Grand prieuré d'Auvergne

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Le grand prieuré d'Auvergne était un prieuré de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Il s'agissait du seul grand prieuré de la langue d'Auvergne. Il a eu pour prieuré Olloix, Lureuil, Bourganeuf et enfin Lyon.

Historique[modifier | modifier le code]

Auberge de la Langue d'Auvergne.
Bourganeuf, capitale de la Langue d'Auvergne de 1530 à 1787.

Liste des grands prieurs[modifier | modifier le code]

Les prieurs[modifier | modifier le code]

Parmi les prieurs de la Langue d'Auvergne, quelques-uns devinrent grands maîtres de l'Ordre[n 1]. Parmi eux, du XIVe au début du XVIe siècle[n 2] :

Liste des prieurs[modifier | modifier le code]

La liste ci-dessous correspond à celle publiée par le chanoine Parinet en 1931[1][réf. à confirmer]. Les noms auxquels sont adjoints une référence supplémentaire ne figuraient pas dans cette publication ou ont fait l'objet de publications ultérieures.

Prieuré d'Olloix[modifier | modifier le code]

Bertrand de Barres (c.1243-1245)[2] ; Prieur de Saint-Gilles (1239-1242)[3]

  • Atenulfus (1245-1248, mort en 1282)[4]
  • Chatard de La Forest dit de Bulhon (1248-1260/61, il meurt en 1282)[5]
  • Robert de Montrognon (1260/61-1277)[6]
  • Étienne du Broc (1277/78-1282)[7]
  • Hugues/Robert de Salhens (1284)[8]
  • Guillaume Audebert (1288)
  • Maurice d’Ornon (1293-1297)
  • Pons de Faÿ / Pons du Fay (1301-1309)[9] ; Commandeur de Devesset (1294, 1298, 1300)
  • Eudes de Montaigut / Odon de Montaigu (1312-1344)[9] ; Assistant et conseiller du Grand Maître Foulques de Villaret au moment où celui-ci octroya les premières franchises de Bourganeuf ()Renaud de Faÿ (1347-1351)
  • Robert de Chaslus (1353-1360)
  • Astorg de Dienne (1365)
  • Guy de La Tour (1367-1369) : le premier à cumuler la dignité de prieur d’Auvergne et celle de commandeur de Bourganeuf.
  • Robert de Châteauneuf (1373-1391)
  • Renaud de Faÿ (1391)
  • Philibert de Naillac (1391-1396)
  • Jean de Pennevere (1401-1402)
  • Jacques Ttirel (1402-1426)
  • Jean de Lastic (1427-1437). Il fit construire la tour qui porte son nom. Commandeur de Carlat.
  • Louis de Saint-Sébastien (1440)
  • Jacques Corelly (avant 1445)
  • Jacques de Milly (1445-1454). C’est lui qui octroya à Bourganeuf sa charte de franchise (1449) et permit l’organisation de la commune.
  • Aymard du Puy (1457-1466)[10]
  • Jean Cotet (1466/67-jan. 1475)[11]

Prieuré de Lureuil[modifier | modifier le code]

  • Pierre d'Aubusson (1475-1476)
  • Jean de Sacconin (1476-...)[12]
  • Eynard du Puy (1479) [à vérifier]
  • Guillaume de Chaslus (1480-1482/83)[9]
  • Guy de Blanchefort (1483-1512). Il fit construire la tour connue sous le nom de Tour Zizim destinée à la résidence surveillée du prince turc Djem, frère du sultan Bajazet II.
  • Jean Dadeu (1515-1517)
  • Aymar du Puy (1519-1521), homonyme et probablement neveu d'Aymar du Puy qui a été prieur de 1457 à 1466[13]

Prieuré de Bourganeuf[modifier | modifier le code]

  • Gabriel du Chier (1531-1540)
  • Aymery des Réaulx (1542-1547). À l’origine du terrier de 1543.
  • Humbert de Murinais (1547-1555)
  • Jean L’évesque La Cassière (avant 1572)
  • Louis de Lastic (1572-1576)
  • Louis de La Chambre (1577-1590)
  • Étienne de Fraignes (1579)
  • Antoine de Villars (1580)
  • Baron de Bellegarde (1594)
  • Claude de Montmorillon (1582-1609) À l’origine du terrier de 1609, rédigé par les notaires royaux Joseph Chastenet et Jean Ladrac.
  • Pierre de Sacconay (1610-1619)
  • Louis de Saulzet d'Estignières (1622-1639)
  • Just de Fay-Gerlande (1627-1631)
  • François de Cremeaux (1640-1642)
  • Philippe des Gouttes (1644-1649)
  • César de Grolée de Viriville (1649-1663)
  • Jean de Forsac (1663-1674)
  • Jacques de Villelume (1681-1683)
  • Jean de Saint-Maur de Lourdoueix (1683-1687)
  • Paul de Félines de La Renaudie (1698-1710)
  • Pierre la Chapelle de Jumillac (1717)
  • Léonard-François de Chevriers de Saint-Maurice (1723-1727)
  • Charles-Joseph de La Renaudie (1727-1728)
  • Claude-François, comte de Lescheraine (1728-1748)
  • Amable de Villelume de Thianges (1748-1757).
  • Georges de Salles 1758-1759)
  • Pierre-Joseph-Guy de Bosredon de Vatanges (1759-1770)
  • Pie de Passion de Sainte-Jay (1771-1775)
  • Gabriel de Montaignac de Chauvance (1775-1779)
  • Jacques de Soudeilles (1780-1783)
  • Claude-Marie de Sainte-Colombe-L'Aubespin (1783-1787)

Prieuré de Lyon[modifier | modifier le code]

  • Claude-Marie de Sainte-Colombe-L'Aubespin (1787-1789)
  • François-Nicolas Le Prunier de Lemps (1789-1791)

Les possessions de l'ordre en Auvergne[modifier | modifier le code]

Allier[modifier | modifier le code]

Cantal[modifier | modifier le code]

Charente[modifier | modifier le code]

Les possessions de l'ordre dans ce département faisaient partie de l'Angoumois donc du grand prieuré d'Aquitaine sauf deux commanderies qui se trouvaient dans et à la limite du comté de la Marche, à savoir :

Chapelle Saint-Fiacre, commanderie de Paulhac.
Village de la Sauvetat, fortifié par l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Cher[modifier | modifier le code]

  • Commanderie de Beddes, diocèse de Bourges, commune de Beddes. Réunie avec Riolat (Indre) puis membre de Farges.
  • Commanderie de Farges, commune de Farges-Allichamps
  • Commanderie du Lieu-Dieu du Fresne alias l'Hôpital, commune de Blancafort[14]

Creuse[modifier | modifier le code]

Haute-Loire[modifier | modifier le code]

Isère[modifier | modifier le code]

Indre[modifier | modifier le code]

Lozère[modifier | modifier le code]

Nièvre[modifier | modifier le code]

Deux commanderies de ce département et du diocèse de Nevers faisaient partie du prieuré d'Auvergne[16]:

Ce n'est pas le cas de la commanderie de Biches d'origine templière (commune de Biches) qui faisait partie du prieuré de France ainsi que son membre de Mourgues (Parigny-les-Vaux).

Puy de Dôme[modifier | modifier le code]

Église hospitalière de Courteserre.

Autre(s)[modifier | modifier le code]

Ci-dessous des possessions de ce prieuré dans des départements ne faisant pas partie de l'Auvergne actuelle:

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philibert de Naillac, grand maître de 1396 à 1421, avait appartenu à la Langue d'Auvergne avant de rejoindre la Langue de France
  2. Les dates entre parenthèses sont celles de leur magistère.
  3. Département du Lot, intégré au prieuré d'Auvergne en 1319 par Hélion de Villeneuve[20]. Compte-tenu de sa localisation, il faudrait vérifier si on retrouve Saint-Julien de Cazillac parmi les possessions/membres d'une commanderie en Corrèze: Bellechassagne, Saint-Baudile, Saint-Maurice, Villemaux voir également Pontvieux dans le Puy-de-Dôme?

Références[modifier | modifier le code]

  1. Parinet 1931[réf. à confirmer]
  2. de Vaivre 1997, p. 970-971, 987-988
  3. de Vaivre 1997, p. 969
  4. de Vaivre 1997, p. 973-976, 987
  5. de Vaivre 1997, p. 976, 987
  6. de Vaivre 1997, p. 976-982, 987
    Attesté en janvier 1161.
  7. de Vaivre 1997, p. 982-987
    Attesté le 22 décembre 1278.
  8. de Vaivre 1997, p. 987
  9. a b et c de Vaivre 1992, p. 577-614
    p. 586-587, 607-608 en particulier
  10. de Vaivre 2008, p. 1589
  11. de Vaivre 2008, p. 1593-1605
  12. de Vaivre 2008, p. 1606-1611
  13. de Vaivre 2008, p. 1589 (note 6)
  14. Guigue 1932, p. 264
    Visite par frère Bernard de La Liègue, procureur de frère Gaspard de Maisonseule, receveur de l'Ordre de Malte au grand-prieuré d'Auvergne, de la commanderie du Lieu-Dieu, vacante par la mort de frère Jean Jacquet.
  15. Commanderie de Lureuil
  16. Legras 1987, p. 85 (note 2)
  17. Niepce 1883, p. 296.
  18. Niepce 1883, p. 231,327.
  19. Archives nationales K. 49. 6. no 4. 16e peau, Lettre de M. Augustin Chassaing du 10 janvier 1883.
  20. Jacques Juillet, Templiers et hospitaliers en Quercy : commanderies et prieurés sur le chemin de Notre-Dame de Rocamadour, Le Mercure Dauphinois, , 4e éd., 332 p. (ISBN 978-2-3566-2213-6, présentation en ligne), p. 68-69
    Ancienne possession des Templiers du Bastit du Causse. 44° 59′ 58″ N, 1° 37′ 59″ E.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gérard Moyse, « Les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem dans le diocèse de Besançon en 1373 », Mélanges de l'Ecole française de Rome. Moyen-Age, Temps modernes, vol. 85, no 2,‎ , p. 455-514 (lire en ligne)
  • Léopold Niepce, Le Grand-Prieuré d'Auvergne : Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Lyon, Librairie Générale Henri Geors, , XI-352 p. (OCLC 422251418, présentation en ligne)
  • E. Parinet, « Le Grand prieuré et les Grands prieurs d'auvergne », Mémoires de la société des sciences naturelles et archéologiques de la Creuse, t. XXV,‎ , p. 1-40, disponible sur Gallica