont pyrénéen au sud avec plusieurs secteurs dépassant les 1 000 mètres d'altitude. La commune fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Hameaux : Combelongue, Bartolle, Calibère, Grious, Pladellac, Micassou, Bastard, Les Milles, Maneyre, Fajaou, Brouilh, Pujol, Sargoueil, Terrac, Pondeau....

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rimont est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Rimont et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Rimont[1]
Clermont Montseron
Lescure Rimont Castelnau-Durban
Rivèrenert Esplas-de-Sérou

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune[2] est traversée par le Baup, affluent du Salat.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 615 hectares ; son altitude varie de 354 à 418 mètres[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la route départementale D 117 ancienne route nationale 117. La ligne d'autobus de Foix à Saint-Girons financée par le département marque un arrêt à Rimont. Les cyclistes entraînés empruntent la voie verte pour se rendre à Saint-Girons ou à Foix.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux hypothèses étymologiques pour Rimont : soit le mont riant, soit le ruisseau venant de la montagne riu - mont. La situation de la bastide bâtie sur la colline encourage la première hypothèse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des amphores gallo-romaines, des pièces de monnaie de l'époque de Charlemagne et la longue histoire de l'abbaye de Combelongue fondée en 1138, confirment l'ancienneté du site.

Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, fonde la bastide de Rimont en 1272 pour le compte du roi, en contrat de paréage avec l'abbé de l'abbaye de Combelongue. L'église du village fut aussi construite en 1272. En 1769 est lancée la construction du clocher. L'horloge et les fresques intérieures datent en revanche du XIXe siècle.

En 1903, la commune sera desservie par le chemin de fer de Foix à Saint-Girons.

Le 21 août 1944, sur le territoire de la commune, une attaque menée par 31 Résistants contre une colonne de 2 000 soldats Allemands et Turkestanais en retraite, cause la mort de 17 d'entre eux.

En représailles la localité est incendiée. Onze Rimontais sont fusillés, 236 immeubles sont entièrement détruits et 18 partiellement. Sur le nombre, 152 maisons d’habitations sont détruites sur 169. Ce sont 95 familles soit 321 personnes qui sont sans abri. La mairie, les écoles, les archives sont anéanties[4].

Les attaques du maquis ariégeois se poursuivent toutefois et aboutissent le 22 août 1944 près de Castelnau-Durban [5] à la capture de la colonne ennemie (les Allemands perdent entre 150 et 300 morts et 1 200 prisonniers[6] - plus de 1 500 selon d'autres sources [5]).

Le dessinateur et écrivain Ferdinand Bac, petit-neveu illégitime de Napoléon Ier, se réfugia au village durant la guerre. La maison où il résidait fut incendiée et nombre de ces travaux partirent dans les flammes.

Le 19 juin 1950, Eugène Claudius Petit, Ministre de la Reconstruction, inaugure le « village ressuscité » de Rimont.

L'association « Musée pyrénéen de la Résistance et de la Libération » a été constituée en juin 1996 pour la période de 1936 à 1945.

La ligne SNCF de Foix à St-Girons sera fermée en 1955. La gare, longtemps en déshérence, sera utilisée par l'association PROMMATA en 1991. Une voie verte valorisera l'ancienne emprise de la voie ferrée en 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[7],[8].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de l'arrondissement de Saint-Girons de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du canton du Couserans Est (avant le redécoupage départemental de 2014, Rimont faisait partie de l'ex-canton de Saint-Girons) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes du Séronnais 117.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Paul Laffont Rad. Sénateur
2001 2014 Pierre Soula PS  
2014 en cours Frédéric Bonnel SE Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Corbera d'Ebre (Espagne) (province de Tarragone).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2015, la commune comptait 531 habitants[Note 1], en diminution de 9,08 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7711 6041 9362 2002 4212 4882 4262 3162 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8531 9271 9321 9741 9791 8341 6881 5501 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5481 3131 201923829764745641674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
626554519504513501512578534
2015 - - - - - - - -
531--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[13] 1975[13] 1982[13] 1990[13] 1999[13] 2006[14] 2009[15] 2013[16]
Rang de la commune dans le département 46 47 63 53 60 65 58 60
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Enseignement[modifier | modifier le code]

École maternelle et primaire en regroupement pédagogique intercommunal avec Castelnau-Durban avec ferme pédagogique (en cours de réalisation). Rimont fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • « Les Gais Rimontais », groupe musical de bandas dont la notoriété dépasse le cadre communal.
  • Association loisirs, art et culture, créée en 2011.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La déchetterie intercommunale la plus proche se trouve sur la commune voisine de Castelnau-Durban, au lieudit Leychartou (RD 117).

Économie[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Boulangerie-pâtisserie au village ; « Le grenier à jambons », restaurant, charcuterie traditionnelle à partir de porcs élevés à la ferme ; Artisan distillateur, au village ; Sandalerie, ceinturier, arnacheur, aux Grious ; Biscuiterie ariégeoise ; Miels, au Pladellac et à Bastard ; Fromages de chèvre fermiers, aux Milles ; Légumes biologiques, jus de pomme, vinaigre de cidre, à Micassou ; Fruits rouges à Sargoueil ; Fleurs, plantes, plants de légumes, au village... et artisanat du bâtiment, de la menuiserie, de la ferronnerie et de l'automobile.

Commerces[modifier | modifier le code]

« Au bon accueil », café, épicerie, presse, plats à emporter... au village, Agence postale.

Technologies appropriées[modifier | modifier le code]

L'Association de promotion de l'agriculture moderne en traction animale[17] est installée dans l'ancienne gare de Rimont. Elle réalise et promeut des machines de travail du sol performantes pour une utilisation avec des animaux de traits. Créée en 1991 sous le parrainage de Jean Nolle, qui lui a légué trois porte outils et leurs plans de fabrication, PROMMATA a réalisé des interventions complètes dans 8 pays d’Afrique, deux d’Europe de l’Est, un au Moyen Orient et de nombreuses autres plus ponctuelles partout dans le monde.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Combelongue.
  • Église de l’Assomption de Marie, datant du XVIIe avec clocher des XII et XIIIe. Elle contient cinq tableaux de François et Jean-Antoine Pedoya.
  • Moulin à eau de Combelongue, sur le Baup, entièrement restauré.
  • Voie verte pédestre, cycliste et équestre empruntant pour l'essentiel l'ancien ballast de la voie ferrée de Foix à St-Girons, y compris le tunnel de 900 m situé sur la commune.
  • Fontaine de la Bielle
  • Lavoir couvert

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Bienvenue à Rimont »
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. http://www.histariege.com/rimont.htm
  5. a et b http://www.histariege.com/resisthist09.htm
  6. René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, 2e édition. (ISBN 2-905828-32-3), p. 154
  7. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  8. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  14. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  15. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  16. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  17. « Prommata »