Rimont

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Rimont
Rimont
Abbaye de Combelongue
sur la commune de Rimont.
Blason de Rimont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Couserans-Pyrénées
Maire
Mandat
Frédéric Bonnel
2020-2026
Code postal 09420
Code commune 09246
Démographie
Population
municipale
529 hab. (2019 en diminution de 3,82 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 47″ nord, 1° 17′ 01″ est
Altitude Min. 386 m
Max. 1 059 m
Superficie 28,4 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Saint-Girons
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Couserans Est
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Rimont
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Rimont

Rimont est une commune française située dans l'ouest du département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Couserans, pays aux racines gasconnes structuré par le cours du Salat.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Baup, le Pujol, le ruisseau paleté et par divers autres petits cours d'eau. Incluse dans le parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Rimont est une commune rurale qui compte 529 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 2 488 habitants en 1836. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons. Ses habitants sont appelés les Rimontais ou Rimontaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village est situé sur une colline et longé par la RD 117. Le territoire communal s'étend des bords du massif du Plantaurel au nord et s'élève au sud dans le massif de l'Arize jusqu'à la forêt de Fachan, au niveau du col de Rille (situé sur la commune d'Esplas-de-Sérou). La commune fait partie de la communauté de communes Couserans - Pyrénées et du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Combelongue, Bartolle, Calibère, Grious, Pladellac, Micassou, Bastard, les Milles, Maneyre, Fajaou, Brouilh, Pujol, Sargoueil, Terrac, Pondeau....

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rimont est limitrophe de six autres communes.

Carte de la commune de Rimont et de ses proches communes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située dans les Pyrénées, une chaîne montagneuse jeune, érigée durant l'ère tertiaire (il y a 40 millions d'années environ), en même temps que les Alpes. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant pour certaines du Mésozoïque, anciennement appelé Ère secondaire, qui s'étend de −252,2 à −66,0 Ma, et pour d'autres du Paléozoïque, une ère géologique qui s'étend de −541 à −252,2 Ma. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans les feuilles « n°1056 - Le Mas d'Azil » et « n°1074 - Saint-Girons » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[2],[3] et leurs notices associées[4],[5].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 28,4 km2[6],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 29,08 km2[3]. Son relief est particulièrement escarpé puisque la dénivelée maximale atteint 673 mètres. L'altitude du territoire varie entre 386 m et 1 059 m[9].

La superficie de la commune est de 615 hectares ; son altitude varie de 354 à 418 mètres[10].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la route départementale D 117 ancienne route nationale 117. La ligne d'autobus de Foix à Saint-Girons financée par le département marque un arrêt à Rimont. Les cyclistes entraînés empruntent la voie verte pour se rendre à Saint-Girons ou à Foix.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Rimont.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[11]. Elle est drainée par le Baup, le Pujol, le ruisseau paleté, un bras du Ruisseau le Baup, le ruisseau de la Maille, le ruisseau de la Pisse de Fajau, le ruisseau de l'Evêque, le ruisseau de Leychel, le ruisseau Delvivade, le ruisseau de Maury, le ruisseau de Montabézout, le ruisseau des Malaises et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 39 km de longueur totale[12],[13].

Le Baup, d'une longueur totale de 20,1 km, prend sa source dans la commune de Rimont et s'écoule d'est en ouest. Il traverse la commune et se jette dans le Salat à Saint-Lizier, après avoir traversé 6 communes[14].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[16]. À l'ouest du département, le climat océanique, avec ses entrées d’air atlantique, apporte des perturbations qui arrosent les reliefs[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[15].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 11,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,9 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 989 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,7 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,1 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[19] complétée par des études régionales[20],[21] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Soulan », sur la commune de Soulan, mise en service en 1975[22] et qui se trouve à 10 km à vol d'oiseau[23],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 1 218,5 mm pour la période 1981-2010[24]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Girons », sur la commune de Lorp-Sentaraille, mise en service en 1949 et à 13 km[25], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[26], à 12,3 °C pour 1981-2010[27], puis à 12,7 °C pour 1991-2020[28].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rimont est une commune rurale[Note 5],[29]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[30].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Girons, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 70 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,2 %), prairies (36,2 %), zones agricoles hétérogènes (8,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5 %), zones urbanisées (1,2 %)[31].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 369, alors qu'il était de 362 en 2013 et de 339 en 2008[I 4].

Parmi ces logements, 70,9 % étaient des résidences principales, 20,8 % des résidences secondaires et 8,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,9 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Rimont en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (20,8 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 78,2 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,1 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 5].

Le logement à Rimont en 2018.
Typologie Rimont[I 4] Ariège[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 70,9 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 20,8 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 8,3 9,7 8,2

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Rimont est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[32],[33].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Rimont.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, ou ruissellement d'un versant[34].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines, soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Rimont[35]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[36].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses par une infrastructure routière ou ferroviaire ou par une canalisation de transport de gaz concerne la commune. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[37].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux hypothèses étymologiques pour Rimont : soit le mont riant, soit le ruisseau venant de la montagne riu - mont. La situation de la bastide bâtie sur la colline encourage la première hypothèse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des amphores gallo-romaines, des pièces de monnaie de l'époque de Charlemagne et la longue histoire de l'abbaye de Combelongue fondée en 1138, confirment l'ancienneté du site.

Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, fonde la bastide de Rimont en 1272 pour le compte du roi, en contrat de paréage avec l'abbé de l'abbaye de Combelongue. L'église du village fut aussi construite en 1272. En 1769 est lancée la construction du clocher. L'horloge et les fresques intérieures datent en revanche du XIXe siècle.

En 1903, la commune sera desservie par le chemin de fer de Foix à Saint-Girons.

Le , sur le territoire de la commune, une attaque menée par 31 résistants contre une colonne de 2 000 soldats Allemands et Turkestanais en retraite, cause la mort de 17 d'entre eux.

En représailles la localité est incendiée. Onze Rimontais sont fusillés, 236 immeubles sont entièrement détruits et 18 partiellement. Sur le nombre, 152 maisons d’habitations sont détruites sur 169. Ce sont 95 familles soit 321 personnes qui sont sans abri. La mairie, les écoles, les archives sont anéanties[38].

Les attaques du maquis ariégeois se poursuivent toutefois et aboutissent le près de Castelnau-Durban[39] à la capture de la colonne ennemie (les Allemands perdent entre 150 et 300 morts et 1 200 prisonniers[40] - plus de 1 500 selon d'autres sources[39]).

Le dessinateur et écrivain Ferdinand Bac, petit-neveu illégitime de Napoléon Ier, se réfugia au village durant la guerre. La maison où il résidait fut incendiée et nombre de ses travaux partirent dans les flammes.

Le , Eugène Claudius Petit, Ministre de la Reconstruction, inaugure le « village ressuscité » de Rimont.

L'association « Musée pyrénéen de la Résistance et de la Libération » a été constituée en pour la période de 1936 à 1945.

La ligne SNCF de Foix à Saint-Girons sera fermée en 1955. La gare, longtemps en déshérence, sera utilisée par l'association PROMMATA en 1991. Une voie verte valorisera l'ancienne emprise de la voie ferrée en 2010.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Rimont est membre de la communauté de communes Couserans-Pyrénées[I 8], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Lizier. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[41].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 8].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Couserans Est pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 8], et de la deuxième circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[42].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[43],[44].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Paul Laffont Rad. Sénateur
2001 2014 Pierre Soula PS  
2014 En cours Frédéric Bonnel SE Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Corbera d'Ebre (Espagne) (province de Tarragone).

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].

En 2019, la commune comptait 529 habitants[Note 7], en diminution de 3,82 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7711 6041 9362 2002 4212 4882 4262 3162 348
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8531 9271 9321 9741 9791 8341 6881 5501 674
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5481 3131 201923829764745641674
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
626554519504513501512502578
2014 2019 - - - - - - -
534529-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[49] 1975[49] 1982[49] 1990[49] 1999[49] 2006[50] 2009[51] 2013[52]
Rang de la commune dans le département 46 47 63 53 60 65 58 60
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Enseignement[modifier | modifier le code]

École maternelle et primaire en regroupement pédagogique intercommunal avec Castelnau-Durban avec ferme pédagogique (en cours de réalisation). Rimont fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivités[modifier | modifier le code]

  • « Les Gais Rimontais », groupe musical de bandas dont la notoriété dépasse le cadre communal.
  • Association loisirs, art et culture, créée en 2011.
  • Chaque année autour du a lieu la fête du village.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

La déchetterie intercommunale la plus proche se trouve sur la commune voisine de Castelnau-Durban, au lieudit Leychartou (RD 117).

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 243 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 519 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 800 [I 9] (19 820  dans le département[I 10]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 11] 7 % 8 % 10,4 %
Département[I 12] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 310 personnes, parmi lesquelles on compte 74,1 % d'actifs (63,8 % ayant un emploi et 10,4 % de chômeurs) et 25,9 % d'inactifs[Note 9],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui du département, mais supérieur à celui de la France, alors qu'en 2008 il était inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Saint-Girons, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 14]. Elle compte 73 emplois en 2018, contre 90 en 2013 et 95 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 204, soit un indicateur de concentration d'emploi de 35,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 52,8 %[I 15].

Sur ces 204 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 50 travaillent dans la commune, soit 25 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 81,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,9 % les transports en commun, 5,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

53 établissements[Note 10] sont implantés à Rimont au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 18].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 53
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
14 26,4 % (12,9 %)
Construction 7 13,2 % (14,2 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
9 17 % (27,5 %)
Activités financières et d'assurance 2 3,8 % (2,8 %)
Activités immobilières 2 3,8 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
4 7,5 % (13,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
11 20,8 % (14,4 %)
Autres activités de services 4 7,5 % (8,8 %)

Le secteur de l'industrie manufacturière, des industries extractives et autres est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 26,4 % du nombre total d'établissements de la commune (14 sur les 53 entreprises implantées à Rimont), contre 12,9 % au niveau départemental[I 19].

Artisanat[modifier | modifier le code]

Boulangerie-pâtisserie au village ; « Le grenier à jambons », restaurant, charcuterie traditionnelle à partir de porcs élevés à la ferme ; artisan distillateur, au village ; sandalerie, ceinturier, arnacheur, aux Grious ; L'Orge folle, brasserie artisanale au village, Biscuiterie ariégeoise ; miels, au Pladellac et à Bastard ; fromages de chèvre fermiers, aux Milles ; légumes biologiques, jus de pomme, vinaigre de cidre, à Micassou ; fruits rouges à Sargoueil ; fleurs, plantes, plants de légumes, au village ; production artisanale de kombucha biologique.. et artisanat du bâtiment, de la menuiserie, de la ferronnerie et de l'automobile.

Commerces[modifier | modifier le code]

« Au bon accueil », café, épicerie, presse, plats à emporter.. au village, agence postale.

Technologies appropriées[modifier | modifier le code]

L'Association de promotion de l'agriculture moderne en traction animale[53] est installée dans l'ancienne gare de Rimont. Elle réalise et promeut des machines de travail du sol performantes pour une utilisation avec des animaux de traits. Créée en 1991 sous le parrainage de Jean Nolle, qui lui a légué trois porte outils et leurs plans de fabrication, PROMMATA a réalisé des interventions complètes dans huit pays d’Afrique, deux d’Europe de l’Est, un au Moyen-Orient et de nombreuses autres plus ponctuelles partout dans le monde.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Région sous-pyrénéenne »[54]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage de bovins, lait, élevage et viande combinés[55].

1988 2000 2010
Exploitations 42 26 28
Superficie agricole utilisée (ha) 1 198 970 829

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 42 lors du recensement agricole[Note 13] de 1988 à 26 en 2000 puis à 28 en 2010[55], soit une baisse de 33 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[57]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 198 ha en 1988 à 829 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 29 à 30 ha[55].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye de Combelongue avec son abbatiale Saint-Laurent.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rimont, datant du XVIIe siècle avec clocher des XIIe et XIIIe siècles. Elle contient cinq tableaux de François et Jean-Antoine Pedoya.
  • Moulin à eau de Combelongue, sur le Baup, entièrement restauré.
  • Voie verte pédestre, cycliste et équestre empruntant pour l'essentiel l'ancien ballast de la voie ferrée de Foix à Saint-Girons, y compris le tunnel de 900 m situé sur la commune.
  • Fontaine de la Bielle.
  • Lavoir couvert.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rimont Blason
D'or au pin terrassé de sinople et fruité de cinq pièces du champ.
Détails
Il s'agit des armes de l'abbaye des Prémontrés à Combelongue, fondée en 1138 par le Comte Arnaud de Pallars. Il y sera ajouté une bastide en 1273 qui deviendra Rimont.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[7],[8]
  2. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[18].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[56].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Rimont - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Rimont - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Rimont » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Rimont » (consulté le ).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 en Ariège » (consulté le ).
  11. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Rimont » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 en Ariège » (consulté le ).
  13. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Rimont » (consulté le ).
  16. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  17. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Rimont » (consulté le ).
  19. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 en Ariège » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Carte géologique de Rimont » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
  3. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune de Rimont », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  4. « Notice associée à la feuille n°1056 - Le Mas d'Azil de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  5. « Notice associée à la feuille n°1074 - Saint-Girons de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  6. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Rimont », sur le site de l'Insee (consulté le )
  7. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  8. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  9. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », sur drive.google.com
  10. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  11. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  12. « Fiche communale de Rimont », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  13. « Carte hydrographique de Rimont » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  14. Sandre, « le Baup »
  15. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  16. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  17. [PDF]« Plan Local d’Urbanisme d’Allières – Rapport de présentation », sur wxs-gpu.mongeoportail.ign.fr, (consulté le ), p. 125
  18. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  19. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
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  21. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le ).
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  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  52. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
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  56. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  57. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans le département de l'Ariège » (consulté le ).